{"id":8628,"date":"2015-04-23T11:02:28","date_gmt":"2015-04-23T09:02:28","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-la-grosse-erreur-grecque-du-fmi\/"},"modified":"2015-04-23T11:02:28","modified_gmt":"2015-04-23T09:02:28","slug":"article-la-grosse-erreur-grecque-du-fmi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=8628","title":{"rendered":"La grosse erreur grecque du FMI"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Dans un article publi\u00e9 par Bloombeg, l\u2019\u00e9conomiste Ashoka Mody ancien directeur adjoint du d\u00e9partement Europe du FMI, d\u00e9nonce la pers\u00e9v\u00e9rance dans l\u2019erreur depuis 2010 de cette institution et des dirigeants europ\u00e9ens vis-\u00e0-vis de la Gr\u00e8ce. <\/p>\n<p>L\u2019accumulation des difficult\u00e9s financi\u00e8res du gouvernement grec oblige \u00e0 imaginer ce qui \u00e9tait jusqu\u2019ici impensable : un d\u00e9faut sur un pr\u00eat du Fonds mon\u00e9taire international. Au lieu d&#8217;exiger le remboursement et davantage d&#8217;aust\u00e9rit\u00e9, le FMI devrait reconna\u00eetre sa responsabilit\u00e9 pour la situation difficile du pays et faire gr\u00e2ce d\u2019une grande partie de la dette. <\/p>\n<p>Les lourdes obligations de la Gr\u00e8ce vis \u00e0 vis des gouvernements europ\u00e9ens, du FMI et de la Banque centrale europ\u00e9enne remontent \u00e0 avril 2010, quand ceux-ci ont fait une erreur fatale. Au lieu de laisser la Gr\u00e8ce faire d\u00e9faut sur ses dettes insurmontables vis-\u00e0-vis de cr\u00e9anciers priv\u00e9s, ils ont choisi de lui pr\u00eater de l&#8217;argent pour qu\u2019elles les payent en totalit\u00e9.<\/p>\n<p><strong><em>L\u2019erreur de 2010<br \/>\n<\/strong><\/em><\/p>\n<p>\u00c0 l&#8217;\u00e9poque, nombreux \u00e9taient ceux qui appelaient \u00e0 une &#8220;restructuration&#8221; imm\u00e9diate de la dette, infligeant ainsi des pertes aux banques et aux investisseurs qui avaient pr\u00eat\u00e9 de l&#8217;argent \u00e0 la Gr\u00e8ce. Parmi ceux-ci il y avait plusieurs membres du conseil d&#8217;administration du FMI et Karl Otto P\u00f6hl, un ancien pr\u00e9sident de la Bundesbank et l\u2019un des principaux architectes de l&#8217;euro. Le FMI et les autorit\u00e9s europ\u00e9ennes ont r\u00e9pondu que la restructuration entra\u00eenerait un chaos financier mondial. Comme Karl Otto P\u00f6hl l\u2019avait candidement not\u00e9, il s\u2019agissait seulement d\u2019un alibi pour renflouer les banques allemandes et fran\u00e7aises, qui avaient \u00e9t\u00e9 parmi les plus grands catalyseurs de la d\u00e9bauche grecque.<\/p>\n<p>En fin de compte, la voie suivie a consist\u00e9 simplement \u00e0 remplacer un probl\u00e8me par un autre: les pr\u00eats europ\u00e9ens et du FMI ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s pour rembourser les cr\u00e9anciers priv\u00e9s. Et, malgr\u00e9 une restructuration tardive en 2012, les obligations de la Gr\u00e8ce restent insupportables. \u00c0 ceci pr\u00e8s qu\u2019elles sont maintenant presque enti\u00e8rement dues \u00e0 des cr\u00e9anciers publics.<\/p>\n<p>Cinq ans apr\u00e8s le d\u00e9but de la crise, la dette publique est pass\u00e9 de 130% du produit int\u00e9rieur brut \u00e0 pr\u00e8s de 180%. Et une crise \u00e9conomique profonde et une d\u00e9flation profondes ont gravement compromis la capacit\u00e9 de remboursement du gouvernement grec.<\/p>\n<p>Presque tout le monde convient maintenant que pousser la Gr\u00e8ce \u00e0 payer ses cr\u00e9anciers priv\u00e9s \u00e9tait une mauvaise id\u00e9e. L&#8217;aust\u00e9rit\u00e9 budg\u00e9taire n\u00e9cessaire \u00e9tait tout simplement trop grande. Elle a provoqu\u00e9 un effondrement de l\u2019\u00e9conomie. Le FMI a reconnu cette erreur dans un rapport de 2013 sur la Gr\u00e8ce. Dans un document de travail r\u00e9cent, le Fonds a dit que quand une crise menace de s\u2019\u00e9tendre, il faut trouver une solution collective mondiale plut\u00f4t que de forcer l&#8217;\u00e9conomie en difficult\u00e9 \u00e0 assumer tout le fardeau. L\u2019\u00e9conomiste en chef du FMI, Olivier Blanchard, a mis en garde sur le fait que davantage d&#8217;aust\u00e9rit\u00e9 \u00e9crasera la croissance.<\/p>\n<p><strong><em>Perseverare&#8230;<br \/>\n<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Bizarrement, la marche \u00e0 suivre propos\u00e9e par le FMI pour la Gr\u00e8ce reste inchang\u00e9e: emprunter plus d&#8217;argent (cette fois aux autorit\u00e9s europ\u00e9ennes) pour rembourser un groupe de cr\u00e9anciers (le FMI) et rester focalis\u00e9 sur l&#8217;aust\u00e9rit\u00e9. Les derni\u00e8res projections du Fonds supposent que l&#8217;exc\u00e9dent budg\u00e9taire du gouvernement (avant les paiements d&#8217;int\u00e9r\u00eats) devrait atteindre 4,5% du PIB, un niveau de se serrage de ceinture que peu de gouvernements ont jamais soutenu durant une p\u00e9riode de temps significative.<\/p>\n<p>Suivant l&#8217;exemple de l&#8217;Allemagne, les responsables du FMI ont plac\u00e9 leur foi dans des &#8220;r\u00e9formes structurelles&#8221;\u2013 des changements dans le march\u00e9 du travail et les autres march\u00e9s qui sont cens\u00e9es am\u00e9liorer le potentiel de croissance \u00e0 long terme de l&#8217;\u00e9conomie grecque. Ils devraient pourtant en savoir plus. <\/p>\n<p>La derni\u00e8re \u00e9dition des Perspectives de l&#8217;\u00e9conomie mondiale publi\u00e9e par le FMI apporte elle-m\u00eame un d\u00e9menti \u00e0 l&#8217;id\u00e9e que ces r\u00e9formes puissent r\u00e9soudre le probl\u00e8me de la dette grecque de mani\u00e8re fiable et en temps opportun. Selon le rapport, les mesures les plus efficaces consistent \u00e0 encourager la recherche et le d\u00e9veloppement et \u00e0 stimuler les secteurs de haute technologie. Et encore les b\u00e9n\u00e9fices de telles mesures ne doivent pas \u00eatre esp\u00e9r\u00e9s avant cinq ans. La priorit\u00e9 doit \u00eatre d&#8217;emp\u00eacher la Gr\u00e8ce de s\u2019enfoncer dans une nouvelle spirale de d\u00e9flation par la dette. Malheureusement, certaines des r\u00e9formes exig\u00e9es vont effectivement acc\u00e9l\u00e9rer cette spirale en affaiblissant la demande.<\/p>\n<p><strong><em>Pi\u00e9g\u00e9 par les priorit\u00e9s de ses actionnaires<br \/>\n<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Le 9 Avril, la Gr\u00e8ce a rembours\u00e9 450 millions d\u2019euros au FMI. Elle doit payer 2 milliards en mai et en juin. La directrice du FMI, Christine Lagarde, a fait clairement savoir que les retards dans les remboursements ne seront pas tol\u00e9r\u00e9s. \u00ab Pour ma part, je ne soutiendrai certainement pas une telle proposition\u00bb, a-t-elle d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 Bloomberg Television.<\/p>\n<p>In\u00e9vitablement, un all\u00e9gement de la dette devra intervenir \u2013 mais au compte-goutte et dans une douleur implacable. Le gouvernement grec devra suspendre les paiements aux fournisseurs et aux travailleurs, et ponctionner les fonds de pension. Dans cinq ans, les tensions \u00e9conomiques et sociales du pays pourraient bien \u00eatre encore plus aigu\u00ebs. La question sera: Pourquoi davantage de dette n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 annul\u00e9e plus t\u00f4t ? Personne n\u2019est pr\u00eat \u00e0 affronter une arithm\u00e9tique d\u00e9sagr\u00e9able, et l\u2019on pr\u00e9f\u00e8re prendre ses d\u00e9sirs pour des r\u00e9alit\u00e9s.<\/p>\n<p>Ayant \u00e9chou\u00e9 lors de son premier test grec, le FMI risque de le faire \u00e0 nouveau. Il reste pi\u00e9g\u00e9 par les priorit\u00e9s de ses actionnaires, y compris ces derni\u00e8res ann\u00e9es, le Royaume-Uni et l&#8217;Allemagne. Pour r\u00e9affirmer son ind\u00e9pendance et retrouver une cr\u00e9dibilit\u00e9 perdue, il doit faire une croix sur une grande partie de la dette de la Gr\u00e8ce et il doit forcer ses actionnaires riches \u00e0 supporter les pertes.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.bloombergview.com\/articles\/2015-04-21\/imf-needs-to-correct-its-big-greek-bailout-mistake\">Article paru le 21 avril 2015 sur le site Bloomberg view<\/a>, traduction Bernard Marx. <\/p>\n<p><\/p>\n<p><\/br><\/p>\n<h1>Quelques remarques compl\u00e9mentaires<\/h1>\n<h2>1.<\/h2>\n<p> Ashoka Mody, n\u2019est ni le premier, ni l\u2019unique \u00e9conomiste \u00e0 affirmer que le FMI et les dirigeants europ\u00e9ens ont commis une grave erreur en n\u2019annulant pas d\u00e8s 2010 une partie de la dette grecque et qu\u2019ils ne font aujourd\u2019hui que pers\u00e9v\u00e9rer dramatiquement dans l\u2019erreur. Et qu\u2019ils ont agi \u00e0 l\u2019\u00e9poque pour \u00e9viter que les banques allemandes et fran\u00e7aises prennent leurs pertes sur les cr\u00e9dits imprudents dont ils avaient abondamment abreuv\u00e9 la Gr\u00e8ce. Mais la d\u00e9nonciation est puis\u00e9e, si l\u2019on peut dire, aux meilleures sources. Et elle vient en tout cas \u00e0 l\u2019appui du gouvernement grec dans la formidable bataille qu\u2019il livre pour sortir de <a href=\"http:\/\/www.philippelegrain.com\/the-eurozone-has-become-a-glorified-debtors-prison\/\"><em>\u00ab la prison pour dettes \u00bb<\/em><\/a> dans laquelle FMI et dirigeants europ\u00e9ens pr\u00e9tendent continuer \u00e0 enfermer leur pays .<\/p>\n<h2>2.<\/h2>\n<p> L\u2019article d\u2019Ashoka Mody pourra \u00eatre utilement vers\u00e9 aux travaux de la commission d&#8217;audit de la dette publique \u00e9tablie par la Pr\u00e9sidente du Parlement grec Zo\u00e9 Konstantopoulou, commission qui doit remettre son rapport en juin. <a href=\"http:\/\/www.euractiv.fr\/sections\/euro-finances\/grece-que-va-faire-la-commission-de-verite-sur-la-dette-publique-313714\">Comme l\u2019explique \u00c9ric Toussaint<\/a>, charg\u00e9 de sa coordination scientifique, la Commission qui va s\u2019interroger sur la l\u00e9galit\u00e9 et la l\u00e9gitimit\u00e9 de la dette grecque devra notamment d\u00e9terminer <em>\u00ab comment l&#8217;on est pass\u00e9 d&#8217;une dette publique d\u00e9tenue \u00e0 80 % par des cr\u00e9anciers priv\u00e9s, en particuliers des banques de la zone euro et du Royaume-Uni, \u00e0 une dette d\u00e9tenue \u00e0 80 % par des cr\u00e9anciers publics ou parapublics \u00bb<\/em>. <\/p>\n<h2>3.<\/h2>\n<p> Ashoka Mody souligne \u00e0 juste raison que le FMI a fait d\u00e8s 2013 <a href=\"http:\/\/www.imf.org\/external\/pubs\/ft\/scr\/2013\/cr13156.pdf\">son mea culpa<\/a> en ce qui concerne <a href=\"https:\/\/www.contexte.com\/article\/reformes-structurelles\/gestion-de-la-crise-grecque-la-commission-en-desaccord-avec-le-rapport-du-fmi_19392.html\">les effets de la politique d\u2019aust\u00e9rit\u00e9<\/a> appliqu\u00e9e \u00e0 la Gr\u00e8ce depuis 2010. Ce que Draghi, Barroso et Juncker s\u2019\u00e9taient refuser de faire. Il reste que cela rend encore plus insupportable et inacceptable le soutien du FMI \u00e0 une nouvelle aggravation de cette politique. Ashoka Mody fait \u00e9galement part des analyses critiques \u00e9mises au sein m\u00eame du FMI sur l\u2019autre pilier des politiques europ\u00e9ennes, \u00e0 savoir les &#8220;r\u00e9formes structurelles&#8221; concernant le march\u00e9 du travail et les autres march\u00e9s de biens et de services. Effectivement, dans le gros <a href=\"http:\/\/www.imf.org\/external\/ns\/loe\/cs.aspx?id=3\">rapport concernant les Perspectives \u00e9conomiques mondiales<\/a> publi\u00e9 le 14 avril, figure <a href=\"http:\/\/www.imf.org\/external\/pubs\/ft\/weo\/2015\/01\/pdf\/c3.pdf#page=36\">une analyse critique<\/a> des effets positifs suppos\u00e9s des &#8220;r\u00e9formes structurelles&#8221; sur la croissance potentielle et sur la comp\u00e9titivit\u00e9 de l\u2019\u00e9conomie.  <\/p>\n<p>L\u2019\u00e9conomiste Francesco Saraceno a lev\u00e9 ce li\u00e8vre <a href=\"https:\/\/fsaraceno.wordpress.com\/\">sur son blog<\/a>. Dans un encart du chapitre 3 de ce rapport, des \u00e9conomistes du FMI ont recherch\u00e9 s\u2019il y avait un lien entre les r\u00e9formes de structures et la productivit\u00e9 globale des facteurs (une fa\u00e7on d\u2019approcher la croissance potentielle et la comp\u00e9titivit\u00e9) dans les diff\u00e9rents secteurs \u00e9conomiques et diff\u00e9rents pays et en diff\u00e9renciant effets de court, de moyen et de long terme. Les r\u00e9sultats au demeurant non surprenants, sont ceux \u00e9voqu\u00e9s ci-dessus par Ashoka Mody. Les r\u00e9formes les plus efficaces concernent le d\u00e9veloppement de la recherche d\u00e9veloppement et la concurrence sur les march\u00e9s, mais les effets se font sentir sur le moyen terme. Mais la r\u00e9glementation du march\u00e9 du travail n\u2019entrave pas la productivit\u00e9 globale des facteurs. Une pierre qui n\u2019est pas seulement jet\u00e9e dans le jardin des dirigeants europ\u00e9ens qui exigent de la Gr\u00e8ce de nouvelles r\u00e9formes structurelles concernant leur march\u00e9 du travail. Mais qui s\u2019ajoutera \u00e9galement <a href=\"http:\/\/atterres.org\/article\/un-jobs-act-%C3%A0-la-fran%C3%A7aise-violerait-le-droit-du-travail-sans-cr%C3%A9er-demplois\">\u00e0 celles d\u00e9j\u00e0 lanc\u00e9es<\/a> dans le jardin des tenants d\u2019un Job\u2019s act \u00e0 la fran\u00e7aise. <\/p>\n<h2>4.<\/h2>\n<p> Dans son article Ashoka Mody, vise principalement l\u2019attitude inacceptable du FMI dans la n\u00e9gociation actuelle avec la Gr\u00e8ce. C\u2019est tout \u00e0 fait compr\u00e9hensible et ce n\u2019est pas sans port\u00e9e politique : si Madame Lagarde ne persistait pas dans &#8220;l\u2019erreur&#8221; que ses \u00e9conomistes ont d\u00e9nonc\u00e9 d\u00e8s 2013, le cours de la n\u00e9gociation serait certainement profond\u00e9ment modifi\u00e9. Mais \u00e9videmment le FMI n\u2019est pas seul en cause, ni le seul \u00e0 persister dans l\u2019erreur. MM. Hollande, Valls, Sapin et Moscovici prennent une part active \u00e0 &#8220;faire plier la Gr\u00e8ce&#8221; et \u00e0 exiger d\u2019elles de nouvelles mesures d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 et de nouvelles r\u00e9formes structurelles antisociales. Il serait urgent, \u00e0 ce sujet aussi, de leur demander des comptes.<\/p>\n<p>Bernard Marx <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans un article publi\u00e9 par Bloombeg, l\u2019\u00e9conomiste Ashoka Mody ancien directeur adjoint du d\u00e9partement Europe du FMI, d\u00e9nonce la pers\u00e9v\u00e9rance dans l\u2019erreur depuis 2010 de cette institution et des dirigeants europ\u00e9ens vis-\u00e0-vis de la Gr\u00e8ce. <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[157],"tags":[420],"class_list":["post-8628","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-web","tag-grece"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8628","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=8628"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8628\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=8628"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=8628"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=8628"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}