{"id":8649,"date":"2015-04-29T00:21:43","date_gmt":"2015-04-28T22:21:43","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-mona-chollet-la-maison-a-la-fois\/"},"modified":"2023-06-23T23:19:36","modified_gmt":"2023-06-23T21:19:36","slug":"article-mona-chollet-la-maison-a-la-fois","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=8649","title":{"rendered":"Mona Chollet : \u00ab La maison, \u00e0 la fois intime et politique \u00bb"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Journaliste au <em>Monde diplomatique<\/em>, essayiste, Mona Chollet signe avec <em>Chez soi. Une odyss\u00e9e de l&#8217;espace domestique<\/em> une plong\u00e9e au c\u0153ur de la maison, cet univers personnel mais aux multiples ramifications. <\/p>\n<p>\u00ab La maison \u00bb : le sujet peut de prime abord sembler \u00e9tonnant pour une journaliste telle que Mona Chollet, plut\u00f4t connue pour son analyse des m\u00e9canismes de domination et d&#8217;ali\u00e9nation \u2013 via notamment les repr\u00e9sentations de la femme et de la f\u00e9minit\u00e9 (<em><a href=\"http:\/\/www.editionsladecouverte.fr\/catalogue\/index-Beaute_fatale-9782707185815.html\">Beaut\u00e9 fatale, les nouveaux visages d&#8217;une ali\u00e9nation f\u00e9minine<\/a><\/em>, 2012) \u2013, ou son d\u00e9montage des imaginaires politiques \u2013 tel celui construit par Nicolas Sarkozy (<em><a href=\"http:\/\/www.editions-zones.fr\/spip.php?article59\">R\u00eaves de droite, d\u00e9faire l&#8217;imaginaire sarkozyste<\/a><\/em>, 2008). Sauf que partant du &#8220;chez soi&#8221;, Mona Chollet aborde dans une r\u00e9flexion extr\u00eamement articul\u00e9e diff\u00e9rentes th\u00e9matiques : le logement, les r\u00e9seaux sociaux, le temps libre, les t\u00e2ches m\u00e9nag\u00e8res, le mod\u00e8le de la famille nucl\u00e9aire, etc. <\/p>\n<p>\u00c0 travers des r\u00e9f\u00e9rences \u00e9clectiques, allant du blog aux \u00e9crivains (Nicolas Bouvier, Chantal Thomas, Virginia Woolf) en passant par la philosophie (Annie Le Brun, Gaston Bachelard, etc.), l&#8217;ouvrage offre un parcours initiatique de nos espaces quotidiens, avant de se conclure sur un chapitre essentiel. D\u00e9di\u00e9 \u00e0 l&#8217;architecture, ce dernier rappelle que si les lieux que nous occupons sont soumis \u00e0 des contraintes tant sociales, culturelles, que politiques, il existe des voies possibles pour \u00e9laborer de nouvelles politiques de l&#8217;espace. <\/p>\n<p><strong>Regards. Quelle est l&#8217;origine de ce livre ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>Mona Chollet.<\/strong> Je suis quelqu&#8217;un pour qui l&#8217;univers de la maison est important. J&#8217;ai besoin d&#8217;avoir de longs moments o\u00f9 je peux rester chez moi, sinon je m&#8217;\u00e9puise assez vite. Me rendant compte que cela suscitait des moqueries, des sarcasmes, que ce n&#8217;\u00e9tait pas toujours bien accept\u00e9, j&#8217;ai commenc\u00e9 \u00e0 y r\u00e9fl\u00e9chir d&#8217;une mani\u00e8re plus globale. \u00c0 partir de ce fil rouge, j&#8217;ai abord\u00e9 plusieurs sujets (la difficult\u00e9 de se loger, les t\u00e2ches m\u00e9nag\u00e8res, Internet et les r\u00e9seaux sociaux, l&#8217;architecture, etc.) et c&#8217;\u00e9tait assez agr\u00e9able de voir se d\u00e9velopper une coh\u00e9rence et des connexions qu&#8217;on ne cherchait pas au d\u00e9part. \u00c9videmment, c&#8217;est subjectif, ce sont des sujets qui m&#8217;int\u00e9ressent particuli\u00e8rement, comme la question de l&#8217;espace, du temps. Avoir un chez-soi est d&#8217;abord et avant tout une question mat\u00e9rielle. Mais celle du temps ont on dispose pour en profiter est importante, m\u00eame si on la remarque moins. La vogue du lifestyle, du bricolage, de l&#8217;am\u00e9lioration permanente de son domicile me semble assez contradictoire avec le temps limit\u00e9 qu&#8217;on a pour en profiter, que ce soit en raison du travail, d&#8217;Internet, des t\u00e2ches m\u00e9nag\u00e8res, etc. <\/p>\n<p><em> <strong><em>\u00ab Cela m&#8217;int\u00e9resse de travailler sur un sujet pas sp\u00e9cialement noble \u00bb<br \/>\n<\/strong><\/em> <\/em><\/p>\n<p><strong>\u00c0 la d\u00e9couverte de ce livre, on pourrait avoir le sentiment qu&#8217;il est moins politique ou critique que vos pr\u00e9c\u00e9dents ouvrages\u2026<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Le sujet me semblait int\u00e9ressant parce qu&#8217;il est \u00e0 la fois tr\u00e8s intime \u2013 chacun y projette des choses personnelles \u2013 et politique : les logements dont on dispose ou pas, le bien-\u00eatre qu&#8217;on peut esp\u00e9rer en restant chez soi d\u00e9pendent de d\u00e9cisions politiques et refl\u00e8tent l&#8217;\u00e9tat d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9. M\u00eame retranch\u00e9 dans notre int\u00e9rieur, nous sommes encore le jouet d&#8217;influences sociales. Si l&#8217;on s&#8217;en tient \u00e0 une analyse superficielle, on a le sentiment qu&#8217;il n&#8217;y a rien de plus consensuel que d&#8217;aimer \u00eatre casanier, parce qu&#8217;il y a toute une industrie qui nous le vend. Rester chez soi est assez m\u00e9pris\u00e9 et il n&#8217;y a \u00e0 peu pr\u00e8s que les marchands de meubles et de d\u00e9coration qui le valorisent. Mais consommer ou profiter de son chez-soi ne sont pas la m\u00eame chose, et nous avons tr\u00e8s peu de possibilit\u00e9s d&#8217;habiter les espaces. Nous ne sommes m\u00eame pas cens\u00e9s le faire, c&#8217;est assez mal vu. <\/p>\n<p><strong>L&#8217;espace domestique est spontan\u00e9ment pens\u00e9 comme un sujet ordinaire, trivial, qui ne se pr\u00eaterait pas \u00e0 une r\u00e9flexion approfondie ?<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>J&#8217;ai re\u00e7u sur Twitter une photo d&#8217;un lecteur qui est all\u00e9 chercher le livre dans une librairie et qui l&#8217;a trouv\u00e9 au rayon bricolage, voyages, rangement, d\u00e9veloppement personnel, ce genre de trucs. C&#8217;est assez dr\u00f4le, car je me rends bien compte qu&#8217;effectivement, le sujet peut pr\u00eater \u00e0 confusion. Mais ce malentendu me pla\u00eet. Cela m&#8217;int\u00e9resse de travailler sur un sujet pas sp\u00e9cialement noble ou glorieux, qui n&#8217;est pas estampill\u00e9 comme &#8220;le&#8221; sujet de gauche r\u00e9volutionnaire en d\u00e9veloppant une \u00e9criture personnelle m\u00eal\u00e9e \u00e0 un propos politique, faite d&#8217;allers-retours entre des souvenirs intimes et un \u00e9largissement \u00e0 des choses plus g\u00e9n\u00e9rales. <\/p>\n<p><em> <strong><em>\u00ab L&#8217;architecture est un domaine dont nous sommes tenus \u00e0 l&#8217;\u00e9cart \u00bb<br \/>\n<\/strong><\/em> <\/em><\/p>\n<p><strong>Le philosophe Gaston Bachelard est cit\u00e9 plusieurs fois, est-ce une r\u00e9f\u00e9rence importante pour vous ?<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Il a \u00e9t\u00e9 le d\u00e9clencheur d&#8217;un pr\u00e9c\u00e9dent livre, <em>La Tyrannie de la r\u00e9alit\u00e9<\/em>, avec la question de ce qu&#8217;on appelle le r\u00e9alisme, la condamnation de l&#8217;imaginaire en g\u00e9n\u00e9ral et la m\u00e9fiance envers l&#8217;imaginaire. Bachelard est l&#8217;auteur le plus d\u00e9complexant qui soit et sa d\u00e9couverte a \u00e9t\u00e9 une r\u00e9volution pour moi. J&#8217;ai relu La Po\u00e9tique de l&#8217;espace \u2013 on ne peut pas \u00e9crire sur la maison sans reprendre ce livre \u2013 ainsi que d&#8217;autres auteurs, et tous le citent, y compris les Am\u00e9ricains. Il a vraiment \u00e9t\u00e9 pionnier pour parler d&#8217;un rapport \u00e0 l&#8217;espace qui ne soit pas rationnel, cart\u00e9sien. Bachelard a l\u00e9gitim\u00e9 la place, par exemple, que peuvent avoir les souvenirs d&#8217;enfance et, alors que notre soci\u00e9t\u00e9 a toujours tendance \u00e0 renvoyer cela \u00e0 quelque chose d&#8217;un peu infantile, il montre que ce n&#8217;est pas le cas. C&#8217;est constitutif de nos identit\u00e9s, nous en avons besoin. <\/p>\n<p><strong>Vous citez l&#8217;architecte Patrick Bouchain pour sa participation \u00e0 la Biennale d&#8217;architecture de Venise en 2006 o\u00f9 il transforma le pavillon fran\u00e7ais d&#8217;exposition en lieu d&#8217;habitation, et \u00e9voquez \u00e9galement ses habitats participatifs. Ces mentions \u00e9noncent l&#8217;ambition politique de votre livre : oui, il serait possible de ne pas subir les espaces dans lesquels on vit ?<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Pour moi, c&#8217;\u00e9tait une grande d\u00e9couverte. Ses r\u00e9flexions, tout comme celles de l&#8217;architecte anglais Christopher Alexander vont au-del\u00e0 de la seule architecture et abordent des questions fondamentales sur les usages, la gestion de la solitude et de la famille, etc. Lorsque Patrick Bouchain parle de son propre d\u00e9calage par rapport \u00e0 l&#8217;\u00e9v\u00e9nement que constitue la Biennale de Venise, j&#8217;ai retrouv\u00e9 la transposition des complexes que je pouvais avoir en traitant ce sujet. Le lire m&#8217;a \u00e9clair\u00e9e sur ce que je tentais de faire par l&#8217;\u00e9criture. Il m&#8217;\u00e9tait impossible de ne pas le citer dans le chapitre d&#8217;architecture, tant sa mani\u00e8re d&#8217;envisager son travail \u2013 que ce soit dans l&#8217;attention qu&#8217;il porte aux habitants et aux rapports \u00e0 leur habitation, \u00e0 la question de la prise en compte du vieillissement des b\u00e2timents, ou son int\u00e9r\u00eat pour les mat\u00e9riaux de r\u00e9cup\u00e9ration \u2013 porte une r\u00e9flexion int\u00e9ressante. <\/p>\n<p><em> <strong><em>\u00ab J&#8217;aime cet \u00e9lan &#8220;Qu&#8217;est-ce qui nous manque pour \u00eatre bien ?&#8221; \u00bb<br \/>\n<\/strong><\/em> <\/em><\/p>\n<p><strong>D&#8217;ordinaire, il y a peu de proximit\u00e9 entre les architectes et ceux qui vont habiter leurs \u0153uvres ?<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;architecture est un domaine dont nous sommes tenus \u00e0 l&#8217;\u00e9cart et nous n&#8217;avons pas l&#8217;habitude de demander des conseils \u00e0 des architectes sur comment nous pourrions vivre. Nous sommes invit\u00e9s \u00e0 admirer telle ou telle grande figure, mais nous ne sommes gu\u00e8re incit\u00e9s \u00e0 comprendre comment \u00e7a se passe, ni \u00e0 d\u00e9gager des lois sur ce que pourrait \u00eatre un b\u00e2timent appr\u00e9ciable pour ses occupants. Patrick Bouchain le fait et cette d\u00e9marche est assez rare. <\/p>\n<p><strong>Vous dites dans une interview au <em>Temps<\/em> d\u00e9fendre des choses <em>\u00ab importantes pour le bien-\u00eatre personnel et collectif \u00bb<\/em>. Aborder la f\u00e9minit\u00e9 ou la maison rel\u00e8ve toujours de la question de l&#8217;ali\u00e9nation (\u00e0 des pratiques, des images, des espaces) ?<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>En partie. Pour <em>Beaut\u00e9 fatale<\/em>, c&#8217;\u00e9tait \u00e7a. Apr\u00e8s, lorsque je parle d&#8217;ali\u00e9nation, j&#8217;inclus la mienne. \u00c9tant journaliste, pas universitaire, et consid\u00e9rant ne pas avoir &#8220;d&#8217;autorit\u00e9 savante&#8221;, je n&#8217;aime pas endosser le r\u00f4le de l&#8217;auteur qui objective, qui \u00e9nonce des v\u00e9rit\u00e9s dans une position d&#8217;autorit\u00e9. Alors je m&#8217;attaque \u00e0 chaque fois \u00e0 des choses qui me posent d&#8217;abord probl\u00e8me, esp\u00e9rant que si je parviens \u00e0 d\u00e9brouiller deux trois trucs, cela pourra servir \u00e0 des lecteurs ou lectrices. Lors de l&#8217;\u00e9criture d&#8217;un livre, j&#8217;aime cet \u00e9lan \u00ab Qu&#8217;est-ce qui nous manque pour \u00eatre bien ? \u00bb <\/p>\n<p><strong>C&#8217;est une fa\u00e7on de concilier l&#8217;envie de &#8220;positiver&#8221; et, quand m\u00eame, celle de politiser ?<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Au quotidien, nous sommes tellement tout le temps en train de protester, de d\u00e9noncer, d&#8217;\u00eatre dans une posture de d\u00e9fense, que l\u00e0 je n&#8217;ai pas envie de cela. J&#8217;ai envie que ce soit motivant, joyeux \u2013 pas &#8220;positif&#8221;, car le terme est niais \u2013, affirmatif. Partir d&#8217;un point de vue affirmatif et d&#8217;un d\u00e9sir plut\u00f4t que d&#8217;un discours de refus et de col\u00e8re. Si Beaut\u00e9 fatale \u00e9tait un livre tr\u00e8s critique, il y avait \u00e9galement malgr\u00e9 tout un \u00e9lan, une tentative pour se sentir mieux. Certains l&#8217;ont ressenti comme agressif, mais c&#8217;est parce que quand vous vous en prenez \u00e0 un syst\u00e8me, il para\u00eet tellement naturel que c&#8217;est l&#8217;attaquer qui passe pour agressif.<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-8649 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/itw-mona-chollet-112.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/itw-mona-chollet-112-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"itw-mona-chollet.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon portrait'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/itw-mona-chollet-livre-16d.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/itw-mona-chollet-livre-16d-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"itw-mona-chollet-livre.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Journaliste au <em>Monde diplomatique<\/em>, essayiste, Mona Chollet signe avec <em>Chez soi. 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