Ian Brossat : « Nous n’avons pas renoncé à rassembler au-delà du PCF pour les européennes »

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Bruno Julliard, premier adjoint à la Maire de Paris a claqué la porte en dénonçant la méthode Hidalgo. Mais qu’est-ce donc que cette méthode Hidalgo ? Au lendemain de la Fête de l’Humanité, qui a battu les records d’affluence, Ian Brossat, chef de file des communistes aux européennes, était l’invité de #LaMidinale.

 

VERBATIM

 

 Sur la démission de Bruno Julliard, 1er adjoint à la Maire de Paris 
« Souvent, on cache derrière des enjeux de méthode des enjeux de fond. »
« Il y avait des désaccords de fond entre Bruno Julliard et la majorité municipale. »
« [Bruno Julliard] était favorable, singulièrement depuis 2017, à une alliance avec Macron. »
« Bruno Julliard s’est opposé à la gratuité des transports en commun pour les personnes âgées en faveur de laquelle les communistes plaidaient. »
« Il n’y a pas de composante macroniste dans la majorité municipale. »

 Sur la police municipale 
« Rien n’a été aujourd’hui décidé ni en matière de police municipale, ni en matière d’armement de la police municipale. »
« Moi, en tant que communiste, je suis contre la police municipale et contre son armement. »

 Sur sa candidature aux élections européennes 
« Je suis candidat aux élections européennes non pas parce que j’aurais un désaccord avec la majorité municipale mais parce que j’ai souhaité me lancer dans cette aventure et que les communistes me l’ont proposé. »
« Je démissionnerai dès lors que je serai élu au Parlement européen. »
« Je suis chef de file des communistes parce que nous n’avons pas renoncé à rassembler au-delà du Parti communiste. »
« L’Europe doit se faire avec de nouveaux traités, c’est-à-dire en rupture avec les traités actuels qui nous conduisent dans le mur et qui sèment partout la précarité et l’austérité. »
« Il faut changer les traités et les communistes se battront pour ça comme ils l’ont toujours fait. »

 Sur le succès de la Fête de l’Humanité 
« Si je devais me mettre en colère à chaque fois que les médias ne parlent pas de nous [les communistes], je serai souvent rouge de colère. »
« J’ai vu des sympathisants à la fois très heureux que les communistes engagent leur campagne (…) mais dans le mêmes temps, ils sont préoccupés par l’état de division et de dispersion de la gauche. »

 Sur ses oppositions avec la France insoumise, notamment sur la question migratoire 
« Je n’ai pas envie de passer la campagne à jouer au jeu des sept différences. »
« Je ne souhaite pas rentrer dans un match avec la France insoumise sur la question [des réfugiés]. »
« [La question migratoire] sera de fait une grande question des élections européennes. »
« On ne peut pas répondre simplement par le traitement des causes. »
« Prenons la question du réchauffement climatique : elle nous impose de prendre des mesures mais qui ne produiront leurs effets que dans longtemps. Nous allons donc, dans les années qui viennent, être confrontés à des milliers de réfugiés climatiques qui vont chercher asile chez nous. Il va donc falloir trouver le moyen de les accueillir. »
« Nous avons partout une montée de l’extrême droite et des idées racistes en Europe, il faut donc que la gauche soit exemplaire sur le sujet [des réfugiés]. »
« Je ne cherche pas à utiliser la question [migratoire] pour mettre en scène des polémiques politiciennes. »

 Sur son combat contre AirBnb 
« Entre une entreprise multinationale qui a une valorisation boursière de 26 milliards et une ville comme Paris, le rapport de force est hyper défavorable. Mais quand on se bat, on y arrive. »
« Il n’y a que des démissions politiques sur les questions [comme le glyphosate]. »
« Bruxelles, c’est 40 lobbyistes pour un parlementaire : c’est une assemblée parallèle qui dirige tout. »

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