La principale qualité de cette nouvelle biographie de Flaubert à l’heure où il est unanimement considéré comme le Patron du roman moderne, est sa parfaite fluidité de lecture. Le voyage en Orient avec Maxime du Camp ? On y est. La relation complexe de Flaubert avec sa maîtresse Louise Colet ? Nous pénétrons dans l’alcôve… Historien de formation, Winock ne manque pas de nous promener, avec science et pédagogie, dans les multiples révolutions du dix-neuvième siècle. En outre, les relations sociales et sexuelles de Flaubert sont parfaitement documentées. En revanche, on peut regretter les synthèses un peu scolaires sur les romans de Flaubert. Peu de travail sur les manuscrits, pas de pénétration dans le fameux « gueuloir » de Flaubert, peu d’intimité et de compréhension de ce qui composa l’essentiel de la vie de Flaubert : l’écriture. Dommage.
Flaubert, Michel Winock, éd. Gallimard, 530 pages, 25 euros.


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