Les Suisses ont tranché. Mi-février, ils ont maintenu
une tradition de 1874 qui permet aux soldats
et réservistes de garder leurs armes chez
eux, en dehors du service. A 56 %, ils ont dit non
à l’initiative socialiste « pour la protection face à
la violence des armes » qui devait lutter contre
les violences conjugales et les suicides dans
lesquels, chaque année, des armes de service
sont impliquées. La droite a fait de cette tradition
une cause nationale, hurlant à la privation des
libertés et à l’affaiblissement de l’armée. Garder
son arme de service est la base de la défense
suisse (200 000 soldats) qui repose sur sa capacité
à mobiliser des milliers de réservistes armés.
Inquiétant, quand on sait qu’en France on
cherche des réservistes. Pas dans l’armée, mais
dans la police, pour faire face à la baisse des
effectifs. C’est la dernière nouveauté de la Loi
d’orientation et de programmation sur la sécurité
intérieure adoptée définitivement le 8 février. Les
volontaires pourront porter des armes après une
formation sur le tas. Pourront-ils aussi les ramenez
chez eux ?




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