{"id":8119,"date":"2014-12-03T16:57:09","date_gmt":"2014-12-03T15:57:09","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-y-aura-t-il-un-socialisme-apres-8119\/"},"modified":"2014-12-03T16:57:09","modified_gmt":"2014-12-03T15:57:09","slug":"article-y-aura-t-il-un-socialisme-apres-8119","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=8119","title":{"rendered":"Y aura-t-il un socialisme apr\u00e8s No\u00ebl ? [2\/3]"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">L&#8217;adh\u00e9sion du socialisme de gouvernement \u00e0 l&#8217;ultralib\u00e9ralisme ambiant marque-t-elle la fin de la possibilit\u00e9 m\u00eame de la social-d\u00e9mocratie et de la r\u00e9forme, ne laissant \u00e0 la &#8220;gauche&#8221; que le choix de la rupture ? \u00c0 l&#8217;examen, l&#8217;hypoth\u00e8se appara\u00eet douteuse.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/qui-veut-la-peau-de-roger-martelli\/article\/y-aura-t-il-un-socialisme-apres\">Dans une premi\u00e8re partie<\/a>, on a vu que l\u2019\u00e9volution actuelle du socialisme de gouvernement conduisait \u00e0 une rupture historique avec l\u2019horizon de la social-d\u00e9mocratie et avec la tradition de la gauche elle-m\u00eame. Cela signifie-t-il qu\u2019il n\u2019y a plus place pour une option de filiation sociale-d\u00e9mocrate ? L\u2019esprit d\u2019accommodement au capitalisme n\u2019a-t-il plus d\u2019avenir dans la gauche fran\u00e7aise ?<\/p>\n<p><strong><em>Plus de place pour la r\u00e9forme ?<br \/>\n<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Des tendances lourdes poussent \u00e0 la cl\u00f4ture du grand cycle social-d\u00e9mocrate. Sur cette base, la tentation est forte, dans la gauche de la gauche, de mettre en relation cette \u00e9volution longue et celle du capitalisme lui-m\u00eame. Il se dit souvent que la crise syst\u00e9mique accentu\u00e9e en 2008 met fin \u00e0 la possibilit\u00e9 de r\u00e9formes structurelles \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la sph\u00e8re du capital. Dans ce contexte, l\u2019inflexion \u00e0 droite du socialisme redistribue durablement les cartes, en poussant ce qui reste de gauche du c\u00f4t\u00e9 de la rupture. \u00c0 la limite, l\u2019image des &#8220;deux gauches&#8221; elle-m\u00eame perd de sa pertinence : au sein d\u2019un capitalisme qui polarise les richesses sans les redistribuer, le parti pris de l\u2019\u00e9galit\u00e9 ne peut conduire que vers le d\u00e9passement du capitalisme. La rupture ou le chaos\u2026 Si l\u2019hypoth\u00e8se ne manque pas de force, elle n\u2019est pas certaine.<\/p>\n<p>Le capitalisme en crise n\u2019a-t-il plus de marge de man\u0153uvre lui permettant d\u2019esp\u00e9rer une relance ? Trois donn\u00e9es permettent d\u2019en douter. Tout d\u2019abord, dans un syst\u00e8me pourtant tr\u00e8s &#8220;mondialis\u00e9&#8221;, la crise ne produit pas de fa\u00e7on uniforme de la r\u00e9cession et des dysfonctionnements structurels. Si le syst\u00e8me \u00e9conomico-financier est embourb\u00e9 dans les territoires capitalistes du &#8220;Nord&#8221;, il reste \u00e0 court terme des r\u00e9serves de croissance au &#8220;Sud&#8221;, du c\u00f4t\u00e9 des &#8220;pays \u00e9mergents&#8221;, en Asie, en Am\u00e9rique latine et en Afrique. <\/p>\n<p>En deuxi\u00e8me lieu, le capitalisme n\u2019est pas un syst\u00e8me \u00e9conomique &#8220;pur&#8221;, mais un complexe social o\u00f9 l\u2019\u00e9conomique, le politique et le culturel interagissent sans perdre de leur autonomie relative. M\u00eame si la &#8220;contre-r\u00e9volution lib\u00e9rale&#8221; a \u00e9rod\u00e9 les m\u00e9canismes anciens de la r\u00e9gulation, on peut tr\u00e8s bien imaginer que l\u2019action sur les &#8220;superstructures&#8221; influera encore sur les &#8220;infrastructures&#8221;, que l\u2019initiative consciente des acteurs sociaux et de l\u2019\u00c9tat pourra infl\u00e9chir les tendances r\u00e9gressives et les r\u00e9duire, quand bien m\u00eame elle ne sera pas en mesure de les annihiler. <\/p>\n<p>En troisi\u00e8me lieu, le capitalisme du XXIe si\u00e8cle n\u2019a plus, en face de lui, de mod\u00e8le d\u2019alternative simple et d\u2019apparence g\u00e9n\u00e9ralisable, comme ce fut le cas au si\u00e8cle dernier avec les divers avatars, directs ou indirects, du sovi\u00e9tisme instaur\u00e9 en Russie. L\u2019alternative existe comme id\u00e9e ; elle fonctionne dans des pratiques prometteuses mais \u00e9parses, parfois dans des niches laiss\u00e9es par l\u2019ordre dominant ; elle n\u2019appara\u00eet pas comme une logique capable de se substituer \u00e0 celle du capital.<\/p>\n<p><strong><em>Le capitalisme a-t-il dit son dernier mot ?<br \/>\n<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Contrairement au grand mythe n\u00e9olib\u00e9ral, le capitalisme n\u2019a jamais vraiment fonctionn\u00e9 qu\u2019en \u00e9tant adoss\u00e9 \u00e0 du droit, \u00e0 des normes, \u00e0 des institutions. En bref, il n\u2019a jamais v\u00e9cu sans l\u2019\u00c9tat. Plus de trente ann\u00e9es de &#8220;contre-r\u00e9volution lib\u00e9rale&#8221; ont \u00e9rod\u00e9 les instruments de l\u2019action publique en Am\u00e9rique et en Europe. Mais elles ne les ont pas uniform\u00e9ment d\u00e9truits. En outre, il n\u2019y a pas que le centre &#8220;occidental&#8221; dominant. Et si l\u2019avenir du capitalisme se trouvait\u2026 en Chine ? Rien n\u2019exclut l\u2019hypoth\u00e8se, autour du mod\u00e8le chinois ou d\u2019autres encore, que se maintienne la coexistence historique d\u2019une \u00e9conomie de plus en plus lib\u00e9ralis\u00e9e et d\u2019un \u00c9tat autoritaire, assurant un minimum de redistribution, exer\u00e7ant un contr\u00f4le social renforc\u00e9 et prenant en charge, en les socialisant, les d\u00e9penses que la rentabilit\u00e9 des entreprises priv\u00e9es leur interdit d\u2019assumer elles-m\u00eames (les effets de la compression salariale et des d\u00e9g\u00e2ts environnementaux). Pour l\u2019instant, les \u00e9lites de la gouvernance am\u00e9ricaine et europ\u00e9enne excluent majoritairement cette entorse \u00e0 la doxa ultralib\u00e9rale des ann\u00e9es 1980-1990. Mais est-on s\u00fbr qu\u2019elles n\u2019y seront pas contraintes dans un avenir plus ou moins proche ? <\/p>\n<p>Auquel cas, il n\u2019y a rien d\u2019absurde \u00e0 envisager que, au c\u0153ur m\u00eame de la crise &#8220;syst\u00e9mique&#8221;, se d\u00e9ploient des strat\u00e9gies de relance perp\u00e9tuant, au moins pour un temps, l\u2019\u00e9quilibre instable du capitalisme. D\u00e8s lors, la crise de la social-d\u00e9mocratie historique peut tr\u00e8s bien s\u2019accompagner de la recherche de nouvelles combinaisons qui, autour de l\u2019exigence d\u2019\u00e9galit\u00e9, d\u00e9boucheraient vers de nouvelles cultures de &#8220;l\u2019adaptation&#8221; ou de &#8220;l\u2019accommodement&#8221;. Si cette hypoth\u00e8se est vraie, une gauche de gauche doit se pr\u00e9parer mentalement \u00e0 une contradiction. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, la crise syst\u00e9mique l\u00e9gitime un peu plus l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une alternative post-capitaliste ; mais, d\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, la complexit\u00e9 des interactions mondiales n\u2019interdit pas d\u2019envisager des plages de relance capitaliste, au moins pour quelques d\u00e9cennies. Que le d\u00e9passement du capitalisme ait gagn\u00e9 en l\u00e9gitimit\u00e9 n\u2019implique pas que sa reproduction soit impossible \u00e0 court et \u00e0 moyen terme. Dans ce cadre, pourraient s\u2019\u00e9baucher des constructions politiques s\u2019inscrivant encore dans la tradition &#8220;r\u00e9formatrice&#8221; qui fut celle de la social-d\u00e9mocratie europ\u00e9enne.<\/p>\n<p><strong><em>En finir avec la gauche ?<br \/>\n<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Jusqu\u2019alors, le champ politique fran\u00e7ais s\u2019est caract\u00e9ris\u00e9 de deux mani\u00e8res : une extr\u00eame diversit\u00e9, qui d\u00e9bouche sur un \u00e9miettement partisan (\u00e0 la diff\u00e9rence du mod\u00e8le anglo-saxon) ; une simplification, qui fonctionne sous la forme d\u2019une double polarit\u00e9. Depuis plus de deux si\u00e8cles, le clivage de la droite et de la gauche se construit autour du th\u00e8me de l\u2019\u00e9galit\u00e9 (de son utilit\u00e9 et de sa possibilit\u00e9). Et \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la gauche, les attitudes et les pratiques se distribuent sur la question des contours de l\u2019\u00e9galit\u00e9 (l\u2019\u00e9galit\u00e9 juridique ou l\u2019\u00e9galit\u00e9 sociale) et sur celle des mani\u00e8res d\u2019y parvenir. Jusqu\u2019alors, toujours, les principales controverses \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la gauche ont distingu\u00e9 ceux qui pensent qu\u2019il faut avant tout r\u00e9duire les in\u00e9galit\u00e9s \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du syst\u00e8me (p\u00f4le de l\u2019adaptation ou de l\u2019accommodement) et ceux qui consid\u00e8rent au contraire qu\u2019il faut &#8220;sortir&#8221; dudit syst\u00e8me pour fonder durablement l\u2019\u00e9galit\u00e9 (p\u00f4le de la rupture).<\/p>\n<p>Est-on sorti de cette double polarit\u00e9 ? Le &#8220;n\u00e9o-d\u00e9mocratisme&#8221; de l\u2019ex\u00e9cutif pousse \u00e0 le penser, en ne mettant plus au centre du clivage droite-gauche l\u2019\u00e9galit\u00e9, mais les &#8220;valeurs&#8221; (lib\u00e9ralisme\/autoritarisme, ouverture-fermeture), et en \u00e9cartant a priori toute hypoth\u00e8se d\u2019une rupture avec un syst\u00e8me identifi\u00e9 \u00e0 &#8220;l\u2019\u00e9conomie de march\u00e9&#8221;. Mais si le choix socialiste actuel \u00e9chappe aux polarit\u00e9s fondatrices, la m\u00eame tentation existe dans la gauche &#8220;radicale&#8221;, sous une forme sym\u00e9triquement oppos\u00e9e. La r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la gauche est jug\u00e9e confusionniste, d\u00e8s l\u2019instant o\u00f9 les repr\u00e9sentations courantes associent le PS lib\u00e9ralis\u00e9 \u00e0 la gauche ; quant \u00e0 l\u2019id\u00e9e qu\u2019il puisse exister une gauche d\u2019accommodement, elle est invalid\u00e9e par la conviction que la crise d\u00e9l\u00e9gitime toute perspective de souche &#8220;r\u00e9formiste&#8221;.<\/p>\n<p><strong><em>Une polarit\u00e9 maintenue<br \/>\n<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Malgr\u00e9 la complexit\u00e9 actuelle, je persiste \u00e0 penser qu\u2019il ne faut pas abandonner la notion de gauche. Elle est historiquement la mani\u00e8re la plus simple de mettre l\u2019\u00e9galit\u00e9 au c\u0153ur du d\u00e9bat public ; elle permet d\u2019inscrire le combat pour l\u2019\u00e9galit\u00e9 dans la perspective d\u2019une majorit\u00e9 politique ; coupl\u00e9e \u00e0 la souverainet\u00e9 et \u00e0 la solidarit\u00e9 (libert\u00e9, \u00e9galit\u00e9, fraternit\u00e9), elle d\u00e9signe le pivot autour duquel pourrait se penser une soci\u00e9t\u00e9 mettant le peuple au centre des dynamiques sociales et pas \u00e0 leur marge.<\/p>\n<p>Mais si la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la gauche reste pertinente malgr\u00e9 son affaiblissement, elle ne vaut \u2013 comme toute r\u00e9alit\u00e9 sociopolitique \u2013 que si son sens est red\u00e9fini en profondeur. Qu\u2019est-ce que l\u2019\u00e9galit\u00e9 aujourd\u2019hui ? Quels en sont les moteurs, \u00e0 la fois individuels et collectifs ? Quelles constructions, \u00e0 la fois sociales, politiques et culturelles, permettent de la faire advenir ? Et, \u00e0 partir de l\u00e0, se reposent toutes les questions qui travaillent la gauche en longue dur\u00e9e. Pour produire de l\u2019\u00e9galit\u00e9 \u2013 et ne pas seulement r\u00e9duire les in\u00e9galit\u00e9s \u2013 suffit-il de se couler dans les normes du &#8220;syst\u00e8me&#8221; ? Peut-on se fixer l\u2019objectif d\u2019une croissance illimit\u00e9e qui serait seulement mieux r\u00e9partie qu\u2019elle ne l\u2019est aujourd\u2019hui ? Suffit-il d\u2019infl\u00e9chir autrement les m\u00e9canismes de l\u2019\u00c9tat ? Faut-il seulement &#8220;revenir&#8221; aux \u00e9quilibres ant\u00e9rieurs, ceux que l\u2019on dit souvent &#8220;keyn\u00e9siens&#8221; ? Et s\u2019il faut &#8220;sortir&#8221; du syst\u00e8me, le fait-on selon les mod\u00e8les d\u2019hier ? S\u2019agit-il de &#8220;prendre l\u2019\u00c9tat&#8221; ou de subvertir les m\u00e9canismes de d\u00e9possession civique qui \u00e9cartent les cat\u00e9gories populaires de la souverainet\u00e9 de fait ?<\/p>\n<p>\u00c0 \u00e9num\u00e9rer ces questions, on comprend vite que la vieille polarit\u00e9 de l\u2019accommodement et de la rupture est loin d\u2019avoir \u00e9puis\u00e9 ses r\u00e9serves. Mais elle se pose dans des termes radicalement neufs.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/qui-veut-la-peau-de-roger-martelli\/article\/y-aura-t-il-un-socialisme-apres\">Y aura-t-il un socialisme apr\u00e8s No\u00ebl ?<\/a> [1\/3]<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/qui-veut-la-peau-de-roger-martelli\/article\/y-aura-t-il-un-socialisme-apres-8127\">Y aura-t-il un socialisme apr\u00e8s No\u00ebl ?<\/a> [3\/3]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;adh\u00e9sion du socialisme de gouvernement \u00e0 l&#8217;ultralib\u00e9ralisme ambiant marque-t-elle la fin de la possibilit\u00e9 m\u00eame de la social-d\u00e9mocratie et de la r\u00e9forme, ne laissant \u00e0 la &#8220;gauche&#8221; que le choix de la rupture ? \u00c0 l&#8217;examen, l&#8217;hypoth\u00e8se appara\u00eet douteuse.<\/p>\n","protected":false},"author":328,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[210],"tags":[390,330],"class_list":["post-8119","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-qui-veut-la-peau-de-roger-martelli","tag-parti-socialiste","tag-postcapitalisme"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8119","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/328"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=8119"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8119\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=8119"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=8119"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=8119"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}