{"id":7762,"date":"2014-05-26T21:50:52","date_gmt":"2014-05-26T19:50:52","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-europeennes-2014-la-deception-du\/"},"modified":"2023-06-23T23:17:21","modified_gmt":"2023-06-23T21:17:21","slug":"article-europeennes-2014-la-deception-du","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=7762","title":{"rendered":"Europ\u00e9ennes 2014\u00a0: La d\u00e9ception du Front de gauche"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Alors que des formations analogues progressent ailleurs en Europe, le surplace \u00e9lectoral du FdG et sa difficult\u00e9 \u00e0 r\u00e9pondre aux aspirations de ceux qui devraient se reconna\u00eetre en lui d\u00e9montrent la n\u00e9cessit\u00e9 de nouvelles r\u00e9ponses de sa part.<\/p>\n<p>Les \u00e9lections europ\u00e9ennes de 2009 avaient constitu\u00e9 le bapt\u00eame du feu pour le Front de gauche. Responsables et militants attendaient beaucoup de la nouvelle consultation, apr\u00e8s les p\u00e9rip\u00e9ties d\u00e9licates des municipales. La d\u00e9ception a \u00e9t\u00e9 au rendez-vous.<\/p>\n<p>Alors que le FN et le Front de gauche (FDG) \u00e9taient au coude-\u00e0-coude en 2009, le parti frontiste a connu l\u2019envol\u00e9e que l\u2019on sait, tandis que la gauche de gauche fait du surplace. Le FDG fait \u00e0 peine un peu mieux qu\u2019en 2009, ce qui ne l\u2019emp\u00eache pas de perdre le si\u00e8ge de Jacky H\u00e9nin, l\u2019ancien maire de Calais, dans le grand Nord-Ouest.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9volution est \u00e0 peu pr\u00e8s la m\u00eame dans les diff\u00e9rentes r\u00e9gions <em>(voir <a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/IMG\/png\/europennes-2014-tableaux800.png\">nos tableaux r\u00e9capitulatifs<\/a>)<\/em>. Le FDG enregistre ses plus fortes progressions dans l\u2019Est et l\u2019Ouest (+1,35% et +0,61%) et fl\u00e9chit l\u00e9g\u00e8rement dans le Massif-Central-Centre et dans le Nord-Ouest. Du point de vue r\u00e9gional, il progresse assez sensiblement dans des territoires d\u2019implantation modeste (Alsace, Bourgogne, Champagne-Ardenne, Franche-Comt\u00e9, Lorraine, Poitou-Charentes) et fl\u00e9chit dans des zones d\u2019implantation un peu plus dense (Centre, Corse, Limousin, Nord-Pas-de-Calais).<\/p>\n<p><strong><em>Les promesses perdues de 2012<br \/>\n<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Le constat est un peu plus amer si l\u2019on \u00e9largit le regard. En 2009, le FDG et l\u2019extr\u00eame gauche avaient fait jeu \u00e9gal, ce qui portait les scores de la gauche &#8220;radicale&#8221; un peu au-dessus de 12%. En 2014, le FDG et l\u2019extr\u00eame gauche ne d\u00e9passent pas les 8 % sur le territoire m\u00e9tropolitain. Sans doute faut-il tenir compte du score inattendu de Nouvelle donne, la petite formation n\u00e9e r\u00e9cemment d\u2019une dissidence de gauche du PS. En attirant une frange de l\u2019\u00e9lectorat \u00e9cologiste et socialiste, le nouveau mouvement s\u2019est fait sa place. Mais, globalement, l\u2019extr\u00eame gauche s\u2019est effondr\u00e9e, sans que le FDG n\u2019en r\u00e9cup\u00e8re la part d\u2019influence. L\u2019ach\u00e8vement d\u00e9finitif de la parenth\u00e8se NPA, ouverte en 2008, ne b\u00e9n\u00e9ficie pas au FDG. Et la gauche de gauche, si l\u2019on y ajoute les 3% de Nouvelle Donne, plafonne autour des 11%.<\/p>\n<p>Alors que, dans de nombreux pays europ\u00e9ens, la gauche d\u2019alternative progresse et marque la politique de son empreinte, l\u2019espace fran\u00e7ais de la radicalit\u00e9 pi\u00e9tine. La dynamique pr\u00e9sidentielle avait montr\u00e9 \u00e0 la fois les potentialit\u00e9s du FDG et qu\u2019il \u00e9tait encore loin d\u2019atteindre le niveau n\u00e9cessaire pour changer la donne. Au printemps 2012, avec la belle campagne de Jean-Luc M\u00e9lenchon, la gauche de gauche \u00e9tait rest\u00e9e dans les eaux du scrutin pr\u00e9sidentiel pr\u00e9c\u00e9dent. Mais la concentration des votes sur le candidat pr\u00e9sent\u00e9 par le FDG donnait \u00e0 l\u2019esprit d\u2019alternative une force et une visibilit\u00e9 que la dispersion ant\u00e9rieure corsetait.<\/p>\n<p>Les \u00e9lections suivantes n\u2019ont pas confirm\u00e9 ces promesses. Lors des l\u00e9gislatives, o\u00f9 la grande masse des candidatures venaient des rangs du PCF, le FDG est rest\u00e9 au niveau du seul PCF. Quant aux municipales de 2014, elles n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 bonnes pour un Front qui manqua, tout \u00e0 la fois, de visibilit\u00e9 et de lisibilit\u00e9. Les europ\u00e9ennes sont ainsi une nouvelle pilule am\u00e8re.<\/p>\n<p><strong><em><br \/>\nLa terrible coh\u00e9rence du FN<br \/>\n<\/strong><\/em><\/p>\n<p>La droitisation accentu\u00e9e du PS cr\u00e9e du m\u00e9contentement et de la col\u00e8re : ils se sont exprim\u00e9s ce 25 mai. Mais elle nourrit davantage le ressentiment que la combativit\u00e9. Or le ressentiment nourrit le retrait civique des cat\u00e9gories populaires (l\u2019abstention) ou la recherche de voies courtes dont les droites autoritaires et x\u00e9nophobes sont si friandes.<\/p>\n<p>On ajoutera une hypoth\u00e8se. Le l\u00e9ger regain de la participation entre 2009 et 2014 et les donn\u00e9es de sondage disponibles sugg\u00e8rent que les enjeux europ\u00e9ens ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9terminants dans le choix des \u00e9lecteurs. Le FN a fait son miel de cette situation, son discours d\u2019exclusion se trouvant en coh\u00e9rence parfaite avec un discours pseudo-patriotique qui, classiquement, renvoie \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur et donc \u00e0 &#8220;l\u2019Autre&#8221; les racines de tous nos maux. Souverainiste, x\u00e9nophobe, antieurop\u00e9en : il y a l\u00e0 une coh\u00e9rence ; terrible, mais c\u2019est une coh\u00e9rence. La m\u00eame situation peut nourrir, \u00e0 gauche, l\u2019id\u00e9e d\u2019une Union europ\u00e9enne intrins\u00e8quement perverse, dont le lib\u00e9ralisme et le technocratisme massifs sont ind\u00e9passables. <\/p>\n<p>Or, si la pr\u00e9f\u00e9rence nationale appara\u00eet comme une solution imm\u00e9diate dans une logique d\u2019exclusion, le repli sur le national ne b\u00e9n\u00e9ficie pas du m\u00eame effet d\u2019entra\u00eenement \u00e0 gauche. Pour une raison tr\u00e8s simple : \u00e0 plusieurs reprises, depuis 1981, la possibilit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 ouverte d\u2019un \u00c9tat national reprenant la main pour contrer les puissances de la finance et de la &#8220;gouvernance&#8221;. Or les occasions n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 saisies et nul, en France, n\u2019a pu emp\u00eacher les d\u00e9rives des politiques publiques, de droite comme de gauche. Alors que la critique exacerb\u00e9e de l\u2019Europe en elle-m\u00eame nourrit la tentation FN, elle nourrit le sentiment de fatalit\u00e9 \u00e0 gauche, et donc le retrait civique. Le Front de gauche, a-t-il su saisir les opportunit\u00e9s nouvelles de cette \u00e9lection-l\u00e0, o\u00f9 l\u2019alternative pouvait prendre pour la premi\u00e8re fois une texture europ\u00e9enne, avec le Parti de la Gauche europ\u00e9enne et la figure attractive d\u2019Alexis Tsipras ? C\u2019est \u00e0 voir.<\/p>\n<p><strong><em>Relance d\u00e9mocratique<br \/>\n<\/strong><\/em><\/p>\n<p>La galaxie du Front de gauche doit se convaincre en tout cas que le virage social-lib\u00e9ral du pouvoir, confirm\u00e9 par Manuel Valls le soir m\u00eame du r\u00e9sultat, ne conduit pas m\u00e9caniquement au renforcement d\u2019une gauche bien \u00e0 gauche. Si la col\u00e8re ne s\u2019adosse pas \u00e0 la perception d\u2019une alternative tout aussi possible que n\u00e9cessaire, la voie est ouverte \u00e0 l\u2019amertume et au ressentiment, et d\u2019abord dans les cat\u00e9gories populaires d\u00e9laiss\u00e9es et m\u00e9pris\u00e9es.<\/p>\n<p>Mais la formulation d\u2019une alternative suppose que des choses bougent dans l\u2019espace du Front de gauche. Certainement pas dans le sens de sa dissolution ou m\u00eame de son \u00e9dulcoration. Si une ou l\u2019autre des composantes du Front \u00e9tait mise \u00e0 l\u2019\u00e9cart, ce serait une perte mortelle pour le mouvement tout entier. Conserver et \u00e9largir : c\u2019est l\u2019alpha ; ce n\u2019est pas pour autant l\u2019om\u00e9ga de toute bonne politique. Car il n\u2019est pas possible, non plus, de se cacher que le Front de gauche n\u2019est pour l\u2019instant qu\u2019au milieu du gu\u00e9. Il est n\u00e9 de l\u2019initiative de deux organisations, l\u2019une inscrite depuis longtemps dans l\u2019histoire (le PCF), l\u2019autre b\u00e9n\u00e9ficiant d\u2019abord d\u2019une longue exp\u00e9rience du combat au sein de la tradition socialiste (le PG). Depuis 2008, d\u2019autres composantes se sont agr\u00e9g\u00e9es au duo fondateur. Mais leur pr\u00e9sence n\u2019a pas annul\u00e9 la pr\u00e9gnance du t\u00eate-\u00e0-t\u00eate originel. Or, quand un mouvement d\u00e9pend d\u2019un t\u00eate-\u00e0-t\u00eate, il se trouve soumis au risque de voir le t\u00eate-\u00e0-t\u00eate tourner au face-\u00e0-face.<\/p>\n<p>Quand bien m\u00eame d\u2019autres forces continueraient \u00e0 s\u2019agr\u00e9ger au Front d\u00e9j\u00e0 constitu\u00e9 (comme cela s\u2019est d\u00e9j\u00e0 fait), on serait encore loin du compte. Car un cartel de partis ou de quasi-partis ne peut suffire \u00e0 r\u00e9pondre aux exigences nouvelles d\u2019une implication citoyenne. Toutes les organisations n\u2019ont pas la m\u00eame fonction, syndicats, associations ou partis et toutes ne peuvent donc pas se confondre. Il n\u2019en reste pas moins que ceux qui agissent dans ces organisations aspirent \u00e0 participer \u00e0 la d\u00e9lib\u00e9ration, au choix et \u00e0 l\u2019action politique, sans que cela passe n\u00e9cessairement par le prisme des partis. Concilier l\u2019existence des partis et le d\u00e9sir d\u2019implication directe, articuler le social et le politique sans subordonner l\u2019un \u00e0 l\u2019autre (ou l\u2019autre \u00e0 l\u2019un), trouver des mani\u00e8res modernes de relier l\u2019affirmation de l\u2019individu et le besoin de collectifs transform\u00e9s : le Front de gauche n\u2019aura demain d\u2019utilit\u00e9 v\u00e9ritable que s\u2019il apporte, \u00e0 ces besoins, une r\u00e9ponse convaincante et neuve.<\/p>\n<p><strong><em>Esprit de refondation<br \/>\n<\/strong><\/em><\/p>\n<p>La novation est l\u2019enjeu. Il n\u2019est pas possible que la capacit\u00e9 d\u2019innover soit attribu\u00e9e aux \u00e9volutions dangereuses des nouvelles g\u00e9n\u00e9rations Le Pen, ou aux impasses sociales-lib\u00e9rales en tous genres. En cultivant l\u2019habitude de d\u00e9noncer avant tout le reniement d\u2019une partie de la gauche, ne court-on pas le risque de laisser entendre qu\u2019on se contenterait d\u2019un retour en arri\u00e8re ? Or ce n\u2019est pas en retournant au communisme ou au r\u00e9publicanisme d\u2019hier que l\u2019on mettra la gauche de gauche sur les rails. Ce n\u2019est pas en retournant vers on ne sait quel &#8220;thorezisme national&#8221; fix\u00e9 sur la souverainet\u00e9, que l\u2019on avancera dans les articulations n\u00e9cessaires et mouvantes des combats nationaux et supranationaux.<\/p>\n<p>La force du FN tient aussi \u00e0 ce qu\u2019il d\u00e9veloppe un r\u00e9cit sur la France. La gauche avait autrefois des grands r\u00e9cits, qui exprimaient une certaine modernit\u00e9. Elle doit parler, sans repliement, de la France telle qu\u2019elle est, et d\u2019une France au c\u0153ur du monde tel qu\u2019il est et doit \u00eatre. Elle doit exprimer, dans les termes d\u2019aujourd\u2019hui, l\u2019exigence de dignit\u00e9 du peuple tel qu\u2019il est, celui d\u2019aujourd\u2019hui et pas celui d\u2019hier, d\u2019un peuple plus divers, plus foisonnant, plus m\u00e9tiss\u00e9 que jamais. Tout cela n\u2019est pas encore pleinement constitu\u00e9 ; cela se travaille donc.<\/p>\n<p>On a souvent dit, ici, que l\u2019immobilisme \u00e9tait le contraire de la fid\u00e9lit\u00e9. Il y a d\u00e9j\u00e0 bien longtemps, j\u2019ai pris l\u2019habitude d\u2019opposer, \u00e0 l\u2019immobilisme et au renoncement, l\u2019esprit de refondation. Je conserve mon affection pour ce terme.<br \/>\n<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-7762 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/mel-6-c10.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/mel-6-c10-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"mel-6.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon portrait'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/europennes-2014-tableaux460-99d.png'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/europennes-2014-tableaux460-99d-150x150.png\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"europennes-2014-tableaux460.png\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon portrait'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/europennes-2014-tableaux800-882.png'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/europennes-2014-tableaux800-882-150x150.png\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"La gauche en 2009 et 2014 dans les circonscriptions europ\u00e9ennes m\u00e9tropolitaines\" aria-describedby=\"gallery-1-20324\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-20324'>\n\t\t\t\tLa gauche en 2009 et 2014 dans les circonscriptions europ\u00e9ennes m\u00e9tropolitaines\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alors que des formations analogues progressent ailleurs en Europe, le surplace \u00e9lectoral du FdG et sa difficult\u00e9 \u00e0 r\u00e9pondre aux aspirations de ceux qui devraient se reconna\u00eetre en lui d\u00e9montrent la n\u00e9cessit\u00e9 de nouvelles r\u00e9ponses de sa part.<\/p>\n","protected":false},"author":328,"featured_media":20322,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[157],"tags":[480,452],"class_list":["post-7762","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-web","tag-europeennes-2014","tag-front-de-gauche"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7762","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/328"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=7762"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7762\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/20322"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=7762"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=7762"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=7762"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}