{"id":7753,"date":"2014-05-22T23:45:00","date_gmt":"2014-05-22T21:45:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/europe-en-etre-ou-pas7753\/"},"modified":"2023-06-23T23:17:20","modified_gmt":"2023-06-23T21:17:20","slug":"europe-en-etre-ou-pas7753","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=7753","title":{"rendered":"Durand-Balibar : Europe, en \u00eatre ou pas"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">La crise que traverse l\u2019Europe est \u00e9conomique mais aussi politique. Faut-il s\u2019extraire du p\u00e9rim\u00e8tre corset\u00e9 de Bruxelles pour y rem\u00e9dier\u2009? Ou secouer la machine de l\u2019int\u00e9rieur\u2009? Le philosophe \u00c9tienne Balibar et l\u2019\u00e9conomiste C\u00e9dric Durand confrontent leurs arguments.<\/p>\n<p><em>\u00ab \u202fEn finir avec l\u2019Europe ? C\u2019est au mieux \u00e9quivoque et au pire c\u2019est criminel.\u202f \u00bb<\/em> Le philosophe \u00c9tienne Balibar ne m\u00e2che pas ses mots. Il ne se reconna\u00eet pas dans ce mot d\u2019ordre \u2013 <em>\u00ab \u202fEn finir avec l\u2019Europe\u202f \u00bb<\/em> \u2013 qui donne son titre \u00e0 un ouvrage r\u00e9cent dirig\u00e9 par l\u2019\u00e9conomiste C\u00e9dric Durand. Trop risqu\u00e9 \u00e0 ses yeux. Dans la crise absolue que conna\u00eet l\u2019Union, <em>\u00ab \u202fle nationalisme est galopant aussi bien en haut qu\u2019en bas de l\u2019\u00e9difice social\u202f \u00bb,<\/em> explique-t-il. Toute propension langagi\u00e8re anti-europ\u00e9enne risque donc, selon lui, de conforter les discours de l\u2019extr\u00eame droite\u2009: <em>\u00ab \u202fC\u2019est un danger trop grave pour que l\u2019\u00e9quivoque soit soutenable.\u202f \u00bb <\/em> <\/p>\n<p>Le danger\u00a0? Pour C\u00e9dric Durand, il tient justement au cadre europ\u00e9en actuel qui constitue la matrice de toutes les d\u00e9rives. <em>\u00ab \u202fLa crise n\u2019est pas seulement celle du capitalisme en g\u00e9n\u00e9ral, c\u2019est une crise europ\u00e9enne\u202f \u00bb,<\/em> affirme-t-il. Pour lui, les racines en sont lointaines. Elles remonteraient aux fondations de l\u2019Union qui, dans son ADN, serait n\u00e9olib\u00e9rale et non-d\u00e9mocratique. Deux tendances fondatrices qui sont en train de se radicaliser, selon C\u00e9dric Durand. R\u00e9sultat, l\u2019Europe s\u2019est transform\u00e9e en un syst\u00e8me totalement corset\u00e9\u00a0: <em>\u00ab \u202fEn s\u2019appuyant sur les trait\u00e9s, la Commission, le Conseil europ\u00e9en et la Banque centrale europ\u00e9enne impulsent une radicalisation de l\u2019agenda n\u00e9olib\u00e9ral et tiennent \u00e0 bonne distance les peuples europ\u00e9ens des processus de d\u00e9cision.\u202f \u00bb<\/em><\/p>\n<p><strong><em>Une autre Europe est-elle possible ?<br \/>\n<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Ce point de vue soutenu par l\u2019\u00e9conomiste se nourrit d\u2019une d\u00e9ception militante. <em>\u00ab \u202fJ\u2019appartiens \u00e0 une g\u00e9n\u00e9ration qui s\u2019est engag\u00e9e dans un mouvement social europ\u00e9en en gestation, dans les marches des ch\u00f4meurs, les eurogr\u00e8ves ou les Forums sociaux qui s\u2019attachaient \u00e0 dessiner les contours d\u2019une autre Europe. Le probl\u00e8me est que ce mouvement n\u2019est pas parvenu \u00e0 ses fins\u202f \u00bb, <\/em> rappelle C\u00e9dric Durand. La crise dont souffre aujourd\u2019hui l\u2019Europe, il l\u2019admet, n\u2019a peut-\u00eatre rien de fatal. D\u2019autres choix, par exemple dans les ann\u00e9es 1980-1990, auraient pu conduire le continent vers un destin diff\u00e9rent. Mais ils ne sont pas advenus. D\u2019o\u00f9 le projet officiel coh\u00e9rent et ferm\u00e9 auquel nous sommes aujourd\u2019hui confront\u00e9s. <em>\u00ab \u202fLa r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une autre Europe n\u2019a plus rien d\u2019op\u00e9rationnel, <\/em> estime-t-il. <em>L\u2019Europe existante est un outil d\u2019oppression et ne laisse aucun espace pour contredire ses effets.\u202f \u00bb <\/em> <\/p>\n<p>Un pessimisme qu\u2019\u00c9tienne Balibar ne partage pas. Ce n\u2019est pas parce que, d\u00e8s le d\u00e9but, l\u2019Europe a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9e par ses matrices capitalistes et technocratiques, ainsi que par l\u2019esprit de la guerre froide, qu\u2019elle n\u2019\u00e9tait que cela. Alors que le lib\u00e9ralisme int\u00e9gral avait d\u00fb laisser du champ \u00e0 des formes &#8220;d\u2019\u00c9tat social\u202f&#8221;, elle \u00e9tait aussi porteuse d\u2019autres potentialit\u00e9s. Pour lui, nul doute que le d\u00e9ficit d\u00e9mocratique actuel est li\u00e9 \u00e0 <em>\u00ab \u202fla faiblesse dramatique du d\u00e9bat politique \u00e0 l\u2019\u00e9chelle europ\u00e9enne\u202f \u00bb<\/em>. Aussi faut-il <em>\u00ab \u202fimposer le d\u00e9bat sur les conditions d\u2019une issue positive \u00e0 la crise\u202f \u00bb<\/em>. Un d\u00e9bat qui doit \u00eatre port\u00e9 \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019Union, quelles que soient les difficult\u00e9s, car selon lui aucune solution n\u2019est viable en dehors de ce cadre. <em>\u00ab \u202fL\u2019h\u00e9g\u00e9monie capitaliste n\u2019est pas irr\u00e9versible\u202f \u00bb,<\/em> esp\u00e8re-t-il. Mais s\u2019il convient qu\u2019<em>\u00ab \u202fil faut apporter des r\u00e9ponses imm\u00e9diates \u00e0 la d\u00e9tresse des populations et particuli\u00e8rement celle des jeunes\u202f \u00bb, <\/em> il s\u2019interroge\u00a0: <em>\u00ab \u202fAvec quels moyens, quels leviers, quels sujets politiques\u00a0?\u202f \u00bb <\/em> <\/p>\n<p>Pour \u00c9tienne Balibar, les r\u00e9ponses sont encore floues, ce qui pourrait nourrir l\u2019impression qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019autres solutions que souverainistes. Quelles sont les marges de man\u0153uvre des \u00c9tats\u00a0? Nationalisations, secteurs d\u2019emplois prot\u00e9g\u00e9s, syst\u00e8mes financiers publics, revenu de citoyennet\u00e9\u2026 <em>\u00ab \u202fTout cela n\u2019est pas pensable \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des \u00c9tats s\u00e9par\u00e9s, trop petite pour r\u00e9ussir\u00a0! Seules des coalitions dans un cadre europ\u00e9en permettraient d\u2019agir efficacement dans la mondialisation\u202f \u00bb,<\/em> affirme le philosophe.<\/p>\n<p><strong><em>L\u2019Europe, un syst\u00e8me clos<br \/>\n<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Ce mod\u00e8le propos\u00e9 par \u00c9tienne Balibar est-il r\u00e9aliste\u00a0? C\u00e9dric Durand ne le croit pas. Car dans le syst\u00e8me europ\u00e9en actuel, balis\u00e9 par les trait\u00e9s et structur\u00e9 par des institutions comme la Banque centrale europ\u00e9enne (BCE), les marges de man\u0153uvre des \u00c9tats sont pr\u00e9cis\u00e9ment inexistantes. Admettons que Syriza, parti de la gauche radicale, ait gagn\u00e9 les \u00e9lections grecques au printemps dernier. Dans quelle situation se serait-il trouv\u00e9 alors\u00a0? <em>\u00ab \u202fOu bien il refusait le m\u00e9morandum impos\u00e9 par l\u2019Union pour r\u00e9duire le d\u00e9ficit public et devait, priv\u00e9 des liquidit\u00e9s de la Banque centrale europ\u00e9enne, assumer de quitter l\u2019euro. Ou bien il acceptait le m\u00e9morandum et il se trouvait menott\u00e9 pour les ann\u00e9es \u00e0 venir\u202f \u00bb,<\/em> avance l\u2019\u00e9conomiste. De fait, le terrain europ\u00e9en \u00e9chappe \u00e0 toute politisation structur\u00e9e\u2009: les individus s\u2019en sentent \u00e9loign\u00e9s et les partis sont peu mobilis\u00e9s, quant \u00e0 la seule presse v\u00e9ritablement impliqu\u00e9e, c\u2019est celle des int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques. <\/p>\n<p><em>\u00ab \u202fOn est face \u00e0 un appareil aux mains d\u2019une toute petite fraction et le peuple n\u2019a aucun moyen pour acc\u00e9der \u00e0 ce qui se fait \u00e0 Bruxelles ou \u00e0 Strasbourg\u202f \u00bb,<\/em> poursuit C\u00e9dric Durand. Tout cela dessine les contours d\u2019un syst\u00e8me clos. C\u2019est avec lui que l\u2019\u00e9conomiste veut <em>\u00ab \u202fen finir\u202f \u00bb.<\/em> Car pour lui, aucune avanc\u00e9e n\u2019est possible dans les cadres impos\u00e9s aujourd\u2019hui par l\u2019Union.<em> \u00ab \u202fIl faut sortir de ces cadres, non pas pour on ne sait quel retour \u00e0 la nation, mais pour reconstituer un nouveau mouvement en bas, solidaire et internationaliste, autour de grandes solutions qui permettraient de r\u00e9pondre aux attentes et de sortir de la crise\u202f \u00bb,<\/em> pense-t-il. En finir avec l\u2019Europe, donc, pour formuler une r\u00e9ponse tangible par-del\u00e0 les incantations. <em>\u00ab \u202fIl faut refuser le pr\u00e9alable d\u2019une solution europ\u00e9enne qui est aujourd\u2019hui un leurre.\u202f \u00bb<\/em> M\u00eame si \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e, se d\u00e9gageront sans doute de nouvelles perspectives pour l\u2019Europe\u2026<\/p>\n<p><strong><em>Exiger une refondation de l\u2019Europe<br \/>\n<\/strong><\/em><\/p>\n<p><em>\u00ab \u202fJe ne suis pas d\u2019accord !\u202f \u00bb,<\/em> s\u2019exclame \u00c9tienne Balibar. Le philosophe pense au contraire que l\u2019Union forme un cadre politique que des forces tentent de rendre plus d\u00e9mocratique. Parmi elles, <em>\u00ab \u202fdes intellectuels comme Michel Aglietta ou J\u00fcrgen Habermas, et d\u2019autres moins m\u00e9diatis\u00e9s\u202f \u00bb.<\/em> Ce ne sont pas uniform\u00e9ment des lib\u00e9raux, ni m\u00eame des sociaux-lib\u00e9raux. Mais une chose est s\u00fbre : <em>\u00ab \u202fS\u2019il doit y avoir en Europe des intellectuels organiques au sens de Gramsci, ils ne seront plus jamais nationaux comme au si\u00e8cle pass\u00e9.\u202f \u00bb<\/em> S\u2019appuyer sur eux et sur les mouvements auxquels ils participent pour porter l\u2019exigence d\u2019une refondation de l\u2019Europe au travers de sa crise\u2009: voil\u00e0 ce que sugg\u00e8re \u00c9tienne Balibar. Dans le d\u00e9sastre qui se dessine, <em>\u00ab \u202fil faut certes de la protestation, m\u00eame violente, on a besoin d\u2019exp\u00e9riences de r\u00e9sistance, <\/em> reconna\u00eet-il. <em>Mais elles seront sans effet si elles ne se raccordent pas \u00e0 un projet europ\u00e9en solide\u202f \u00bb.<\/em> En l\u2019absence de projet, les populismes d\u2019extr\u00eame droite r\u00e9colteront les fruits de la col\u00e8re. Il en est convaincu. <em>\u00ab \u202fAgir contre les politiques n\u00e9olib\u00e9rales qui dominent l\u2019espace europ\u00e9en contemporain, c\u2019est ouvrir une part d\u2019inconnu. Pour que cet inconnu ne nourrisse pas les peurs, les frustrations et les d\u00e9rives, il faut \u00e9noncer une perspective politique. Au fond, peu importe qui sera l\u2019\u00e9metteur : ce qui compte, c\u2019est que la perspective soit  clairement communautaire.\u202f \u00bb<\/em><\/p>\n<p>Peut-\u00eatre, mais o\u00f9 se trouvent les marges d\u2019intervention possibles ? Cette objection \u00e9mise par C\u00e9dric Durand s\u2019appuie sur un constat. Le Parlement europ\u00e9en est r\u00e9duit \u00e0 la portion congrue. La machinerie des sommets, celle du Conseil comme celle de la Commission, est bloqu\u00e9e. Sans compter la masse des institutions &#8220;en bas&#8221;, les agences techniques ou les organismes de contr\u00f4le, qui emp\u00eachent de s\u2019\u00e9carter du dogme \u00e9conomique sacr\u00e9. L\u2019Union est aujourd\u2019hui faite pour \u00e9craser toute possibilit\u00e9 d\u2019alternative. \u00ab<em> \u202fLes r\u00e9sistances fortes, sociales et politiques, sont vou\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9touffement dans le cadre officiel. Il faut donc les aider \u00e0 en sortir, pour reconstruire des subjectivit\u00e9s nouvelles autour de projets de rupture avec les logiques incrust\u00e9es. S\u2019il convient, \u00e0 cet effet, de trouver transitoirement un d\u00e9tour national, pourquoi pas ? Ma seule certitude est que, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019Europe telle qu\u2019elle va, l\u2019alternative est impossible.\u202f \u00bb<\/em> <\/p>\n<p><strong><em>En finir avec le lib\u00e9ralisme et la bureaucratie<br \/>\n<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Ce d\u00e9tour national, \u00c9tienne Balibar s\u2019y refuse, persuad\u00e9 que l\u2019alternative n\u2019est pas plus pensable \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des \u00c9tats-nations. Lesquels emp\u00eacheraient de rompre avec l\u2019existant. Pour lui, l\u2019impasse que constitue le souverainisme est une des le\u00e7ons du si\u00e8cle pass\u00e9. Certes, on doit critiquer l\u2019\u00e9difice actuel de l\u2019Union, les jeux pervers du Conseil et de la Commission, les choix de la BCE\u2026 Reste que l\u2019Union n\u2019est pas un \u00c9tat et c\u2019est tant mieux\u2009! <em>\u00ab \u202fLa voie f\u00e9d\u00e9rative, \u00e0 condition qu\u2019elle soit repens\u00e9e \u00e0 la lumi\u00e8re de la crise actuelle, me semble pr\u00e9f\u00e9rable \u00e0 la voie \u00e9tatique. Symboliquement, il est important de passer de la terminologie de l\u2019\u00c9tat \u00e0 celle de la f\u00e9d\u00e9ration. Dans la situation actuelle, il convient, malgr\u00e9 la difficult\u00e9, de porter l\u2019exigence des r\u00e9formes d\u00e9mocratiques et d\u2019une nouvelle \u00e9conomie au niveau strat\u00e9gique, celui de l\u2019Europe. \u00bb<\/em><\/p>\n<p>C\u2019est donc sur la mani\u00e8re de parvenir \u00e0 la rupture que le b\u00e2t blesse. Le niveau europ\u00e9en permet-il de b\u00e2tir les conditions politiques du changement ? Si \u00c9tienne Balibar pense qu\u2019il vaut la peine d\u2019y croire, C\u00e9dric Durand estime au contraire que cette croyance est contre-productive. &#8220;L\u2019autre Europe\u202f&#8221; s\u2019\u00e9nonce-t-elle d\u00e8s le d\u00e9part (ou seulement \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e) ? Pour le philosophe, l\u2019affirmation de cette alternative est en effet un pr\u00e9alable\u2026 inutile pour l\u2019\u00e9conomiste\u2009! Faut-il sortir du cadre de l\u2019Union pour reconstruire par en bas de nouvelles solidarit\u00e9s ? Le premier voit l\u00e0 un jeu inefficace et dangereux : le d\u00e9tour national, m\u00eame provisoire, donnerait du grain \u00e0 moudre aux extr\u00eames droites et favoriserait les d\u00e9rives nationalistes \u00e0 gauche. Le second consid\u00e8re plut\u00f4t que c\u2019est l\u2019enlisement dans le cadre actuel qui pousse \u00e0 l\u2019inefficacit\u00e9, \u00e0 la d\u00e9sesp\u00e9rance et \u00e0 la radicalisation \u00e0 droite. Mais in fine, des convergences se font entendre. Pas seulement sur le diagnostic autour de l\u2019Union europ\u00e9enne qui souffre aujourd\u2019hui d\u2019une logique lib\u00e9rale-capitaliste et autoritaire-bureaucratique. Mais aussi sur le futur : nul avenir n\u2019est pensable en Europe, pensent-ils tous deux, sans rompre avec cette double logique. \u00c0 l\u2019horizon de leurs d\u00e9saccords, donc, une m\u00eame radicalit\u00e9.<br \/>\n<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-7753 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/regards-printemps-europe-180-e92.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/regards-printemps-europe-180-e92-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"regards-printemps-europe-180.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La crise que traverse l\u2019Europe est \u00e9conomique mais aussi politique. 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