Un patrimoine pas brillant

Les 26e Journées européennes du patrimoine débutent sous le signe de l’égalité d’accès à la culture. Ironie de l’histoire, la démocratisation culturelle accuse justement une baisse de crédits qui affecte l’accueil des publics.

Les événements autour du patrimoine participent d’une politique de rayonnement culturel voulue par le gouvernement. Mais derrière le vernis, quelle politique se dessine pour les musées, les monuments et autres sites du ministère de la Culture ? « Partout la pénurie des moyens est lourde de conséquences : le sous-effectif et la précarité gagnent énormément de terrain , pointe la CGT Culture. Les conditions de travail et d’accueil des publics en sont durement atteintes. » La baisse des crédits en faveur de l’accès à la culture, et ses conséquences en termes d’accueil des publics, est d’autant plus paradoxale que ces journées s’ouvrent justement sous le signe volontariste d’« un patrimoine accessible à tous ». « En 2008, dans le budget du ministère de la Culture (…) la sous-section réservée à l’Action en faveur de l’accès à la culture qui concerne notamment les personnes handicapées, incarcérées, hospitalisées et les catégories sociales souffrant d’exclusion accusait une chute de 22% de crédits, soit plus de 12 millions d’euros de perte par rapport à 2007 ! » , précise Bernard Hasquenoph, responsable du site Louvre pour tous ( http://www.louvrepourtous.fr/Patrimoine-pour-tous-des,328.html ). Une chute des crédits qui se poursuit en 2009. Et pendant ce temps, les suppressions d’emploi au ministère de la Culture continuent également, laissant craindre un véritable démantèlement. Sont ainsi prévues la disparition de la direction des archives de France, de la direction des musées de France et la direction de l’architecture et du patrimoine, notamment. Les Journées du patrimoine, un cache-misère ?

MR

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