{"id":975,"date":"1998-05-01T00:00:00","date_gmt":"1998-04-30T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/crime-politique975\/"},"modified":"1998-05-01T00:00:00","modified_gmt":"1998-04-30T22:00:00","slug":"crime-politique975","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=975","title":{"rendered":"Crime politique"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Un homme meurt le 4 mai 1978, \u00e0 Paris, sous les balles d&#8217;un commando &#8221; Delta &#8220;. Il s&#8217;appelle Henri Curiel. Fondateur du Parti communiste \u00e9gyptien, il m\u00e8ne une activit\u00e9 internationaliste d&#8217;envergure. Le crime, politique, n&#8217;a jamais \u00e9t\u00e9 \u00e9lucid\u00e9, jamais puni, mais l'&#8221; affaire &#8221; Curiel, n\u00e9e dans la presse, nourrit longtemps les colonnes des plus grands journaux de l&#8217;hexagone. <\/p>\n<p>L&#8217;assassinat d&#8217;un homme \u00e0 abattre &#8220;, titre Lib\u00e9ration.&#8221; Le moine de la r\u00e9volution assassin\u00e9 en plein Paris &#8220;, lit-on dans le Matin. Le 5 mai, le meurtre de Henri Curiel fait la Une des journaux. Sur Europe 1, aux infos de 8 heures, Olivier de Rinquesen, commente: &#8221; Le fait du jour, c&#8217;est l&#8217;assassinat d&#8217;Henri Curiel. Assassinat politique d&#8217;un homme \u00e9nigmatique: les uns en font un saint; les autres le cerveau du terrorisme&#8230;&#8221; Pour l&#8217;Humanit\u00e9 du 5 mai, Henri Curiel est &#8221; un r\u00e9fugi\u00e9 politique \u00e9gyptien assassin\u00e9 \u00e0 Paris, r\u00e9fugi\u00e9 en France, depuis 1951, (&#8230;) M. Curiel, 63 ans, \u00e9tait l&#8217;un des fondateurs d&#8217;un groupe marxiste \u00e9gyptien, le Mouvement d\u00e9mocratique de lib\u00e9ration nationale dont furent membres plusieurs officiers qui particip\u00e8rent, aux c\u00f4t\u00e9s de Nasser, au renversement de la monarchie \u00e9gyptienne en juillet 1952 &#8220;.<\/p>\n<p> <strong> Intellectuel, marxiste, ind\u00e9pendent, militant de l&#8217;ind\u00e9pendance <\/strong><\/p>\n<p>Qui est Henri Curiel ? Fondateur en 1943 du PC \u00e9gyptien, il participe effectivement au renversement du roi Farouk. Emprisonn\u00e9, une premi\u00e8re fois, il est \u00e0 nouveau arr\u00eat\u00e9 sous le r\u00e9gime du colonel Nasser puis, expuls\u00e9, il se r\u00e9fugie en France en 1951. De 1960 \u00e0 1962, il conna\u00eet \u00e0 nouveau la prison comme sanction \u00e0 l&#8217;aide qu&#8217;il apporte au FLN durant la guerre d&#8217;Alg\u00e9rie. A sa lib\u00e9ration, il obtient le statut de r\u00e9fugi\u00e9 politique. Il anime alors le r\u00e9seau &#8221; Solidarit\u00e9 &#8220;, qui devient &#8221; Aide et amiti\u00e9 &#8221; et apporte son soutien, ses connaissances, une logistique \u00e0 des mouvements clandestins, dont certains partis communistes non reconnus dans leur pays d&#8217;origine. Henri Curiel intrigue et d\u00e9range. L&#8217;homme, intellectuel, dont chacun reconna\u00eet le charisme, marxiste affich\u00e9, militant de l&#8217;ind\u00e9pendance et ind\u00e9pendant lui-m\u00eame, ne se pr\u00eate gu\u00e8re aux \u00e9tiquettes. L&#8217;entrefilet de l&#8217;Humanit\u00e9 indique clairement la distance prise par le PCF vis-\u00e0-vis du type d&#8217;engagement choisi par Henri Curiel. Mais l'&#8221; affaire &#8221; Curiel est bel et bien n\u00e9e dans la presse. Le magazine le Point, le 21 juin 1976, sous la plume de Georges Suffert, titre son dossier \u00e0 la Une &#8221; Le patron des r\u00e9seaux d&#8217;aide aux terroristes &#8220;. Th\u00e8se d\u00e9velopp\u00e9e: les milieux terroristes internationaux b\u00e9n\u00e9ficieraient en France de la complicit\u00e9 de r\u00e9seaux clandestins. Des noms sont cit\u00e9s, notamment celui d&#8217;Henri Curiel. Mais aussi celui de deux religieux, un dominicain et un pasteur. Tous trois nient avoir la moindre responsabilit\u00e9 dans le terrorisme actif. Sur France-Inter, le 27 juin, Georges Suffert persiste: &#8221; Je maintiens ce que j&#8217;ai \u00e9crit, il n&#8217;y a pas l&#8217;ombre d&#8217;un doute.&#8221; Et reconna\u00eet n&#8217;avoir jamais rencontr\u00e9 Curiel. Cependant, l&#8217;affaire est &#8221; mont\u00e9e &#8220;. Apr\u00e8s les \u00e9clats de Carlos, le militant tiers mondiste est accus\u00e9 de soutenir l&#8217;arm\u00e9e rouge japonaise, le groupe de Carlos lui-m\u00eame, d&#8217;appartenir au KGB&#8230; Reprise dans la presse allemande comme le Spiegel, l&#8217;information fait grand bruit. Henri Curiel va porter plainte contre l&#8217;hebdomadaire d&#8217;Outre-Rhin qui publiera des &#8221; regrets publics &#8220;.<\/p>\n<p> <strong> Au Point, une affaire mont\u00e9e sans &#8221; l&#8217;ombre d&#8217;un doute &#8221; <\/strong><\/p>\n<p>Henri Curiel va devenir une sorte d&#8217;ennemi public n\u00b01, le mot terroriste lui collera d\u00e9sormais \u00e0 la peau. Une mesure d&#8217;assignation \u00e0 Digne lui est signifi\u00e9e le 25 octobre 1977, mesure contre laquelle il va interjeter des recours. Henri Curiel est accus\u00e9 &#8221; d&#8217;entretenir et de susciter des foyers d&#8217;agitation &#8220;, d&#8217;avoir &#8221; des activit\u00e9s extr\u00eamement dangereuses &#8220;, &#8221; d&#8217;invention occulte en marge du conflit du Moyen-Orient &#8220;. La mesure sera rapport\u00e9e le 10 janvier 1978. Apr\u00e8s sa mort, comme avant, une partie de la presse manifestera peu de scrupules vis \u00e0 vis des informations qui circulent trempant volontiers sa plume dans l&#8217;encre des all\u00e9gations du Point. Les amis d&#8217;Henri Curiel s&#8217;organisent et protestent. Parmi eux, Claude Bourdet, Mathieu et Suzanne de Brunhof, Michel Foucault, Jean Lacouture, Pierre Mend\u00e8s-France, Elizabeth Vailland, Pierre Vidal-Naquet t\u00e9moignent contre les calomnies de l&#8217;estime qu&#8217;ils lui portent . Une &#8221; affaire Suffert &#8221; surgit \u00e0 son tour. Deux ans apr\u00e8s sa parution, l&#8217;article du Point indigne. Il devient objet de r\u00e9flexion chez les apprentis journalistes, un cas d&#8217;\u00e9cole, que l&#8217;assassinat r\u00e9cent de Henri Curiel r\u00e9active. Trente-six \u00e9tudiants du Centre de formation des journalistes se r\u00e9unissent et produisent une note de protestation: &#8221; Nous ne comprenons pas que des journalistes gorg\u00e9s de codes de d\u00e9ontologie n&#8217;aient pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 faire voler en \u00e9clats les quelques fragiles barri\u00e8res qu&#8217;ils avaient eux-m\u00eames \u00e9rig\u00e9es et baptis\u00e9es souci de la justice, respect de la vie priv\u00e9e ou proscription de l&#8217;acceptation sans preuve.&#8221; C&#8217;est s\u00e9v\u00e8re. Dans leur fougue, scandalis\u00e9s, les jeunes concluent: &#8221; Comment pourrions-nous ne pas \u00eatre inquiets avant d&#8217;entrer dans cette profession p\u00e9trie de morale mais incapable d&#8217;honneur ? &#8221; &#8221; Les nouveaux chiens de garde &#8221; ont bien eu des anc\u00eatres, le patrimoine d\u00e9ontologique commun ses d\u00e9fenseurs vigilants.<\/p>\n<p> <strong> Les anc\u00eatres des &#8221; nouveaux chiens de garde &#8221;  <\/strong><\/p>\n<p>Tandis que Mme Curiel, dans les colonnes du Monde, \u00e9voque des poursuites contre les publications qui &#8221; salissent la m\u00e9moire &#8221; de son mari et &#8221; tentent de d\u00e9shonorer un mort &#8220;, l&#8217;autre presse va contribuer \u00e0 dessiner, d&#8217;Henri Curiel, un autre portrait. Dans le Nouvel Observateur, Nathan Yalin-Mor, ancien chef du groupe Stern, t\u00e9moigne de son dernier rendez-vous avec Henri Curiel et confirme que, de son c\u00f4t\u00e9, Henri Curiel travaillait au rapprochement isra\u00e9lo-palestinien. Politique-Hebdo \u00e9voque le &#8221; P\u00e8lerin r\u00e9volutionnaire &#8220;. Le Quotidien du 10 mai 1978, va publier un document in\u00e9dit, &#8221; La d\u00e9fense d&#8217;Henri Curiel par lui-m\u00eame &#8220;, celle qu&#8217;il avait projet\u00e9 de prononcer, en cas de n\u00e9cessit\u00e9, devant la commission de recours gracieux en 1977. Henri Curiel explique: &#8221; La possibilit\u00e9 d&#8217;intervenir, je l&#8217;ai ch\u00e8rement acquise. J&#8217;ai fait pr\u00e8s de deux ann\u00e9es de camp de concentration dans les d\u00e9serts d&#8217;Egypte pour avoir d\u00e9fendu le droit d&#8217;Isra\u00ebl \u00e0 l&#8217;existence nationale \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&#8217;un Etat arabe palestinien, (&#8230;) deux ann\u00e9es de prison \u00e0 Fresnes pour avoir d\u00e9fendu le droit des Alg\u00e9riens \u00e0 l&#8217;existence nationale. Bien que juif d\u00e9fendant le droit d&#8217;Isra\u00ebl d&#8217;exister, des Arabes, Egyptiens et Palestiniens, me font confiance (&#8230;) Il n&#8217;y a pas, \u00e0 notre niveau, d&#8217;activit\u00e9s qui soient plus nobles, plus g\u00e9n\u00e9reuses et \u00e0 la fois plus efficaces car, s&#8217;il en existait, ce seraient celles-ci, croyez-le, que mes amis et moi aurions choisi de mener &#8220;.<\/p>\n<p> <strong> Le rideau de la rumeur et le brouillard des hypoth\u00e8ses <\/strong><\/p>\n<p>Apprenant le crime, c&#8217;est encore son compagnon, Francis Jeanson, qui prend la plume pour faire la lumi\u00e8re sur les actions de son groupe en faveur de la lib\u00e9ration des peuples et contre l&#8217;assertion ridicule de liens avec l&#8217;URSS.&#8221; Quant \u00e0 la sereine irresponsabilit\u00e9 avec laquelle (Georges Suffert) a utilis\u00e9 son audience de journaliste, je la tiens pour radicalement condamnable &#8211; sans lui pr\u00eater, \u00e0 deux ans d&#8217;intervalle, une incidence r\u00e9elle sur la froide r\u00e9solution des assassins d&#8217;Henri Curiel. J&#8217;y vois en revanche l&#8217;indication d&#8217;une pente sur laquelle tous ceux qui disposent d&#8217;un pouvoir d&#8217;expression publique doivent plus que jamais veiller \u00e0 ne pas se laisser entra\u00eener.&#8221; Militant d&#8217;un certain soutien \u00e0 l&#8217;\u00e9mancipation des peuples, Henri Curiel continue d&#8217;alimenter la pol\u00e9mique. Dans le Monde du 16 juin 1978, sous le titre &#8221; Le rideau de la rumeur et le brouillard des hypoth\u00e8ses &#8220;, Michel Kajman doit \u00e9crire: &#8221; La vie d&#8217;Henri Curiel n&#8217;a jamais appel\u00e9 le moindre soup\u00e7on. Il \u00e9tait une forte personnalit\u00e9 politique, un militant r\u00e9volutionnaire vou\u00e9, depuis plus de quarante ans, par une sorte de sacerdoce \u00e0 la cause des peuples du tiers-monde opprim\u00e9s et au rapprochement entre Isra\u00ebl et les autres pays du Proche-Orient.&#8221; Peut-\u00eatre est-ce son tort. L&#8217;enqu\u00eate n&#8217;aboutit cependant pas. Il y a dix ans, dans l&#8217;Humanit\u00e9 du 4 mai 1988, il est rappel\u00e9: &#8221; En d\u00e9pit des promesses faites, en 1981, par Fran\u00e7ois Mitterrand de faire toute la lumi\u00e8re et de punir les meurtriers, en d\u00e9pit des d\u00e9marches multiples des amis d&#8217;Henri Curiel pour qui ce crime \u00e9tait trop parfait, &#8221; trop professionnel &#8221; pour ne pas avoir \u00e9t\u00e9 t\u00e9l\u00e9guid\u00e9 de tr\u00e8s haut. Il y aura bien en 1981 une tentative de Mauroy pour que la DST ouvre les dossiers. Mais la demande se perdra dans les sables des r\u00e9organisations &#8220;. Pourquoi s&#8217;en est-on ainsi pris syst\u00e9matiquement \u00e0 Henri Curiel ? Pourquoi l&#8217;enqu\u00eate n&#8217;a-t-elle rien donn\u00e9 ? C&#8217;est l&#8217;Humanit\u00e9 dimanche qui, d\u00e8s le 17 mai 1978, va lancer les premi\u00e8res hypoth\u00e8ses dans une enqu\u00eate fort remarqu\u00e9e &#8221; Sur les commandos de tueurs &#8221; sur deux assassinats, celui d&#8217;Henri Curiel et celui de La\u00efd Seba\u00ef, le gardien de l&#8217;Amicale des Alg\u00e9riens en Europe. D\u00e9non\u00e7ant le caract\u00e8re invraisemblable des accusations port\u00e9es par le Point contre Curiel, l&#8217;HD rappelle la surveillance permanente dont \u00e9tait l&#8217;objet le militant r\u00e9fugi\u00e9, qui lui interdisait des activit\u00e9s occultes. L&#8217;hebdomadaire communiste a calcul\u00e9: 71 meurtres ont \u00e9t\u00e9 commis en quatre ans, en France, contre des ressortissants \u00e9trangers, en g\u00e9n\u00e9ral alg\u00e9riens et palestiniens. Les commandos Delta, \u00e9manation de l&#8217;OAS, seraient dissous, selon l&#8217;ex-chef de l&#8217;OAS-m\u00e9tropole. Difficile de savoir si l&#8217;affirmation est fiable.&#8221; Un &#8221; escadron de la mort &#8221; fonctionne-t-il dans notre pays ?\u00a0&#8220;, demande l&#8217;HD. Qui le dirige ? &#8221; Dans l&#8217;affaire Mesrine, il y a eu aussi des complicit\u00e9s au plus haut niveau &#8220;, rappelle Claude Picant. Aurait-on voulu impressionner l&#8217;opinion publique ? L&#8217;existence d&#8217;un march\u00e9 commun du crime est fustig\u00e9e.&#8221; Tout cela offre trop de similitudes avec des pays proches pour qu&#8217;on ne soit pas inquiet: l&#8217;Allemagne, o\u00f9 la d\u00e9fense est devenue syst\u00e9matiquement accus\u00e9e. L&#8217;Italie, o\u00f9 la main des services secrets est apparue tellement nette dans la cr\u00e9ation et le soutien \u00e0 des r\u00e9seaux terroristes que le gouvernement italien a \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9 de dissoudre lesdits services secrets.&#8221;<\/p>\n<p> <strong> Extr\u00eame droite, services secrets, piste sud-africaine ? <\/strong><\/p>\n<p>En vingt ans, l&#8217;affaire Curiel aura rebondi deux fois. La premi\u00e8re, en ao\u00fbt 1980, lorsqu&#8217;une bombe explose dans l&#8217;escalier de Mme Curiel. Pour Mme Curiel, dont la s\u00e9curit\u00e9 n&#8217;est pas assur\u00e9e, l&#8217;occasion est donn\u00e9e, dans des circonstances dramatiques, de d\u00e9plorer le pi\u00e9tinement de l&#8217;enqu\u00eate. Lucien Villa, pour le PCF, d\u00e9nonce le laxisme du gouvernement vis-\u00e0-vis des groupes n\u00e9o-nazis comme la Fane, tr\u00e8s active avec les profanations de monuments, les injures fascistes, les menaces diversement prof\u00e9r\u00e9es, et r\u00e9clame \u00e0 nouveau des mesures contre ces exactions fascistes. En 1984, le livre de Gilles Perrault, premi\u00e8re et brillante enqu\u00eate, sur Un homme \u00e0 part, donne lieu \u00e0 des analyses dans l&#8217;Humanit\u00e9 et R\u00e9volution en particulier. Les auteurs s&#8217;y livrent \u00e0 une mise au point sur les positions du PCF dans ce qui est devenu l&#8217;affaire Curiel. A Gilles Perrault, dont le travail de journaliste enqu\u00eateur est salu\u00e9, l&#8217;Humanit\u00e9 (10 mai 1984) reproche d&#8217;avoir enterr\u00e9 un peu vite &#8221; l&#8217;internationalisme immense et rouge &#8220;. Mais, surtout, d&#8217;avoir donn\u00e9 &#8221; une vision tronqu\u00e9e de la r\u00e9alit\u00e9 de la politique du PCF pendant la guerre d&#8217;Alg\u00e9rie &#8220;, critique reprise (25 mai 1984) dans R\u00e9volution qui dit par ailleurs la sympathie de pens\u00e9e suscit\u00e9e par Henri Curiel et son action. Si la presse a eu de lourdes responsabilit\u00e9s dans le montage de l&#8217;affaire Curiel, l&#8217;enqu\u00eate elle-m\u00eame s&#8217;est bel et bien perdue dans les salons et peut-\u00eatre les officines du pouvoir. Extr\u00eame droite ? Services secrets ? Piste sud-africaine ? Toutes ces hypoth\u00e8ses comment\u00e9es, il reste qu&#8217;un militant de l&#8217;\u00e9mancipation des peuples a \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9, qu&#8217;un crime politique a \u00e9t\u00e9 commis, qu&#8217;il est rest\u00e9 impuni. Il y a vingt ans, \u00e0 Paris .n F. A.<\/p>\n<p> <strong> Nous remercions vivement la documentation de l&#8217;Humanit\u00e9 et, en particulier, Lucien. <\/strong><\/p>\n<p>* Conseiller sp\u00e9cial du Directeur g\u00e9n\u00e9ral de l&#8217;Unesco apr\u00e8s en avoir \u00e9t\u00e9 sous-directeur g\u00e9n\u00e9ral, auteur de nombreuses publications de recherche et de vulgarisation en microbiologie, algologie et agrobiologie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Un homme meurt le 4 mai 1978, \u00e0 Paris, sous les balles d&#8217;un commando &#8221; Delta &#8220;. Il s&#8217;appelle Henri Curiel. Fondateur du Parti communiste \u00e9gyptien, il m\u00e8ne une activit\u00e9 internationaliste d&#8217;envergure. Le crime, politique, n&#8217;a jamais \u00e9t\u00e9 \u00e9lucid\u00e9, jamais puni, mais l'&#8221; affaire &#8221; Curiel, n\u00e9e dans la presse, nourrit longtemps les colonnes des plus grands journaux de l&#8217;hexagone. <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-975","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/975","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=975"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/975\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=975"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=975"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=975"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}