{"id":8680,"date":"2015-05-12T02:47:25","date_gmt":"2015-05-12T00:47:25","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-avi-mograbi-la-violence-d-israel\/"},"modified":"2023-06-23T23:19:40","modified_gmt":"2023-06-23T21:19:40","slug":"article-avi-mograbi-la-violence-d-israel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=8680","title":{"rendered":"Avi Mograbi, la violence d&#8217;Isra\u00ebl dans l&#8217;objectif"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Avi Mograbi est sans doute l\u2019un des cin\u00e9astes isra\u00e9liens les plus inventifs, l\u2019un des plus \u00e9mouvants aussi. Son \u0153uvre \u00e9claire d&#8217;un jour particulier les r\u00e9centes r\u00e9v\u00e9lations sur les exactions des militaires de Tsahal dans les territoires occup\u00e9s.<\/p>\n<p>Il est aujourd\u2019hui possible de retrouver l\u2019ensemble de l&#8217;\u0153uvre d&#8217;Avi Mograbi \u00e0 travers un <a href=\"http:\/\/www.epicentrefilms.com\/dvd-Coffret-Avi-Mograbi-L-integrale-Avi\">magnifique coffret<\/a> \u00e9dit\u00e9 par \u00c9picentre, ainsi qu&#8217;un livre d\u2019entretiens avec Eugenio Renzi, <em><a href=\"http:\/\/www.lesprairiesordinaires.com\/mon-occupation-preacutefeacutereacutee.html\">Mon occupation pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e<\/a><\/em>, publi\u00e9 aux Prairies ordinaires.<\/p>\n<p>L\u2019on pourrait dire que la filmographie d\u2019Avi Mograbi est d\u2019inspiration documentaire et politique. Ce serait vrai, mais tout \u00e0 fait insuffisant. Bien s\u00fbr, son travail et sa vie toute enti\u00e8re s\u2019inscrivent dans la perspective d\u2019une r\u00e9sistance \u00e0 l\u2019expansionnisme et au sionisme qui animent les politiques du gouvernement isra\u00e9lien depuis des d\u00e9cennies. Jeune homme, il sera emprisonn\u00e9, en 1982, pour avoir refus\u00e9 de servir au Liban ; il participe aujourd\u2019hui encore \u00e0 des initiatives visant \u00e0 recueillir le t\u00e9moignages de soldats ayant commis des crimes de guerre durant leur service militaire. Et il n\u2019est pas un seul de ses films, il le dit souvent lui-m\u00eame, qui ne r\u00e9sulte de la m\u00e9moire d\u2019un traumatisme initial : le massacre d\u2019H\u00e9bron, l\u2019Intifada, Sabra et Chatila ou, bien s\u00fbr, la Nakba.<\/p>\n<p><strong><em>Susciter \u00ab une v\u00e9ritable r\u00e9flexion \u00e9thique \u00bb.<br \/>\n<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Pour autant, les films d\u2019Avi Mograbi d\u00e9cevront un spectateur europ\u00e9en qui attendrait, <em>\u00ab pour se mettre \u00e0 jour sur les m\u00e9faits d\u2019Isra\u00ebl \u00bb<\/em>, de voir un travail cin\u00e9matographique qui flatterait et sa bonne conscience, et son go\u00fbt du sensationnalisme. D\u00e9j\u00e0, d\u00e8s <em>D\u00e9portation<\/em>, en 1989, Avi Mograbi, refusera de reprendre telles quelles les images t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es des leaders de l\u2019Intifada, transport\u00e9s \u00e0 la fronti\u00e8re avec le Liban et la Jordanie les mains li\u00e9es et cagoul\u00e9s, et qui, une fois sur place, se verront <em>\u00ab litt\u00e9ralement balanc\u00e9s de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la fronti\u00e8re \u00bb<\/em>. Il pr\u00e9f\u00e8rera retranscrire cette sc\u00e8ne de d\u00e9portation dans le cadre du paysage d\u2019un barrage, non loin de J\u00e9rusalem m\u00eame. C\u2019est-\u00e0-dire d\u2019une structure architecturale qui \u00e9voque \u00e0 la fois l\u2019enjeu strat\u00e9gique de l\u2019eau, et la fonction d\u2019une fronti\u00e8re (r\u00e9trospectivement, Mograbi remarquera que ce barrage, justement, n\u2019est pas sans ressembler au &#8220;Mur de s\u00e9paration&#8221;). <\/p>\n<p>C\u2019est qu\u2019il s\u2019agit, par une mise en sc\u00e8ne qui ne perd rien de l\u2019exigence documentaire, de remettre en sc\u00e8ne la d\u00e9portation elle-m\u00eame, en en soustrayant l\u2019image \u00e0 la violence, arm\u00e9e, trop spectaculaire pour ne pas en masquer la r\u00e9alit\u00e9 et le sens politique. S\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019effacer la <em>\u00ab r\u00e9pulsion \u00bb<\/em> que suscitent ces exactions, il s\u2019agit rien moins que de susciter, \u00e9galement, <em>\u00ab une v\u00e9ritable r\u00e9flexion \u00e9thique \u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>Et l\u2019on pourrait dire que tout le cin\u00e9ma d\u2019Avi Mograbi constitue, de fait, une r\u00e9flexion \u00e9thique sur la violence, mais qui ne c\u00e8de rien aux bonne intentions ou aux bons sentiments. Encore moins \u00e0 une sorte de regard exotique sur la soci\u00e9t\u00e9 isra\u00e9lienne. Pr\u00e9cis\u00e9ment, ce que reproche Mograbi \u00e0 certains cin\u00e9astes isra\u00e9liens, y compris parmi les plus militants, c\u2019est d\u2019ignorer compl\u00e8tement <em>\u00ab la culture, l\u2019histoire et les m\u0153urs des lieux \u00bb<\/em> dans lesquels ils tournent, comme s\u2019ils avaient, en quelque sorte, int\u00e9rioris\u00e9 les exigences d\u2019un r\u00e9alisateur europ\u00e9en, sa bonne conscience et sa bonne volont\u00e9, impuissantes \u00e0 faire voir les profondeurs de la violence qui habite la r\u00e9alit\u00e9 isra\u00e9lienne. <\/p>\n<p><strong><em><br \/>\nUne r\u00e9alit\u00e9 raciste ordinaire, l\u2019apartheid isra\u00e9lien<br \/>\n<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Mais la soci\u00e9t\u00e9 isra\u00e9lienne, ce sont aussi ces check-points o\u00f9 des enfants palestiniens se voient contraints, des heures durant sous un soleil de plomb, d\u2019attendre que des soldats isra\u00e9liens veulent bien leur c\u00e9der le passage et les laisser regagner leur domicile apr\u00e8s l\u2019\u00e9cole (sc\u00e8ne tout sauf spectaculaire, ordinaire h\u00e9las, qui verra pourtant, dans Pour un seul de mes deux yeux, le cin\u00e9aste perdre toute patience, et s\u2019en prendre verbalement \u00e0 la morgue et l\u2019inconscience des soldats isra\u00e9liens). <\/p>\n<p>C\u2019est aussi un jardin de Safourya, ou une pancarte interdit l\u2019entr\u00e9e aux &#8220;\u00e9trangers&#8221; ; et c\u2019est Yasmine, la fille d\u2019un couple juif-arabe ami de Mograbi, qui d\u00e9couvre que c\u2019est en v\u00e9rit\u00e9 \u00e0 son p\u00e8re, Ali, arabe, que s\u2019adresse de fait cette pancarte, et se voit confront\u00e9e \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9, brutale et ordinaire, du racisme isra\u00e9lien (Dans un jardin je suis entr\u00e9). C\u2019est encore Mograbi lui-m\u00eame qui rappelle dans les entretiens avec Eugenio Renzi que, sur sa carte d\u2019identit\u00e9 nationale, l\u2019on trouve la mention &#8220;juif&#8221;. Autant de <em>\u00ab d\u00e9tails \u00bb<\/em>, dirait Mograbi, bien plus r\u00e9v\u00e9lateurs du racisme ordinaire et institutionnel qui hante et structure les profondeurs de la soci\u00e9t\u00e9 isra\u00e9lienne \u2013 Mograbi n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 parler d\u2019 <em>\u00ab apartheid \u00bb<\/em> \u2013, que ne sauraient jamais l\u2019\u00eatre des images spectaculaires et sensationnalistes. <\/p>\n<p>Enfin, cette r\u00e9alit\u00e9 raciste est ins\u00e9parable d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 de classe, comme le rappelle <em>Happy Birthday Mr Mograbi !<\/em> S\u2019il est vrai que la souverainet\u00e9 juive sur les territoires est ins\u00e9parable des processus d\u2019expulsion et de colonisation, elle ne l\u2019est pas moins de la disparition de quartiers palestiniens en Isra\u00ebl m\u00eame, comme celui d\u2019Ajami qui, \u00e0 mesure que les Arabes pauvres en partent, verra des juifs s\u2019installer et transformer des maisons, aux jardins et \u00e0 l\u2019architecture historiques, en maisons de luxe. On comprend que Mograbi, issu d\u2019une famille ch\u00e9rissant les id\u00e9aux sionistes de justice sociale, de solidarit\u00e9 et de partage \u2013 et l\u2019on pense \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience collectiviste des kibboutz \u2013, \u00e9crive, d\u00e9sabus\u00e9 : <em>\u00ab L\u2019histoire de l\u2019\u00c9tat d\u2019Isra\u00ebl est l\u2019histoire d\u2019une sp\u00e9culation immobili\u00e8re r\u00e9ussie \u00bb.<\/em><\/p>\n<p><strong><em>Comment filmer Ariel Sharon ?<br \/>\n<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Pour autant, on se tromperait en r\u00e9duisant le travail de Mograbi \u00e0 cette exigence documentaire exigeante, sombre et implacable. Il y a beaucoup d\u2019humour et d\u2019inventivit\u00e9 dans les films de Mograbi, de tragi-com\u00e9die m\u00eame, avec tout ce que cela suppose de sens de l\u2019artifice, du burlesque, de la d\u00e9rision. Il suffit, pour en donner une id\u00e9e, d\u2019\u00e9voquer l\u2019extraordinaire <em>Comment j\u2019ai appris \u00e0 surmonter ma peur et \u00e0 aimer Ariel Sharon<\/em>. Alors qu\u2019\u00e0 l\u2019approche des \u00e9lections de 1996 \u2013 \u00e0 la suite du meurtre d\u2019Yitzack Rabin, autre traumatisme pour Avi Mograbi \u2013, le r\u00e9alisateur s\u2019appr\u00eate \u00e0 suivre Ariel Sharon, engag\u00e9 dans une campagne en faveur (d\u00e9j\u00e0) de Benyamin Netanyahou, il bute sur un obstacle. Comment filmer celui qu\u2019il tient pour responsable de la colonisation, et des massacres de Sabra et Chatila, et qu\u2019il consid\u00e8re, c\u2019est son mot, comme un <em>\u00ab monstre \u00bb<\/em> ? <\/p>\n<p>C\u2019est que Sharon, ou du moins Sharon tel qu\u2019il se laisse filmer, pr\u00e9sente \u00e9videmment un visage s\u00e9duisant, comme tous ces bons vivants, d\u2019autant plus &#8220;sympathiques&#8221; en apparence qu\u2019ils ont du sang sur les mains. Puisque la r\u00e9alit\u00e9 est trompeuse, ou du moins, artificieuse, Mograbi recourera lui m\u00eame \u00e0 un artifice fictionnel. Ce qui devait \u00eatre un documentaire sur Ariel Sharon devient l\u2019histoire d\u2019un cin\u00e9aste militant qui, s\u00e9duit par le charisme d\u2019une personnalit\u00e9 qu\u2019il sait pourtant abjecte, renonce \u00e0 ses convictions politiques et \u00e9thiques, et entre dans des conflits int\u00e9rieurs symbolis\u00e9s par des \u00e9changes fictifs avec sa femme. <\/p>\n<p>C\u2019est la naissance de la <em>confession box<\/em>, dispositif qu\u2019on retrouvera souvent dans les films suivants d\u2019Avi Mograbi : la <em>\u00ab personne cin\u00e9matographique Avi Mograbi \u00bb,<\/em> face cam\u00e9ra, y incarne des conflits politiques fictifs avec sa femme, ses voisins, sa femme de m\u00e9nage, dans des dialogues follement burlesques (il faut imaginer Avi Mograbi masqu\u00e9 d\u2019un bas, ou portant une serviette de bain de sa femme, nou\u00e9e sur la t\u00eate), conflits qui mettent en sc\u00e8ne, en r\u00e9alit\u00e9, les impasses et les contradictions qui d\u00e9chirent toute la soci\u00e9t\u00e9 isra\u00e9lienne.<\/p>\n<p><strong><em>Z32, les confessions d\u2019un soldat isra\u00e9lien.<br \/>\n<\/strong><\/em><\/p>\n<p>C\u2019est en ce sens qu\u2019Avi Mograbi est tout sauf un documentariste au sens ordinaire du terme. Car ce qu\u2019il appelle r\u00e9alit\u00e9 ou v\u00e9rit\u00e9 est en fait ins\u00e9parable d\u2019un dispositif de fiction, et d\u2019une performance sc\u00e9nique qui contribue \u00e0 la divulguer et la produire. Ce dispositif atteint son sommet dans <em>Z32<\/em>, peut \u00eatre son plus grand film \u00e0 ce jour. Comment filmer les confessions d\u2019un soldat isra\u00e9lien qui a commis des crimes de guerre ? D\u2019autant que celui-ci ne peut t\u00e9moigner \u00e0 visage d\u00e9couvert ? <\/p>\n<p>L\u00e0 encore, Mograbi fera du masque, de la fiction, la condition de la v\u00e9rit\u00e9 : c\u2019est par\u00e9 d\u2019un masque num\u00e9rique que le jeune homme finira par conter \u00e0 sa fianc\u00e9e l\u2019horreur des exactions qu\u2019il a commises, sous l\u2019emprise d\u2019un long conditionnement, et de la discipline des corps d\u2019\u00e9lite de l\u2019arm\u00e9e isra\u00e9lienne, qui du reste n\u2019est pas sans rapport avec le cin\u00e9ma lui-m\u00eame. C\u2019est ainsi que le jeune homme confiera avoir couru sur le champ de bataille, et assassin\u00e9 des innocents \u00e0 la mani\u00e8re d&#8217;un acteur de cin\u00e9ma : une sorte de &#8220;Superman&#8221; d\u00e9poss\u00e9d\u00e9 de lui-m\u00eame et de son corps.<\/p>\n<p>Tout, donc, est troublant dans le cin\u00e9ma d\u2019Avi Mograbi. Les visages, comme ceux de Sharon, sont en fait des masques. Et les masques, la fiction, disent seule la v\u00e9rit\u00e9. C\u2019est que, comme le dit Avi Mograbi : <em>\u00ab Le cin\u00e9ma est un art du r\u00e9el car le r\u00e9el est toujours un artifice. \u00bb<\/em> Et l\u2019on pense \u00e0 Rossellini, qui disait que le monde faisait du cin\u00e9ma, et un mauvais cin\u00e9ma. Reste alors \u00e0 faire de meilleurs films que le monde. Le monde, car que l\u2019on ne croit pas que Mograbi ne parle que d\u2019Isra\u00ebl. <a href=\"http:\/\/archives-lepost.huffingtonpost.fr\/article\/2009\/02\/18\/1428613_z32-d-avi-mograbi-israel-en-guerre-avec-elle-meme.html\">Dans une interview r\u00e9cente<\/a>, Mograbi rappelait que la v\u00e9rit\u00e9 de son film valait, aussi, bien pour les exactions commises, en Alg\u00e9rie, par les soldats fran\u00e7ais. <div id='gallery-1' class='gallery galleryid-8680 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon portrait'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/mograbi-livre-775.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/mograbi-livre-775-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"mograbi-livre.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/mograbi-home-027.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/mograbi-home-027-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"mograbi-home.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avi Mograbi est sans doute l\u2019un des cin\u00e9astes isra\u00e9liens les plus inventifs, l\u2019un des plus \u00e9mouvants aussi. Son \u0153uvre \u00e9claire d&#8217;un jour particulier les r\u00e9centes r\u00e9v\u00e9lations sur les exactions des militaires de Tsahal dans les territoires occup\u00e9s.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":21963,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[157],"tags":[299,470,332],"class_list":["post-8680","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-web","tag-cinema","tag-israel","tag-palestine"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8680","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=8680"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8680\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/21963"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=8680"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=8680"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=8680"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}