{"id":7871,"date":"2014-07-25T00:28:08","date_gmt":"2014-07-24T22:28:08","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/transclasses-l-ascension-sociale-n7871\/"},"modified":"2023-06-23T23:17:40","modified_gmt":"2023-06-23T21:17:40","slug":"transclasses-l-ascension-sociale-n7871","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=7871","title":{"rendered":"Transclasses : \u00ab L\u2019ascension sociale n\u2019est pas une aventure solitaire \u00bb"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Dans <em>Les transclasses ou la non-reproduction<\/em>, Chantal Jaquet explore les trajectoires de ceux qui, s\u2019arrachant de leur milieu d\u2019origine, semblent d\u00e9mentir les lois de la sociologie. Pour cette philosophe spinoziste, ceux qui \u00e9chappent \u00e0 leur classe sont tout aussi d\u00e9termin\u00e9s \u00e0 le faire que ceux qui y restent.<\/p>\n<p><strong>Regards. La non-reproduction sociale est un sujet min\u00e9. Pourquoi la plupart des penseurs de la gauche critique rechignent-ils \u00e0 l\u2019\u00e9tudier ?<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p><strong>Chantal Jaquet.<\/strong> Les exceptions \u00e0 la reproduction sociale sont effectivement le point aveugle de la r\u00e9flexion de Pierre Bourdieu. Or les penseurs de gauche sont r\u00e9ticents \u00e0 l&#8217;\u00e9clairer, essentiellement pour des raisons politiques. D&#8217;une part les chercheurs engag\u00e9s aspirent \u00e0 un changement global, collectif, et consid\u00e8rent que les exceptions sont par d\u00e9finition isol\u00e9es et donc peu int\u00e9ressantes. D&#8217;autre part, ils craignent d&#8217;accr\u00e9diter l&#8217;id\u00e9ologie m\u00e9ritocratique dominante qui consiste \u00e0 penser que chacun est responsable de son destin, le fameux \u00ab quand on veut on peut \u00bb. Et de fait, les rares exemples de mobilit\u00e9 sociale sont souvent valoris\u00e9s au service de cette th\u00e8se du volontarisme et brandis pour masquer l&#8217;immobilisme. <\/p>\n<p><strong>Vous montrez au contraire que l&#8217;ascension sociale a peu \u00e0 voir avec la volont\u00e9 ou le m\u00e9rite.<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Mon travail consiste en effet \u00e0 montrer qu&#8217;il n&#8217;y a pas de libre arbitre : le destin de chacun n&#8217;est pas le r\u00e9sultat d&#8217;une d\u00e9cision qui se prendrait ex nihilo sur la base d&#8217;une volont\u00e9. \u00c7a, c&#8217;est une illusion pure, puisqu&#8217;on n\u2019agit jamais sans causes ni raisons, qu\u2019elles soient conscientes ou non. Pour autant, ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;il y a d\u00e9terminisme qu&#8217;il y a fatalit\u00e9. Ma posture se situe entre la n\u00e9gation du libre arbitre et la n\u00e9gation de la fatalit\u00e9. J&#8217;ai cherch\u00e9 \u00e0 comprendre les causes qui permettent \u00e0 certains d&#8217;op\u00e9rer un changement social l\u00e0 o\u00f9, en l&#8217;absence de r\u00e9volution, il n\u2019y a pas de changement collectif, l\u00e0 o\u00f9 tout semble fig\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Quelles sont ces causes, alors ?<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Il n\u2019y a jamais une cause unique que l\u2019on pourrait brandir comme la cause premi\u00e8re et il faut \u00e9tudier chaque cas dans sa singularit\u00e9. Ceux qui changent de classe, que j&#8217;appelle les &#8220;transclasses&#8221;, ob\u00e9issent \u00e0 des concours de causes qui se combinent : il y a d\u2019abord des conditions de possibilit\u00e9 \u00e9conomique et politique li\u00e9es par exemple au syst\u00e8me \u00e9ducatif et aux bourses, il y a aussi des rencontres d\u00e9cisives et un jeu complexe d\u2019affects. Attention, le concept d&#8217;affect ne renvoie pas \u00e0 une d\u00e9termination psychologique puisqu&#8217;il d\u00e9signe chez Spinoza l&#8217;ensemble des modifications physiques et mentales qui ont un impact sur notre puissance d&#8217;agir. Ce sont les sentiments et les \u00e9motions qui r\u00e9sultent de nos rencontres avec le monde ext\u00e9rieur, et qui vont produire des effets. <\/p>\n<p><em> <strong><em>\u00ab On ne part jamais tout seul : on est mis \u00e0 la porte ou on est port\u00e9 par son milieu \u00bb<br \/>\n<\/strong><\/em> <\/em><\/p>\n<p><strong>L&#8217;ambition n&#8217;est pas un facteur explicatif ?<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Elle n&#8217;est que la partie visible de l\u2019iceberg, en ce qu\u2019elle est plus une cons\u00e9quence qu\u2019une cause : pour qu\u2019il y ait ambition, il faut qu&#8217;il y ait ambition de quelque chose et pour cela, il faut qu\u2019on ait eu l&#8217;id\u00e9e de l\u2019existence de ce quelque chose. Il faut donc chercher \u00e0 comprendre quelles rencontres, quels mod\u00e8les, (dans la famille ou \u00e0 l&#8217;\u00e9cole par exemple), et quels mim\u00e9tismes (conscient ou inconscients) ont pu jouer. Mais une fois qu&#8217;on a eu l&#8217;id\u00e9e d&#8217;autres mod\u00e8les de vie, cela ne suffit pas : encore faut-il les d\u00e9sirer ! Pour \u00e7a, le mod\u00e8le de vie que nous offre notre environnement imm\u00e9diat doit nous appara\u00eetre comme non d\u00e9sirable : soit parce que les parents souffrent de leur condition sociale et d\u00e9sirent un autre avenir pour leur enfant &#8212; c&#8217;est ce qu\u2019a v\u00e9cu l&#8217;\u00e9crivain Annie Ernaux, qui dit qu&#8217;elle \u00e9crit pour <em>\u00ab venger sa race \u00bb<\/em>, soit parce que l&#8217;enfant n\u2019a pas sa place dans son milieu, il est rejet\u00e9, par exemple en raison de son homosexualit\u00e9. C\u2019\u00e9tait le cas d\u2019\u00c9douard Louis, l\u2019auteur de <em>Pour en finir avec Eddy Bellegueule<\/em>, ou du sociologue Didier Eribon. L&#8217;ascension sociale n&#8217;est pas une aventure individuelle, on ne part jamais tout seul : on est mis \u00e0 la porte ou on est port\u00e9 par son milieu. Il n&#8217;y a pas de self-made man. On se fait toujours avec le concours des autres : avec ou contre eux, mais toujours en relation avec son milieu.<\/p>\n<p><strong>Cette mobilit\u00e9 sociale repr\u00e9sente-t-elle forc\u00e9ment un bien, un progr\u00e8s ?<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Pas du tout. C&#8217;est pour \u00e7a que j\u2019ai cr\u00e9\u00e9 le terme neutre de &#8220;transclasse&#8221;, qui implique le mouvement, le passage d\u2019un c\u00f4t\u00e9 \u00e0 l\u2019autre, mais sans jugement de valeur n\u00e9gatif ou positif. Bien s\u00fbr, les transclasses peuvent vivre leur trajectoire comme une promotion, mais d\u2019autres la vivent comme une ali\u00e9nation. En tout cas, on ne peut pas parler de progr\u00e8s lorsque le transclasse int\u00e8gre sans discernement les valeurs de la classe d&#8217;arriv\u00e9e et devient un oppresseur qui oublie les opprim\u00e9s. L\u2019abolition des barri\u00e8res de classe, qui ne peut se faire que par la voie d\u2019un changement collectif, n\u2019implique pas d\u2019\u00e9pouser toutes les valeurs du monde bourgeois. On peut comprendre qu&#8217;on envie \u00e0 la bourgeoisie ses ressources \u00e9conomiques et une partie de sa culture, mais toutes ses valeurs culturelles et intellectuelles ne sont pas bonnes \u00e0 prendre. Il y a \u00e9galement dans la culture populaire des valeurs et des savoir-faire que le transclasse aurait tort d\u2019oublier ou de rejeter car ils peuvent constituer une force, une ressource et fournir un recul critique emp\u00eachant l\u2019adh\u00e9sion aveugle au milieu d\u2019arriv\u00e9e, \u00e0 la culture de l\u2019entre-soi qui pr\u00e9vaut souvent dans le monde bourgeois.<\/p>\n<p><em> <strong><em>\u00ab Certains transclasses vont surjouer leur nouveau r\u00f4le social et singer la classe d&#8217;arriv\u00e9e pour montrer qu&#8217;ils en poss\u00e8dent bien tous les attributs \u00bb<br \/>\n<\/strong><\/em> <\/em><\/p>\n<p><strong>Vous analysez longuement le sentiment de honte sociale. \u00c0 quoi correspond cet affect souvent tr\u00e8s pr\u00e9sent chez les transclasses, m\u00eame quand ils ont objectivement &#8220;r\u00e9ussi&#8221; ?<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>La honte ne correspond pas forc\u00e9ment \u00e0 une situation objective : c&#8217;est plut\u00f4t l&#8217;int\u00e9riorisation d&#8217;un regard qu&#8217;on imagine, \u00e0 tort ou \u00e0 raison, que les autres portent sur soi. Cette honte, qui peut \u00e0 un moment \u00eatre un moteur et un instrument de lib\u00e9ration, peut au contraire paralyser, devenir oppressante et produire un sentiment d&#8217;inf\u00e9riorit\u00e9 ou d\u2019imposture, conduisant certains transclasses \u00e0 constamment prouver leur l\u00e9gitimit\u00e9 et \u00e0 adopter une posture plus royaliste que le roi. Ils vont alors surjouer leur nouveau r\u00f4le social et singer la classe d&#8217;arriv\u00e9e pour montrer qu&#8217;ils en poss\u00e8dent bien tous les attributs. Les intellectuels par exemple vont faire \u00e9talage de leur \u00e9rudition. Le transclasse se fera ainsi reconna\u00eetre par son manque de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 par rapport \u00e0 la d\u00e9sinvolture de celui qui est &#8220;bien n\u00e9&#8221; et qui n\u2019a donc rien \u00e0 prouver. <\/p>\n<p><strong>Certains passages de votre livre ressemblent presqu\u2019\u00e0 un manuel \u00e0 l&#8217;usage des transclasses qui subissent cette honte sociale, pour les aider \u00e0 retrouver une fiert\u00e9.<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Mon travail en tant que philosophe est en effet un travail de lib\u00e9ration par rapport aux affects qui oppriment. Id\u00e9alement, on doit arriver \u00e0 un point o\u00f9 l&#8217;on vit bien sa condition, sans honte ni fiert\u00e9. Mais ressentir de la fiert\u00e9 peut \u00eatre une \u00e9tape interm\u00e9diaire. La honte sociale \u00e9tant li\u00e9e \u00e0 un sentiment d\u2019inf\u00e9riorit\u00e9 et de d\u00e9valorisation qui repose en grande partie sur un imaginaire, la combattre n\u00e9cessite de lui opposer un autre imaginaire plus fort, \u00e9ventuellement en revendiquant une certaine fiert\u00e9 de ses origines. La fiert\u00e9 dont je parle n\u2019est pas li\u00e9e au m\u00e9rite bien s\u00fbr, ni \u00e0 l\u2019affirmation d\u2019une valeur sup\u00e9rieure. Elle est bien exprim\u00e9e dans la gay pride, puisque l\u2019acronyme GAY signifie \u00e0 l\u2019origine \u00ab We are as Good As You \u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire en somme qu\u2019on vaut n\u2019importe quelle autre personne. Il faut ensuite transformer cette fiert\u00e9 en estime de soi, en amour propre bien compris : l&#8217;amour qu\u2019on se porte \u00e0 soi-m\u00eame, qui nous pousse \u00e0 nous conserver, \u00e0 nous d\u00e9velopper. <\/p>\n<p><em> <strong><em>\u00ab On a l\u2019illusion d&#8217;une personnalit\u00e9 fixe et unifi\u00e9e mais en r\u00e9alit\u00e9, on est fait de bric et de broc, on se tisse, on se d\u00e9tisse et on se m\u00e9tisse en permanence \u00bb<br \/>\n<\/strong><\/em> <\/em><\/p>\n<p><strong>La souffrance que vous d\u00e9crivez ne vaut pas seulement pour les transclasses : il suffit d&#8217;arriver \u00e0 Paris depuis la banlieue ou la province pour faire l\u2019exp\u00e9rience violente de la domination et de l\u2019inf\u00e9riorisation\u2026 Est-ce comparable ?<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Le parcours d\u2019un transclasse est exemplaire de changements que l\u2019on peut vivre \u00e0 d\u2019autres \u00e9chelles et d\u2019autres mani\u00e8res, d\u00e8s lors qu\u2019on est import\u00e9 brusquement dans un autre milieu o\u00f9 on n\u2019a pas sa place d&#8217;embl\u00e9e. Je fais souvent la comparaison avec l\u2019immigration, mais la m\u00eame chose peut se produire quand on passe d\u2019un milieu rural \u00e0 un milieu citadin, et inversement. Tout passage, tout d\u00e9placement, peut induire une souffrance de se sentir rejet\u00e9 ou de ne pas comprendre les codes. <\/p>\n<p><strong>Les changements de vie importants donnent parfois l\u2019impression de ne plus reconna\u00eetre la personne qu\u2019on \u00e9tait soi-m\u00eame par le pass\u00e9, \u00e0 tel point qu\u2019on peut \u00eatre amen\u00e9 \u00e0 s\u2019interroger sur la r\u00e9alit\u00e9 de son identit\u00e9\u2026<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Dans la lign\u00e9e de Spinoza, je pense que le moi n\u2019existe pas. On a l\u2019illusion d&#8217;un sujet constitu\u00e9, d&#8217;une personnalit\u00e9 fixe et unifi\u00e9e mais en r\u00e9alit\u00e9, on est fait de bric et de broc, on se tisse, on se d\u00e9tisse et on se m\u00e9tisse en permanence. C\u2019est pour \u00e7a que je pr\u00e9f\u00e8re parler non pas d\u2019identit\u00e9, mais de complexion, c\u2019est \u00e0 dire d\u2019un ensemble de d\u00e9terminations qui se nouent et se d\u00e9nouent en chacun de nous. Le transclasse est simplement celui qui illustre le plus le fait qu&#8217;il n&#8217;y a pas de moi constitu\u00e9 ou constitutif donn\u00e9 comme un a priori, et il amplifie ce qui vaut pour la condition humaine tout enti\u00e8re. <\/p>\n<p><strong>C\u2019est plut\u00f4t une bonne nouvelle, non ?<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Bien s\u00fbr. La notion d&#8217;identit\u00e9 ayant tendance \u00e0 figer les \u00eatres, l&#8217;id\u00e9e qu&#8217;on se d\u00e9sidentifie, qu&#8217;on n&#8217;est pas born\u00e9 \u00e0 l\u2019individuel mais qu\u2019on est dans le transindividuel, est tr\u00e8s lib\u00e9ratrice. Le moi nous enferme, son abolition ouvre toutes les fronti\u00e8res.<br \/>\n<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-7871 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon portrait'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/transclasses-puf-0e5.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/transclasses-puf-0e5-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"transclasses-puf.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/transclasses-echelles-f13.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/transclasses-echelles-f13-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"transclasses-echelles.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans <em>Les transclasses ou la non-reproduction<\/em>, Chantal Jaquet explore les trajectoires de ceux qui, s\u2019arrachant de leur milieu d\u2019origine, semblent d\u00e9mentir les lois de la sociologie. Pour cette philosophe spinoziste, ceux qui \u00e9chappent \u00e0 leur classe sont tout aussi d\u00e9termin\u00e9s \u00e0 le faire que ceux qui y restent.<\/p>\n","protected":false},"author":1098,"featured_media":20538,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[157],"tags":[293],"class_list":["post-7871","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-web","tag-entretien"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7871","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1098"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=7871"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7871\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/20538"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=7871"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=7871"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=7871"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}