{"id":830,"date":"1998-02-01T00:00:00","date_gmt":"1998-01-31T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/art-contemporain830\/"},"modified":"1998-02-01T00:00:00","modified_gmt":"1998-01-31T23:00:00","slug":"art-contemporain830","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=830","title":{"rendered":"Art contemporain"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Voir aussi <\/p>\n<p>A l&#8217;usine<strong> M\u00e9tro, boulot, expo est le fruit d&#8217;une th\u00e8se de doctorat. Jean-Michel Leterrier (1), son auteur, n&#8217;est pas un pur produit de l&#8217;Universit\u00e9: ouvrier \u00e0 seize ans, il en passe douze en usine, avant de se consacrer \u00e0 l&#8217;action culturelle. C&#8217;est dire s&#8217;il conna\u00eet son sujet de l&#8217;int\u00e9rieur. <\/strong><\/p>\n<p>Son analyse, pertinente, fouill\u00e9e, savamment illustr\u00e9e, nous plonge dans l&#8217;univers relativement peu connu (car partiellement analys\u00e9) de l&#8217;activit\u00e9 culturelle men\u00e9e par les comit\u00e9s d&#8217;entreprise. Son exhaustivit\u00e9 en la mati\u00e8re fait figure d&#8217;exception, et plus pr\u00e9cis\u00e9ment sur le rapprochement de l&#8217;art et du monde de l&#8217;entreprise.<\/p>\n<p>Jean-Michel Leterrier tente une classification th\u00e9matique des diff\u00e9rentes formes d&#8217;intervention des CE, \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;outils par lui-m\u00eame forg\u00e9s. Ici, ce sont les notions de m\u00e9diation (id\u00e9e d&#8217;un &#8221; art \u00e0 domicile &#8220;, d&#8217;expositions au coeur de l&#8217;entreprise), d&#8217;\u00e9ducation (volont\u00e9 \u00e0 plein revendiqu\u00e9e, par le milieu ouvrier, d&#8217;une instruction artistique), de cr\u00e9ativit\u00e9 populaire (pratique des amateurs) de m\u00e9tissage enfin (th\u00e8me tardivement apparu, passionnante initiative consistant, au sein de l&#8217;entreprise, \u00e0 faire r\u00e9aliser des oeuvres par des artistes). Cette classification prend figure de long examen, dont l&#8217;int\u00e9r\u00eat est nourri de maints exemples.<\/p>\n<p> <strong> Une r\u00e9flexion sur la r\u00e9ceptivit\u00e9 des oeuvres d&#8217;art  <\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;abondance des mat\u00e9riaux, chaque fois singuliers, \u00e9toile la r\u00e9flexion sans la rendre absconse. Ici ou l\u00e0, on aimerait voir d\u00e9velopp\u00e9e telle ou telle remarque en passant. Lorsqu&#8217;il dit, notamment, qu'&#8221; il faut raccourcir la distance entre les oeuvres de la cr\u00e9ation et le monde du travail &#8220;, Jean-Michel Leterrier ajoute ceci: &#8221; formulation \u00e0 la fois explicite et ambigu\u00eb &#8220;, mais il se &#8221; rattrape &#8221; \u00e0 la fin, au fil d&#8217;une analyse extr\u00eamement fine de la culture esth\u00e9tique des salari\u00e9s. Dans le sous-chapitre intitul\u00e9 &#8221; Culture du travail et discours esth\u00e9tique des salari\u00e9s &#8220;, il effectue, sans conteste, un retournement salutaire puisque y est reconnue, \u00e0 part enti\u00e8re, une forme de culture populaire, non codifi\u00e9e, non prise en compte par la sociologie. L&#8217;auteur parle d&#8217;une culture plastique &#8221; sauvage &#8220;, sorte de face cach\u00e9e de la culture &#8221; l\u00e9gitime &#8221; (entendue comme celle que per\u00e7oit la sociologie). Cette culture, qui ne se laisse pas approcher par les modes d&#8217;acquisition m\u00e9thodologiques traditionnels, est ici envisag\u00e9e en termes d&#8217;acquis et de valeurs.<\/p>\n<p>On voit bien l&#8217;utilit\u00e9 d&#8217;un tel travail, fouill\u00e9, puisqu&#8217;il permet &#8221; de renouveler, ainsi que l&#8217;\u00e9crit l&#8217;auteur, les approches de la sociologie de l&#8217;art, de l&#8217;esth\u00e9tique et des conditions d&#8217;acc\u00e8s et d&#8217;appropriation de la cr\u00e9ation artistique &#8220;, ainsi que les conditions d&#8217;une politique de d\u00e9mocratisation propre au monde du travail. C&#8217;est en cela que la connaissance des comit\u00e9s d&#8217;entreprise et de leur action fera date, dans la r\u00e9flexion et les connaissances sur la r\u00e9ceptivit\u00e9 des oeuvres d&#8217;art. Formulant ce voeu en fin d&#8217;ouvrage, Jean-Michel Leterrier ajoute: &#8221; Puisse le pr\u00e9sent travail susciter des \u00e9tudes dans cette direction.&#8221; .<\/p>\n<p>1. Responsable de la politique culturelle de la CGT.M\u00e9tro, boulot, expo.Les comit\u00e9s d&#8217;entreprise et les arts plastiques, \u00e9ditions La Dispute 1997, 250 p., 160 F.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Voir aussi <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[288],"class_list":["post-830","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web","tag-spectacle-vivant"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/830","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=830"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/830\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=830"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=830"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=830"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}