Les élections européennes n’ont lieu que dans un an. Pourtant, elles font déjà l’objet d’âpres discussions à gauche. Au PCF, un appel à été lancé pour rassembler toute la gauche – hors PS – et présenter des listes communes. Anne Sabourin, responsable du pôle « Europe » au PCF, est l’invitée de La Midinale.
Sur la citoyenneté européenne
« Je me sens européenne et citoyenne du monde. »
« On a besoin de nous unir si on veut changer le monde et le système dans lequel on est. »
Sur la position du PCF sur l’Union européenne
« On a toujours été très critique sur la construction européenne telle qu’elle s’est faite. »
« La construction européenne doit se faire au service des populations, des besoins humains et non ceux de la finance. »
« La majorité des Français critique l’Union Européenne telle qu’elle est mais ne considère pas qu’une sortie de l’UE serait la solution. »
Sur le budget commun de l’UE (Merkel/Macron)
« Il faut rappeler que le réflexe premier des dirigeants a été de mener des politiques d’austérité qui cassent toutes les politiques de solidarité. »
« Il n’y a rien en terme de contenu, sur les politiques sociales qui pourraient être menées dans le cadre d’un budget de la zone euro. »
« Tous les observateurs savent et disent qu’une crise plus violente va arriver, parce que le niveau de capitalisation financière est encore plus haut qu’en 2008. »
« L’ambition [de ce budget] c’est plutôt de dire ‘on va sauver les intérêts des marchés’ et dire aux marchés ‘continuez à spéculer on vous prépare le golden parachute pour la prochaine fois’. »
Sur ce qu’il faudrait faire en priorité
« Il faut faire des politiques qui tiennent comptent des besoins humains. »
« Il y a une envie de mobilité, de partage, de rencontrer les voisins. »
« Plutôt que privatiser les services publics de transport, il faudrait avoir une vraie politique de transport européenne. »
« Il nous faut des politiques qui nous fassent nous rencontrer et converger vers le haut. »
Sur le bilan des eurodéputé-es communistes
« Nos eurodéputé-es servent à résister, à alerter : ils sont des lanceurs d’alertes. »
« Il y a un rapport de force dans le Parlement européen : il est possible d’obtenir des majorités pour des politiques avantageuses comme ça a été le cas sur le droit des femmes. »
Sur les élections européennes de l’an prochain
« Rassembler la gauche aux européennes n’est pas une question de croyance, c’est une obligation. »
« Il y a des débats de fond avec la France insoumise, Benoît Hamon, EELV : ça ne peut pas être le prétexte à ne pas nous accorder sur un certain nombre de propositions communes. »
« Il y a une forme de mur qui se dresse face aux luttes : le mur de Macron et le mur du néolibéralisme européen. Il faut qu’ensemble on soit capable de porter les aspirations [de ces luttes] en France et en Europe pour faire exploser ce mur. »
« Il faut renouveler la gauche à partir des luttes de ceux qui ont sont en train de se battre. »
« Il faut d’abord rassembler la gauche sociale (…) et ensuite la gauche politique. »
Sur la question migratoire
« On travaille au quotidien avec les associations pour militer pour l’accueil des migrants. »
« Il y a des Européens qui ne sont pas dans la ligne du rejet. »
« Il y a une bataille idéologique monstrueuse devant nous parce l’extrême droite a marqué des points et a même bénéficié d’un ralliement idéologique de la droite qui s’est radicalisée. »
« Il y a un environnement très hostile à l’accueil des réfugiés. »
« Il y a des mesures à prendre à l’échelle nationale d’accueil, de respect du droit d’asile et de respect des engagements pris au niveau européen (…). Et puis à l’échelle européenne, il faut militer activement pour une répartition juste entre les pays européens. »
Sur le mot « populaire »
« Populaire : c’est la vie, l’amour, les rencontres, l’amitié, le rire. C’est les moments de convivialité. C’est dans l’ADN des communistes. »
« C’est le chainon manquant entre la vie normale et la politique. »


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