{"id":7536,"date":"2014-03-07T23:52:43","date_gmt":"2014-03-07T22:52:43","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/rose-valland-monumentale-woman7536\/"},"modified":"2023-06-23T23:16:47","modified_gmt":"2023-06-23T21:16:47","slug":"rose-valland-monumentale-woman7536","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=7536","title":{"rendered":"Rose Valland, Monumentale Woman \u00a0"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">La sortie du film am\u00e9ricain &#8220;Monuments Men&#8221; sur le pillage nazi d&#8217;\u0153uvres d&#8217;art en Europe est l&#8217;occasion pour la R\u00e9union des mus\u00e9es nationaux de r\u00e9\u00e9diter le t\u00e9moignage de la r\u00e9sistante fran\u00e7aise Rose Valland. Un hommage qui ne doit pas faire oublier l&#8217;attitude pas toujours claire de la France sur la restitution des \u0153uvres spoli\u00e9es.<\/p>\n<p><em>\u00ab Impossible de rien sauver \u00bb<\/em>. Quand en juillet 1943, Rose Valland assiste, dans le jardin du mus\u00e9e parisien du Jeu de Paume \u00e0 l&#8217;autodaf\u00e9 nazi de pr\u00e8s de 600 \u0153uvres  \u00ab d&#8217;art d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9 \u00bb et de portraits de grandes familles juives, sa seule action possible est d&#8217;en garder la m\u00e9moire par une note secr\u00e8te se terminant par ce terrible aveu d&#8217;impuissance.<br \/>\n\u00a0<\/p>\n<p>C&#8217;est en 1932, apr\u00e8s avoir effectu\u00e9 une th\u00e8se \u00e0 l&#8217;\u00c9cole du Louvre, que la jeune femme entre, comme b\u00e9n\u00e9vole pour en tenir le livre d&#8217;inventaire, dans ce qui \u00e9tait alors le mus\u00e9e des \u00c9coles \u00e9trang\u00e8res contemporaines. Puis elle assiste le conservateur dans l&#8217;organisation d&#8217;expositions de peintres d&#8217;avant-garde. En 1939, la guerre d\u00e9clar\u00e9e, elle est charg\u00e9e de la mise en s\u00e9curit\u00e9 de ses \u0153uvres dont une partie est exil\u00e9e \u00e0 Chambord, comme les collections les plus pr\u00e9cieuses des mus\u00e9es nationaux, avant d&#8217;\u00eatre dispers\u00e9e dans des ch\u00e2teaux isol\u00e9s pour les soustraire aux risques de destruction. C&#8217;est par cette \u00e9pop\u00e9e que commence son r\u00e9cit-document <em>Le Front de l\u2019art<\/em>, publi\u00e9 en 1961. Au-del\u00e0 d&#8217;un t\u00e9moignage personnel de premi\u00e8re importance, il traite, avec clart\u00e9 et pr\u00e9cision, de l&#8217;ensemble de la question de la protection et du pillage des \u0153uvres d&#8217;art durant la Seconde guerre mondiale. Cinquante ans plus tard, il demeure une r\u00e9f\u00e9rence.<br \/>\n\u00a0<\/p>\n<h2>\u00ab Usine \u00e0 confiscations \u00bb<\/h2>\n<p>En 1940, le Jeu de paume devient le principal lieu de rassemblement des objets d&#8217;art confisqu\u00e9s par l&#8217;occupant aux Juifs fran\u00e7ais, d\u00e9chus ou \u00e9trangers, y compris les \u0153uvres confi\u00e9es aux Mus\u00e9es nationaux par de grands collectionneurs. Un butin sans cesse renouvel\u00e9 et expertis\u00e9 par des historiens de l&#8217;art allemands aux ordres. Les protestations de l&#8217;administration fran\u00e7aise n&#8217;y changeront rien.<br \/>\n\u00a0<\/p>\n<p>Jacques Jaujard, directeur des Mus\u00e9es nationaux, en contact avec la R\u00e9sistance, donne l&#8217;ordre \u00e0 Rose Valland de se maintenir en poste co\u00fbte que co\u00fbte, afin de lui transmettre le maximum d&#8217;informations pour ne pas perdre la trace des \u0153uvres en transit, avec un but imm\u00e9diat: que les d\u00e9p\u00f4ts des objets d&#8217;art transf\u00e9r\u00e9s en Allemagne ne soient pas bombard\u00e9s par les Alli\u00e9s. C&#8217;est ce qu&#8217;elle fera durant toute la guerre au p\u00e9ril de sa vie, en utilisant tous les pr\u00e9textes pour d\u00e9ambuler dans le b\u00e2timent et espionner au nez et \u00e0 la barbe des Allemands. Apr\u00e8s tout, m\u00eame rel\u00e9gu\u00e9es dans un coin, elle est responsable de ce qui reste des collections de son mus\u00e9e, et doit s&#8217;assurer que tout fonctionne, comme de surveiller les installations \u00e9lectriques&#8230;<br \/>\n\u00a0<br \/>\n\u00a0<\/p>\n<p>Au Jeu de paume, les \u0153uvres d&#8217;art spoli\u00e9es \u2013 <em>\u00ab sauvegard\u00e9es \u00bb<\/em> selon la terminologie nazie \u2013, sont tri\u00e9es. D&#8217;un c\u00f4t\u00e9, celles dignes d&#8217;int\u00e9r\u00eat, parmi lesquelles des chefs-d&#8217;\u0153uvre de Goya, Fragonard, Rembrandt&#8230; De l&#8217;autre, l&#8217;\u00ab art d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9 \u00bb, \u0153uvres d&#8217;art moderne, impressionnistes et surtout d&#8217;avant-garde, parqu\u00e9es dans une pi\u00e8ce \u00e0 part <em>\u00ab afin d&#8217;\u00e9viter la contamination du go\u00fbt allemand \u00bb<\/em>, comme l&#8217;\u00e9crit ironiquement Rose. Les plus honnis ont pour noms Picasso, Braque, Matisse, Dali, Soutine&#8230;<br \/>\n\u00a0<\/p>\n<p>Ce pillage syst\u00e9matique n&#8217;a pas seulement pour but de donner corps au projet m\u00e9galomaniaque du peintre rat\u00e9 Hitler \u2013 cr\u00e9er un mus\u00e9e \u00e0 Linz, ville de sa jeunesse \u2013, ni d&#8217;enrichir la collection particuli\u00e8re de Goering, num\u00e9ro deux du Reich qui, en amateur d&#8217;art passionn\u00e9, vient r\u00e9guli\u00e8rement piocher dans le stock, mais aussi de revendre une partie des \u0153uvres afin de participer \u00e0 l&#8217;\u00e9conomie de guerre, voire, abominablement, de financer la &#8220;solution finale&#8221;. Cyniquement, est en priorit\u00e9 concern\u00e9 l&#8217;\u00ab art d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9 \u00bb \u00e0 forte valeur commerciale, certaines \u0153uvres \u00e9tant \u00e9chang\u00e9es contre d&#8217;autres jug\u00e9es plus nobles par l&#8217;interm\u00e9diaire de marchands sans scrupules. Ce fut le cas pour des C\u00e9zanne, Gauguin, Renoir, Manet ou Monet&#8230; Ce qui n&#8217;\u00e9tait pas monnayable sera d\u00e9truit. Lac\u00e9r\u00e9 puis br\u00fbl\u00e9. <\/p>\n<p>Mais les nazis ne se contentent pas de d\u00e9pouiller les collectionneurs juifs, secr\u00e8tement ils convoitent toutes les \u0153uvres publiques ou priv\u00e9es qu&#8217;ils estiment revenir de droit au Reich en raison de leur &#8220;germanit\u00e9&#8221;. Ils n&#8217;auront pas le temps de mettre \u00e0 ex\u00e9cution ce vaste programme, \u00e0 quelques exceptions pr\u00e8s, comme  en 1942 quand ils se saisiront de l&#8217;<em>Agneau mystique<\/em>, mythique retable des fr\u00e8res Van Eyck datant du XVe si\u00e8cle, que la Belgique avait confi\u00e9 \u00e0 la France.<br \/>\n\u00a0<br \/>\n\u00a0<\/p>\n<h2>Un t\u00e9moin de plus en plus g\u00eanant<\/h2>\n<p>Rose Valland assiste \u00e0 ce triste cirque. Elle en rend compte r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 son chef, fait fonctionner sa m\u00e9moire et note. Au gr\u00e9 des \u00e9v\u00e9nements politiques, les Allemands la chassent de son lieu de travail, mais elle y revient et impose sa pr\u00e9sence par la n\u00e9cessit\u00e9 de devoir g\u00e9rer le personnel fran\u00e7ais affect\u00e9 au lieu \u2013 dont certains, gardiens ou manutentionnaires, sont ses complices. On ne se m\u00e9fie pas trop de cette demoiselle d&#8217;\u00e2ge m\u00fbr. Une fois, elle est surprise en train de d\u00e9chiffrer des adresses. Prise \u00e0 parti, elle r\u00e9ussit \u00e0 d\u00e9samorcer la situation. T\u00e9moin devenant de plus en plus g\u00eanant, refusant pour elle et son personnel de s&#8217;engager par \u00e9crit \u00e0 ne jamais r\u00e9v\u00e9ler ce qu&#8217;elle avait vu, d\u00e9cision avait \u00e9t\u00e9 prise de l&#8217;\u00e9liminer physiquement avant la fin des hostilit\u00e9s. Elle l&#8217;apprendra bien plus tard.<br \/>\n\u00a0<\/p>\n<p>En ao\u00fbt 1944, la Lib\u00e9ration en marche, gr\u00e2ce aux renseignements fournis par Rose Valland, un <em>\u00ab train-mus\u00e9e \u00bb<\/em> rempli d&#8217;\u0153uvres d&#8217;art en partance pour l&#8217;Allemagne est stopp\u00e9 par l&#8217;Arm\u00e9e Leclerc. Alors qu&#8217;ils avaient travers\u00e9 la guerre sans trop de dommage, les d\u00e9p\u00f4ts des mus\u00e9es nationaux dans les ch\u00e2teaux recul\u00e9s de province sont menac\u00e9s par les derniers combats entre R\u00e9sistants et Allemands, surtout dans le Sud-Ouest. Les conservateurs gardiens, non sans courage, se retrouvent \u00e0 n\u00e9gocier aupr\u00e8s des uns et des autres afin d&#8217;\u00e9loigner le danger. Quant au mus\u00e9e du Jeu de paume, il est le th\u00e9\u00e2tre d&#8217;une violente bataille \u00e0 la Lib\u00e9ration de Paris. Neuf Allemands y sont tu\u00e9s, les autres se rendent et sont amen\u00e9s dans la Cour carr\u00e9e du Louvre, transform\u00e9e en camp de prisonniers. La capitale et ses monuments \u00e9chappent de justesse \u00e0 la destruction totale voulue par Hitler. L&#8217;architecte en chef des Palais nationaux prend place dans le v\u00e9hicule de commandement des lib\u00e9rateurs afin d&#8217;\u00e9viter que les tanks ne causent des d\u00e9g\u00e2ts dans la ville. Dans la Cour carr\u00e9e, les prisonniers allemands, de peur d&#8217;\u00eatre lynch\u00e9s, brisent les fen\u00eatres du mus\u00e9e et se dispersent dans les salles, certains allant jusqu&#8217;\u00e0 se cacher dans les sarcophages \u00e9gyptiens.<br \/>\n\u00a0<\/p>\n<p>\u00c0 l&#8217;issue de la guerre, Rose Valland devient naturellement membre de la Commission de r\u00e9cup\u00e9ration artistique qui s&#8217;installe, pour exorciser les mauvais souvenirs, au Jeu de paume. Alors que les soldats am\u00e9ricains commencent \u00e0 d\u00e9couvrir les cachettes nazies d&#8217;\u0153uvres d&#8217;art en Allemagne, encourag\u00e9e par sa hi\u00e9rarchie, elle s&#8217;engage avec d&#8217;autres dans la 1\u00e8re arm\u00e9e fran\u00e7aise. Capitaine Beaux-Arts, aux c\u00f4t\u00e9s de ses coll\u00e8gues am\u00e9ricains surnomm\u00e9s les <em>Monuments Men<\/em>, elle sillonne le pays vaincu afin d&#8217;identifier les \u0153uvres fran\u00e7aises spoli\u00e9es et proc\u00e9der \u00e0 leur rapatriement. On la couvre de m\u00e9dailles. Marqu\u00e9e \u00e0 tout jamais par son exp\u00e9rience, en 1955, elle prend, en France, la direction du Service de protection des oeuvres d&#8217;art au sein duquel elle travaillera jusqu&#8217;\u00e0 sa retraite. <\/p>\n<h2>Constante inertie fran\u00e7aise<\/h2>\n<p>Le sort de son livre <em>Le Front de l&#8217;art<\/em>, rappel\u00e9 dans cette r\u00e9\u00e9dition, est r\u00e9v\u00e9lateur de l&#8217;attitude de la France d&#8217;apr\u00e8s-guerre vis-\u00e0-vis de la question des \u0153uvres spoli\u00e9es par les nazis. Pensant \u00eatre soutenue par les autorit\u00e9s, Rose Valland avait sollicit\u00e9 pour une pr\u00e9face Andr\u00e9 Malraux, ministre des Affaires culturelles, lequel ne donna pas suite. Salu\u00e9 unaniment par la critique, son livre est adapt\u00e9 avec succ\u00e8s \u00e0 Hollywood en 1964 [[<em>Le Train<\/em> de John Frankenheimer, avec Burt Lancaster, Michel Simon et Suzanne Flon qui incarne Rose Valland.]]. Elle esp\u00e8re une r\u00e9\u00e9dition qui ne viendra pas. R\u00e9cup\u00e9rant le stock des invendus, elle en fait don \u00e0 des institutions qui s&#8217;en \u00e9tonnent. Ce n&#8217;est qu&#8217;une quinzaine d&#8217;ann\u00e9es apr\u00e8s sa mort, \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990, que l&#8217;on red\u00e9couvre son action exceptionnelle de r\u00e9sistante, \u00e0 l&#8217;occasion de la parution de plusieurs ouvrages d&#8217;historiens, notamment am\u00e9ricains, qui mettent \u00e0 jour la constante inertie fran\u00e7aise, depuis la Lib\u00e9ration, \u00e0 restituer les \u0153uvres spoli\u00e9es toujours en sa possession quand ses responsables, grands patrons de mus\u00e9es, ne s&#8217;y sont pas carr\u00e9ment oppos\u00e9s. La galeriste \u00c9lizabeth Royer-Grimblat, fondatrice de la branche europ\u00e9enne de l&#8217;<a href=\"http:\/\/plundered-art.blogspot.fr\">Holocaust Art Restitution Project<\/a> le rappelait derni\u00e8rement <a href=\"http:\/\/www.lejdd.fr\/Societe\/Royer-Grimblat-a-la-recherche-des-toiles-volees-par-les-nazis-648117\">dans une interview au JDD<\/a>. <\/p>\n<p>En 1997, <em>Le Front de l&#8217;art<\/em> est enfin r\u00e9\u00e9dit\u00e9. \u00c0 la demande du gouvernement, une mission d&#8217;\u00e9tude est cr\u00e9\u00e9e pour faire toute la lumi\u00e8re sur les spoliations. Ses travaux aboutissent \u00e0 l&#8217;\u00e9laboration d&#8217;une base de donn\u00e9es consultable <a href=\"http:\/\/www.culture.gouv.fr\/documentation\/mnr\/pres.htm\">en ligne<\/a> sur un site portant le nom de Rose Valland. Les mus\u00e9es nationaux doivent exposer les \u0153uvres vol\u00e9es en mentionnant explicitement leur statut (MNR pour Mus\u00e9es nationaux r\u00e9cup\u00e9ration). Quelques-unes sont restitu\u00e9es \u00e0 qui de droit. Enfin, en 2005, une plaque est appos\u00e9e sur la fa\u00e7ade du Jeu de paume en l&#8217;honneur de la r\u00e9sistante, et une exposition lui est consacr\u00e9e quelques ann\u00e9es plus tard <a href=\"http:\/\/www.chrd.lyon.fr\/chrd\/sections\/fr\/expositions\/expositions_passees\/rose_valland\">\u00e0 Lyon<\/a>. Autant d&#8217;initiatives qui laissaient penser \u00e0 l&#8217;exemplarit\u00e9, tardive, de la France d&#8217;autant que la nouvelle ministre de la Culture, Aur\u00e9lie Filippetti, <a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/culture\/article\/2014\/01\/24\/la-france-s-apprete-a-rendre-trois-tableaux-spolies_4354215_3246.html\">avait annonc\u00e9<\/a> vouloir impulser une d\u00e9marche proactive, cr\u00e9ant au printemps 2013  une commission pour retrouver les h\u00e9ritiers plut\u00f4t que d&#8217;attendre qu&#8217;ils se pr\u00e9sentent. Mais le 30 janvier dernier, comme le rapportait <a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/idees\/article\/2014\/02\/12\/spoliation-et-uvres-d-art-sortir-de-l-hypocrisie_4365226_3232.html\"><em>Le Monde<\/em><\/a>, Doreen Carvajal, journaliste au <em>New York Times<\/em>, racontait <a href=\"http:\/\/www.nytimes.com\/2014\/02\/02\/arts\/design\/a-reporter-in-france-helps-to-return-art-taken-by-the-nazis.html?ref=doreencarvajal\">dans un article<\/a> s&#8217;\u00eatre livr\u00e9e \u00e0 une exp\u00e9rience des plus simples. Intrigu\u00e9e par le peu d&#8217;\u0153uvres restitu\u00e9es par la France en sept d\u00e9cennies \u2013 moins de cent \u2013, surfant sur Internet, aid\u00e9e d&#8217;un g\u00e9n\u00e9alogiste et sans trop de difficult\u00e9s, elle retrouva en quelques semaines les ayants droit de trois tableaux majeurs sigl\u00e9s MNR, l&#8217;un expos\u00e9 au mus\u00e9e d&#8217;Orsay, les deux autres au Louvre. Pas s\u00fbr, cependant, que cela soit aussi simple pour les 2.000 restants, le groupe de travail cr\u00e9\u00e9 par la ministre ne disposant d&#8217;aucun budget\u2026<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-7536 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon portrait'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/rose-4-d48.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/rose-4-d48-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"rose-4.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/cate-d8b.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/cate-d8b-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"cate.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon portrait'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/9782845612365fs-109.gif'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/9782845612365fs-109-150x150.gif\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"9782845612365fs.gif\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La sortie du film am\u00e9ricain &#8220;Monuments Men&#8221; sur le pillage nazi d&#8217;\u0153uvres d&#8217;art en Europe est l&#8217;occasion pour la R\u00e9union des mus\u00e9es nationaux de r\u00e9\u00e9diter le t\u00e9moignage de la r\u00e9sistante fran\u00e7aise Rose Valland. 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