Afin d’éviter que de regrettables incidents ne se reproduisent, notre cellule Normes & Conventions propose un règlement clair sur les circonstances dans lesquelles on peut, quand on appartient à la gauche de gauche, trinquer avec un membre de l’UMP.
La candidature de Maurice Melliet à la mairie de Périgueux a été annulée par le Parti de gauche. Officiellement, parce que le candidat a trinqué publiquement avec Yves Guéna, ancien maire UMP et ancien ministre gaulliste, dans le local de campagne du « baron » gaulliste. Inutile d’épiloguer ici sur une question sans doute plus compliquée qu’un simple coup de gorgeon. Mais comme les occasions de rigoler sont rares en ce moment, proposons un code universel de bonne conduite.
Quand on est gauche de gauche, il est admis de boire un verre avec un élu UMP si et seulement si :
1. C’est lui qui a perdu l’élection.
2. Il a des infos sur les liens financiers entre Kadhafi et Sarkozy.
3. Il est aussi patron d’entreprise, il a été séquestré, à la suite de quoi les salariés ont obtenu satisfaction sur leurs justes revendications.
4. Les cubis du pot de la CGT sont vides et le champagne de la permanence électorale est aussi bon que gratuit et anonyme.
5. Tout le monde est suffisamment saoul pour ne plus reconnaître sa droite de sa gauche.
6. Il n’y a vraiment pas d’autre place libre au bar du TGV.
7. Il s’agit de votre tonton, c’est Noël et il n’a pas fait une seule blague raciste au cours du repas.
8. Vous êtes sur une île déserte, seuls rescapés d’un naufrage: c’est vous qui avez la caisse de Saint-Émilion, mais c’est lui qui a le tire-bouchon.
9. Le Grand soir est arrivé (et il est bon perdant).
10. Le Jugement dernier est arrivé (et vous êtes bon perdant).
La liste pouvant encore être amendée, merci de nous faire vos suggestions dans les commentaires !


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