{"id":86,"date":"1995-10-01T00:00:00","date_gmt":"1995-09-30T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/retour-vers-le-politique086\/"},"modified":"1995-10-01T00:00:00","modified_gmt":"1995-09-30T23:00:00","slug":"retour-vers-le-politique086","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=86","title":{"rendered":"Retour vers le politique"},"content":{"rendered":"<p>La citoyennet\u00e9 revient \u00e0 la mode, avec le social. On peut lire, en avant-propos d&#8217;un tout r\u00e9cent essai qui traite de citoyennet\u00e9 et politiques sociales (1), les propos suivants: &#8221; Militer dans les quartiers (&#8230;), c&#8217;est bien faire preuve de citoyennet\u00e9. Les militants sont amen\u00e9s \u00e0 critiquer le discours consensuel sur le social, \u00e0 interpeller les hommes politiques. Ces affirmations de citoyennet\u00e9 ne sont-elles pas l&#8217;indice d&#8217;un retour vers le politique ?&#8221;. Les mois pass\u00e9s depuis l&#8217;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle n&#8217;ont att\u00e9nu\u00e9 ni l&#8217;insatisfaction, ni l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9, ni l&#8217;aspiration au changement qui ont caract\u00e9ris\u00e9 &#8211; de fa\u00e7on complexe &#8211; les r\u00e9sultats de cette \u00e9lection; lourde inqui\u00e9tude sur l&#8217;\u00e9volution de la soci\u00e9t\u00e9 et du monde, entretenue par les guerres et, maintenant, le terrorisme. L&#8217;id\u00e9e que &#8221; la soci\u00e9t\u00e9 ne peut pas rester en l&#8217;\u00e9tat, qu&#8217;il y a besoin de changement &#8221; est per\u00e7ue par toutes les forces politiques, Jacques Chirac et son gouvernement continuent de l&#8217;utiliser pour imposer un nouveau contrat social, sur le dos des salari\u00e9s. Ils appellent les fonctionnaires \u00e0 un effort \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des salari\u00e9s et des ch\u00f4meurs du priv\u00e9, les vieux \u00e0 la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, bref fustigent les &#8221; conservatismes &#8221; des salari\u00e9s et des retrait\u00e9s qui ont un statut, face \u00e0 une jeunesse qui crie &#8221; au secours &#8220;. Lionel Jospin, qui entend incarner l&#8217;avenir du PS, se nourrit des difficult\u00e9s du gouvernement et se pr\u00e9pare \u00e0 un changement de pouvoir au profit des socialistes, sans que soient amorc\u00e9s un v\u00e9ritable d\u00e9bat ni une r\u00e9elle mise en cause des choix \u00e9tablis depuis quinze ans. Pr\u00e9sidentielle et municipales ont montr\u00e9 que &#8211; faute d&#8217;alternati-ve progressiste clairement identifiable &#8211; anxi\u00e9t\u00e9, frustration, m\u00e9prisavaient produit un courant d&#8217;extr\u00eame droite, stable, organis\u00e9, po-pulaire, militant, avec un corps d&#8217;i-d\u00e9es \u00e9labor\u00e9es. Il propose une ra-dicalit\u00e9 non pour changer les rgles de la soci\u00e9t\u00e9 mais pour d\u00e9signer ceux qui doivent en \u00eatre exclus. Les enqu\u00eates d&#8217;opinion montrent le plus souvent la volont\u00e9 de changement, avec des contradictions: la critique du syst\u00e8me capitaliste progresse sur des id\u00e9es que les communistes ont amplement d\u00e9velopp\u00e9es mais une grande incr\u00e9dulit\u00e9 demeure sur la possibilit\u00e9 de changer r\u00e9ellement; le doute est profond sur l&#8217;avenir, mais le besoin de radicalit\u00e9 s&#8217;exprime de diverses fa\u00e7ons.<\/p>\n<p> <strong>  De quel avenir d\u00e9cider et qui va en d\u00e9cider ?  <\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;avenir est rarement abord\u00e9 en termes de progr\u00e8s social. Comme si c&#8217;\u00e9tait un concept caduc. Les raisons en tiennent pour une part \u00e0 la r\u00e9cente \u00e9volution sociale et id\u00e9ologique. Echec de l&#8217;Est, politiques lib\u00e9rales soutenues par la valorisation de l&#8217;individu contre la soci\u00e9t\u00e9, ont des effets profonds. L&#8217;id\u00e9e domine que le d\u00e9veloppement \u00e9conomique et social de la p\u00e9riode 1960-1980 n&#8217;est plus possible parce que &#8221; mondialisation et modernisation &#8221; produisent des exclus qu&#8217;il faut traiter en tant que tels, avec une connotation de marginalit\u00e9 et de dangerosit\u00e9. La charit\u00e9, l&#8217;humanitaire d&#8217;un c\u00f4t\u00e9, la r\u00e9pression de l&#8217;autre. Le concept de solidarit\u00e9 est abondamment utilis\u00e9 pour expliquer que des gens sont exclus par le d\u00e9veloppement \u00e9conomique et que les autres doivent les aider \u00e0 survivre. Toutefois, cette conception moralisatrice du social commence \u00e0 avoir du plomb dans l&#8217;aile. L&#8217;indignation de Daniel Pennac &#8211; qui d\u00e9nonce l&#8217;invention du mot-placebo &#8221; l&#8217;exclusion &#8221; &#8211; ou de Dani\u00e8le Sallenave &#8211; qui \u00e9crit dans le Monde diplomatique (2): &#8221; ayons le courage de nous d\u00e9fier de la compassion, ce coupable alibi de notre indiff\u00e9rence politique. Que, de nouveau, (&#8230;)la pseudo-r\u00e9conciliation morale fasse place \u00e0 l&#8217;analyse et \u00e0 la lutte politiques.&#8221; &#8211; rejoint divers travaux de chercheurs, ceux de Robert Castel notamment que nous interrogeons ce mois-ci, qui montrent que la situation a ses causes dans les strat\u00e9gies \u00e9conomiques \u00e0 l&#8217;oeuvre depuis des ann\u00e9es dans les entreprises, ou ceux de Alain Bihr et Roland Pfeffenkorn qui concluent leur volumineux ouvrage sur les in\u00e9galit\u00e9s par la n\u00e9cessit\u00e9 &#8221; d&#8217;une transformation r\u00e9volutionnaire des structures du mode de production capitaliste, autrement dit le passage \u00e0 un autre mode de production substituant au m\u00e9canisme aveugle du march\u00e9 et au pouvoir s\u00e9par\u00e9 de l&#8217;Etat, le contr\u00f4le collectif des producteurs associ\u00e9s &#8220;&#8230; La critique du capitalisme progresse parce que le monde est invivable par bien des aspects, et que la conscience grandit que la soci\u00e9t\u00e9 doit accoucher d&#8217;autre chose.<\/p>\n<p> <strong>  La sp\u00e9cificit\u00e9 de l&#8217;apport des communistes  <\/strong><\/p>\n<p>Les communistes apportent une sp\u00e9cificit\u00e9. Ils ne se contentent pas de porter un diagnostic sur le syst\u00e8me actuel. Ils estiment que le d\u00e9passement du capitalisme ne peut \u00eatre le r\u00e9sultat que d&#8217;un processus de ruptures, de luttes des gens eux-m\u00eames pour faire aboutir un projet nouveau qu&#8217;ils auront \u00e9labor\u00e9. Les communistes n&#8217;ont pas de r\u00e9ponses toutes faites mais ilsne sont pas seulement porteursd&#8217;une utopie dont les applications concr\u00e8tes auraient toujours \u00e9chou\u00e9. Ils ont un objectif &#8211; un nouveau progr\u00e8s de civilisation &#8211; qui ne peut pas \u00eatre du d\u00e9j\u00e0-vu, &#8221; une soci\u00e9t\u00e9 solidaire o\u00f9 chaque \u00eatre humain dispose de droits, de possibilit\u00e9s pour d\u00e9velopper toutes ses capacit\u00e9s dans et par la soci\u00e9t\u00e9 &#8221; (28e Congr\u00e8s). Les militants communistes expriment cette exigence quand ils refusent les expulsions et les licenciements. Ils ont aussi des propositions r\u00e9alistes: l&#8217;emploi est possible parce que d&#8217;\u00e9normes besoins ne sont pas satisfaits, que les gains de productivit\u00e9 permettent une r\u00e9duction tr\u00e8s importante de la dur\u00e9e du travail et l&#8217;augmentation des revenus bas et moyens qui, elle-m\u00eame, servirait l&#8217;emploi.<\/p>\n<p> <strong>  L&#8217;image du communisme face aux jeunes g\u00e9n\u00e9rations  <\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;image du PCF est pourtant brouill\u00e9e, pour des raisons qui tiennent \u00e0 sa propre histoire, \u00e0 celle de l&#8217;exp\u00e9rience communiste \u00e0 l&#8217;Est, \u00e0 celle de la gauche en France, \u00e0 la m\u00e9connaissance qu&#8217;ont des communistes les jeunes g\u00e9n\u00e9rations. Ignorance, image d\u00e9form\u00e9e voire invers\u00e9e. Qualificatifs de collectiviste, dirigiste, \u00e9galitariste, \u00e9tatiste, alors que, dans le m\u00eame temps, des gens exasp\u00e9r\u00e9s par le malheur, &#8221; radicalis\u00e9s &#8220;, peuvent traiter les communistes de laxistes, de fauteurs de d\u00e9sordre&#8230; En mati\u00e8re \u00e9conomique, leur image est probablement largement accol\u00e9e au mod\u00e8le du d\u00e9veloppement productiviste, aujourd&#8217;hui contest\u00e9. En m\u00eame temps, des propositions du candidat Robert Hue ont \u00e9t\u00e9 jug\u00e9es r\u00e9alistes (arr\u00eater les d\u00e9penses nucl\u00e9aires, taxer les revenus financiers au m\u00eame niveau que les salaires pour assurer la protection sociale&#8230;) et les jeunes, qui payent si lourdement le recul social de ces derni\u00e8res ann\u00e9es et veulent du concret, ne sont pas insensibles au communisme (nouveau), rejoignant le Pr Th\u00e9odore Monod (3) pour qui le communisme reste &#8221; une grande esp\u00e9rance &#8220;. Les communistes prennent leur place dans le grand questionnement de millions de gens. Si les angoisses et les espoirs de cette fin de si\u00e8cle et de mill\u00e9naire ne trouvent pas de r\u00e9ponses progressistes, le pire est toujours possible.<\/p>\n<p> <strong>  Des chantiers de travail qui appartiennent \u00e0 tout le monde  <\/strong><\/p>\n<p>Progr\u00e8s social et d\u00e9veloppement humain sont-ils encore possibles pour le plus grand nombre ? R\u00e9pondre \u00e0 cette interrogation, c&#8217;est prendre \u00e0 bras le corps les insupportables contradictions actuelles et inventer leur d\u00e9passement. Quelques grandes questions sont dans toutes les t\u00eates. La science doit-elle faire peur ? Comment utiliser pour les hommes et leur environnement l&#8217;extraordinaire puissance scientifique de notre \u00e9poque ? L&#8217;id\u00e9e progresse que cette question n&#8217;appartient pas aux &#8221; experts &#8220;, qu&#8217;\u00e9thique et d\u00e9mocratie doivent pr\u00e9valoir. Celle d&#8217;un d\u00e9veloppement \u00e9conomique nouveau qui prenne en compte les besoins mat\u00e9riels et immat\u00e9riels et qui respecte la nature, \u00e9galement. Comment r\u00e9concilier l&#8217;individu et la soci\u00e9t\u00e9 ? L&#8217;immense aspiration au libre bonheur individuel est-elle compatible avec une justice sociale ? Madeleine Reb\u00e9rioux, qui se pr\u00e9occupe de formes nouvelles de citoyennet\u00e9, a rappel\u00e9 opportun\u00e9ment que &#8221; l&#8217;existence de la vie politique n&#8217;est possible que s&#8217;il existe entre les individus un lien social &#8220;. Le &#8221; mod\u00e8le &#8221; r\u00e9publicain &#8211; libert\u00e9, \u00e9galit\u00e9, fraternit\u00e9 &#8211; convient-il encore tel qu&#8217;il est, puisque la s\u00e9gr\u00e9gation est la r\u00e8gle pour l&#8217;\u00e9ducation, puisque les in\u00e9galit\u00e9s se sont aggrav\u00e9es, que l&#8217;\u00e9galit\u00e9 des chances est un leurre, que l&#8217;int\u00e9gration &#8221; \u00e0 la fran\u00e7aise &#8221; est menac\u00e9e par le &#8221; communautarisme &#8221; et le rejet ? En m\u00eame temps, le besoin de participer est pr\u00e9sent partout, y compris chez les gens les plus d\u00e9munis. Trouver des formes nouvelles de d\u00e9mocratie participative jusqu&#8217;au politique est donc n\u00e9cessaire. Le doute est profond sur la perspective du plein emploi: quel emploi ? quelle dur\u00e9e du travail ? par quelle production r\u00e9pondant \u00e0 des besoins r\u00e9els ? Quels rapports entre travail et formation dans un monde de progression vertigineuse des connaissances ? entre travail, loisirs et vie citoyenne, dans une vie humaine de plus en plus longue ?La question du travail est au coeur des strat\u00e9gies capitalistes, des id\u00e9es dominantes de l&#8217;exploitation. C&#8217;est \u00e9videmment une question &#8221; dure &#8220;, mais la contradiction est tellement forte, entre l&#8217;augmentation des richesses et le ch\u00f4mage que le d\u00e9bat devient in\u00e9vitable. Les Fran\u00e7ais sont tr\u00e8s attach\u00e9s \u00e0 &#8221; leur &#8221; S\u00e9curit\u00e9 sociale. Toutefois la pression exerc\u00e9e depuis des ann\u00e9es &#8211; au nom du &#8221; trou &#8221; financier, puis des charges des entreprises &#8211; les pousse \u00e0 accepter de payer de plus en plus cher pour des prestations de plus en plus faibles. Le syst\u00e8me de protection sociale lui-m\u00eame est en d\u00e9bat au nom des d\u00e9ficits publics et de l&#8217;exclusion. Alain Minc et d&#8217;autres invoquent l&#8217;\u00e9quit\u00e9 pour expliquer qu&#8217;on ne peut plus assurer l&#8217;\u00e9galit\u00e9; d&#8217;aucuns veulent &#8221; r\u00e9server &#8221; les prestations aux plus d\u00e9munis. Un consensus risque de se faire pour fiscaliser les financements. Cela pose non seulement la question de la justice fiscale mais celle de la gestion qui, jusqu&#8217;ici, \u00e9chappe en droit \u00e0 l&#8217;Etat. Il est urgent d&#8217;ouvrir le d\u00e9bat sur les finalit\u00e9s des politiques sociales: panser les plaies les plus graves de l&#8217;\u00e9conomisme ou contribuer \u00e0 favoriser un nouveau progr\u00e8s social par leur apport qualitatif, comme l&#8217;a fait la cr\u00e9ation de la S\u00e9curit\u00e9 sociale en 1945 ?<\/p>\n<p> <strong>  La construction d&#8217;une v\u00e9ritable alternative  <\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9cole est en crise parce que la soci\u00e9t\u00e9 est en crise mais aussi parce que le syst\u00e8me \u00e9ducatif reproduit en grande partie les in\u00e9galit\u00e9s et les s\u00e9gr\u00e9gations de la soci\u00e9t\u00e9. Pourtant, l&#8217;aspiration aux \u00e9tudes est toujours un puissant moteur pour les jeunes et les familles. Les conditions doivent \u00eatre cr\u00e9\u00e9es pour s&#8217;attaquer \u00e0 l&#8217;\u00e9chec pour r\u00e9fl\u00e9chir au contenu d&#8217;un enseignement qui dure entre 15 et 20 ans, dans un monde o\u00f9 il faudra toujours apprendre. L&#8217;augmentation de la violence, de la d\u00e9linquance occupe beaucoup les esprits. Mais elle est bien r\u00e9elle. Les citoyens ont droit \u00e0 vivre en paix. On ne peut \u00e9luder les questions largement pos\u00e9essur le syst\u00e8me r\u00e9pressif, sur les moyens manquants, notamment en personnels qualifi\u00e9s. Vivre en paix dans le monde ? Un monde de dominations, \u00e9conomiques et militaires, o\u00f9 les organismes internationaux de n\u00e9gociation sont affaiblis, un monde dont une partie sombre dans les fl\u00e9aux de la faim, de la maladie et de la violence, ne peut \u00eatre un monde de paix. L&#8217;id\u00e9e de nation revient en force. Oui, si la nation est un rempart contre les dominations et favorise la coop\u00e9ration. Ces questions et bien d&#8217;autres encore doivent \u00eatre abord\u00e9es sans d\u00e9tours. Abord\u00e9es avec tous ceux qui, sans \u00eatre d&#8217;accord sur tout avec le PCF veulent r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 l&#8217;avenir. Il s&#8217;agit de discuter pour agir, d\u00e9battre et proposer, pour qu&#8217;\u00e0 une conception mutilante d&#8217;une alternance politique \u00e0 at-tendre en 1998, se substitue la construction, d\u00e8s aujourd&#8217;hui et sur le terrain, d&#8217;une v\u00e9ritable al-ternative, comme le rappelait Robert Hue r\u00e9cemment dans l&#8217;Humanit\u00e9. Regards interroge, \u00e0 partir de ce mois-ci, diverses personnalit\u00e9s de la vie intellectuelle, politique et sociale sur les id\u00e9es qui, pour elles, ont de l&#8217;avenir.<\/p>\n<p>1. Citoyennet\u00e9 et politiques sociales, d&#8217;Annick Madec et Numa Murard, collection Dominos chez Flammarion, 1995.<\/p>\n<p>2. &#8221; L&#8217;Alibi de la compassion &#8221; par Dani\u00e8le Sallenave, in le Monde diplomatique de juillet 1995.<\/p>\n<p>3. Th\u00e9odore Monod, invit\u00e9 du &#8221; Club de la presse &#8221; TSF-l&#8217;Humanit\u00e9, in l&#8217;Humanit\u00e9 du 7\/09\/95.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La citoyennet\u00e9 revient \u00e0 la mode, avec le social. On peut lire, en avant-propos d&#8217;un tout r\u00e9cent essai qui traite de citoyennet\u00e9 et politiques sociales (1), les propos suivants: &#8221; Militer dans les quartiers (&#8230;), c&#8217;est bien faire preuve de citoyennet\u00e9. 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