{"id":9972,"date":"2016-11-03T14:25:15","date_gmt":"2016-11-03T13:25:15","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-2017-une-revolution-pour-le-vote-utile-a-gauche\/"},"modified":"2023-06-23T23:23:21","modified_gmt":"2023-06-23T21:23:21","slug":"article-2017-une-revolution-pour-le-vote-utile-a-gauche","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=9972","title":{"rendered":"2017 : une r\u00e9volution pour le &#8220;vote utile&#8221; \u00e0 gauche"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Candidat &#8220;naturel&#8221; mais virtuel, mis en concurrence dans son propre camp, en disgr\u00e2ce dans l&#8217;opinion, Fran\u00e7ois Hollande n&#8217;a pas dit son dernier mot. Mais, petite r\u00e9volution, c&#8217;est Jean-Luc M\u00e9lenchon qui est en position d&#8217;incarner le &#8220;vote utile&#8221; \u00e0 gauche.\n<\/p>\n<p>La sortie du livre de confidences attribu\u00e9es \u00e0 Fran\u00e7ois Hollande a mis le feu au lac. Jean-Christophe Cambad\u00e9lis s\u2019en est \u00e9mu. Le premier ministre en place, a-t-il sugg\u00e9r\u00e9, fait partie des &#8220;pr\u00e9sidentiables du PS&#8221;, <em>\u00ab\u00a0celui s\u00fbrement qui a le plus de possibilit\u00e9s\u00a0\u00bb<\/em> en cas d\u2019absence du chef de l\u2019\u00c9tat. Depuis, on ne cesse de gloser, sur l\u2019affaiblissement de l\u2019un, sur les ambitions nouvelles de l\u2019autre et, au total, sur la sourde lutte qui oppose les deux t\u00eates de l\u2019ex\u00e9cutif. Hollande d\u00e9finitivement hors-jeu\u00a0? C\u2019est encore \u00e0 voir\u2026<\/p>\n<h2>Le social-lib\u00e9ralisme au c\u0153ur de la temp\u00eate<\/h2>\n<p>Le fond de l\u2019affaire a le m\u00e9rite d\u2019une certaine clart\u00e9. En janvier 2012, le candidat Fran\u00e7ois Hollande s\u2019inscrivait formellement dans la continuit\u00e9 d\u2019une tradition socialiste que Lionel Jospin avait formalis\u00e9e en 1997, en se d\u00e9marquant de son homologue britannique Tony Blair\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Oui \u00e0 l\u2019\u00e9conomie de march\u00e9, non \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 de march\u00e9\u00a0\u00bb<\/em>. De fa\u00e7on moins acad\u00e9mique, Hollande claironnait en 2012 le c\u00e9l\u00e8bre <em>\u00ab\u00a0Mon adversaire, c\u2019est la finance\u00a0\u00bb<\/em>. Beaucoup, d\u00e8s cette \u00e9poque, ne manquaient pas de faire remarquer que le m\u00eame candidat, si combatif dans son nouveau parti pris anti-finance, avait choisi comme directeur de sa communication \u2013\u00a0un directeur de campagne bis, disait-on alors\u00a0\u2013 le plus &#8220;social-lib\u00e9ral&#8221; de ses camarades de parti, un certain Manuel Valls. Mais la confirmation d\u00e9finitive n\u2019est venue que deux ans plus tard, avec l\u2019installation de Valls \u00e0 Matignon.<\/p>\n<p>La rupture \u00e9tait nette et, cette fois, pleinement assum\u00e9e. L\u2019arriv\u00e9e du chef de gouvernement au menton volontaire disait que le socialisme fran\u00e7ais cessait de tergiverser\u00a0: le &#8220;lib\u00e9ral&#8221; d\u00e9finirait d\u00e9sormais les cadres stricts du &#8220;social&#8221;, la comp\u00e9titivit\u00e9 d\u2019aujourd\u2019hui ferait le social de demain\u2026 La gestion de la r\u00e9orientation \u00e9tait confi\u00e9e \u00e0 Matignon\u00a0; mais le signal \u00e9tait envoy\u00e9 par l\u2019\u00c9lys\u00e9e. Le probl\u00e8me est que ce tournant est survenu en France \u00e0 un moment o\u00f9 le social-lib\u00e9ralisme est \u00e0 la fois archi-dominant et\u2026 archi-contest\u00e9 dans les rangs m\u00eames du socialisme europ\u00e9en. Son pays de naissance, le Royaume-Uni, ne s\u2019est-il pas d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 remplacer les h\u00e9ritiers &#8220;n\u00e9o-travaillistes&#8221;de Blair <a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/web\/article\/corbyn-l-ancien-et-les-modernes\">par un r\u00e9put\u00e9 &#8220;arch\u00e9o-travailliste&#8221;, Jeremy Corbyn<\/a>\u00a0?<\/p>\n<p>Si la politique \u00e9tait le r\u00e8gne de la pure logique, la cause serait entendue depuis longtemps\u00a0: d\u00e9tenteur d\u2019un record absolu d\u2019impopularit\u00e9, le pr\u00e9sident Hollande serait bien inspir\u00e9 de laisser \u00e0 d\u2019autres le soin de sortir le socialisme de son bourbier. Mais par qui remplacer celui dont la pratique de la Ve R\u00e9publique a fait un &#8220;candidat naturel&#8221;\u00a0? Pas facile de sortir une carte incontest\u00e9e, dans un parti o\u00f9 \u00e0 peu pr\u00e8s tout le monde, &#8220;gauche&#8221; et &#8220;droite&#8221; confondues, a longtemps valid\u00e9 l\u2019orientation g\u00e9n\u00e9rale choisie \u00e0 l\u2019\u00c9lys\u00e9e et \u00e0 Matignon. <\/p>\n<p>Ajoutons que nous sommes en France et pas au Royaume-Uni. Le r\u00e9gime n\u2019y est pas parlementaire, mais monarcho-pr\u00e9sidentialiste. Si, \u00e0 Paris comme \u00e0 Londres, les socialistes choisissent leurs candidats, ils le font moins \u00e0 partir des orientations qu\u2019ils souhaitent, qu\u2019\u00e0 partir de l\u2019id\u00e9e qu\u2019ils se font d\u2019un vote efficace contre la droite. Or, sur ce terrain, la carte Montebourg, par exemple, ne brille pas par la dynamique \u00e9lectorale qu\u2019il semble susciter dans l\u2019opinion.<\/p>\n<h2>Le mauvais candidat est-il celui qu\u2019on croit\u00a0?<\/h2>\n<p>Th\u00e9oriquement, l\u2019inflexion vers le centre \u00e9tant majoritairement vilipend\u00e9e \u00e0 gauche, une primaire socialiste devrait \u00eatre a priori favorable \u00e0 la gauche du parti, et donc \u00e0 son bateleur par excellence, Arnaud Montebourg. Mais l\u2019inflexion du socialisme de gouvernement vers le centre n\u2019est pas un choix conjoncturel. En admettant que l\u2019ancien ministre du Redressement productif gagne la primaire, il est difficilement envisageable que ne se d\u00e9clare pas, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui, une candidature portant ouvertement les couleurs d\u2019un choix social-lib\u00e9ral. Vers la fin de l\u2019\u00e9t\u00e9, Emmanuel Macron est sorti du bois\u00a0: il est le h\u00e9raut de la &#8220;modernisation&#8221; et il n\u2019est pas tenu par la discipline d\u2019un parti auquel il n\u2019appartient pas. Si Hollande jette l\u2019\u00e9ponge, si Valls n\u2019est pas chaud pour aller au massacre, il est la carte id\u00e9ale de la &#8220;nouvelle&#8221; gauche. M\u00e9lenchon d\u2019un c\u00f4t\u00e9, Macron de l\u2019autre\u00a0: Montebourg est en passe d\u2019\u00eatre carbonis\u00e9, quand bien m\u00eame il serait intronis\u00e9.<\/p>\n<p>Par la magie des grandes man\u0153uvres, revoil\u00e0 le <em>loser<\/em> de l\u2019\u00c9lys\u00e9e de retour dans le jeu. Il a certes tout pilot\u00e9 de la politique qui a jet\u00e9 la France de gauche dans la rue. Mais Valls incarne une vision du socialisme que les socialistes ont balay\u00e9e lors de la primaire de 2012 et, avec Macron, Hollande a trouv\u00e9 plus \u00e0 droite que lui. Il est donc repositionn\u00e9\u2026 au centre, entre Montebourg et Macron. Au centre, et ainsi en position de rassembler un peu mieux que tous les autres, tout en ent\u00e9rinant les choix assum\u00e9s depuis 2012. S\u2019il n\u2019y a vraiment pas d\u2019alternative \u00e0 une gestion du pouvoir sociale-lib\u00e9rale, autant que son initiateur et pilote en chef en d\u00e9fende la logique, contre vents et mar\u00e9es. Face \u00e0 la perspective d\u2019un retour pr\u00e9visible de la droite, mieux vaut assumer la continuit\u00e9 logique d\u2019un recentrage engag\u00e9 voil\u00e0 bien longtemps. Qui, mieux que son ma\u00eetre d\u2019\u0153uvre, pour la d\u00e9fendre\u00a0?<\/p>\n<p>Restait \u00e0 tester l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une candidature du premier ministre. L\u2019affaire des d\u00e9clarations &#8220;off&#8221; du pr\u00e9sident permet de le faire. Devant l\u2019\u00e9moi \u00e0 gauche, Manuel Valls est contraint d\u2019envisager une possible entr\u00e9e en lice. Cr\u00e9dible\u00a0? Les sondages sugg\u00e8rent qu\u2019elle l\u2019est pour une majorit\u00e9 relative de personnes interrog\u00e9es, notamment dans la mouvance socialiste. Mais dans l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une participation \u00e0 la primaire socialiste, Montebourg le menace. Ajoutons qu\u2019un chef de gouvernement sortant n\u2019a pas la cote dans une pr\u00e9sidentielle\u00a0: aucun premier ministre en exercice ne l\u2019a emport\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9lection cl\u00e9 du syst\u00e8me politique. <\/p>\n<p>R\u00e9sultat, pour une majorit\u00e9 d\u2019interrog\u00e9s, c\u2019est Macron qui aurait davantage de chances de talonner la droite et l\u2019extr\u00eame droite. Or m\u00eame Macron est bien loin de l\u2019emporter au bout du compte. D\u00e8s lors, tout se passe comme si le grand maelstrom tactique de l\u2019automne n\u2019avait qu\u2019un point d\u2019arriv\u00e9e possible\u00a0: la candidature du pr\u00e9sident le plus mal aim\u00e9 de toute la Ve R\u00e9publique.<\/p>\n<h2>M\u00e9lenchon, ou quand le vote utile change de cap<\/h2>\n<p>Macron, Montebourg, Valls\u2026 En r\u00e9alit\u00e9, le probl\u00e8me est ailleurs. Il est bien s\u00fbr dans l\u2019\u00e9chec total du couple \u00c9lys\u00e9e-Matignon. Il est surtout dans le fait qu\u2019une autre hypoth\u00e8se s\u2019est install\u00e9e, celle de Jean-Luc M\u00e9lenchon. Pour l\u2019instant, il continue de surfer sur la vague favorable qui, dans les sondages, le situe dans une fourchette qui va de 12,5\u00a0% \u00e0 15\u00a0% des intentions de vote d\u00e9clar\u00e9es. Un sondage n\u2019est pas un vote r\u00e9el\u00a0? Nous sommes loin du scrutin\u00a0? Sans doute, mais la d\u00e9claration de proximit\u00e9 est cette fois confort\u00e9e par un effet d\u2019image\u00a0: quand on demande aux sond\u00e9s quelle est la personnalit\u00e9 qui incarne le mieux la gauche, la plupart du temps la r\u00e9ponse M\u00e9lenchon vient en premier. Depuis que le Parti socialiste est pass\u00e9 devant le PCF en 1978, c\u2019est la premi\u00e8re fois qu\u2019un candidat de la gauche de gauche est en position de surpasser un candidat socialiste.<\/p>\n<p>Il est vrai que la logique de l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle a habitu\u00e9 les \u00e9lecteurs \u00e0 des choix d\u2019utilit\u00e9 pr\u00e9sum\u00e9e. Or les appels rituels au rassemblement de toute la gauche, surtout quand ils sont au profit d\u2019un socialiste, ont fait surtout la preuve, au mieux de leur inutilit\u00e9, au pire de leur nuisance. Quand bien m\u00eame un sursaut de l\u2019\u00e9lectorat met les socialistes en position de gouverner, comme en 1997, cela se traduit par une pouss\u00e9e de la droite et, plus encore, par un \u00e9lan de la droite la plus extr\u00eame. <\/p>\n<p>Pour la premi\u00e8re fois depuis longtemps, on annonce, sans que l\u2019option contraire convainque, que la gestion socialiste a trop \u00e9puis\u00e9 la gauche pour qu\u2019elle puisse gagner. C\u2019est si vrai que, comble du comble, une partie de la gauche envisage d\u2019aller voter \u00e0 la primaire des R\u00e9publicains\u00a0! On croit si peu au moindre mal \u00e0 gauche, que l\u2019on s\u2019appr\u00eate \u00e0 peser pour un moindre mal \u00e0 droite\u2026<\/p>\n<p>Mais c\u2019est donc aussi la premi\u00e8re fois que la notion jusqu\u2019alors mortif\u00e8re du &#8220;vote utile&#8221; peut se retourner contre ses utilisateurs patent\u00e9s. Et si le vote utile \u00e0 gauche \u00e9tait cette fois un vote qui permet de remettre les pendules \u00e0 l\u2019heure\u00a0? Et si remettre les pendules \u00e0 l\u2019heure revenait \u00e0 stopper radicalement une logique de renoncement \u00e0 gauche engag\u00e9e depuis plus de trente ans\u00a0? Or aucun socialiste en place ne peut incarner ce renoncement. M\u00e9lenchon a plus d\u2019arguments pour le faire.<\/p>\n<h2>Tenter franchement autre chose<\/h2>\n<p>Qu\u2019il ne soit pas n\u00e9cessairement le point de convergence de toute la gauche de gauche est possible. Mais qui peut l\u2019\u00eatre\u00a0? Qu\u2019il accompagne son projet d\u2019un discours de l\u00e9gitimation \u2013\u00a0le &#8220;populisme de gauche&#8221; \u2013 plus emprunt\u00e9 \u00e0 l\u2019exemple latino-am\u00e9ricain ou \u00e0 Podemos qu\u2019\u00e0 la tradition fran\u00e7aise est une autre chose. Mais les \u00e9lecteurs votent-ils pour une doctrine ou pour une strat\u00e9gie\u00a0? Votaient-ils communiste nagu\u00e8re pour la &#8220;dictature du prol\u00e9tariat&#8221;\u00a0? Et pour Mitterrand parce qu\u2019il avait jur\u00e9 jadis qu\u2019un socialiste ne pouvait pas \u00eatre autre chose qu\u2019un anticapitaliste\u00a0?<\/p>\n<p>En revanche, M\u00e9lenchon a pour lui de mener une critique de la gauche gouvernementale coh\u00e9rente depuis de nombreuses ann\u00e9es. Il a longtemps tent\u00e9 la carte du socialisme officiel et il en est revenu, et pas seulement depuis hier. Depuis bien des ann\u00e9es, il a \u00e9t\u00e9 des grands combats men\u00e9s contre les effets de l\u2019ultralib\u00e9ralisme et contre sa logique la profonde, concurrentielle et technocratique. Il s\u2019est identifi\u00e9 \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience porteuse du Front de gauche, dont il a brillamment port\u00e9 les couleurs en 2012.<\/p>\n<p>On peut alors penser ce que l\u2019on veut du style politique du candidat. On peut ou non appr\u00e9cier ses r\u00e9f\u00e9rences, <a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/web\/article\/mitterrand-et-le-tournant-liberal-y-avait-il-une-alternative\">\u00e0 Mitterrand<\/a>, <a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/web\/article\/penser-le-populisme\">au populisme de gauche<\/a>, <a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/qui-veut-la-peau-de-roger-martelli\/article\/melenchon-et-le-recit-national\">\u00e0 la logique du &#8220;eux&#8221; et &#8220;nous&#8221;<\/a>. On peut se reconna\u00eetre ou non dans les projets politiques de restructuration de la gauche qu\u2019il \u00e9nonce parfois. Pour une grande part de l\u2019opinion, il est le plus \u00e0 gauche, le plus repr\u00e9sentatif de la gauche, mieux \u00e0 gauche que tous les tenants de la gauche des gouvernants.<\/p>\n<p>Hollande a pour lui sa coh\u00e9rence, et contre lui sa politique. Valls et Macron ont pour eux l\u2019image respectable du pouvoir, mais sont contest\u00e9s, sur leur gauche comme sur leur droite. M\u00e9lenchon a pour lui l\u2019\u00e9lan d\u2019une histoire r\u00e9cente. Il a le parfum sulfureux de ce que les travaillistes britanniques ont r\u00e9alis\u00e9 avec Corbyn et que les d\u00e9mocrates am\u00e9ricains ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 deux doigts d\u2019obtenir avec Sanders\u00a0: sanctionner rudement le pseudo-r\u00e9alisme des accommodements au centre\u2026<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/qui-sommes-nous\/article\/soutenez-regards\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-24085\" src=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/420-horizontal_rose-2-654.jpg\" alt=\"420-horizontal_rose-2.jpg\" align=\"center\" width=\"460\" height=\"208\" \/><\/a><div id='gallery-1' class='gallery galleryid-9972 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/420-horizontal_rose-2-463.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/420-horizontal_rose-2-463-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"420-horizontal_rose-2.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/hollande-vote-utile-adf.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/hollande-vote-utile-adf-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"hollande-vote-utile.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Candidat &#8220;naturel&#8221; mais virtuel, mis en concurrence dans son propre camp, en disgr\u00e2ce dans l&#8217;opinion, Fran\u00e7ois Hollande n&#8217;a pas dit son dernier mot. 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