{"id":7992,"date":"2014-10-16T09:34:26","date_gmt":"2014-10-16T07:34:26","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/gabriel-colletis-manuel-valls-a7992\/"},"modified":"2014-10-16T09:34:26","modified_gmt":"2014-10-16T07:34:26","slug":"gabriel-colletis-manuel-valls-a7992","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=7992","title":{"rendered":"Gabriel Colletis : \u00ab Manuel Valls a d\u00e9clar\u00e9 sa flamme aux actionnaires et non aux entreprises \u00bb"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Aimer les entreprises, qu\u2019est-ce \u00e0 dire ? L&#8217;\u00e9conomiste Gabriel Colletis analyse les politiques men\u00e9es par le gouvernement (pr\u00e9tendument) en faveur de celles-ci, et explique ce que ces politiques devraient \u00eatre pour faire vraiment la preuve de leur amour.<\/p>\n<p><strong>Regards. Le premier ministre Manuel Valls a choisi d\u2019identifier le sens de la politique \u00e9conomique de son gouvernement et son positionnement politique personnel par une d\u00e9claration d\u2019amour de l\u2019entreprise. Comment l\u2019analysez-vous ?<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p><strong>Gabriel Colletis.<\/strong><em> \u00ab Et pourtant, pourtant, je n\u2019aime que toi ! \u00bb,<\/em> dit le refrain de la chanson. Le premier ministre, Manuel Valls, embo\u00eetant le pas de son ministre des Finances, Michel Sapin, ayant avou\u00e9 son amiti\u00e9 pour la bonne finance (6 juillet), a d\u00e9clar\u00e9 sa flamme devant les dirigeants du Medef en ao\u00fbt dernier (le 27 ao\u00fbt) en clamant qu\u2019il aimait l\u2019entreprise. Quelque temps plus tard, le m\u00eame premier ministre r\u00e9it\u00e9rait sa d\u00e9claration d\u2019amour en tourn\u00e9e dans les capitales europ\u00e9ennes : <em>\u00ab Ich mag die Unternehmen \u00bb<\/em> (Berlin, Congr\u00e8s annuel du BDI, le patronat allemand, 23 septembre) ; <em>\u00ab My government is probusiness \u00bb<\/em>, City de Londres, 6 octobre).<\/p>\n<p>On reste confondu devant tant de passion. Et pourtant, on ne devrait pas, tant il est vrai que le gouvernement fran\u00e7ais a d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s largement prouv\u00e9 son amour pour les entreprises avec un \u00e9norme cadeau en p\u00e9riode de disette budg\u00e9taire : le Cr\u00e9dit d\u2019imp\u00f4t pour la comp\u00e9titivit\u00e9\u2026 et l\u2019emploi (CICE). Ce cr\u00e9dit d\u2019imp\u00f4t devait repr\u00e9senter environ 12 milliards d\u2019euros pour sa premi\u00e8re ann\u00e9e de mise en place (2013). Il devrait finalement co\u00fbter un peu moins de 9 milliards aux caisses de l\u2019\u00c9tat. Entre les all\u00e9gements de cotisations patronales suppl\u00e9mentaires sur les bas salaires et d&#8217;autres baisses d&#8217;imp\u00f4ts pour les entreprises, le total des cadeaux nouveaux accord\u00e9s aux entreprises est \u00e9valu\u00e9 \u00e0 40 milliards d&#8217;euros d&#8217;ici \u00e0 2017. Ce, sans contreparties autres que l\u2019espoir que celles-ci voudront bien embaucher et investir. En France ? Rien n\u2019est moins s\u00fbr s\u2019agissant des grandes entreprises qui accaparent plus de 35% du CICE. Outre que celles-ci ont montr\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent qu\u2019elles pr\u00e9f\u00e9raient largement investir \u00e0 l\u2019\u00e9tranger plut\u00f4t qu\u2019en France, force est de constater qu\u2019elles ne m\u00e9prisent pas leurs actionnaires. Tout au contraire ! Les firmes hexagonales, selon une \u00e9tude du fonds Henderson Global Investors, ont d\u00e9croch\u00e9 la palme mondiale de la r\u00e9mun\u00e9ration des actionnaires au deuxi\u00e8me trimestre 2014 en versant \u00e0 ces derniers pas moins de 40 milliards de dollars (ou 32 milliards d\u2019euros) (en hausse de 30% en rapport au deuxi\u00e8me trimestre 2013 !).<\/p>\n<p>Pour \u00eatre plus pr\u00e9cis, Manuel Valls devant les dirigeants du Medef aurait donc d\u00fb d\u00e9clarer sa flamme aux actionnaires et non aux entreprises tant il est vrai que, pour les plus grandes d\u2019entre elles, le chemin entre les avantages consentis par l\u2019\u00c9tat et les contribuables fran\u00e7ais et les poches des actionnaires risque d\u2019\u00eatre court. Le Premier ministre, sans doute un des hommes les mieux form\u00e9s et inform\u00e9s de France, ne peut ignorer qu\u2019alors que dans les ann\u00e9es 1970 les entreprises fran\u00e7aises consacraient deux fois plus d\u2019argent \u00e0 leurs investissements nets qu\u2019\u00e0 la r\u00e9mun\u00e9ration des propri\u00e9taires de leur capital, cette proportion est invers\u00e9e aujourd\u2019hui. Bient\u00f4t peut-\u00eatre, Manuel Valls et Michel Sapin pourront ensemble d\u00e9clarer aux Fran\u00e7ais m\u00e9dus\u00e9s : <em>\u00ab Nous aimons les actionnaires et l\u2019argent. \u00bb Pour payer l\u2019addition, il leur suffira de se rappeler le conseil de Joseph Caillaux, ministre des Finances, en mars 1909, lorsque celui-ci d\u00e9clare \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e : \u00ab Bien s\u00fbr les riches ont la capacit\u00e9 de supporter des imp\u00f4ts plus lourds, mais les pauvres sont tellement plus nombreux&#8230; \u00bb<\/em><\/p>\n<p><em> <strong><em>\u00ab Les entreprises fran\u00e7aises m\u00e9ritent que l\u2019on s\u2019interroge sur leur devenir et la meilleure fa\u00e7on de les faire \u00e9voluer \u00bb<br \/>\n<\/strong><\/em> <\/em><\/p>\n<p><strong>Quel diagnostic portez-vous sur la situation des entreprises et notamment des entreprises industrielles en France ?<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Si les actionnaires ne m\u00e9ritent pas tant de sollicitude de la part du gouvernement (a fortiori lorsque celui-ci est suppos\u00e9 \u00eatre de gauche), l\u2019inverse est vrai s\u2019agissant de la situation des entreprises fran\u00e7aises. Non que celles-ci doivent \u00eatre assist\u00e9es, mais il est absolument exact que l\u2019\u00e9tat des entreprises, et singuli\u00e8rement celui des entreprises industrielles, ne peut que susciter l\u2019inqui\u00e9tude. Les entreprises fran\u00e7aises m\u00e9ritent, en d\u2019autres termes, que l\u2019on s\u2019interroge sur leur devenir et la meilleure fa\u00e7on de les faire \u00e9voluer. Que l\u2019on en juge : un institut ind\u00e9pendant, Trendeo, qui comptabilise les destructions d\u2019emplois \u00e0 partir des informations donn\u00e9es dans la presse, notamment locale, <a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/assets\/pdf\/L%27emploi et l%27investissement en France en 2012 par Trendeo.pdf\">fait \u00e9tat de 263 fermetures de sites industriels de plus de dix salari\u00e9s en 2013<\/a>, contre 124 cr\u00e9ations. Soit 2,12 usines d\u00e9truites pour une cr\u00e9\u00e9e.<\/p>\n<p>Manifestement, l\u2019industrie fran\u00e7aise ne se porte pas bien, du moins en France\u2026 Selon le FMI, la part de la France dans le commerce mondial de biens n\u2019est plus que de 3% en 2013, en \u00e9rosion continue depuis plus de vingt ans. Mais il convient de ne pas confondre l\u2019industrie en France et les entreprises industrielles fran\u00e7aises dans le monde. Si l\u2019on prend l\u2019exemple tr\u00e8s illustratif de l\u2019automobile, autrefois un fleuron de l\u2019industrie fran\u00e7aise d\u00e9gageant un solide exc\u00e9dent commercial, nous pouvons observer que les constructeurs fran\u00e7ais en 1980 produisaient un total de v\u00e9hicules de 3,2 millions d\u2019unit\u00e9s dont 2,9 millions en France (90%). Vingt ans plus tard, la production totale a augment\u00e9e de 56% (4,6 millions de v\u00e9hicules produits), mais la part des usines fran\u00e7aises n\u2019est plus que de 60% (2,7 millions de v\u00e9hicules, en baisse absolue par rapport \u00e0 1980). En 2012, les constructeurs fran\u00e7ais ont l\u00e9g\u00e8rement augment\u00e9 leur production totale en rapport aux chiffres de l\u2019ann\u00e9e 2000 (4,8 millions de v\u00e9hicules produits) mais la part des usines fran\u00e7aises n\u2019est plus que de\u202628% (1,3 million de v\u00e9hicules). En un peu plus de trente ans (1980-2012), la production en valeur absolue des usines fran\u00e7aises a ainsi baiss\u00e9 de plus de 55%, passant de 2,9 \u00e0 1,3 million de v\u00e9hicules. La part des usines de l\u2019Hexagone dans la production mondiale des constructeurs fran\u00e7ais est pass\u00e9e de 90% \u00e0 moins de 30%. Alors, la prime \u00e0 la casse ? Pour assembler des Renault au Maroc ou des Dacia en Roumanie ?<\/p>\n<p>Les causes de la d\u00e9sindustrialisation sont nombreuses et font malheureusement syst\u00e8me. Nous les avons analys\u00e9es dans notre livre L\u2019urgence industrielle ! (\u00e9ditions Le Bord de l\u2019eau, 2012). Parmi celles-ci, il est possible d\u2019en identifier trois principales : une conception erron\u00e9e de la comp\u00e9titivit\u00e9 et de la nature du travail (la comp\u00e9titivit\u00e9 \u00e9tant r\u00e9duite \u00e0 une affaire de prix et le travail \u00e0 un co\u00fbt alors que ce dernier est d\u2019abord un apport de comp\u00e9tences) ; une politique industrielle consistant principalement en un soutien \u00e0 des firmes individuelles (les plus grandes en particulier) alors qu\u2019elle devrait favoriser le d\u00e9veloppement des relations entre acteurs (entreprises entre elles et avec les institutions de formation et de recherche) du syst\u00e8me productif ; une rupture quasi-consomm\u00e9e entre le devenir des grands groupes (extravertis et financiaris\u00e9s) et celui du tissu industriel fran\u00e7ais.<\/p>\n<p><em> <strong><em>\u00ab Un gouvernement soucieux des entreprises industrielles devrait agir dans le sens de leur d\u00e9financiarisation \u00bb<br \/>\n<\/strong><\/em> <\/em><\/p>\n<p><strong>Que devrait faire un gouvernement qui aimerait vraiment l\u2019entreprise ?<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Si le gouvernement aimait vraiment l\u2019entreprise, il pourrait faire beaucoup de choses. La premi\u00e8re serait de cesser d\u2019\u00e9mettre des &#8220;signaux&#8221; sugg\u00e9rant que la comp\u00e9titivit\u00e9 est une affaire de prix. De nos jours, une entreprise comp\u00e9titive sur la dur\u00e9e est celle qui produit des biens et des services \u00e0 forte valeur ajout\u00e9e, de bonne qualit\u00e9, r\u00e9parables et recyclables, produits dans des conditions respectant la nature, et, surtout, r\u00e9pondant aux besoins et aux nouveaux usages. Pour cela, l\u2019entreprise a besoin de salari\u00e9s comp\u00e9tents et impliqu\u00e9s dans leur travail. Or un tel engagement n\u2019est pas compatible avec une conception du travail qui r\u00e9duit celui-ci \u00e0 un co\u00fbt qu\u2019il convient de baisser afin d\u2019accro\u00eetre les marges et les dividendes vers\u00e9s. Les politiques publiques doivent donc d\u2019abord mettre l\u2019accent sur la formation et la reconnaissance des comp\u00e9tences des salari\u00e9s.<\/p>\n<p>Un gouvernement soucieux du devenir des entreprises industrielles devrait \u00e9galement agir dans le sens de leur d\u00e9financiarisation. Pour cela, deux mesures simples devraient \u00eatre adopt\u00e9es sans d\u00e9lai : l\u2019interdiction des &#8220;stock-options&#8221; (un m\u00e9canisme qui aligne les int\u00e9r\u00eats des dirigeants sur ceux des actionnaires) et celle des pratiques de relution (le rachat des actions de l\u2019entreprise par elle-m\u00eame puis leur destruction afin de r\u00e9duire leur nombre et faire monter la valeur unitaire de chaque titre). On pourrait aussi imaginer d\u2019attribuer des droits de vote lors des assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales d\u2019actionnaires au prorata de la dur\u00e9e de d\u00e9tention des titres, ou encore de diff\u00e9rencier l\u2019imposition des b\u00e9n\u00e9fices selon que ceux-ci sont r\u00e9investis ou distribu\u00e9s sous forme de dividendes (comme cela existait autrefois).<\/p>\n<p>Une politique favorable \u00e0 l\u2019entreprise rechercherait \u00e9galement bien davantage \u00e0 ancrer les activit\u00e9s dans les territoires. Actuellement, les entreprises b\u00e9n\u00e9ficient de la part de l\u2019\u00c9tat et des collectivit\u00e9s territoriales d\u2019aides diverses et de nombreux \u00e9quivalents-subvention d\u00e8s lors qu\u2019elles s\u2019implantent dans un territoire. Si dans un certain nombre de cas, ces aides peuvent effectivement avoir un effet sur leur choix de localisation, elles ne garantissent pas, tant s\u2019en faut, une implantation durable. L\u2019ancrage territorial durable des activit\u00e9s ne se joue pas sur des soutiens financiers, mais sur la compl\u00e9mentarit\u00e9 entre les besoins des entreprises et la capacit\u00e9 des territoires \u00e0 y r\u00e9pondre. D\u00e8s lors que les entreprises ne produisent plus en moyenne dans l\u2019industrie que le quart environ de la valeur des biens qu\u2019elles offrent sur le march\u00e9, un d\u00e9terminant essentiel de leur comp\u00e9titivit\u00e9 r\u00e9side dans leur capacit\u00e9 \u00e0 identifier des comp\u00e9tences compl\u00e9mentaires aux leurs parmi leurs fournisseurs. Les territoires qui parviennent \u00e0 ancrer territorialement les activit\u00e9s sont ceux qui sont en mesure d\u2019organiser ces comp\u00e9tences dans des r\u00e9seaux associant les entreprises, les Universit\u00e9s et, plus g\u00e9n\u00e9ralement, les institutions de formation et de recherche.<\/p>\n<p>Mais pour conclure, la meilleure fa\u00e7on d\u2019aider les entreprises serait de\u2026 les reconna\u00eetre pleinement comme institution. Actuellement, le droit fran\u00e7ais ne reconna\u00eet que la seule &#8220;soci\u00e9t\u00e9&#8221;, qui rassemble les apporteurs de capitaux, et ignore l\u2019entreprise. La cons\u00e9quence est que seuls les d\u00e9tenteurs du capital de la soci\u00e9t\u00e9 ont le pouvoir, en d\u00e9pit des discours sur les &#8220;parties prenantes&#8221; ou encore la &#8220;responsabilit\u00e9 sociale et environnementale&#8221;. Instituer l\u2019entreprise dans le droit, la doter d\u2019un organe dirigeant sp\u00e9cifique dans lequel les salari\u00e9s seraient repr\u00e9sent\u00e9s au titre de leur apport de comp\u00e9tences constituerait un v\u00e9ritable acte d\u2019amour\u2026 et de d\u00e9mocratie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Aimer les entreprises, qu\u2019est-ce \u00e0 dire ? 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