De Beauvoir ou les paradoxes de l’amour libre

La vie dépasse souvent le roman. C’est en tout cas ce qui se raconte. Pour Simone de Beauvoir, qui a tant aimé écrire de son vivant sa propre biographie, le réel rattrape le récit en ce qu’il met en jeu les contradictions là où la féministe s’évertuait à bâtir une théorie plutôt carrée. Publiée après sa mort, sa correspondance avec l’un des amours de sa vie, l’écrivain américain Nelson Algren, se dévore comme un grand roman de l’été. Ces lettres offrent l’occasion de saisir les paradoxes de Simone de Beauvoir mais surtout les difficultés à vivre un amour émancipé des normes sociales et dans lequel les deux amants sont à égale liberté. Ou quand l’utopie se frotte à la vraie vie, ici et maintenant… Pas simple mais passionnant.

Simone de Beauvoir, Lettres à Nelson Algren. Un amour transatlantique 1947-1964, Folio, 910 pages, 12 euros.

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