Au départ, Christine Lagarde voulait lutter contre le surendettement
. Un souci qui concerne 750 000 Français. Trois années de réformes plus tard, elle a « moralisé » le crédit : fin des offres alléchantes incitant à dégainer sa carte de crédit Cofinoga, obligation d’écrire en gros sur les contrats le taux du crédit (souvent proche de 20 %), la possibilité de rétractation passe de 7 à 14 jours, etc.
LA vraie mesure, c’est la possibilité pour les surendettés de sortir plus vite du fichier de la Banque de France. Résultat, en novembre 2010, un surendetté sur six n’était plus fiché. Une vraie réussite pour le gouvernement ! Et hop, 120 000 surendettés en moins. Pour les organismes de crédit, une aubaine : ce sont 120 000 nouvelles proies et, à plus long terme, la promesse d’un turnover d’emprunteurs plus important.
Aline Pénitot



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