{"id":8589,"date":"2015-04-13T16:05:18","date_gmt":"2015-04-13T14:05:18","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-vie-privee-veut-on-trop-la\/"},"modified":"2023-06-23T23:19:27","modified_gmt":"2023-06-23T21:19:27","slug":"article-vie-privee-veut-on-trop-la","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=8589","title":{"rendered":"Vie priv\u00e9e, veut-on trop la prot\u00e9ger ?"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">\u00c0 l\u2019heure o\u00f9 les r\u00e9seaux sociaux incitent \u00e0 s\u2019exposer et au moment o\u00f9 le projet de loi sur le renseignement est examin\u00e9 \u00e0 l&#8217;Assembl\u00e9e, retour sur les bouleversements de la notion de vie priv\u00e9e et les paradoxes de sa protection.<\/p>\n<p>Extrait du dossier &#8220;Pourquoi nos donn\u00e9es int\u00e9ressent&#8221;, dans le num\u00e9ro hiver 2015 de <em>Regards<\/em>, que l&#8217;on peut commander <a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/boutique\/abonnement,4689\">dans notre boutique en ligne<\/a>.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-21827\" src=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/vie-privee-dossier-967.jpg\" alt=\"vie-privee-dossier.jpg\" align=\"center\" width=\"460\" height=\"247\" srcset=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/vie-privee-dossier-967.jpg 460w, https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/vie-privee-dossier-967-300x161.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 460px) 100vw, 460px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">* * *<\/p>\n<p>L\u2019affaire Snowden a eu l\u2019effet d\u2019une bombe. Apr\u00e8s la r\u00e9v\u00e9lation d\u2019une surveillance mondiale orchestr\u00e9e par une agence de renseignements am\u00e9ricaine, la machine s\u2019est emball\u00e9e. Des stars qui se font pirater leurs photographies intimes, des paparazzi qui utilisent des drones pour atteindre leurs proies, Barack Obama qui se sert des outils du Big Data, capables de traiter d&#8217;\u00e9normes volumes de donn\u00e9es, pour d\u00e9finir des arguments susceptibles de convaincre les abstentionnistes\u2026 <\/p>\n<p>Le lien entre toutes ces affaires ? On n\u2019aura jamais autant parl\u00e9 de prot\u00e9ger la vie priv\u00e9e. Au point qu\u2019en mai 2014, la Cour de justice de l\u2019Union europ\u00e9enne a oblig\u00e9 Google \u00e0 instaurer un &#8220;droit \u00e0 l\u2019oubli&#8221; qui permet aux internautes de remplir un formulaire en vue d\u2019obtenir le d\u00e9r\u00e9f\u00e9rencement de certaines informations les concernant. Et, c\u00f4t\u00e9 am\u00e9ricain, des dispositifs ont \u00e9t\u00e9 mis en place par Google et Apple pour mieux prot\u00e9ger les donn\u00e9es des utilisateurs de t\u00e9l\u00e9phones portables fonctionnant avec les syst\u00e8mes d\u2019exploitation iOS ou Android. Un r\u00e9trop\u00e9dalage en phase avec l\u2019air du temps. Apr\u00e8s avoir r\u00eav\u00e9 \u00e0 son quart d\u2019heure de gloire, le moment serait donc venu pour chacun de fantasmer sur quinze petites minutes d\u2019anonymat ?<\/p>\n<p><strong><em>Priv\u00e9-public : une fronti\u00e8re\u2026 personnelle<br \/>\n<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Un objectif mal garanti, \u00e0 l\u2019\u00e8re de r\u00e9seaux sociaux autorisant une mise en sc\u00e8ne de soi sans pr\u00e9c\u00e9dent. \u00c0 commencer par Facebook qui offre la possibilit\u00e9 \u00e0 quiconque le souhaite de poster ses clich\u00e9s personnels, d\u2019exposer ses go\u00fbts, de raconter son quotidien \u00e0 des milliers d\u2019inconnus. Au troisi\u00e8me trimestre 2014, ils \u00e9taient un milliard et des poussi\u00e8res \u00e0 utiliser ce site d\u2019\u00e9changes chaque mois, dont 864 millions quotidiennement. Et au fond, quel est le probl\u00e8me ? <em>\u00ab Un individu libre et autonome a le droit de publier de son propre fait des informations sur ses id\u00e9es politiques ou sa vie culturelle. Personne ne peut d\u00e9finir \u00e0 sa place ce qui est priv\u00e9 et ce qui est public, <\/em> explique le sociologue Dominique Cardon. <em>Mais cette tendance sociale \u00e0 poser le d\u00e9bat sur les donn\u00e9es personnelles en termes de libert\u00e9 d\u2019expression peut \u00eatre tr\u00e8s na\u00efve. On sait par exemple que Facebook revend \u00e0 des entreprises des donn\u00e9es \u00e0 l\u2019origine destin\u00e9es aux \u201camis\u201d. \u00bb<\/em> Pas vraiment un d\u00e9tail. <em>\u00ab Il faut toujours se poser la question de qui surveille et pas seulement de qui se montre. \u00bb<\/em> <\/p>\n<p>Qui surveille, donc ? Les voisins, copains, coll\u00e8gues, employeurs pr\u00e9sents et futurs \u2013 une galaxie h\u00e9t\u00e9roclite, semblable \u00e0 un village \u00e0 l\u2019\u00e8re du Web 2.0, sous l\u2019\u0153il de laquelle l\u2019internaute \u00e9volue. Mais aussi quantit\u00e9 d\u2019organismes priv\u00e9s. Les informations collect\u00e9es sur Internet \u00e0 des fins publicitaires repr\u00e9sentent un formidable tr\u00e9sor pour les entreprises qui bombardent leurs cibles d\u2019e-mails, de sms et d\u2019aga\u00e7ants pop-up qui surgissent sans pr\u00e9venir sur l\u2019\u00e9cran. <em>Last but not least<\/em>, un autre type de contr\u00f4le qui avait su se faire oublier a refait surface r\u00e9cemment : les fichiers de l\u2019\u00c9tat. Le t\u00e9moignage d\u2019Edward Snowden sur l\u2019espionnage \u00e0 grande \u00e9chelle mis en place, avec la complicit\u00e9 des g\u00e9ants du Web, par la National security agency (NSA) a remis cette question \u00e0 l\u2019ordre du jour. Et r\u00e9veill\u00e9 des angoisses enfouies. <\/p>\n<p><strong><em>Perte de confiance dans le r\u00e9seau<br \/>\n<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Ainsi, la protection des donn\u00e9es et le respect de la vie priv\u00e9e constituent des enjeux importants pour 98 % des personnes interrog\u00e9es dans le cadre d\u2019un sondage r\u00e9alis\u00e9 par OpinionWay en 2013. <em>\u00ab Le climat a chang\u00e9. Les gens disent qu\u2019ils ont peur d\u2019\u00eatre surveill\u00e9s et leur crainte colore la mani\u00e8re dont ils utilisent Internet : la confiance dans le r\u00e9seau, qui \u00e9tait autrefois un lieu o\u00f9 ils se sentaient libres, a diminu\u00e9. Il n\u2019emp\u00eache que subsiste un d\u00e9calage entre les pratiques et les repr\u00e9sentations, car les internautes s\u2019empressent par ailleurs de tout raconter sur Facebook \u00bb<\/em>, reconna\u00eet Dominique Cardon. C\u2019est l\u00e0 un paradoxe qui est souvent relev\u00e9. Les individus, qui n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 piocher dans leur portefeuille priv\u00e9 pour se donner une existence num\u00e9rique, n\u2019ont pourtant jamais \u00e9t\u00e9 aussi sensibles \u00e0 l\u2019id\u00e9e de se pr\u00e9server contre le march\u00e9 et l\u2019\u00c9tat. <\/p>\n<p>\u00c0 raison ? Pour le journaliste Jean-Marc Manach, auteur de <em>La vie priv\u00e9e, un probl\u00e8me de vieux con ?<\/em>, tout n\u2019est pas \u00e0 mettre au m\u00eame niveau :<em> \u00ab Le fichage publicitaire ne fait pas beaucoup de d\u00e9g\u00e2ts et Facebook non plus. Avec les r\u00e9seaux sociaux, peu de gens sont vir\u00e9s et beaucoup trouvent du boulot ! \u00bb<\/em> En revanche, quand des administrations comme la police, la s\u00e9curit\u00e9 sociale, P\u00f4le emploi ou les imp\u00f4ts mettent le nez dans l\u2019intimit\u00e9 de chacun, les cons\u00e9quences sont autrement plus pr\u00e9occupantes. <em>\u00ab Il y a un million de personnes dont l\u2019emploi est conditionn\u00e9 par le fait de ne pas avoir \u00e9t\u00e9 suspect\u00e9, or une personne sur six est fich\u00e9e comme mise en cause dans une affaire de police judiciaire \u00bb<\/em>, pr\u00e9cise-t-il. <\/p>\n<p>Un tel dispositif est d\u2019autant plus pr\u00e9judiciable que le taux d\u2019erreur y semble \u00e9lev\u00e9, soit que les personnes aient \u00e9t\u00e9 inscrites comme coupables au lieu de victimes, soit que la d\u00e9cision de non-lieu, de relaxe ou de classement sans suite n\u2019ait pas \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9e dans le document. Dans une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 tout est automatis\u00e9, un simple couac dans l\u2019enregistrement ou la mise \u00e0 jour des bases de donn\u00e9es et voil\u00e0 des personnes priv\u00e9es d\u2019emploi, d\u2019allocations ch\u00f4mage ou de RSA. <\/p>\n<p><strong><em>Le spectre de <em>Minority Repor<\/em>t<br \/>\n<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Et encore, ce n\u2019est rien au regard des \u00c9tats-Unis, o\u00f9 la r\u00e9volution du Big Data est bien plus avanc\u00e9e qu\u2019ici. Ce nouveau domaine, qui mobilise des technologies pour exploiter l&#8217;oc\u00e9an d\u2019informations g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par l\u2019usage d\u2019Internet et toutes les transactions \u00e9lectroniques, ou produites par les administrations, les entreprises et les individus, constitue l\u00e0-bas une manne pour les banquiers, les assureurs, les fournisseurs d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 et autres organismes. Ou comment conditionner l\u2019octroi d\u2019un cr\u00e9dit, par exemple, au profil \u00e9tabli gr\u00e2ce \u00e0 des start-up qui scrutent les comportements des emprunteurs potentiels sur Ebay, Amazon ou Facebook. <\/p>\n<p>Quid de la surveillance au sommet de l\u2019\u00c9tat ? <em>\u00ab Le probl\u00e8me que posent ces fichiers rel\u00e8ve moins d\u2019Orwell que de Kafka \u00bb<\/em>, estime Jean-Marc Manach. Loin du spectre de Big Brother, le but n\u2019est pas de passer au crible la vie de tout un chacun. <em>\u00ab Il n\u2019emp\u00eache que pour trouver l\u2019aiguille, il faut commencer par nettoyer l\u2019ensemble la botte de foin \u00bb, <\/em> pr\u00e9cise le journaliste. Une p\u00eache hasardeuse dans la mesure o\u00f9 les r\u00e9seaux terroristes, p\u00e9dophiles, criminels se terrent en g\u00e9n\u00e9ral dans le &#8220;Web cach\u00e9&#8221; baptis\u00e9 DarkNet. Et qui peut d\u00e9boucher sur des malentendus plus ou moins cocasses. Comme cette famille de l\u2019Oklahoma visit\u00e9e par le FBI pour avoir entr\u00e9 sur Internet les expressions <em>\u00ab bombe \u00e0 gaz \u00bb<\/em> et <em>\u00ab sac \u00e0 dos \u00bb<\/em>, alors qu\u2019elle programmait d\u2019aller camper pour les vacances ! Nettement moins dr\u00f4le, la police de Chicago \u00e9tablit d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 des listes de criminels en puissance qui ne sont pas sans \u00e9voquer une r\u00e9plique culte du film de Spielberg <em>Minority Report<\/em> : <em>\u00ab Vous \u00eates en \u00e9tat d\u2019arrestation pour le futur meurtre de Sarah Marks ! \u00bb<\/em> <\/p>\n<p>Le d\u00e9bat n\u2019est pas neuf. En tout cas en France o\u00f9 tout commence en 1974, lorsque le quotidien <em>Le Monde<\/em> r\u00e9v\u00e8le l\u2019existence d\u2019un projet inqui\u00e9tant dans un article intitul\u00e9 <em>\u00ab Safari ou la chasse aux Fran\u00e7ais \u00bb.<\/em> L\u2019id\u00e9e de l\u2019\u00c9tat \u00e9tait alors de cr\u00e9er un supercalculateur capable de connecter entre elles des bases de donn\u00e9es nominatives de l\u2019administration fran\u00e7aise, notamment de l\u2019Insee. Un scandale \u00e9clate, l\u2019affaire tourne court, une commission d\u2019enqu\u00eate parlementaire est lanc\u00e9e. Dans la foul\u00e9e, est vot\u00e9e la premi\u00e8re loi Informatique et Libert\u00e9s, en 1978, qui r\u00e8glemente la pratique du fichage. Le but : instituer un garde-fou contre les d\u00e9rives d\u2019une informatisation mal ma\u00eetris\u00e9e qui porte atteinte \u00e0 la libert\u00e9 individuelle ou publique. <em>\u00ab Cette l\u00e9gislation visait \u00e0 prot\u00e9ger les individus de grands fichiers \u00e9tablis \u00e0 leur insu. La diff\u00e9rence, c\u2019est qu\u2019aujourd\u2019hui les gens participent eux-m\u00eames \u00e0 ce fichage \u00bb,<\/em> analyse Jean-Marc Manach. <\/p>\n<p><strong><em>Un risque d&#8217;effacer la m\u00e9moire<br \/>\n<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Si la loi fran\u00e7aise constitue donc un rempart, pas s\u00fbr que ce soit suffisant. En compl\u00e9ment de ce dispositif, Google s\u2019est ainsi vu contraint d\u2019\u00e9tudier les demandes de d\u00e9r\u00e9f\u00e9rencement formul\u00e9es par de simples citoyens. \u00c0 l\u2019automne, la multinationale recensait environ 144.000 requ\u00eates, parmi lesquelles celle d\u2019un pianiste croate vex\u00e9 par une mauvaise critique qui r\u00e9clamait le retrait de celle-ci ou encore d\u2019un professionnel de la finance qui esp\u00e9rait la suppression de liens vers des pages mentionnant son arrestation et sa condamnation pour des d\u00e9lits financiers. In fine, c\u2019est \u00e0 l\u2019op\u00e9rateur priv\u00e9 de d\u00e9cider (ou non) d\u2019effacer les URL afin que les sites litigieux ne fassent plus partie des r\u00e9ponses propos\u00e9es par le moteur de recherche. <\/p>\n<p>Une solution int\u00e9ressante ? <em>\u00ab C\u2019est un jeu dangereux \u00bb<\/em>, tranche R\u00e9mi Mathis, pr\u00e9sident de Wikim\u00e9dia France et fervent d\u00e9fenseur du partage du savoir. <em>\u00ab Si l\u2019on en vient \u00e0 effacer des informations pertinentes, sous pr\u00e9texte que des gens veulent faire dispara\u00eetre des photographies sur lesquelles ils ne se trouvent pas \u00e0 leur avantage, c\u2019est un probl\u00e8me. De l\u2019id\u00e9e de prot\u00e9ger la vie priv\u00e9e, on passe alors \u00e0 de la censure pure et simple. \u00bb <\/em> Et ce n\u2019est pas sans causer du souci aux historiens. <em>\u00ab Cette situation m\u2019\u00e9voque la mani\u00e8re dont des chercheurs se sont retrouv\u00e9s incapables de relater l\u2019histoire de la guerre d\u2019Alg\u00e9rie, car les personnes amnisti\u00e9es pouvaient porter plainte pour diffamation ou calomnie \u00bb<\/em>, souligne affirme R\u00e9mi Mathis. <em>\u00ab Ce n\u2019est pas \u00e0 P\u00e9tain de faire l\u2019histoire du p\u00e9tainisme, \u00e0 Sarkozy de faire celle de son quinquennat, \u00e0 tel artiste de dire ce qu\u2019on pense de lui\u2026 \u00bb <\/em> <\/p>\n<p>Au printemps 2013, l\u2019Association des archivistes fran\u00e7ais s\u2019\u00e9tait d\u2019ailleurs \u00e9mue, au travers d\u2019une p\u00e9tition qui avait recueilli plus de 50 000 signatures, du projet qu\u2019avait la Commission europ\u00e9enne de garantir le droit \u00e0 l\u2019effacement des donn\u00e9es. Mais pour Dominique Cardon, Google n\u2019y croit pas lui-m\u00eame. Le g\u00e9ant du Net a fait de la t\u00e2che qui lui a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e l\u2019\u00e9l\u00e9ment d\u2019une strat\u00e9gie qui s\u2019inscrit dans un art subtil de la communication :<em> \u00ab Google ouvre d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment la boite de Pandore pour montrer que la libert\u00e9 d\u2019expression et d\u2019information est menac\u00e9e et que cela pose plus de probl\u00e8mes que \u00e7a ne g\u00e9n\u00e8re de bienfaits \u00bb<\/em>, avance le sociologue. Mission r\u00e9ussie. Seulement voil\u00e0, l\u2019\u00e9quation n\u2019est pas si simple\u2026 Entre le droit \u00e0 l\u2019anonymat et le droit \u00e0 la connaissance, il va falloir doser.    <div id='gallery-1' class='gallery galleryid-8589 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/vie-privee-dossier-b7f.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/vie-privee-dossier-b7f-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"vie-privee-dossier.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/vie-privee-mr-81e.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/vie-privee-mr-81e-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"vie-privee-mr.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 l\u2019heure o\u00f9 les r\u00e9seaux sociaux incitent \u00e0 s\u2019exposer et au moment o\u00f9 le projet de loi sur le renseignement est examin\u00e9 \u00e0 l&#8217;Assembl\u00e9e, retour sur les bouleversements de la notion de vie priv\u00e9e et les paradoxes de sa protection.<\/p>\n","protected":false},"author":573,"featured_media":21827,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[157],"tags":[404],"class_list":["post-8589","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-web","tag-libertes"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8589","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/573"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=8589"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8589\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/21827"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=8589"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=8589"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=8589"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}