Situation en Grèce, élections espagnoles, élections européennes, politique menée par Syriza : Athanasía Anagnostopoúlou, ministre grecque déléguée aux Affaires européennes, est l’invitée de la Midinale.
VERBATIM
Sur les élections en Espagne
« Une partie du peuple espagnol a montré sa volonté de refuser les politiques d’austérité qui ont conduit l’Espagne à la crise il y a quelques années. »
« Les Espagnols ont voté pour des progressistes et ça nous donne un espoir : les choses peuvent aller mieux en Espagne mais aussi en Europe. »
« La montée de l’extrême droite est très dangereuse. C’est un problème qui concerne toute l’Europe. »
« Il est grand temps de se mobiliser contre le phénomène de l’extrême droite en Europe. »
Sur le rapport entre politique d’austérité et extrême droite
« La montée de l’extrême droite est le résultat des politiques d’austérité et des décisions qui ont été prises dans des bureaux fermés dans lesquels le peuple européen ne peut pas intervenir. »
« Le système démocratique européen ne permet pas aux peuples de s’exprimer et de faire entendre leur voix à Bruxelles. »
Sur les listes Syriza de rassemblement aux européennes
« Avec la montée de l’extrême droite il faut créer un front progressiste. »
« Il faut lutter contre les conservatismes, l’austérité et l’extrême droite. »
« Nous avons dans notre histoire, contre le nazisme ou le fascisme par exemple, cette tradition de faire des fronts quand on voit apparaitre ce danger (de l’extrême droite). »
Sur les alliances à l’échelle européenne
« Une partie du PS a changé et a compris le danger. »
« Il faut que le PS revienne à ses racines sociales. »
« il faut que les partis progressistes à l’échelle européenne construisent un front contre les conservatismes, la droite et l’extrême droite. »
Sur la Grèce et l’Europe
« La Grèce a réussi à sortir de son isolement grâce à la résistance du peuple grec qui a beaucoup souffert ces dernières années. »
« Le gouvernement de Syryza a fait une politique qui avait deux axes : une politique sociale pour préserver la cohésion de la société et stopper la marginalisation d’une grande partie de la population. Et une politique extérieure de la Grèce. Ce gouvernement a compris qu’il fallait avoir des relations de solidarités avec les peuples et Etats voisins. »
« Au lieu d’ériger des murs entre les Etats-Nations il nous faut trouver des moyens de construire des ponts. C’est ce que nous faisons avec notre voisinage. »
« Il faut que l’Union européenne comprenne qu’il est temps de s’ouvrir et de s’élargir vers les Balkans. Les Balkans peuvent être une région de résolution des problèmes, même en Europe. »
« Il faut un élargissement de l’Union européenne vers les Balkans. C’est très important pour la paix dans la région. »
« Je crois que l’on peut mener une politique de gauche à l’échelle européenne. »
« Il faut que le peuple européen voit en son avenir une source d’espoir. »
Sur les succès du gouvernement Tsipras
« Le gouvernement grec, quand il était soumis au mémorandums, a décidé de mettre toute son attention sur les besoins du peuple. »
« A cause de la crise, le chômage était très élevé. Le gouvernement a décidé que tous les citoyens qui n’avaient pas la sécurité sociale parce qu’ils ne travaillaient pas, puissent avoir accès à la santé partout gratuitement. »
« On a réussi à faire baisser le chômage d’environ 10%. »


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