Ce vendredi soir, nuit de la saint Jean et des fêtes de la musique, était le baptême du feu des nouvelles berges de Seine, rendues au public parisien. Et ils sont venus en masse. Non seulement le long des 2,4 km de berges restituées aux piétons mais aussi au pied de la bibliothèque nationale, dans les jardins de sculpture face à Notre Dame et sur le parvis de la cathédrale elle-même. Ils n’habitaient sans doute pas tous Paris. La Seine, d’année en année, à Paris comme en banlieue, devient un espace public reliant la région parisienne.
Il faut dire qu’elle a tout pour elle. Bertrand Delanoë avait raison de souligner la beauté de l’architecture parisienne, héritage de siècle et de siècle cumulés. Elle est aussi, dans la ville dense, une ouverture sur le ciel. Mais elle n’est pas qu’une percée ou un décor. Elle reste un long corridor logistique avec le transport par péniches des marchandises et conserve un atout pour l’industrie. Les usines d’eau potable sont des temples de modernité construites à toutes les époques. Des grands groupes industriels continuent d’y être implantés, EDF, Air Liquide… Dans le même temps, ses aménagements se font plus sensibles aux écosystèmes, à la diversité du vivant. Ses crues sont anticipées et on peut l’habiter sans la redouter.
Dans la construction de la métropole parisienne, la Seine charrie toutes les histoires, toutes les cultures, nos projections et nos préoccupations.
Ils étaient des centaines de milliers vendredi à en profiter. Heureux d’être ensemble dans un lieu merveilleux.
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