La souplesse, un ingrédient important

Nous attendons tous beaucoup du projet communiste du XXIe siècle ; et plus encore dans nos banlieues ou quartiers défavorisés. Ce projet doit non seulement permettre de faire entendre la voix des exclus, des plus démunis ou des plus fragiles d’entre nous mais aussi de porter leur revendications jusqu’au gouvernement. Un challenge s’offre aux progressistes dans les années à venir : celui de réconcilier l’ensemble des citoyens avec l’engagement politique ; ce défi majeur de passer d’une démocratie représentative à une démocratie participative, les communistes doivent le relever.

De fait, il faut davantage soutenir les initiatives favorisant l’expression de la citoyenneté, la participation, la responsabilisation, l’accès au savoir, à la connaissance, à la liberté. Faciliter la citoyenneté, l’accès au savoir et à la connaissance, la participation et la responsabilisation de chacun quant au choix de société est un axe de transformation qu’un projet communiste du XXIe siècle ne peut ignorer. De plus le communisme doit pouvoir s’ouvrir, se rajeunir et poursuivre l’expérience initié dans Bouge l’Europe ! où « encartés » et « non-encartés » se sont côtoyés et où l’on a vu des jeunes en très bonne position. Ces deux ingrédients me semblent importants vis à vis d’une jeunesse réclamant plus de souplesse dans l’engagement politique, une responsabilisation, une représentativité et une reconnaissance accrues.

Ce qui m’irrite parfois dans le fonctionnement du PCF, c’est un manque de synergie, de dynamisme. Il serait plus favorable de capter toutes les énergies positives à l’intérieur ou autour du PCF et d’aller de l’avant. La société française a changé, évolué : pour preuve, nous avons une miss France 2000 métis-black. Cependant, l’élection même de miss France, spectacle anthologique et obsolète reste aux yeux d’un large public une référence immuable. Ce qui laisse rêveur quant à l’évolution des mentalités individuelles.

Il serait dommageable que le parti communiste qui suscite un certain nombre d’espoirs pour une grande majorité de la population « rate le coche » parce que certains qui n’ont pas suivi l’évolution de ces dernières années refusent de s’adapter, de se remettre en question ou de passer la main.

On ne peut se contenter de textes bien tournés, de débats, échanges plus ou moins riches ; ceux-ci doivent s’accompagner d’actes. Le projet communiste doit ressembler à la France des années 2000 où tout un chacun se reconnaîtra. Il doit être rassembleur.

** Président de l’association Agir Autrement.

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