Le mensuel Le Ravi organise samedi 28 septembre les rencontres nationales de la Presse pas pareille (PPP). Ce sera dans les quartiers Nords de Marseille et Regards en sera. La PPP, kézaco?
« Pourquoi, pour qui et comment imprimer des journaux aujourd’hui ? » A l’heure de la révolution numérique et alors que quasi tous les titres de la presse nationale sont dans les mains de financiers et/ou d’industriels, la question est pertinente. Elle sera posée samedi à Marseille au cours d’un débat public qui clôturera une journée de rencontre des journalistes de la Presse pas pareille (PPP).
A l’initiative du mensuel le Ravi («Enquête et satire en Paca»), les représentants de plus d’une quinzaine de journaux papiers – dont Regards – vont en effet se retrouver pour discuter non pas chiffons mais arrière-cours et modèles économiques. Echanger des ficelles, partager et confronter des expériences, mutualiser, pourquoi pas… Une rencontre qui ne peut que s’avérer bénéfique pour des titres qui «sur le plan éditorial, se définissent comme satiriques, critiques, alternatifs…» mais n’ont «pas pour finalité de faire des bénéfices» – les définitions sont du Ravi. Des journaux qui veulent partager avec leurs lecteurs sans sacrifier tout ou partie de leur indépendance aux exigences économiques et financières. Et qui, non contents d’être sourcilleux sur la nature de leurs (éventuelles) ressources, persistent à faire du papier imprimé quand chacun sait bien que l’écran va tout bousiller, et pas que les yeux. Bref, la PPP, c’est des fadas. Ou des équilibristes.
Donc, si vous voulez savoir pourquoi L’agglorieuse, Alternatives Economiques, Au Fait, Cassandre/Horschamp, Barricade, CQFD, La Décroissance, L’écho des Collines, La Feuille, L’Age de Faire, Le nouveau jour J, Golias, Politis, Regards, Silence, VMarseille et bien sûr le Ravi refusent tout le temps les offres de rachat d’Arnaud Lagardère et de Pierre Bergé comme les pubs de l’Oréal et de l’armée de terre en cahier central, il faut absolument vous rendre ce week-end à partir de 16 heures à la Gare Franche, quartier Saint-Antoine, 15e arrondissement de Marseille. Et comme en plus la puissance invitante fête ses dix ans, il y aura, le soir, des coups à boire et de la musique à écouter. C’est pas le Figaro qui vous proposerait un truc pareil, hein?
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