{"id":8941,"date":"2015-08-25T11:38:45","date_gmt":"2015-08-25T09:38:45","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-la-nation-contre-l-europe-ou-la\/"},"modified":"2023-06-23T23:20:23","modified_gmt":"2023-06-23T21:20:23","slug":"article-la-nation-contre-l-europe-ou-la","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=8941","title":{"rendered":"La nation contre l&#8217;Europe, ou la tentation du grand contournement"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">La Gr\u00e8ce \u00e9trangl\u00e9e, l\u2019UE en panne, le lib\u00e9ralisme \u00e0 la manoeuvre et le mouvement social inerte : l\u2019\u00e9t\u00e9 a \u00e9t\u00e9 merveilleux. Alors la tentation est grande de tout remettre \u00e0 plat. Mais si le surplace est impossible, la fuite en avant est un leurre meurtrier.<\/p>\n<p>Pour commencer, il ne sert \u00e0 rien de d\u00e9couvrir la lune. L\u2019Union europ\u00e9enne est domin\u00e9e par le lib\u00e9ralisme, &#8220;ultra&#8221; ou &#8220;social&#8221; ? On le sait depuis longtemps. Elle n\u2019est pas un espace d\u00e9mocratique, mais le terrain par excellence de la gouvernance ? Belle d\u00e9couverte. Elle est par fondation structur\u00e9e par le capital, elle est un enfant de la guerre froide et de l\u2019h\u00e9g\u00e9monie am\u00e9ricaine ? Tiens donc ! Ses promoteurs ont toujours voulu en faire un instrument contre la transformation radicale des soci\u00e9t\u00e9s ? Il est temps de s\u2019en rendre compte. Les leaders actuels de l\u2019Union, c\u2019est-\u00e0-dire les responsables des \u00c9tats nationaux, ont d\u00e9cid\u00e9 d\u2019aller au bout de leur logique concurrentielle, d\u00e9r\u00e9gulatrice, technocratique et s\u00e9curitaire ? Nous n\u2019avions pas besoin de cet \u00e9t\u00e9 pour le savoir, nous qui avons connu le r\u00e9f\u00e9rendum de 2005 et ses cons\u00e9quences.<\/p>\n<p>Que l\u2019on cesse donc de r\u00e9p\u00e9ter \u00e0 sati\u00e9t\u00e9 que ceux qui, depuis des ann\u00e9es, se battent pour une autre Europe se bercent de l\u2019illusion que le cadre europ\u00e9en actuel est r\u00e9formable sans toucher \u00e0 ses m\u00e9canismes fondamentaux. Ou alors il faut ajouter que tous ceux qui se battent \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de toute institution, quelle qu\u2019elle soit, partagent la conviction na\u00efve que les soci\u00e9t\u00e9s d\u2019exploitation et de domination dans lesquelles elles fonctionnent peuvent se transformer sans mettre en cause les logiques fondamentales qui les r\u00e9gissent. Or vouloir agir \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un syst\u00e8me n\u2019est pas plier devant ses &#8220;contraintes&#8221;.<\/p>\n<h2>Se sortir de la logique, pas de l\u2019Europe<\/h2>\n<p>Quand on agit dans un espace, contre une logique sociale qui le cors\u00e8te et qui le d\u00e9structure, on doit le faire \u00e0 la fois pour obtenir toutes les am\u00e9liorations partielles possibles et pour subvertir le m\u00e9canisme g\u00e9n\u00e9ral qui structure le cadre de part en part. L\u2019engagement pour une autre Europe, du c\u00f4t\u00e9 en tout cas de la gauche d\u2019alternative ou &#8220;radicale&#8221;, n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 pens\u00e9 pour &#8220;am\u00e9liorer&#8221; l\u2019Union telle qu\u2019elle est. Tout au contraire : dire que l\u2019on veut une autre Europe implique, au sens propre, que celle qui est en place n\u2019est pas acceptable sur le fond et qu\u2019il faut donc sortir de la logique qui l\u2019\u00e9touffe. Se sortir de la logique, pas de l\u2019Europe\u2026<\/p>\n<p>Or l\u2019action contre des structures lourdes n\u2019est pas l\u2019affaire d\u2019un jour. Une d\u00e9faite n\u2019est pas subie parce que son environnement structurel est mauvais, mais parce que les forces suffisantes ne se sont pas mobilis\u00e9es. Nous savons depuis longtemps que l\u2019action des peuples est la cl\u00e9. Par exemple, il e\u00fbt fallu que les peuples d\u2019Europe se regroupent en masse autour des Grecs. Pour l\u2019essentiel, ils ne l\u2019ont pas fait. Parce que le cadre europ\u00e9en n\u2019est pas le bon ? Mais dans le cadre national, la mobilisation sociale est-elle plus forte aujourd\u2019hui ? Et la bataille sur la question des retraites ou contre la d\u00e9sindustrialisation, ou pour la d\u00e9fense des services publics, y a-t-elle \u00e9t\u00e9 gagn\u00e9e nagu\u00e8re ?<\/p>\n<p>S\u2019il est aujourd\u2019hui difficile d\u2019engranger des succ\u00e8s et a fortiori des victoires durables, c\u2019est par ce que l\u2019enjeu est redoutable. Dans les temps du capitalisme &#8220;r\u00e9gul\u00e9&#8221;, \u00e0 l\u2019\u00e9poque de l\u2019\u00c9tat-providence et de sa croissance, il \u00e9tait plus facile de rassembler pour r\u00e9orienter les fruits de ladite croissance. On le pouvait d\u2019autant plus que le mouvement ouvrier \u00e9tait en expansion, que l\u2019espoir de la &#8220;Sociale&#8221; \u00e9tait massif, que capitalisme et socialisme s\u2019affrontaient, m\u00eame si le sovi\u00e9tisme n\u2019\u00e9tait pas une figure bien entra\u00eenante dudit socialisme. Aujourd\u2019hui, la crise est notre horizon, l\u2019\u00e9lan du mouvement ouvrier n\u2019est plus l\u00e0 et il n\u2019y a plus de &#8220;grand arri\u00e8re&#8221; pour la Sociale. D\u00e9sormais, toute conqu\u00eate durable est conditionn\u00e9e par l\u2019avanc\u00e9e vers une rupture de syst\u00e8me. Telle est la source de nos difficult\u00e9s, partout, quelle que soit l\u2019\u00e9chelle de territoire consid\u00e9r\u00e9e, du local au plan\u00e9taire.<\/p>\n<h2>Le pi\u00e8ge du repliement national<\/h2>\n<p>Je sens monter, autour de nous, ce que je crois \u00eatre le pi\u00e8ge du repliement national. Pourquoi un pi\u00e8ge ? Tout d\u2019abord parce qu\u2019il n\u2019est pas vrai que le cadre national de la lutte \u2013 par ailleurs d\u00e9cisif \u2013 est plus favorable que le cadre supranational. Les batailles que nous avons perdues l\u2019ont \u00e9t\u00e9 chez nous. L\u2019esprit lib\u00e9ral a gagn\u00e9 les consciences en France. La difficult\u00e9 \u00e0 se sortir de l\u2019\u00e9tau du lib\u00e9ralisme et du social-lib\u00e9ralisme est la n\u00f4tre. Que l\u2019Europe ait \u00e9t\u00e9 si souvent utilis\u00e9e pour l\u00e9gitimer un peu plus la destruction syst\u00e9matique des protections sociales n\u2019emp\u00eache pas que les politiques suivies ont \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9es par les \u00c9tats, par leurs forces dominantes et que le mouvement visant \u00e0 les contrer a \u00e9t\u00e9 d\u00e9fait sur un terrain avant tout national.<\/p>\n<p>Il y a plus que cela encore. Nous sommes dans un temps o\u00f9 l\u2019on nous serine, de jour en jour, que la lutte des classes n\u2019a plus cours, que la question d\u00e9sormais est celle des identit\u00e9s et que, de fait, nous sommes en \u00e9tat de guerre. Il faut choisir, nous dit-on : c\u2019est &#8220;eux&#8221; ou &#8220;nous&#8221;. Eux : l\u2019immigr\u00e9, le musulman, l\u2019\u00e9tranger, l\u2019autre. Et pourquoi pas l\u2019Arabe, le Chinois, le Russe, l\u2019Allemand ?<\/p>\n<p>J\u2019ai lu, il n\u2019y a pas si longtemps, <a href=\" http:\/\/blog.mondediplo.net\/2015-04-06-Lecons-de-Grece-a-l-usage-d-un-internationalisme\">Fr\u00e9d\u00e9ric Lordon expliquer<\/a> que le mondialisme est tr\u00e8s sympathique, mais na\u00efvement utopique. Le r\u00e9alisme, nous dit-il, est dans la puissance des \u00c9tats. Autant dire qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019autre solution que d\u2019opposer \u00e0 la puissance une contre-puissance. Or qu\u2019est-ce qui a produit, par exemple, la possibilit\u00e9 \u00e9conomique d\u2019une Europe allemande ? La m\u00e9chancet\u00e9 intrins\u00e8que de l\u2019Allemand dominateur ? N\u2019est-ce pas plut\u00f4t la logique d\u2019un syst\u00e8me mondialis\u00e9 qui, en polarisant de plus en plus les avoirs, les savoirs et les pouvoirs, d\u00e9chire la plan\u00e8te, l\u2019Europe et chaque territoire en particulier et pousse in\u00e9luctablement \u00e0 l\u2019h\u00e9g\u00e9monie du plus fort ? Pour enrayer la course \u00e0 la puissance allemande, qu\u2019est-ce qu\u2019on fait ? On lutte partout contre le syst\u00e8me qui produit de l\u2019h\u00e9g\u00e9monie ? Ou on choisit d\u2019opposer \u00e0 la puissance en place une autre puissance, et pourquoi pas celle de la France ? Quand on choisit le second terme, \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e on peut avoir <a href=\"http:\/\/russeurope.hypotheses.org\/4225\">la conviction d\u00e9sastreuse de Jacques Sapir<\/a> : la seule voie est celle de l\u2019union de la nation fran\u00e7aise, sans exception, droite et gauche confondues, jusqu\u2019\u00e0 Marine Le Pen.<\/p>\n<h2>La lutte se m\u00e8ne partout<\/h2>\n<p>Contrairement \u00e0 ce que dit Lordon, l\u2019interd\u00e9pendance n\u2019est pas une nasse, la mondialit\u00e9 n\u2019est pas une impasse. Ce qui nous enfonce, c\u2019est la gestion marchande et technocratique des interd\u00e9pendances, c\u2019est le fait que la mondialit\u00e9 est tout enti\u00e8re recouverte aujourd\u2019hui par la mondialisation du capital. La lutte contre la concurrence et la gouvernance se m\u00e8ne donc partout. C\u2019est m\u00eame \u00e0 condition qu\u2019elle se m\u00e8ne partout, qu\u2019elle a des chances de l\u2019emporter. Or pour ce faire, il n\u2019y a pas de raccourci pensable. Retourner aux monnaies nationales ? Mais c\u2019est dans le cadre du syst\u00e8me national des monnaies qu\u2019a \u00e9t\u00e9 amorc\u00e9 le grand recul des ann\u00e9es 1980-1990 et que s\u2019est install\u00e9 le dynamisme du mark. <\/p>\n<p>Que l\u2019on envisage, du fait de l\u2019irresponsabilit\u00e9 de ses dirigeants, l\u2019impossibilit\u00e9 de sortir la zone euro de son impasse actuelle est une chose. Que l\u2019on ne s\u2019en tienne pas \u00e0 l\u2019existence d\u2019une monnaie commune, que l\u2019on r\u00e9fl\u00e9chisse \u00e0 des formes de monnaie compl\u00e9mentaires, \u00e0 base nationale ou locale (\u00e0 l\u2019image des SEL locaux), pourquoi pas ? Mais s\u2019imaginer que la fin de l\u2019euro est en elle-m\u00eame le d\u00e9but de l\u2019\u00e9mancipation, exclure qu\u2019elle soit l\u2019amorce de la guerre des puissances mon\u00e9taires, voil\u00e0 qui ne me para\u00eet pas si \u00e9vident\u2026<\/p>\n<p>Contourner l\u2019enjeu fondamental du devenir de l\u2019Union revient \u00e0 laisser la main aux forces les plus inqui\u00e9tantes. Toute construction politique qui ferait de l\u2019Europe la cause de tous les maux, ind\u00e9pendamment des logiques fondamentales qui la structurent et qui d\u00e9terminent le choix de ses &#8220;\u00e9lites&#8221;, est proprement irr\u00e9aliste. D\u00e8s l\u2019instant, bien s\u00fbr, o\u00f9 l\u2019objectif est celui de l\u2019\u00e9mancipation des individus et de la souverainet\u00e9 populaire. Qu\u2019elle soit ardue ou non, la perspective d\u2019une autre Europe reste strat\u00e9gique. S\u2019il est un &#8220;plan B&#8221;, il est l\u00e0 et pas dans quelque solution particuli\u00e8re que ce soit.<\/p>\n<h2>La mise en commun, pas l&#8217;exclusion<\/h2>\n<p>Il est aujourd\u2019hui un ph\u00e9nom\u00e8ne qui est en train de submerger notre continent : celui d\u2019un nationalisme d\u2019exclusion et de ressentiment, arcbout\u00e9 sur les identit\u00e9s menac\u00e9es, qui fait de l\u2019\u00e9l\u00e9vation des murs la condition pour enfin &#8220;\u00eatre chez soi&#8221;. Penser que l\u2019on peut disputer ce terrain-l\u00e0 au Front national n\u2019a pas de sens. Vis-\u00e0-vis d\u2019un tel nationalisme, une seule voie est raisonnable : le combattre. Pers\u00e9v\u00e9rer dans l\u2019action pour une autre Europe est une fa\u00e7on d\u2019y contribuer. Si la nation politique a un avenir, il est dans la mise en commun, pas dans la n\u00e9crose de l\u2019identit\u00e9.<\/p>\n<p>Pour l\u2019instant, la mobilisation populaire est insuffisante pour peser dans le sens d\u2019une r\u00e9orientation radicale de l\u2019Union, des \u00c9tats et de tous les territoires existants, sans exception. Pr\u00e9cisons le constat : il ne manque pas de forces, de luttes partielles, de propositions et m\u00eame d\u2019exp\u00e9rimentations alternatives. Mais pour l\u2019instant, ces forces sont dispers\u00e9es et donc inefficaces, quelle que soit l\u2019\u00e9chelle territoriale concern\u00e9e. Dispers\u00e9es, elles ne font pas force politique. Elles sont une multitude, mais elles ne sont pas peuple. Ce qui manque, c\u2019est un projet, une m\u00e9thode et la volont\u00e9 de partage : l\u00e0 est la cl\u00e9 d\u2019un rassemblement offensif. Partout.<\/p>\n<p>Ou bien la mise en commun s\u2019amorce, de fa\u00e7on coordonn\u00e9e, \u00e0 toutes les \u00e9chelles spatiales, ou bien la dynamique historique restera aux forces dominantes d\u2019aujourd\u2019hui. Sur la base de cette conviction, il n\u2019y a ni solution courte ni formule magique pour l\u2019alternative.<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-8941 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/europe-contoef8b-634.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/europe-contoef8b-634-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"europe-contoef8b.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Gr\u00e8ce \u00e9trangl\u00e9e, l\u2019UE en panne, le lib\u00e9ralisme \u00e0 la manoeuvre et le mouvement social inerte : l\u2019\u00e9t\u00e9 a \u00e9t\u00e9 merveilleux. Alors la tentation est grande de tout remettre \u00e0 plat. 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