{"id":790,"date":"1998-01-01T00:00:00","date_gmt":"1997-12-31T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/cyberculture790\/"},"modified":"1998-01-01T00:00:00","modified_gmt":"1997-12-31T23:00:00","slug":"cyberculture790","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=790","title":{"rendered":"Cyberculture"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Entretien avec Philippe Queau <\/p>\n<p><strong> Au temps de la mondialisation \u00e9conomique, les cultures, les arts, les imaginaires et les savoir-faire trouvent les moyens technologiques de leur diffusion plan\u00e9taire. Non sans probl\u00e8mes. Rencontre avec l&#8217;un des artisans de la circulation de la m\u00e9moire de l&#8217;humanit\u00e9. <\/strong><\/p>\n<p> <strong> Au sein de l&#8217;Institut national de l&#8217;audiovisuel, vous avez cr\u00e9\u00e9 &#8221; Imagina &#8220;, devenue aujourd&#8217;hui la plus importante manifestation europ\u00e9enne consacr\u00e9e aux images virtuelles. Vos homologues vous consid\u00e8rent comme un &#8221; pape &#8220;. Pourquoi avoir quitt\u00e9 cet univers qui vous a en quelque sorte &#8221; consacr\u00e9 &#8221; pour une institution telle que l&#8217;Unesco ? <\/strong><\/p>\n<p>Philippe Qu\u00e9au: Parce que les probl\u00e8mes sur lesquels butent les Etats sont devenus mondiaux. L&#8217;Unesco est la seule institution qui permette de poser avec une certaine l\u00e9gitimit\u00e9 la question de la soci\u00e9t\u00e9 de l&#8217;information du point de vue politique, \u00e9thique, culturel et social. Aujourd&#8217;hui, on assiste de mani\u00e8re globale \u00e0 une pr\u00e9dominance absolue de l&#8217;id\u00e9e du &#8221; march\u00e9 &#8220;. On croit en effet le march\u00e9 capable, gr\u00e2ce \u00e0 sa main invisible, de faire surgir comme par magie quelque chose qui s&#8217;apparenterait \u00e0 de l&#8217;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral. Mais d&#8217;autres \u00e9coles de pens\u00e9e, dont je suis, ne partagent pas ce point de vue. Le pouvoir politique a encore un r\u00f4le \u00e0 jouer, et le politique auquel je fais allusion se place dans une perspective mondiale, or la loi du march\u00e9 n&#8217;int\u00e8gre ni les diversit\u00e9s politiques, ni les sp\u00e9cificit\u00e9s culturelles.<\/p>\n<p> <strong> Les Am\u00e9ricains se comportent en &#8221; ma\u00eetres du monde &#8220;. Ils sont tr\u00e8s pr\u00e9sents dans le syst\u00e8me des Nations unies mais paradoxalement absents de l&#8217;Unesco. Comment comptez-vous vous faire entendre ? Quelle marge de manoeuvre avez-vous par rapport au lobby qu&#8217;ils constituent ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> P. Q.: <\/strong> La mission de l&#8217;Unesco, qui est pour moi un &#8221; think tank &#8221; (un groupe de r\u00e9flexion), n&#8217;est pas de faire pression sur tel ou tel Etat, mais de faire \u00e9merger des id\u00e9es qui, par leur propre force, mobilisent les \u00e9nergies, des id\u00e9es que peuvent mettre en pratique les Etats, les institutions gouvernementales mais aussi la soci\u00e9t\u00e9 civile. Un exemple: la promotion de l&#8217;id\u00e9e du domaine public de l&#8217;information. D&#8217;ici cinq ou dix ans, l&#8217;acc\u00e8s mat\u00e9riel au r\u00e9seau sera en bonne voie d&#8217;\u00eatre r\u00e9solu: on pr\u00e9voit un milliard d&#8217;habitants connect\u00e9s \u00e0 Internet en 2010. Ce qui est strat\u00e9gique pour nous, c&#8217;est de d\u00e9velopper l&#8217;acc\u00e8s des citoyens du monde \u00e0 l&#8217;information elle-m\u00eame, et pas seulement aux r\u00e9seaux. Notre id\u00e9e, \u00e0 l&#8217;Unesco, est de dire aux 186 Etats membres dont un grand nombre appartiennent aux pays en voie de d\u00e9veloppement: &#8221; Plus il y aura des informations publiques gratuitement accessibles, plus sera \u00e9quilibr\u00e9 le rapport de force entre public et march\u00e9.&#8221; Nous essayons de les persuader de promouvoir activement leurs domaines publics, c&#8217;est-\u00e0-dire le savoir qui dort dans leurs biblioth\u00e8ques, leurs archives et leurs mus\u00e9es. Dans un autre registre, \u00e9galement public, il y a les dispositions gouvernementales, les textes juridiques, et les \u00e9crits relatifs \u00e0 la recherche. L&#8217;ensemble de ces informations, dont les Etats sont les d\u00e9positaires ou les financeurs, constituent une masse de connaissances consid\u00e9rable mais les int\u00e9r\u00eats priv\u00e9s ont une f\u00e2cheuse tendance \u00e0 &#8221; faire \u00e9cran &#8221; entre les gouvernements et les citoyens. Saviez-vous qu&#8217;en France, l&#8217;acc\u00e8s au Journal officiel par Minitel se fait au prix exorbitant de 700 F de l&#8217;heure, alors qu&#8217;aux Etats-Unis ce type de renseignement est gratuit sur internet (1) ? L&#8217;Unesco regroupe donc 186 Etats membres, les plus pauvres \u00e9tant les plus nombreux: 4,3 milliards de personnes, sur les 5,8 milliards qui peuplent la plan\u00e8te vivent avec moins de deux dollars par jour. Alors que la pauvret\u00e9 s&#8217;aggrave, l&#8217;aide des pays riches a atteint en 1996, le niveau le plus bas de son histoire, \u00e0 savoir 0,25% des PNB (2). Il est important que se constitue un immense domaine public gratuit de l&#8217;information si l&#8217;on veut que ces femmes et ces hommes puissent avoir un jour l&#8217;espoir de rattraper les &#8221; info-riches &#8220;. Notre travail est de convaincre les Etats membres que l&#8217;important r\u00e9side dans la mise en valeur du domaine public, dans sa d\u00e9fense et sa diffusion. En novembre dernier, lors de la 29e conf\u00e9rence g\u00e9n\u00e9rale de l&#8217;Unesco, cette strat\u00e9gie a \u00e9t\u00e9 accept\u00e9e avec enthousiasme. C&#8217;est un tr\u00e8s grand pas en avant. L&#8217;Unesco a d\u00e9sormais les mains libres pour cr\u00e9er des projets pilotes, malgr\u00e9 la faiblesse de ses moyens financiers (3).<\/p>\n<p> <strong> Vous d\u00e9fendez la notion de domaine public de l&#8217;information alors que nous assistons \u00e0 la privatisation des moyens techniques, \u00e0 la constitution de groupes financiers monopolistiques: Microsoft et ses 288 satellites-Internet couvriront la plan\u00e8te d\u00e8s 2001. Il y a non seulement danger de monopole de diffusion et de contenu de l&#8217;information, mais aussi privation chez les moins favoris\u00e9s de l&#8217;acc\u00e8s aux r\u00e9seaux comme l&#8217;Internet. En outre, le mat\u00e9riel informatique, les logiciels, les navigateurs restent chers. Sans parler du prix de l&#8217;acc\u00e8s au r\u00e9seau. Comment g\u00e9rer ce paradoxe ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> P. Q.: <\/strong> Aujourd&#8217;hui, la course \u00e0 la puissance et \u00e0 l&#8217;innovation profite aux industriels qui organisent une obsolescence r\u00e9currente et induit un certain gaspillage. Diffuser du mat\u00e9riel \u00e0 base de processeurs pas forc\u00e9ment du dernier cri, mais capables de fonctionner avec des logiciels peu gourmands, devient urgent. Un PC de base, &#8221; tout terrain &#8221; pourrait \u00e9quiper toutes les \u00e9coles publiques du monde: avec des microprocesseurs 386 ou un 486 on pourrait faire des merveilles&#8230; Il suffirait dans un premier temps de d\u00e9finir, via un consortium mondial, des sp\u00e9cifications techniques et financi\u00e8res et, dans un second, de n\u00e9gocier avec les industriels un prix de &#8221; gros &#8220;, vu le nombre d&#8217;ordinateurs \u00e0 produire&#8230; Il faudrait promouvoir et g\u00e9n\u00e9raliser l&#8217;usage des &#8221; freewares &#8221; (des logiciels gratuits): certains navigateurs tels que MOSAIC, cr\u00e9\u00e9 par l&#8217;universit\u00e9 de Chicago, des syst\u00e8mes op\u00e9ratoires comme Unix ou Linux, peuvent se t\u00e9l\u00e9charger gratuitement&#8230; Le concept du &#8221; World Wide Web &#8221; a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 au CERN, un laboratoire public europ\u00e9en, et a connu un succ\u00e8s mondial. Il appartient au domaine public et sert l&#8217;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral. Ce que la recherche publique a pu faire avec le web, pourquoi ne pas le reproduire avec un syst\u00e8me d&#8217;exploitation ? L&#8217;id\u00e9e, ce serait de faire la m\u00eame chose pour un syst\u00e8me d&#8217;exploitation &#8221; public &#8220;, en concurrence avec Windows, et \u00e9quiper, mondialement et gratuitement \u00e9coles, universit\u00e9s, institutions publiques&#8230; En ce qui concerne le savoir, il se diffuse soit en ligne, par Internet, soit sous forme de CD-Rom. Un CD-Rom co\u00fbte moins de 5 F \u00e0 produire et peut comporter plus de 120 000 pages de texte ou plus de 1000 livres. Sur un DVD-Rom, un simple disque de 12 cm de diam\u00e8tre et pesant quelques grammes, on peut archiver 100 000 livres, ce qui \u00e9quivaut \u00e0 100 biblioth\u00e8ques municipales. Notre objectif \u00e0 l&#8217;Unesco est de mettre sur pied un immense r\u00e9seau mondial, tr\u00e8s puissant, d&#8217;information gratuite, libre de droits, afin de contrebalancer l&#8217;influence du priv\u00e9 et de r\u00e9duire l&#8217;\u00e9cart entre pays du Nord et pays du Sud, entre &#8221; info-riches &#8221; et &#8221; info-pauvres &#8220;. Je ne vois pas d&#8217;autre alternative. A l&#8217;Unesco, nous ne voulons pas d&#8217;un monopole industriel qui contr\u00f4lerait toute l&#8217;\u00e9conomie du web.<\/p>\n<p> <strong> Vous proposez donc le web, le CD-Rom et le DVD-Rom comme outils de r\u00e9\u00e9quilibrage dans la diffusion des cultures. Mais le web peut-il aussi oeuvrer en faveur de l&#8217;\u00e9quilibre des richesses ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> P. Q.: <\/strong> Bien entendu et je r\u00e9pondrai par l&#8217;exemple d&#8217; ETO (Electronic Trade Opportunity), lanc\u00e9 \u00e0 l&#8217;initiative de la CNUCED en octobre 1994 (4). ETO est une place mondiale sur Internet qui permet aux pays en voie de d\u00e9veloppement de faire des offres marchandes \u00e0 tr\u00e8s bas prix. Il y a, dans une soixantaine de pays, des centres serveurs mis en r\u00e9seau et gracieusement h\u00e9berg\u00e9s par des institutions sous l&#8217;\u00e9gide des Nations unies. Ils diffusent des &#8221; news group &#8221; (Forums de discussion) regroup\u00e9s par sp\u00e9cialit\u00e9s. Actuellement, plus de 4 millions de courriers \u00e9lectroniques par jour sont adress\u00e9s \u00e0 plusieurs centaines de milliers d&#8217;entreprises en fonction de leurs centres d&#8217;int\u00e9r\u00eat. Cela va des l\u00e9gumes frais aux produits les plus sophistiqu\u00e9s. La croissance est tellement forte que l&#8217;on pr\u00e9voit 500 millions de m\u00e9ls (pour E-mail, courrier \u00e9lectronique dans la graphie propos\u00e9e par l&#8217;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise!) par jour avant l&#8217;an 2000. A lui seul, ETO occupe plus de 60% de la bande passante des organisations des Nations unies \u00e0 Gen\u00e8ve. Ce syst\u00e8me est sur le point de devenir un des plus grands centres de commerce mondial. Le web sert d\u00e9j\u00e0 de place d&#8217;\u00e9change pour les produits des pays d\u00e9favoris\u00e9s.<\/p>\n<p> <strong> L&#8217;Internet serait un moyen de r\u00e9soudre la dichotomie du monde ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> P. Q.: <\/strong> Les quatre milliards d&#8217;habitants sur cette plan\u00e8te qui gagnent moins de 2 dollars par jour sont quatre milliards de cerveaux pour peu qu&#8217;on leur donne les moyens de sortir d&#8217;un quotidien asservissant. Il n&#8217;y a aucune autre voie. En outre, si chaque Etat num\u00e9rise et rend accessible sur Internet et sur CD-Rom son patrimoine informationnel public, un pas de plus sera franchi vers le multilinguisme et la diversit\u00e9 culturelle qui n&#8217;ont, pour l&#8217;instant, que peu de place sur le r\u00e9seau Internet.<\/p>\n<p> <strong> Pourriez-vous nous parler de votre projet &#8221; M\u00e9moire du Monde &#8221; ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> P. Q.: <\/strong> L&#8217;Unesco a lanc\u00e9 le programme &#8221; M\u00e9moire du Monde &#8221; sur le web afin d&#8217;\u00e9viter l&#8217;amn\u00e9sie collective. Nombre d&#8217;archives sont aujourd&#8217;hui en p\u00e9ril. Que sait-on des livres d\u00e9truits par la guerre \u00e0 Sarajevo ? Sur notre site web, nous avons mis en ligne la seule trace qui en reste (5). Au XXe si\u00e8cle, un nombre effroyable de biblioth\u00e8ques et d&#8217;archives ont disparu (6). Nous aidons la diffusion de fonds documentaires, en les mettant sur notre site web, en produisant des CD-Roms. Mais la t\u00e2che est immense et nous n&#8217;avons que tr\u00e8s peu d&#8217;argent. C&#8217;est pourquoi nous cherchons surtout \u00e0 sensibiliser les d\u00e9cideurs et plus g\u00e9n\u00e9ralement l&#8217;opinion publique sur l&#8217;obligation de m\u00e9moire. Nous recensons dans chaque Etat membre de l&#8217;Unesco les documents les plus pr\u00e9cieux, les plus significatifs &#8211; sur tous les supports, y compris les feuilles de palmier &#8211; mais aussi les archives photographiques, cin\u00e9matographiques et sonores. Au cours d&#8217;une r\u00e9union d&#8217;experts \u00e0 Tashkent, en Ouzb\u00e9kistan, nous avons d\u00e9cern\u00e9 le label &#8221; M\u00e9moire du Monde &#8221; \u00e0 une trentaine de projets de port\u00e9e universelle incontest\u00e9e (7). Faciliter l&#8217;acc\u00e8s aux documents, utiliser les techniques du num\u00e9rique afin de cr\u00e9er une immense &#8221; m\u00e9moire virtuelle du monde &#8221; accessible \u00e0 tous gratuitement, est, pour nous, fondamental.<\/p>\n<p>* Directeur de la division Information et Informatique de l&#8217;Unesco.<\/p>\n<p>1. Lionel Jospin, lors de l&#8217;Universit\u00e9 d&#8217;\u00e9t\u00e9 de la communication, \u00e0 Hourtin, en ao\u00fbt dernier, a promis que l&#8217;acc\u00e8s au Journal officiel se ferait par Internet et gratuitement.Ce devrait \u00eatre en ce mois de janvier&#8230;<\/p>\n<p>2. Source: &#8221; Reality of Aid &#8220;, novembre 97, rapport r\u00e9dig\u00e9 par les principales ONG des pays de l&#8217;OCDE (d\u00e9p\u00eache AFP du mercredi 26 novembre 1997).<\/p>\n<p>3. Le budget de l&#8217;Unesco est de 270 millions de dollars par an, ce qui correspond \u00e0 l&#8217;\u00e9quivalent de 3 heures de fonctionnement du secteur militaro-industriel am\u00e9ricain ou encore \u00e0 la moiti\u00e9 du budget des \u00e9tablissements scolaires de San Francisco.Sa mission est de promouvoir les secteurs de la science, de la culture, de l&#8217;\u00e9ducation aupr\u00e8s des 186 Etats membres.<\/p>\n<p>4. Adresse internet: http :\/\/www.unicc.org\/untpdc\/<\/p>\n<p>5. http :\/\/www.unesco.org\/webworld\/mediter\/sararch.htm<\/p>\n<p>6. http :\/\/www.unesco.org\/webworld\/mdm\/administ\/fr\/detruit.html<\/p>\n<p>7. http :\/\/www.unesco.org\/webworld<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Entretien avec Philippe Queau <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[288],"class_list":["post-790","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web","tag-spectacle-vivant"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/790","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=790"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/790\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=790"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=790"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=790"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}