{"id":961,"date":"1998-05-01T00:00:00","date_gmt":"1998-04-30T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/belles-pages961\/"},"modified":"1998-05-01T00:00:00","modified_gmt":"1998-04-30T22:00:00","slug":"belles-pages961","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=961","title":{"rendered":"Belles pages"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Nous avons souhait\u00e9 rendre hommage \u00e0 Ren\u00e9 Andrieu. Au jeune chef de la R\u00e9sistance dans le Lot, au journaliste \u00e0 la plume \u00e9l\u00e9gante et pr\u00e9cise, au r\u00e9dacteur en chef de l&#8217;Humanit\u00e9, \u00e0 l&#8217;homme dont la pr\u00e9sence \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision incarna les communistes pour une g\u00e9n\u00e9ration enti\u00e8re. Roland Leroy, dans l&#8217;hommage rendu au nom de ses camarades et de ses amis, a dit de lui que &#8221; son engagement politique \u00e9tait d&#8217;abord moral. Il \u00e9tait fid\u00e8le \u00e0 lui-m\u00eame, fid\u00e8le aux engagements de sa jeunesse; libert\u00e9, fraternit\u00e9 humaine, litt\u00e9rature, r\u00e9volte contre l&#8217;injustice &#8220;. Qui l&#8217;a connu le sentait bien ainsi. Jeannine Andrieu nous a transmis le texte de la conf\u00e9rence que Ren\u00e9 Andrieu devait pr\u00e9senter, le mercredi 1er avril 1998, devant l&#8217;Association des Amis de Stendhal. Il est mort quelques jours avant. Ce texte de 53 pages est l\u00e0, sur ma table. Superbe: quoi de plus \u00e9mouvant que d&#8217;en publier les premi\u00e8res pages pour les lecteurs de Regards ? n (HENRI MALBERG) <\/p>\n<p>Je voudrais tout d&#8217;abord vous remercier de m&#8217;avoir invit\u00e9 \u00e0 l&#8217;une de vos causeries stendhaliennes. Je sais la qualit\u00e9 des recherches que les fondateurs de cette association ont consacr\u00e9e \u00e0 un \u00e9crivain que nous aimons tous, m\u00eame s&#8217;il arrive que ce soit pour des raisons diff\u00e9rentes.<\/p>\n<p>Un grand \u00e9crivain appartient \u00e0 tout le monde et Stendhal est de ce point de vue un \u00e9crivain singulier, pour employer un qualificatif qu&#8217;il affectionne, au point qu&#8217;on le trouve parfois \u00e0 plusieurs reprises dans la m\u00eame page de l&#8217;un de ses romans et des centaines de fois dans son oeuvre Singulier d&#8217;abord par ce qu&#8217;il a \u00e9t\u00e9 peu lu de son vivant, m\u00eame s&#8217;il a suscit\u00e9 l&#8217;admiration de Balzac et de Goethe, ce qui n&#8217;\u00e9tait pas rien. Lui-m\u00eame pensait qu&#8217;il serait lu plus tard, en 1880, en 1930, et il avait vu clair. Il est aujourd&#8217;hui consid\u00e9r\u00e9 dans le monde comme un des plus grands \u00e9crivains de tous les temps, si son temps l&#8217;a ignor\u00e9.<\/p>\n<p>Mais il n&#8217;a jamais cess\u00e9 de susciter des sentiments divers et, s&#8217;il \u00e9veille chez les uns une sympathie pour des raisons parfois contradictoires, d&#8217;autres, au seul bruit de son nom, d\u00e9bordent d&#8217;indignation et d&#8217;injures. Ainsi Claudel, vous le savez, qui voyait encore en lui &#8221; un pachyderme &#8220;, en &#8221; \u00e9pais philistin &#8221; et se contentait de le classer dans le nombre des &#8221; rat\u00e9s et des refoul\u00e9s de l&#8217;amour &#8220;. En ce qui me concerne, ce que je trouve singulier chez ce grand \u00e9crivain, ce que j&#8217;aime en lui, c&#8217;est justement qu&#8217;il est un personnage complexe, contradictoire, contrast\u00e9, \u00e0 l&#8217;image de la vie elle-m\u00eame. Certains de ses d\u00e9tracteurs &#8211; et amis quelquefois &#8211; ont beau jeu de dire qu&#8217;il a tenu sur tel personnage ou tel \u00e9v\u00e9nement historique des propos contradictoires mais, j&#8217;y reviendrai, il me semble, au contraire, qu&#8217;au-del\u00e0 de ces contradictions, il se situe, lucidement, dans le sens du devenir historique et qu&#8217;il porte un jugement perspicace sur la soci\u00e9t\u00e9 de son temps. S&#8217;il ne se refuse pas \u00e0 voir les contradictions, y compris les siennes propres, il reste ancr\u00e9 sur l&#8217;essentiel. Ce qui le conduit \u00e0 jeter un regard s\u00e9v\u00e8re sur l&#8217;\u00e9poque de la Restauration et de la Monarchie de Juillet, en restant fid\u00e8le \u00e0 ses premi\u00e8res amours jacobines. Il est singulier que Stendhal passe encore aujourd&#8217;hui dans certains milieux pour l&#8217;avocat de Tartuffe \u00e0 cause du Rouge et Noir. D\u00e8s son enfance, au contraire, le jeune Beyle se r\u00e9volte devant toutes les manifestations d&#8217;hypocrisie. Et, \u00e0 la fin de sa vie, il remarque dans Henri Brulard: &#8221; la soci\u00e9t\u00e9 prolong\u00e9e avec un hypocrite me donne un commencement de mal de mer.&#8221;<\/p>\n<p>Toute son oeuvre sera marqu\u00e9e par ce sentiment. Il y a d&#8217;abord l&#8217;aspect litt\u00e9raire du probl\u00e8me, la question du style: on sait comment l&#8217;horreur de l&#8217;emphase le conduit \u00e0 prendre le Code civil pour mod\u00e8le &#8211; du moins l&#8217;assure-t-il &#8211; et comment il faillit, dit-il, se battre en duel \u00e0 cause de la Cime ind\u00e9termin\u00e9e des for\u00eats de Chateaubriand, qui trouvait des admirateurs dans son r\u00e9giment.&#8221; Le style de M.de Chateaubriand et de M. Villemain me semble dire: 1\u00b0 Beaucoup de petites choses agr\u00e9ables mais inutiles \u00e0 dire&#8230;2\u00b0 Beaucoup de petites fausset\u00e9s agr\u00e9ables \u00e0 entendre.&#8221;<\/p>\n<p>On sait aussi comment, pour protester contre l&#8217;enseignement que lui dispense le j\u00e9suite Raillane, il se r\u00e9fugie avec passion dans l&#8217;\u00e9tude des math\u00e9matiques, o\u00f9, pense-t-il, l&#8217;hypocrisie n&#8217;est pas possible.&#8221; Mon enthousiasme pour les math\u00e9matiques avait peut-\u00eatre eu pour base principale mon horreur pour l&#8217;hypocrisie&#8230;&#8221; Ces ch\u00e8res math\u00e9matiques dont, faisant beaucoup plus tard le bilan de sa vie, il pouvait dire encore dans la Vie de Henri Brulard: &#8221; J&#8217;aimais et j&#8217;aime encore les math\u00e9matiques comme n&#8217;admettant pas l&#8217;hypocrisie et le vague, mes deux b\u00eates d&#8217;aversion.&#8221; Paul Val\u00e9ry a raison de remarquer: &#8221; Supr\u00eamement sensible \u00e0 l&#8217;hypocrisie, il flaire \u00e0 cent lieues, dans l&#8217;espace social, la simulation et la dissimulation. Sa foi dans le mensonge universel \u00e9tait ferme et presque constitutionnelle &#8220;. Mais ce n&#8217;est l\u00e0 encore qu&#8217;une approche de la question. Pendant longtemps, son journal en fait foi, Stendhal a \u00e9t\u00e9 hant\u00e9 par le Tartuffe de Moli\u00e8re. Dans le Rouge et le Noir, il s&#8217;attaque lui-m\u00eame au coeur du probl\u00e8me et nous fait comprendre admirablement qu&#8217;il ne s&#8217;agit pas en l&#8217;occurrence de psychologie individuelle, ni encore moins de m\u00e9taphysique, mais en derni\u00e8re analyse de politique. Car le v\u00e9ritable accus\u00e9 dans le Rouge et le Noir, ce n&#8217;est pas Julien, mais la soci\u00e9t\u00e9. Et non pas la soci\u00e9t\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral donn\u00e9e une fois pour toutes, mais celle que conna\u00eet Stendhal et dont il d\u00e9monte les rouages avec une pr\u00e9cision d&#8217;horloger.<\/p>\n<p>La r\u00e9volte de Stendhal est historiquement dat\u00e9e. Que nous montre en effet le Rouge et le Noir ? Que, dans une soci\u00e9t\u00e9 soumise \u00e0 la tyrannie d&#8217;une classe dominante (et l&#8217;auteur d\u00e9crit tr\u00e8s concr\u00e8tement comment s&#8217;exerce, sous la Restauration, cette domination des nobles et de la Congr\u00e9gation), celui que le sort a fait na\u00eetre dans une &#8221; classe dite inf\u00e9rieure &#8221; n&#8217;a le choix qu&#8217;entre l&#8217;hypocrisie et la r\u00e9volte. Et le Rouge et le Noir, c\u00f4t\u00e9 Julien, est r\u00e9volte et non pas hypocrisie. La morale, c&#8217;est tout ce qui est utile \u00e0 la caste privil\u00e9gi\u00e9e. L&#8217;hypocrisie n&#8217;est pas dans ce cas le fait de l&#8217;individu. Elle est partout, elle est la condition m\u00eame du bon fonctionnement du syst\u00e8me social. C&#8217;est la soci\u00e9t\u00e9 qui l&#8217;impose \u00e0 l&#8217;individu, et celui-ci n&#8217;a pas le choix, il est contraint d&#8217;accepter la r\u00e8gle du jeu, de feindre d&#8217;\u00eatre dupe s&#8217;il ne veut pas \u00eatre rejet\u00e9 et condamn\u00e9. Car &#8221; mentir n&#8217;est-il pas la seule ressource des esclaves &#8221; ? L'&#8221;\u00e9gotisme&#8221; dont Stendhal a fait sa philosophie personnelle n&#8217;est au fond que l&#8217;aspiration de l&#8217;individu \u00e0 se lib\u00e9rer de cette gangue sociale, qui l&#8217;emp\u00eache de s&#8217;\u00e9panouir. A plusieurs reprises, dans son &#8220;journal&#8221;, il feint de s&#8217;excuser d&#8217;avoir recours au mot et \u00e0 la chose comme s&#8217;il \u00e9tait inconvenant de parler de soi. Ne soyons pas dupe de cet acc\u00e8s de modestie litt\u00e9raire \u00e0 laquelle il nous convie sans beaucoup y croire. Ce qui est vrai c&#8217;est que l&#8217;\u00e9gotisme n&#8217;est ni exemplaire ni valable en tout temps et en tout lieu. Sa valeur est singuli\u00e8re, circonstancielle et se mesure \u00e0 la qualit\u00e9 de celui qui le pratique. M.de Chateaubriand peut appara\u00eetre, c&#8217;est Stendhal lui-m\u00eame qui le dit, comme &#8220;le roi des \u00e9gotistes&#8221;, il op\u00e8re cependant sur un autre registre que l&#8217;auteur du Rouge et le Noir, qui remarque: &#8221; Je suis comme une femme honn\u00eate qui se ferait fille: j&#8217;ai besoin de vaincre \u00e0 chaque instant cette pudeur d&#8217;honn\u00eate homme qui a horreur de parler de soi &#8220;.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9gotisme, c&#8217;est la r\u00e9sistance \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 injuste, avec les moyens du bord. C&#8217;est la revendication d&#8217;\u00eatre soi-m\u00eame face \u00e0 des contraintes ext\u00e9rieures jug\u00e9es inacceptables. D&#8217;o\u00f9 l&#8217;exaltation permanente du naturel qui s&#8217;oppose \u00e0 la vanit\u00e9, comme l&#8217;\u00eatre s&#8217;oppose au para\u00eetre. Le naturel, c&#8217;est la sinc\u00e9rit\u00e9, la passion, le m\u00e9pris des faux-semblants et des convenances, le refus d&#8217;accepter la r\u00e8gle d&#8217;un jeu social fond\u00e9 sur le mensonge. Ce n&#8217;est donc pas de l&#8217;\u00e9go\u00efsme et ce n&#8217;est pas seulement la volont\u00e9 de se faire, suivant le mot de Val\u00e9ry, &#8221; l&#8217;insulaire de l&#8217;Ile Moi &#8221; car Stendhal et ses h\u00e9ros professent une morale qui est, comme toute morale, une r\u00e8gle de la vie en soci\u00e9t\u00e9: celle de l&#8217;utilit\u00e9. L&#8217;\u00e9gotisme est une r\u00e9action d&#8217;autod\u00e9fense de l&#8217;individu \u00e0 cette \u00e9poque pr\u00e9cis\u00e9ment &#8211; celle de la Restauration et de la Monarchie de Juillet &#8211; contre les sentiments bas, les ambitions subalternes, l&#8217;amour de l&#8217;argent, l&#8217;intol\u00e9rance et l&#8217;arbitraire du despotisme: &#8221; Tout ce qui \u00e9tait tyrannie, \u00e9crit Stendhal, me r\u00e9voltait et je n&#8217;aimais pas le pouvoir.&#8221;<\/p>\n<p>Cette aspiration \u00e0 la libert\u00e9 d\u00e9passe le niveau de la revendication individualiste. Elle est porteuse d&#8217;un espoir plus vaste qui r\u00e9concilierait l&#8217;homme r\u00e9volt\u00e9 avec la soci\u00e9t\u00e9. Mais cet espoir est exclu dans un syst\u00e8me fond\u00e9 sur le mensonge et l&#8217;obscurantisme. Qu&#8217;il s&#8217;agisse de l&#8217;Italie f\u00e9odale, de la France de la Restauration, ou de la Monarchie de Juillet, partout c&#8217;est l&#8217;hypocrisie qui fait loi. Quel est le leitmotiv de l&#8217;enseignement dispens\u00e9 par la congr\u00e9gation sous Charles X ? &#8221; Ce sont les livres qui ont perdu la France &#8220;. Quelle est la philosophie en honneur dans les classes dirigeantes \u00e0 Parme ? &#8221; Le marquis del Dongo professait une haine vigoureuse pour les lumi\u00e8res: ce sont les id\u00e9es, disait-il, qui ont perdu l&#8217;Italie &#8220;. Quel est le conseil donn\u00e9 \u00e0 Fabrice par le bon abb\u00e9 Blan\u00e8s (d\u00e9test\u00e9 par le marquis &#8221; parce qu&#8217;il raisonne trop pour un homme de si bas \u00e9tage &#8220;): &#8221; Si tu ne deviens pas hypocrite, lui disait-il, peut-\u00eatre tu seras un homme.&#8221; Quelle est la r\u00e8gle de conduite imp\u00e9rative dans le noble salon de l&#8217;h\u00f4tel de la Mole o\u00f9 Julien, qui fait ses premiers pas d&#8217;homme introduit dans le monde, s&#8217;aper\u00e7oit que &#8221; la moindre id\u00e9e vive semblait une grossi\u00e8ret\u00e9 &#8221; ? Stendhal nous r\u00e9sume cette r\u00e8gle non \u00e9crite en paraphrasant Beaumarchais: &#8221; Pourvu qu&#8217;on ne plaisant\u00e2t ni de Dieu, ni des pr\u00eatres, ni du roi, ni des gens en place, ni des artistes prot\u00e9g\u00e9s par la cour, ni de tout ce qui est \u00e9tabli, pourvu qu&#8217;on ne d\u00eet de bien ni de B\u00e9ranger, ni des journaux de l&#8217;opposition, ni de Voltaire, ni de Rousseau, ni de tout ce qui se permet un peu de franc-parler, pourvu surtout qu&#8217;on ne parl\u00e2t jamais de politique, on pouvait librement raisonner de tout &#8220;.[&#8230;]<\/p>\n<p>1. L&#8217;int\u00e9gralit\u00e9 de cette \u00e9tude sur Stendhal sera disponible sur le site web de regards (http:\/\/lot49.fr) dans le courant du mois de mai.Nous remercions Jeannine Andrieu d&#8217;avoir bien voulu nous y autoriser.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Nous avons souhait\u00e9 rendre hommage \u00e0 Ren\u00e9 Andrieu. Au jeune chef de la R\u00e9sistance dans le Lot, au journaliste \u00e0 la plume \u00e9l\u00e9gante et pr\u00e9cise, au r\u00e9dacteur en chef de l&#8217;Humanit\u00e9, \u00e0 l&#8217;homme dont la pr\u00e9sence \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision incarna les communistes pour une g\u00e9n\u00e9ration enti\u00e8re. Roland Leroy, dans l&#8217;hommage rendu au nom de ses camarades et de ses amis, a dit de lui que &#8221; son engagement politique \u00e9tait d&#8217;abord moral. Il \u00e9tait fid\u00e8le \u00e0 lui-m\u00eame, fid\u00e8le aux engagements de sa jeunesse; libert\u00e9, fraternit\u00e9 humaine, litt\u00e9rature, r\u00e9volte contre l&#8217;injustice &#8220;. Qui l&#8217;a connu le sentait bien ainsi. Jeannine Andrieu nous a transmis le texte de la conf\u00e9rence que Ren\u00e9 Andrieu devait pr\u00e9senter, le mercredi 1er avril 1998, devant l&#8217;Association des Amis de Stendhal. Il est mort quelques jours avant. Ce texte de 53 pages est l\u00e0, sur ma table. Superbe: quoi de plus \u00e9mouvant que d&#8217;en publier les premi\u00e8res pages pour les lecteurs de Regards ? n (HENRI MALBERG) <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[288],"class_list":["post-961","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web","tag-spectacle-vivant"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/961","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=961"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/961\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=961"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=961"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=961"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}