A propos du nouveau Parti communiste

Le « nouveau Parti » devrait reposer sur des structures de base horizontales, constituées autour d’un « thème » ou d’une « sensibilité » donc temporaires et dont on puisse sortir. Mais, dans ce cas, il n’y aurait plus « d’adhérent » (qui connote l’idée de global) mais des « participants ». Ce qui pourrait se matérialiser entre autres par une participation financière, qui ne serait plus une cotisation. Par exemple, au Secours populaire, on appelle « collecteur » celui qui, non seulement « donne », mais en plus participe en donnant non seulement de l’argent mais du temps, alors que celui qui donne seulement de l’argent n’est que « donateur ». C’est une idée, mais sûrement pas la seule.

A ce propos, il ne me convient pas que seuls les adhérents « encartés » aient la parole en dernière instance au XXXe Congrès, sous prétexte que le Parti leur appartient. On m’avait sorti la même soupe pour la désignation des candidats du Parti aux diverses élections en oubliant qu’évidemment on ne compte pas que sur les seules voix des « adhérents ». Je trouve donc très insuffisant : comme le fait le Comité national et le Secrétaire national : d’appeler à rejoindre le Parti pour participer à l’élaboration et au vote des textes. Ceux qui ne sont pas encore prêts à rejoindre ce « nouveau Parti » parce qu’ils « attendent de voir » (c’est mon cas) seraient donc parqués dans une deuxième zone de qualité inférieure, bien qu’intéressés au premier chef par la fondation de ce « nouveau Parti ».

Aussi il est prématuré et présomptueux d’appeler d’ores et déjà « fondateur » ce XXXe Congrès. Si on est d’accord avec l’idée d’expérimentation, le « nouveau Parti » qui sortira de ce congrès sera au mieux en cours de fondation. Reste la question soulevée aussi par Lucien Sève : sur le plan de la politique institutionnelle, il faut bien tenir compte dans une certaine mesure des normes qui règnent encore sur ce plan, c’est-à-dire un fonctionnement pyramidal.Reste enfin la question des directions qui devront animer et organiser la cohérence de cet immense travail en réseau, sans fausser la démocratie, ni amoindrir la force et la vitalité créative des participations individuelles. Comment ces « participants » qui ne seraient plus « adhérents » pourront-ils être les vrais propriétaires de ce « nouveau parti communiste » ?

* Ex-participant de la coordination nationale des Refondateurs.

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