Category: Archives

  • Pluies de printemps/ Anthologie de poèmes minuscules

    Printemps de la poésie… D’un élan pareil à celui prêté à la promotion des femmes, toute la société est prête à sacrifier du temps : veut-on dire de l’argent? : pour s’adonner au genre. Au point que des ministres font des déclarations primesautières ou sortent, pudiques, leur volume ; c’est la poésie qui fait l’homme……

  • Lionel Richard/ Les livres encore piquent, orties coupées

    Si l’on appelle objet, dans sa définition classique, toute chose qui affecte les sens, le livre de Lionel Richard en est un : il emballe dans du papier kraft des pages à couper soi-même, avec un vrai coupe-papier, soumettant la matière brute et vierge au geste délicat des amateurs de livres anciens. D’autre part, la…

  • A l’origine de l’âme et du coccyx…/ Gaston Compère

    Agressif, délirant, parfois trivial, une œuvre qui ravit ou donne des boutons : ainsi est présenté sur le Net, Gaston Compère, écrivain belge qui, pour être hanté par le trouble point de rupture entre le réel et l’imaginaire : depuis sa thèse sur l’éthéré Maeterlinck ou son volume Géométrie de l’absence , de 1969:, n’en…

  • espoir ? peut-être / Fabio Pusterla

    //« La traduction poétique est parente de la contrebande et du jardinage. »// Ainsi Fabio Pusterla, poète de langue italienne, achemine-t-il sa poésie dans la postface de ce livre en édition bilingue : Deux Rives , traduit par Béatrice de Jurquet et Philippe Jaccottet ; saura-t-il, le texte du poète, résister et survivre à la…

  • Dans l’ombre des autres, une clarté…/ Reiner Kunze

    Reiner Kunze est un poète allemand dont l’œuvre, majeure dans la poésie contemporaine, s’ouvre pour la première fois au lecteur français grâce à cette édition bilingue. Né en 1933, dans l’Erzgebirge, père mineur, mère ouvrière en bonnetterie. Ce qu’en dit le poète : « Mon père, dites-vous,/ mon père au fond de la mine/a des…

  • lire le silence/ Sôseki

    //«Une maison Perce dans le silence Le secret de la neige »// Vous venez de lire un haiku de Sôseki, homme de lettres japonais qui s’engagea dans cette forme poétique vers 1895. « Ce que nous autres Japonais ressentons à la lecture et ce qu’un lecteur français est à même d’éprouver à travers la traduction,…

  • « Je m’oralise »/ Ghérasim Luca

    //«Le plus grand poète français, mais justement il est d’origine roumaine, c’est Ghérasim Luca : il a inventé ce bégaiement qui n’est pas celui d’une parole, mais celui du langage lui-même. Constat péremptoire, c’est le philosophe Gilles Deleuze qui le fait. Et pour cause. Gherasim Luca publia le Premier manifeste non œdipie vingt-cinq ans avant…

  • La parole «couteau et blessure»/ Blanca Varela

    La chronique de julia moldoveanu Découvrir Blanca Varela, écouter les voix rugueuses de sa poésie tendue entre obscurité et lumière, c’est pénétrer les voies mêmes du langage, synthèse de temps, de va-et-vient entre soi et le dehors, de déception inscrite dans la chair. Publié quarante ans après son premier volume, Ese puerto existe , mais…

  • le désert et la colère/ Rimbaud, par Jean-Jacques Lefrère

    Il est 20heures 32. Sur Antenne 2,une image déchire la fumée et la poussière qui couvrent l’angoisse de Manhattan : une femme tend aux gens de passage une feuille de papier. Une feuille couverte d’une écriture qu’elle lit d’une voix blanche. Dans cette folie d’un monde meurtri, elle dit de la poésie. Dans la cadence…

  • le verbe dévoilé/ anthologie de la poésie arabe au féminin/ Salima Aït-Mohamed

    Cet été embrase encore de sa chaleur ces deux recueils et révèle leur fragrance entière : une fois le Verbe dévoilé, on peut sentir Salima Aït-Mohamed, « la sultane voyageuse » , rêver D’Alger et d’amour. De l’ombre des biographies très différentes qui animent ces deux volumes nous regarde cette histoire commune vécue autour de…