Candidature unitaire, quel nom sortira du chapeau ?

Tout le monde en parle, beaucoup l’espère, personne ne l’a encore vu… Où en est-on de la candidature unitaire antilibérale ?

Depuis la victoire du « non » au référendum, l’idée de poursuivre l’union des antilibéraux de gauche est dans toutes les têtes. L’année a été mise à profit pour élaborer les bases de ce qui pourrait être leur programme pour 2007. Les collectifs unitaires du 29 mai ont travaillé, amendé et adopté le 13 mai dernier « une charte antilibérale ». Un jalon essentiel a été posé : consolider l’accord entre les différentes forces qui ont concouru à la victoire du « non ». Deux jours auparavant, le

11 mai dernier, 50 personnalités et des formations politiques dont le PCF signaient un appel « Pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes » (1). Les bases d’un projet sont posées, la volonté unitaire affichée. Donc tout va bien ? Presque.

Il manque une formation dont l’absence compte symboliquement. La LCR fait de la résistance. Toute la LCR ? Non, sa majorité. A ce jour, elle s’arc-boute pour établir une fracture politique entre elle et le reste des forces de gauche, toutes suspectées de vouloir se rallier au PS social-libéralisé. Le texte d’appel dit pourtant : « Si nous n’accédons pas au second tour de la présidentielle, nous nous mobiliserons pour battre la droite et l’extrême droite. Mais nous ne participerons pas à un gouvernement qui serait dominé par le social-libéralisme. » La position de la LCR suscite une telle incompréhension qu’il est probable qu’elle soit contrainte de reculer son entrée en campagne électorale en solitaire. Sa conférence nationale fin juin pourrait bien surseoir une nouvelle fois à la décision définitive d’une candidature Besancenot.

La position de la LCR n’est pas le seul problème. Il manque un nom. Qui sera la personnalité qui portera les couleurs de la gauche antilibérale ? On sait déjà que ce ne sera pas Arlette. Toujours aussi peu préoccupée d’unité et d’efficacité, elle n’a même pas voulu en discuter. Elle sera la candidate de LO. Point.

Qui d’autre ? Les noms de manquent pas. Mais aucun ne s’impose pour représenter cet espace composite. Les enjeux ne sont pas d’abord personnels mais politiques. Car même si l’idée d’une candidature à plusieurs voix est acquise, la nature de l’élection présidentielle va nécessairement donner de l’importance à celui qui incarnera le rassemblement. Si on ajoute que la dynamique unitaire est appelée à se poursuivre : le combat antilibéral de gauche ne se gagnera pas en un an : on comprend que derrière le choix du candidat c’est un peu le profil de cette nouvelle gauche d’alternative qui se dessine. Pas facile de trouver le ou la candidate idéal(e) représentant un espace politique en constitution.

Pour des raisons politiques légitimes, la direction du PCF et celle de la LCR ont envie de mettre en avant Buffet et Besancenot. Justement parce qu’ils sont identifiés à une portion seulement du tout, des réserves s’expriment sur ces noms de leaders de partis. Au final, il faudra bien trouver une perle rare qui serait écolo-feministo-coco-trotsko-alter compatible. Quel nom sortira du chapeau ?

1. Le texte peut être consulté et signé sur www.alternativeunitaire2007.org

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