{"id":75,"date":"1995-09-01T00:00:00","date_gmt":"1995-08-31T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/transitions-chinoises075\/"},"modified":"1995-09-01T00:00:00","modified_gmt":"1995-08-31T22:00:00","slug":"transitions-chinoises075","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=75","title":{"rendered":"Transitions chinoises"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">  La transition \u00e9conomique d&#8217;une Chine f\u00e9odale et agricole est largement engag\u00e9e. L&#8217;am\u00e9lioration du niveau de vie s&#8217;accompagne cependant de dysfonctionnements, d&#8217;in\u00e9galit\u00e9s plus grandes, de ch\u00f4mage, d&#8217;une corruption \u00e9largie. Le pays doit aussi faire face \u00e0 la transition politique vers la d\u00e9mocratisation. Etat des lieux. <\/p>\n<p>Quinze ann\u00e9es de r\u00e9formes \u00e9conomiques ont fait de la Chine une grande puissance industrielle et commerciale. Elle garde cependant les traits d&#8217;un Etat du tiers monde \u00e0 croissance rapide, une sorte de g\u00e9ant qui doit assurer son \u00e9quilibre. Elle d\u00e9veloppe une s\u00e9rie de paradoxes dans un contexte de transition globale touchant l&#8217;\u00e9conomique, le politique, la soci\u00e9t\u00e9 et les id\u00e9es. Nation la plus peupl\u00e9e de la plan\u00e8te, avec 1 200 millions d&#8217;habitants, avec le taux de croissance \u00e9conomique le plus fort du monde, au-del\u00e0 de 13% en 1993, 11,5% en 1994, la Chine reste l&#8217;un des derniers r\u00e9gimes \u00e0 \u00eatre dirig\u00e9 par un parti communiste et \u00e0 se r\u00e9clamer d&#8217;un &#8221; socialisme \u00e0 la chinoise &#8221; lui-m\u00eame en pleine \u00e9volution, tout en s&#8217;int\u00e9grant \u00e0 la mondialisation des \u00e9changes internationaux, et en n\u00e9gociant son retour au sein du GATT puis de l&#8217;OMC.<\/p>\n<p> <strong>  Le passage \u00e0 &#8221; l&#8217;\u00e9conomie socialiste de march\u00e9 &#8221;  <\/strong><\/p>\n<p>Le 14e congr\u00e8s du PCC a &#8221; officialis\u00e9 &#8221; la transition \u00e9conomique engag\u00e9e dans les ann\u00e9es 80, en adoptant en octobre 1992, le programme de passage \u00e0 &#8221; l&#8217;\u00e9conomie socialiste de march\u00e9&#8221;, inscrit depuis dans la Constitution. Il s&#8217;agit &#8221; de faire du march\u00e9 un facteur fondamental dans l&#8217;utilisation des ressources, sous le macro-contr\u00f4le de l&#8217;Etat &#8220;. Cela implique &#8221; un syst\u00e8me moderne et rationnel &#8221; de distribution des revenus, de s\u00e9curit\u00e9 sociale, ainsi qu&#8217;une transformation des fonctions gouvernementales en vue de cr\u00e9er un &#8221; syst\u00e8me de macro-contr\u00f4le &#8221; fiable. Le concept de socialisme en \u00e9conomie est d\u00e9fini dans ses grandes lignes par l&#8217;influence pr\u00e9pond\u00e9rante du secteur public et le contr\u00f4le de l&#8217;Etat sur les secteurs strat\u00e9giques.<\/p>\n<p>Les r\u00e9formes engag\u00e9es s&#8217;inspirent de la politique pr\u00f4n\u00e9e au 8e congr\u00e8s du PCC en 1956, balay\u00e9e par Mao. Elles mettent l&#8217;accent sur la modernisation de l&#8217;appareil de production, l&#8217;\u00e9l\u00e9vation du niveau de vie, encouragent la formation d&#8217;un secteur priv\u00e9, font appel aux technologies et aux investissements \u00e9trangers, et laissent une place au jeu du march\u00e9. L&#8217;originalit\u00e9 de l&#8217;exp\u00e9rience chinoise s&#8217;affirmait en rupture avec le mod\u00e8le \u00e9tatique d&#8217;industrialisation et d&#8217;organisation \u00e9conomique. Sortant d&#8217;un contexte imposant une liaison m\u00e9canique entre socialisme et planification centralis\u00e9e, l&#8217;Etat ne contr\u00f4lait plus en 1993 que 10% des prix, le plan n&#8217;intervenait que pour 12% dans la production industrielle. A la mort de Mao, le pays a pris aussi en compte un contexte r\u00e9gional qui avait vu le d\u00e9veloppement en deux ou trois d\u00e9cennies du Japon et des &#8221; petits dragons &#8220;, et s&#8217;est inspir\u00e9 des strat\u00e9gies d&#8217;autoritarisme d&#8217;Etat suivies pr\u00e9c\u00e9demment par ces pays nouvellement industrialis\u00e9s. La Chine a mis\u00e9 sur l&#8217;avantage que repr\u00e9sente la multitude et le bas co\u00fbt de son salariat. Mais elle a tent\u00e9 de concilier l&#8217;essor de ses industries manufacturi\u00e8res \u00e0 forte main d&#8217;oeuvre et orient\u00e9es vers l&#8217;exportation, avec la modernisation de secteurs strat\u00e9giques (\u00e9nergie, sid\u00e9rurgie, transports, industrie chimique, p\u00e9trochimie, nucl\u00e9aire).<\/p>\n<p>Autre aspect nouveau notable: le d\u00e9veloppement du secteur non \u00e9tatique comprenant les entreprises coop\u00e9ratives, individuelles et \u00e0 capitaux mixtes ou \u00e9trangers.<\/p>\n<p>A la fin de 1994, on comptait 420 000 firmes priv\u00e9es et pr\u00e8s de 22 millions d&#8217;individuelles, dans leur grosse majorit\u00e9 des soci\u00e9t\u00e9s de services, de commerces et d&#8217;ateliers, source d&#8217;emplois pour plus de 25 millions de personnes (1). Cependant, les entreprises collectives obtiennent, dans un environnement favorable, les r\u00e9sultats les plus spectaculaires (2). Dans une Chine qui se d\u00e9finit comme en &#8221; phase de transition &#8221; (3), entre l&#8217;\u00e9conomie planifi\u00e9e et l&#8217;\u00e9conomie de march\u00e9, comment sont r\u00e9partis les profits du d\u00e9veloppement ? Dans la d\u00e9centralisation progressive des prises de d\u00e9cision dans le domaine \u00e9conomique, les autorit\u00e9s provinciales et locales ont renforc\u00e9 leur position dans les n\u00e9gociations avec le centre sur le partage des ressources. Le budget et l&#8217;autorit\u00e9 de l&#8217;Etat en ont p\u00e2ti faute de structures de contr\u00f4le financier efficaces et en l&#8217;absence d&#8217;une transformation du mode de fonctionnement des institutions. En1981, le gouvernement recevait 57% des revenus, contre moins de 40% onze ans plus tard. Le champ de la planification tend \u00e0 dispara\u00eetre avant que les instruments n\u00e9cessaires \u00e0 la r\u00e9gulation de l&#8217;\u00e9conomie marchande soient efficacement mis en place.<\/p>\n<p> <strong>  D\u00e9r\u00e8glements \u00e9conomiques et tensions sociales  <\/strong><\/p>\n<p>Ce dysfonctionnement a entra\u00een\u00e9 les premiers grands d\u00e9r\u00e8glements \u00e9conomiques &#8211; surchauffe, inflation, corruption, affairisme des cadres &#8211; et nourri les premi\u00e8res tensions sociales. Des mesures de r\u00e9ajustement sont prises, telles l&#8217;\u00e9tablissement d&#8217;une liste des investissements \u00e9trangers prioritaires susceptibles de contr\u00f4ler l&#8217;afflux de capitaux \u00e9trangers (30% du total des investissements). Dans cette mutation, le tissu social change, les rapports sociaux \u00e9voluent en liaison avec la diversification rapide de la soci\u00e9t\u00e9, les valeurs ne sont plus les m\u00eames. Au cours de la d\u00e9cennie pass\u00e9e, une majorit\u00e9 de Chinois sont entr\u00e9s dans l&#8217;\u00e8re de la consommation. L&#8217;am\u00e9lioration du niveau de vie est manifeste dans la structure des d\u00e9penses de la population: changements des habitudes alimentaires, mont\u00e9e de l&#8217;\u00e9quipement des m\u00e9nages en biens durables. L&#8217;\u00e9pargne individuelle a atteint, en1995, 1300 milliards de francs (4), que le gouvernement esp\u00e8re drainer en partie vers l&#8217;actionnariat d&#8217;entreprises.<\/p>\n<p>Les succ\u00e8s des r\u00e9formes ont leurs revers: les in\u00e9galit\u00e9s dans la croissance, le ch\u00f4mage &#8211; des maux que l&#8217;\u00e9galitarisme mao\u00efste se targuait d&#8217;avoir \u00e9limin\u00e9s, mais dans le partage de la pauvret\u00e9 &#8211; et le retour \u00e0 un certain esprit clanique. A la grogne des paysans dont l&#8217;augmentation des revenus a stagn\u00e9 ou m\u00eame faibli malgr\u00e9 les interventions du gouvernement pour att\u00e9nuer les effets du march\u00e9, \u00e0 l&#8217;inqui\u00e9tude des ouvriers redoutant la remise en cause de leur statut dans les entreprises d&#8217;Etat ou se rebellant contre les conditions de travail dans les entreprises \u00e0 capitaux \u00e9trangers, s&#8217;ajoutent des r\u00e9ticences dans l&#8217;appareil du parti. Certains se sentent l\u00e9s\u00e9s par les nouvelles orientations, d&#8217;autres plongent dans l&#8217;affairisme et n\u00e9gligent leurs fonctions. D&#8217;autre part, le m\u00e9contentement des milieux intellectuels spoli\u00e9s de libert\u00e9 d&#8217;expression et tenus \u00e0 l&#8217;\u00e9cart des circuits de l&#8217;argent b\u00e9n\u00e9ficiant aux petits commerces et entreprises priv\u00e9s, pour \u00eatre contraints \u00e0 la discr\u00e9tion depuis 1989, demeure.<\/p>\n<p> <strong>  L&#8217;irr\u00e9versible transformation de la soci\u00e9t\u00e9 rurale  <\/strong><\/p>\n<p>La d\u00e9t\u00e9rioration de l&#8217;emploi est l&#8217;un des principaux probl\u00e8mes de la Chine. Le ch\u00f4mage urbain atteint 10 millions de personnes. Dans 200 grandes entreprises d&#8217;Etat de neuf villes, on estime qu&#8217;environ 10% des employ\u00e9s ne sont plus n\u00e9cessaires pour assurer une production normale. Ainsi pr\u00e9voit-on plusieurs millions de licenciements dans les entreprises d\u00e9ficitaires souvent paralys\u00e9es par des gr\u00e8ves \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition contre le non-paiement des salaires.<\/p>\n<p>Dans les campagnes o\u00f9 vivent pr\u00e8s de 80% de la population, l&#8217;\u00e9clatement d\u00e8s 1978 du syst\u00e8me des communes populaires et la d\u00e9collectivisation du travail ont permis un retour productif \u00e0 l&#8217;exploitation familiale. Le monde agricole apr\u00e8s avoir gagn\u00e9 aux r\u00e9formes &#8211; un revenu moyen quadrupl\u00e9 en dix ans &#8211; y voit aujourd&#8217;hui de nouvelles sources de disparit\u00e9s avec la ville. Les r\u00e9formes ont lib\u00e9r\u00e9 une main d&#8217;oeuvre de 180 \u00e0 200 millions de paysans, dont la moiti\u00e9 sont employ\u00e9s par les 19 millions d&#8217;entreprises rurales cr\u00e9\u00e9es pour en fixer le maximum \u00e0 la campagne. Elles fournissent au march\u00e9 des biens de consommation et aux familles paysannes un revenu substantiel. Reste l&#8217;autre moiti\u00e9 qui n&#8217;y a pas trouv\u00e9 place, sorte de &#8221; population flottante &#8221; qui se rue vers les villes \u00e0 la recherche d&#8217;un emploi temporaire. Ces transferts de main d&#8217;oeuvre ne sont pas incompatibles avec l&#8217;irr\u00e9versible transformation de fond de la soci\u00e9t\u00e9 rurale que le sinologue Lucien Bianco n&#8217;h\u00e9site pas \u00e0 hisser au rang d'&#8221; \u00e9v\u00e9nement parmi les plus importants se passant actuellement sur la plan\u00e8te &#8221; (5). Les frustrations peuvent monter d&#8217;autant plus vite que la corruption s&#8217;est incrust\u00e9e dans tous les domaines de la soci\u00e9t\u00e9 jusqu&#8217;au plus haut niveau de l&#8217;appareil d&#8217;Etat et du parti. Comme l&#8217;a confirm\u00e9 l'&#8221; affaire &#8221; des malversations \u00e9conomiques mises au jour le printemps dernier \u00e0 P\u00e9kin. Le vice-maire, Wang Baosen, s&#8217;est suicid\u00e9 et le secr\u00e9taire du comit\u00e9 du parti de la capitale, Chen Xitong a \u00e9t\u00e9 limog\u00e9.<\/p>\n<p> <strong>  Le passage vers un pouvoir qui aura \u00e0 se fonder sur des lois  <\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;une des prochaines \u00e9ch\u00e9ances politiques d\u00e9cisives \u00e0 laquelle la Chine devra faire face, sera la disparition de Deng Xiaoping. Malgr\u00e9 la succession qu&#8217;il a organis\u00e9e, notamment en pla\u00e7ant Jiang Zemin \u00e0 la t\u00eate de l&#8217;Etat, du parti et de l&#8217;arm\u00e9e, Deng laisse un \u00e9quilibre politique fragile au sein des instances dirigeantes o\u00f9 les rivalit\u00e9s pour le pouvoir s&#8217;aiguisent autour des grands d\u00e9fis socio-\u00e9conomiques futurs qui influenceront les orientations politiques. Le r\u00f4le du pouvoir central, le rythme de la croissance et de l&#8217;ouverture, la port\u00e9e du transfert de pouvoir au march\u00e9 au d\u00e9triment de l&#8217;Etat, la restructuration des entreprises publiques, la revalorisation de l&#8217;agriculture, mais surtout la lutte contre la corruption et les moyens mis en oeuvre pour s&#8217;attaquer aux racines du mal, sont quelques-uns des enjeux sur lesquels s&#8217;articulent les d\u00e9bats et les combats politiques. L&#8217;extension de la corruption renvoie directement aux failles m\u00eames du syst\u00e8me bas\u00e9 sur la puissance et l&#8217;arbitraire d&#8217;un parti qui, jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent a \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 tout contr\u00f4le des institutions l\u00e9gislatives d\u00e9ficientes. Les rapports entre les autorit\u00e9s et la population s&#8217;en trouvent fortement alt\u00e9r\u00e9s, la l\u00e9gitimit\u00e9 du r\u00e9gime affaiblie. La disparition de Deng ouvrira une p\u00e9riode de transition politique, marqu\u00e9e par le passage d&#8217;une autorit\u00e9 domin\u00e9e par un dirigeant historique \u00e0 un pouvoir qui aura \u00e0 se fonder sur des lois pour s&#8217;int\u00e9grer au processus de modernisation.<\/p>\n<p>Ce processus est d\u00e9j\u00e0 engag\u00e9, soutenu par le pr\u00e9sident de l&#8217;Assembl\u00e9e nationale populaire (ANP), Qiao Shi.&#8221; La modernisation doit passer par la cr\u00e9ation d&#8217;un Etat de droit dans lequel les institutions l\u00e9gislatives \u00e0 tous les niveaux doivent faire autorit\u00e9 partout et sur tous &#8220;, indique-t-il.&#8221; Les organisations et tous les membres du PCC doivent avoir \u00e0 l&#8217;esprit que le Parti doit mener ses activit\u00e9s dans le cadre de la Constitution et des lois. Aucune organisation ou individu ne peut jouir du privil\u00e8ge d&#8217;\u00eatre au-dessus des lois &#8221; (6). Ce qui renvoie aux fondements m\u00eames du r\u00e9gime dans ses relations entre le parti et l&#8217;Etat.<\/p>\n<p>Cette \u00e9volution, si elle prend corps, pourrait enfin ouvrir la voie des r\u00e9formes politiques qui devaient accompagner celles de l&#8217;\u00e9conomie, selon les congr\u00e8s du PCC, sans \u00eatre jusqu&#8217;ici mises en oeuvre.<\/p>\n<p>1. Bureau national de l&#8217;administration de l&#8217;industrie et du commerce.Juillet 1995.<\/p>\n<p>2. Le secteur collectif assurait en 1992 pr\u00e8s de 40% de la production industrielle totale contre 48% au secteur public et 13,8% au priv\u00e9.Annuaire statistique de Chine, 1993.<\/p>\n<p>3. Beijing Information no30, juillet 1995, interview de Li Peilin de l&#8217;Institut des \u00e9tudes de sociologie, de l&#8217;Acad\u00e9mie des sciences sociales de Chine.<\/p>\n<p>4. Economic Daily, 15 juillet 1995<\/p>\n<p>5. Directeur d&#8217;\u00e9tudes \u00e0 l&#8217;Ecole des hautes \u00e9tudes en sciences sociales (EHESS).Intervention au colloque du 2 juin 1995, \u00e0 l&#8217;EHESS.<\/p>\n<p>6. Qiao Shi, 15 septembre 1994, discours du 40e anniversaire de la cr\u00e9ation de l&#8217;Assembl\u00e9e nationale populaire.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>  La transition \u00e9conomique d&#8217;une Chine f\u00e9odale et agricole est largement engag\u00e9e. L&#8217;am\u00e9lioration du niveau de vie s&#8217;accompagne cependant de dysfonctionnements, d&#8217;in\u00e9galit\u00e9s plus grandes, de ch\u00f4mage, d&#8217;une corruption \u00e9largie. Le pays doit aussi faire face \u00e0 la transition politique vers la d\u00e9mocratisation. Etat des lieux. <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-75","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/75","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=75"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/75\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=75"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=75"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=75"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}