{"id":9560,"date":"2016-04-09T10:20:47","date_gmt":"2016-04-09T08:20:47","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-nuit-debout-comment-conjuguer-l\/"},"modified":"2016-04-09T10:20:47","modified_gmt":"2016-04-09T08:20:47","slug":"article-nuit-debout-comment-conjuguer-l","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=9560","title":{"rendered":"Nuit debout : comment d\u00e9passer l&#8217;exp\u00e9rience citoyenne dans un projet politique ?"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Occupy Wall Street a montr\u00e9 les risques de dispersion qui menacent les mouvements sociaux quand le formalisme d\u00e9mocratique l&#8217;emporte sur la formulation d&#8217;objectifs politiques. La Nuit debout devra trouver les moyens d&#8217;aller au-del\u00e0 de l&#8217;occupation\u2026<\/p>\n<p>D\u00e9localiser ou pas la cuisine de la cantine, telle est la question qui accapare une bonne vingtaine de minutes l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale de la quatri\u00e8me Nuit debout, dimanche 3 avril, Place de la R\u00e9publique. Pour des raisons d\u2019hygi\u00e8ne, il serait pr\u00e9f\u00e9rable de pr\u00e9parer la nourriture dans de vraies cuisines \u00e9quip\u00e9es. Oui mais alors le cuisinier, \u00e0 l\u2019\u00e9cart, ne pourrait plus participer aux discussions de la place. Le d\u00e9bat glisse ensuite vers une question plus profonde : est-il vraiment indispensable de faire d\u00e9battre et voter, l\u00e0 maintenant, le millier de personnes pr\u00e9sentes en AG sur la d\u00e9localisation de la cuisine ? Les membres de la &#8220;commission cantine&#8221; ne pourraient-ils pas, tout simplement, d\u00e9cider entre eux du lieu o\u00f9 ils veulent faire \u00e0 manger? <\/p>\n<p><em> <\/p>\n<h2>\u00ab Nous n\u2019occupons pas pour occuper. Nous occupons pour atteindre des objectifs politiques. \u00bb Fr\u00e9d\u00e9ric Lordon<\/h2>\n<p> <\/em><\/p>\n<p>Savoir ce que l\u2019on dit aux profiteurs qui se nourrissent tous les jours \u00e0 l\u2019\u0153il \u00e0 la cantine o\u00f9 le prix est libre est important. D\u00e9cider ce que l\u2019on fait des gens ivres sur la place aussi. <em>\u00ab Mais il ne faut pas que tout \u00e7a nous fasse perdre le sens de ce que nous faisons ici. \u00bb<\/em> Le recadrage \u00e9mane de Fr\u00e9d\u00e9ric Lordon, qui a demand\u00e9 \u00e0 prendre la parole au bout d\u2019une heure de discussions logistiques. L\u2019\u00e9conomiste, soutien depuis le d\u00e9but du mouvement, n\u2019est pas l\u00e0 pour parler intendance. <em>\u00ab Nous n\u2019occupons pas pour occuper. Nous occupons pour atteindre des objectifs politiques. \u00bb<\/em> Et de plaider d\u2019une part pour la <em>\u00ab convergence des luttes \u00bb<\/em> avec les agriculteurs, les chauffeurs de taxi etc, et d\u2019autre part pour l\u2019\u00e9criture d\u2019une <em>\u00ab constitution de la r\u00e9publique sociale pour nous lib\u00e9rer de la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e du capital \u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>La perte de vue des objectifs politiques constitue-t-elle un \u00e9cueil possible pour le mouvement qui a \u00e9merg\u00e9 apr\u00e8s la manifestation du 31 mars 2016 contre la loi El Khomri ? \u00c0 voir la pancarte &#8220;Ni capitaliste ni anticapitaliste, citoyen&#8221;, on peut penser qu\u2019une partie des jeunes &#8220;nuitdeboutistes&#8221; ont m\u00eame une aversion \u00e0 \u00e9laborer le moindre projet politique. <em>\u00ab Mon p\u00e8re est de droite, je veux pouvoir lui dire de venir car ici ce n\u2019est ni de gauche ni de droite \u00bb<\/em>, se r\u00e9jouit une jeune femme, suscitant une r\u00e9action mitig\u00e9e dans l\u2019agora.<\/p>\n<p>Pour certains d\u2019entre eux, la r\u00e9appropriation de l\u2019espace public et l\u2019exp\u00e9rimentation concr\u00e8te de la d\u00e9mocratie directe et participative sont des fins en soi. Et de fait, il y a de quoi se r\u00e9jouir. Beaucoup de jeunes n\u2019avaient jamais manifest\u00e9 avant. Maintenant ils sont l\u00e0, ils parlent pendant des heures de valeurs collectives, du sens du travail, de distribution des richesses, d\u2019accueil des r\u00e9fugi\u00e9s, de violence polici\u00e8re, bref, de politique, et c\u2019est \u00e9norme. Est-ce suffisant ?<\/p>\n<p><em> <\/p>\n<h2>\u00ab B\u00e2tir une culture de lutte d\u00e9mocratique est certes utile pour les cercles militants, mais ce n\u2019est qu\u2019un point de d\u00e9part. Occupy Wall Street n\u2019est jamais all\u00e9 plus loin. \u00bb Thomas Franck<\/h2>\n<p> <\/em><\/p>\n<p>Dans un article du <em>Monde diplomatique<\/em> intitul\u00e9 &#8220;Le pi\u00e8ge d\u2019une contestation sans revendications : Occuper Wall Street, un mouvement tomb\u00e9 amoureux de lui-m\u00eame&#8221;, le journaliste am\u00e9ricain Thomas Franck affirme que <em>\u00ab le refus de formuler des propositions a constitu\u00e9 une grave erreur tactique \u00bb<\/em>. <em>\u00ab B\u00e2tir une culture de lutte d\u00e9mocratique est certes utile pour les cercles militants, mais ce n\u2019est qu\u2019un point de d\u00e9part. OWS n\u2019est jamais all\u00e9 plus loin. (\u2026) Pour ses militants, la culture horizontale repr\u00e9sente le stade supr\u00eame de la lutte : &#8220;Le processus est le message&#8221;, entonnaient en ch\u0153ur les protestataires \u00bb<\/em>. <\/p>\n<p>Comment auraient-ils d\u00fb proc\u00e9der? Pour Thomas Franck, lutter contre Wall Street en 2011 impliquait, tr\u00e8s prosa\u00efquement, de se battre pour rer\u00e9guler la finance par des lois et reconstruire <em>\u00ab un \u00c9tat r\u00e9gulateur comp\u00e9tent \u00bb<\/em>. <em>\u00ab Mais ce n\u2019est pas ainsi que l\u2019on enflamme l\u2019imagination de ses contemporains. Comment animer un carnaval lorsqu\u2019on r\u00eave secr\u00e8tement d\u2019experts-comptables et d\u2019administration fiscale ? En remettant les choses \u00e0 plus tard. En \u00e9vitant de r\u00e9clamer des mesures concr\u00e8tes. R\u00e9clamer, c\u2019est admettre que les adultes guind\u00e9s et sans humour ont repris la barre et que la r\u00e9cr\u00e9ation est finie. Ce choix tactique a remarquablement fonctionn\u00e9 au d\u00e9but, mais il a aussi fix\u00e9 une date de p\u00e9remption \u00e0 tout le mouvement. \u00bb<\/em> <\/p>\n<p>Le campement \u00e0 Zuccotti Park a \u00e9t\u00e9 \u00e9vacu\u00e9 au bout de deux mois. On pourrait objecter \u00e0 Thomas Franck que la dispersion d\u2019Occupy n\u2019est pas synonyme d\u2019\u00e9chec. Comme le fait souvent remarquer notamment Naomi Klein, le mouvement a fait resurgir le sentiment de la possibilit\u00e9 d\u2019une transformation sociale, et une fois rentr\u00e9s chez eux, les militants ont poursuivi de plus belle la lutte, que ce soit dans la restauration rapide en faveur des 15 dollars de l\u2019heure ou dans la campagne Black Lives Matter contre les violences polici\u00e8res. Surtout, le mouvement a produit une chose que l\u2019on ne pensait pas voir de sit\u00f4t aux \u00c9tats-Unis : un candidat socialiste aux primaires des pr\u00e9sidentielles. Bernie Sanders a \u00e9t\u00e9 port\u00e9 par la g\u00e9n\u00e9ration Occupy. On peut en dire autant de Jeremy Corbyn aux Royaume-Uni ou de Syriza en Gr\u00e8ce, deux pays qui ont vu des mouvements importants d\u2019occupation des places.<\/p>\n<p><em> <\/p>\n<h2>\u00ab S\u2019il y a bien une chose qui n\u2019a que faire de tout principe arithm\u00e9tique de majorit\u00e9, ce sont bien les insurrections. \u00bb Le Comit\u00e9 invisible<\/h2>\n<p> <\/em><\/p>\n<p>La critique de Thomas Franck fait \u00e9cho, pour des raisons pourtant diam\u00e9tralement oppos\u00e9es, \u00e0 celle du Comit\u00e9 invisible sur le <em>\u00ab f\u00e9tichisme de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale \u00bb<\/em> dans <em>\u00c0 nos amis<\/em>. \u00c0 Placa Catalunya \u00e0 Barcelone, <em>\u00ab chacun a pu alors constater que, lorsque l\u2019on est aussi nombreux, il n\u2019y a plus aucune diff\u00e9rence entre d\u00e9mocratie directe et d\u00e9mocratie repr\u00e9sentative. L\u2019assembl\u00e9e est le lieu o\u00f9 l\u2019on est contraint d\u2019\u00e9couter des conneries sans pouvoir r\u00e9pliquer, exactement comme devant la t\u00e9l\u00e9 \u00bb<\/em>. <\/p>\n<p>\u00c0 Oakland, on en vint \u00e0 <em>\u00ab consid\u00e9rer que l\u2019assembl\u00e9e n\u2019avait aucun titre \u00e0 valider ce que tel ou tel groupe pouvait ou voulait faire, qu\u2019elle \u00e9tait un lieu d\u2019\u00e9change et non de d\u00e9cision \u00bb<\/em>. Car de toute fa\u00e7on, <em>\u00ab s\u2019il y a bien une chose qui n\u2019a que faire de tout principe arithm\u00e9tique de majorit\u00e9, ce sont bien les insurrections, dont la victoire d\u00e9pend de crit\u00e8res qualitatifs \u2014 de d\u00e9termination, de courage, de confiance en soi, de sens strat\u00e9gique, d\u2019\u00e9nergie collective \u00bb<\/em>. Les auteurs \u00e9voquent quasiment une pathologie d\u00e9mocratique : <em>\u00ab Si l\u2019insurrection a d\u2019abord trait \u00e0 la col\u00e8re, puis \u00e0 la joie, la d\u00e9mocratie directe, dans son formalisme, est d\u2019abord une affaire d\u2019angoiss\u00e9s. Que rien ne se passe qui ne soit d\u00e9termin\u00e9 par une proc\u00e9dure pr\u00e9visible. Qu\u2019aucun \u00e9v\u00e9nement ne nous exc\u00e8de \u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>Il est en effet tentant de sourire devant les proc\u00e9dures que s\u2019imposent depuis une quinzaine d\u2019ann\u00e9es les altermondialistes, Occupy et autres indign\u00e9s pour maintenir la sacro sainte horizontalit\u00e9. <em>\u00ab Le Comit\u00e9 invisible mise tout sur la densit\u00e9 des relations et la confiance qui na\u00eet du fait d\u2019habiter et de manger ensemble, de s\u2019auto-organiser. Il n\u2019emp\u00eache que les r\u00e8gles qu\u2019ils ridiculisent ont leur utilit\u00e9, affirme le philosophe Manuel Cervera-Marzal. Le syst\u00e8me du tour de parole, par exemple, permet aux gens timides de s\u2019inscrire et d\u2019oser s\u2019exprimer. Sans \u00e7a, c\u2019est celui qui a l\u2019habitude et qui crie le plus fort qui est entendu \u00bb<\/em>.  <\/p>\n<p>Pour l&#8217;auteur de <em>D\u00e9sob\u00e9ir en d\u00e9mocratie<\/em>, les mouvements sociaux d\u00e9sireux de s\u2019affranchir des structures hi\u00e9rarchiques associ\u00e9es aux partis traditionnels auraient m\u00eame, dans certains cas, int\u00e9r\u00eat \u00e0 se doter de plus de r\u00e8gles. <em>\u00ab Le probl\u00e8me, quand on part du principe qu\u2019il n\u2019y a pas de chef, c\u2019est qu\u2019on est aveugle face \u00e0 celui qui \u00e9merge de mani\u00e8re informelle, par exemple sous l\u2019effet des m\u00e9dias qui rep\u00e8rent le &#8220;bon client&#8221;. Comme on ne le voit pas, on ne se donne pas les moyens de le contr\u00f4ler par des \u00e9lections et des mandats bien d\u00e9finis \u00bb<\/em>. <\/p>\n<p><em> <\/p>\n<h2>\u00ab Non, la d\u00e9mocratie ne signifie pas donner la parole \u00e0 tout le monde, et surtout pas aux fachos. Globalement, il y a un gros travail d\u2019\u00e9ducation populaire \u00e0 faire pour politiser les AG. \u00bb Lise, une des initiatrices de la Nuit debout<\/h2>\n<p> <\/em><\/p>\n<p>C&#8217;\u00e9tait tout le propos de Joreen Freeman, lors de sa conf\u00e9rence sur &#8220;la tyrannie de l\u2019absence de structure&#8221;, prononc\u00e9e en mai 1970. La militante f\u00e9ministe am\u00e9ricaine comparait l\u2019approche spontan\u00e9iste qui se m\u00e9fie de tout protocole \u00e0 la doctrine du &#8220;laisser-faire&#8221; qui <em>\u00ab n\u2019interdit pas aux secteurs dominants de l\u2019\u00e9conomie de contr\u00f4ler les salaires, les prix et la distribution \u00bb<\/em> mais qui <em>\u00ab se contente de priver l\u2019\u00c9tat de la possibilit\u00e9 de le faire. L\u2019absence de structure cache le pouvoir et, dans le mouvement f\u00e9ministe, l\u2019id\u00e9e s\u00e9duit en particulier les personnes les mieux plac\u00e9es pour en profiter (qu\u2019elles en soient conscientes ou non). Pour que chacun puisse avoir la possibilit\u00e9 de s\u2019impliquer dans un groupe (\u2026) les r\u00e8gles de prise de d\u00e9cision doivent \u00eatre transparentes, et cela n\u2019est possible que si elles ont \u00e9t\u00e9 formalis\u00e9es. (\u2026) La question n\u2019est donc pas de choisir entre structure et absence de structure, mais entre structure formelle et structure informelle. \u00bb<\/em><\/p>\n<p>Sur place, le petit groupe d\u2019organisateurs de la Nuit debout, constitu\u00e9 fin f\u00e9vrier autour du film <em>Merci Patron<\/em> de Fran\u00e7ois Ruffin, ont eux-m\u00eames \u00e9t\u00e9 confront\u00e9s \u00e0 une certaine m\u00e9fiance de la part des jeunes qui rejoignent le mouvement et qui rejettent toute structure : <em>\u00ab Ils s\u2019imaginent souvent que tout s\u2019est mis en place spontan\u00e9ment, alors qu\u2019on a fait un gros travail d\u2019organisation en amont et que c\u2019est gr\u00e2ce au soutien d\u2019associations comme le Droit au logement, Attac et Solidaires que l\u2019on a pu s\u2019installer ici, avoir une sono, etc. \u00bb<\/em>, explique Lise, instit, membre du noyau dur d\u2019initiateurs. <\/p>\n<p>Les &#8220;anciens&#8221; comme elle essaient progressivement de passer la main mais <em>\u00ab restent comme un Conseil de sages, pour \u00e9viter que \u00e7a parte dans tous les sens politiquement \u00bb<\/em>. Elle explique : <em>\u00ab Car non, la d\u00e9mocratie, \u00e7a ne signifie pas donner la parole \u00e0 tout le monde, et surtout pas aux fachos. Pour les petites choses logistiques, il faut arr\u00eater de perdre du temps et de l\u2019\u00e9nergie \u00e0 les faire voter en AG. En revanche, il y a des questions beaucoup plus importantes, comme la r\u00e9daction des communiqu\u00e9s de presse, qui ne doivent pas se faire sans contr\u00f4le. Globalement, il y a un gros travail d\u2019\u00e9ducation populaire \u00e0 faire pour politiser les AG. Il faut que d\u2019autres camarades intellectuels rejoignent Fr\u00e9d\u00e9ric Lordon et aident \u00e0 faire passer le message qu\u2019on n\u2019est pas l\u00e0 juste pour &#8220;\u00eatre citoyen&#8221; mais pour porter un projet politique, pour d\u00e9fendre un certain nombre de valeurs et d\u2019id\u00e9es. \u00bb<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Occupy Wall Street a montr\u00e9 les risques de dispersion qui menacent les mouvements sociaux quand le formalisme d\u00e9mocratique l&#8217;emporte sur la formulation d&#8217;objectifs politiques. 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