La manifestation organisée en soutien aux luttes sociales en Grèce vendredi 12 décembre dernier à Paris s’est soldée par l’arrestation de six personnes, toujours en garde à vue à l’heure actuelle. Appelé par de nombreuses organisations, parmi lesquelles Sud-étudiant, l’Union syndicale Solidaires, ATTAC, la Fondation Copernic, la LCR, le rassemblement était prévu devant l’ambassade grecque, située rue Auguste Vacquerie dans le 16ème arrondissement. La centaine de manifestants présents ce soir-là, bloqués par les CRS à l’angle de la rue de l’ambassade, se sont ensuite rapidement retrouvés sur le boulevard adjacent. « L’ambiance était très internationale, avec des slogans scandés en français, en grec ou en espagnol » , précise Sébastien, un jeune étudiant présent ce soir-là. Un nouveau face à face avec les CRS, plus violent cette fois-ci, s’est ensuite déroulé sous les coups de matraque pour faire reculer les manifestants. Le groupe s’est ensuite dirigé vers les Champs-Élysées, « afin de poursuivre la manifestation » , raconte Sébastien, et non « pour attaquer et se diriger vers le Fouquet’s selon les dires de certains médias » . Toujours selon Sébastien, « une à deux vitrines abîmées » par quelques manifestants suffiront au prétexte d’arrestations en fin de manifestation. Une fois le groupe dispersé par des frictions avec quelques forces de l’ordre, les policiers auraient pioché à l’arrière du groupe plusieurs manifestants, dont une jeune étudiante qui aurait dessiné « un signe peace and love sur un bouclier de CRS » d’après Sébastien. Les six personnes arrêtées, dont cinq affiliées soit à Sud-étudiant, à RESF, ou à l’association MACAQ, sont poursuivies pour « dégradation de biens publics » et « violence en réunion sur représentants des forces de l’ordre ». Elles devraient être entendues par le procureur dans la journée du lundi 15 décembre, qui pourrait leur proposer d’être jugé en comparution immédiate. Un rassemblement de soutien a lieu ce lundi à 13 heures à Saint-Michel pour demander leur libération immédiate et l’abandon des poursuites à leur rencontre.
S.L.
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