C’est un coup de poing dans le ventre. 190 pages d’une écriture dense, rythmée, puissante pour évoquer les destins cassés par la crise d’une équipée de relégués. La bordelaise Brigitte Comard nous offre un premier roman fort en gueule, quelque part entre Chester Himes et Ken Loach. On y croise un militant syndical, une ancienne salariée de la banque qui a raté sa reconversion dans la culture, une mère de deux enfants qui a fui les violences domestiques… L’auteure narre les petites vexations qui accompagnent la relégation sociale, le jeu avec les institutions : Pôle emploi, assistantes sociales, services du RMI avec une véracité surprenante. Mais, surtout, Brigitte Comard parle de la force du collectif avec la fraternité comme fil à plomb.
Brigitte Comard, Hydroponica, éditions L’Ire des marges, 17 euros.


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