{"id":747,"date":"1997-12-01T00:00:00","date_gmt":"1997-11-30T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/vivre-ensemble747\/"},"modified":"1997-12-01T00:00:00","modified_gmt":"1997-11-30T23:00:00","slug":"vivre-ensemble747","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=747","title":{"rendered":"Vivre ensemble"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Voir aussi <\/p>\n<p>&#8220;Reprendre le terrain&#8221; \u00e0 La Courneuve<strong> Les crimes diminuent mais depuis les ann\u00e9es soixante la petite et moyenne d\u00e9linquance augmente sans cesse . La violence urbaine, quotidien de trop nombreux quartiers, est d\u00e9sormais v\u00e9cue comme un danger \u00e0 juguler au plus vite. Comment ? O\u00f9 prend-elle sa source ? Contribution aux d\u00e9bats. <\/strong><\/p>\n<p>La violence devient un objet politique. Les mesures gouvernementales annonc\u00e9es au colloque de Villepinte le 26 octobre dernier en t\u00e9moignent, qui se r\u00e9f\u00e8rent \u00e0 un droit \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 et envisagent notamment un red\u00e9ploiement des moyens dans les quartiers en difficult\u00e9. Cette initiative fait \u00e9cho \u00e0 une prise de conscience, \u00e0 un travail moins m\u00e9diatis\u00e9, priv\u00e9 et collectif, qui mobilise ces derni\u00e8res ann\u00e9es bon nombre d&#8217;\u00e9lus, de magistrats, de travailleurs sociaux, d&#8217;enseignants, de sociologues, de m\u00e9decins&#8230; Le mouvement associatif s&#8217;y implique largement. Un savoir se construit sur les violences urbaines, sur l&#8217;ins\u00e9curit\u00e9. Observations, rencontres, colloques, livres interrogent les causes et les rem\u00e8des possibles, dont l&#8217;\u00eelotage, r\u00e9clam\u00e9 \u00e0 cor et \u00e0 cri dans d&#8217;innombrables communes, et l&#8217;instruction civique, minist\u00e9riellement lou\u00e9e, constituent des \u00e9l\u00e9ments, dans une r\u00e9flexion beaucoup plus large. Ce dossier en donne \u00e0 voir quelques aspects, dans un d\u00e9bat qui s&#8217;amorce.<\/p>\n<p>La violence des jeunes, dans les cit\u00e9s, s&#8217;est-elle aggrav\u00e9e ? Le diagnostic est difficile, les actes d\u00e9linquants \u00e9tant mesur\u00e9s par les plaintes. Une remarque pr\u00e9alable s&#8217;impose: dans une soci\u00e9t\u00e9 pacifi\u00e9e, o\u00f9 les crimes de sang diminuent, la petite et moyenne d\u00e9linquance augmente r\u00e9guli\u00e8rement depuis les ann\u00e9es soixante. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne complexe est li\u00e9 \u00e0 la mutation des modes de vie, \u00e0 la consommation. La simple profusion de voitures, de supermarch\u00e9s, de ch\u00e9quiers&#8230;provoque les d\u00e9rapages de certains, du chapardage au ch\u00e8que sans provision. Par ailleurs, le recours massif \u00e0 la police et \u00e0 la justice pour d&#8217;innombrables conflits, quelquefois b\u00e9nins et autrefois r\u00e9gl\u00e9s dans la sph\u00e8re priv\u00e9e, refl\u00e8te souvent la disparition des \u00e9changes et de la convivialit\u00e9 qui facilitaient les relations de voisinage dans les villes et les quartiers.<\/p>\n<p> <strong> Une repr\u00e9sentation tr\u00e8s valoris\u00e9e de la violence <\/strong><\/p>\n<p>Si les \u00e9meutes urbaines sont moins fr\u00e9quentes parce que mieux contr\u00f4l\u00e9es, un connaisseur des banlieues comme Adil Jazouli souligne l&#8217;ind\u00e9niable multiplication des d\u00e9lits, des d\u00e9gradations, dont &#8221; un tiers ou la moiti\u00e9 sont le fait de jeunes mineurs &#8220;. Qui, autre nouveaut\u00e9, s&#8217;en prennent, depuis le milieu des ann\u00e9es 90, aux \u00e9difices publics et parapublics, et \u00e0 leurs agents. Mais ce ne sont pas des m\u00e9faits pr\u00e9m\u00e9dit\u00e9s.&#8221; Les bandes mafieuses organis\u00e9es, quand elles existent, se prot\u00e8gent, ne sont pas visibles. Ceux qui insultent et cassent sont des ados, quelquefois attard\u00e9s, qui profitent d&#8217;une occasion.&#8221;<\/p>\n<p>Gilles Poux, maire de La Courneuve, juge qu&#8217;il n&#8217;y a depuis plusieurs ann\u00e9es &#8221; ni casse ni incendie de voitures. M\u00eame les vitres du gymnase, non prot\u00e9g\u00e9es, \u00e0 l&#8217;entr\u00e9e de la cit\u00e9 des 4000, sont intactes.&#8221; Mais il s&#8217;inqui\u00e8te &#8221; des vols \u00e0 l&#8217;arrach\u00e9, quelquefois avec violences, au d\u00e9triment des gens \u00e2g\u00e9s, des femmes seules, des \u00e9trangers au quartier&#8230;&#8221;<\/p>\n<p>70 agressions annuelles recens\u00e9es il y a trois ans; 180 aujourd&#8217;hui.&#8221; Ce ne sont m\u00eame pas des voyous, ce sont des ados, tr\u00e8s l\u00e2ches, qui n&#8217;ont pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 frapper une femme de 80 ans dans l&#8217;ascenseur pour la d\u00e9pouiller&#8230; Les habitants qui s&#8217;opposent \u00e0 eux retrouvent leurs pneus crev\u00e9s, leur paillasson souill\u00e9&#8230; Dans la cit\u00e9, la peur s&#8217;installe chez les plus faibles, les plus vieux, qui ne risquaient rien autrefois. C&#8217;est insupportable.&#8221;<\/p>\n<p>La transgression grave qui consiste \u00e0 frapper une vieille femme est, pour le sociologue David Lepoutre, l&#8217;aboutissement d&#8217;une repr\u00e9sentation tr\u00e8s valoris\u00e9e de la violence et de l&#8217;habitude de prendre et de recevoir des coups.&#8221; Un monde sans piti\u00e9 &#8220;. C&#8217;est l&#8217;expression des jeunes pour d\u00e9crire leur vie. La conscience de la souffrance d&#8217;autrui, d\u00e9j\u00e0 faible \u00e0 l&#8217;adolescence, l&#8217;est encore plus chez eux.&#8221; Certains jeunes ne sont socialis\u00e9s que dans la rue, explique Gilles Poux. Ils n&#8217;ont ni rep\u00e8res ni limites. Savent-ils qu&#8217;il existe des interdits ? Un jeune de 17 ans dangereux a d&#8217;abord \u00e9t\u00e9 un gosse en manque de s\u00e9curit\u00e9, \u00e0 un point terrifiant. Que la soci\u00e9t\u00e9 a \u00e9t\u00e9 incapable de prendre en charge.&#8221;<\/p>\n<p>Faiblesse des moyens de pr\u00e9vention, de m\u00e9diation, \u00e9quilibre instable de la police oscillant entre une absence perl\u00e9e et une pr\u00e9sence massive, d\u00e9gradation \u00e9conomique et sociale, d\u00e9ficience de l&#8217;autorit\u00e9 publique et priv\u00e9e, \u00e9chec scolaire et d\u00e9soeuvrement: le tableau est sombre, m\u00eame si les jeunes ne le voient pas toujours sous cet angle (voir article ci-contre).<\/p>\n<p>O\u00f9 sont les familles ? &#8221; Souvent d\u00e9pass\u00e9es &#8221; r\u00e9pond Christian Bachman, &#8221; par effet de syst\u00e8me &#8220;. L&#8217;\u00e9cole ne fonctionne plus comme une promesse de r\u00e9ussite sociale. Les gamins veulent s&#8217;en sortir, mais comment ? Gr\u00e2ce au foot, au rap ? Que peuvent leur transmettre les parents ? Les jeunes font tout pour \u00e9chapper \u00e0 l&#8217;autorit\u00e9 parentale et scolaire, ajoute David Lepoutre, pour qui l&#8217;attitude des parents est parfois ambivalente: on peut \u00eatre parfaitement honn\u00eate et nier les m\u00e9faits de son enfant pour pr\u00e9server la r\u00e9putation de sa famille. Quant aux associations, d\u00e9terminantes pour la coh\u00e9sion sociale, elle restent vivantes, et m\u00eame pugnaces, mais elles font, dit Adil Jazouli, &#8221; ce qu&#8217;elles peuvent avec des financements ridicules &#8221; qui limitent la qualit\u00e9 de leurs prestations.<\/p>\n<p> <strong> Pas de piti\u00e9 pour les pauvres ni les d\u00e9viants <\/strong><\/p>\n<p>Ces d\u00e9bordements entra\u00eenent-ils la peur ? &#8221; Quelquefois la haine et le m\u00e9pris &#8220;, r\u00e9pond Christian Bachmann, qui s&#8217;indigne du retournement des classes moyennes am\u00e9ricaines (voir encadr\u00e9), elles-m\u00eames menac\u00e9es par le lib\u00e9ralisme, contre les pauvres, consid\u00e9r\u00e9s comme des irresponsables et sauvagement mis \u00e0 l&#8217;\u00e9cart.&#8221; La soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise n&#8217;a pas &#8221; \u00e0 se la jouer quartiers sud de L. A.&#8221;, devant cette petite frange de la population. C&#8217;est une soci\u00e9t\u00e9 riche qui aurait les capacit\u00e9s de rem\u00e9dier au probl\u00e8me mais en a-t-elle la volont\u00e9 politique ? &#8221; Il insiste: &#8221; Ce sont les pauvres qui ont peur, ils vivent dans l&#8217;ins\u00e9curit\u00e9. Les petits gamins sont extr\u00eamement angoiss\u00e9s. Ils demandent de la protection contre un univers qui les terrorise&#8230;et c&#8217;est la rue qui la leur donne.&#8221; La peur, quelquefois fantasm\u00e9e, provient de la souffrance sociale de ceux qui sont expos\u00e9s aux agissements de la culture des rues. Mais celle-ci attire aussi l&#8217;int\u00e9r\u00eat, comme l&#8217;indique le succ\u00e8s de films comme la Haine. Et la piti\u00e9 ? Notre soci\u00e9t\u00e9 ne semble pas \u00e9prouver de piti\u00e9 pour les faibles, ni les d\u00e9viants&#8230;<\/p>\n<p> <strong> Une situation de reconstruction <\/strong><\/p>\n<p>Alors, quels rem\u00e8des \u00e0 cette situation, tributaire pour une part, en dernier ressort, du lib\u00e9ralisme \u00e9conomique radical, qui laisse pour compte une partie de la population des pays occidentaux ? A c\u00f4t\u00e9 des solutions \u00e9conomiques, &#8221; une police de proximit\u00e9 plus forte et plus pr\u00e9sente, li\u00e9e aux associations et aux mairies; un minimum de s\u00e9curit\u00e9 pour les travailleurs sociaux &#8221; plaide Adil Jazouli.&#8221; Car, assure-t-il, ils craignent pour leur int\u00e9grit\u00e9 physique.10 ou 20 postes par d\u00e9partement, pr\u00e9vus au budget, sont vacants depuis un ou deux ans, \u00e0 cause de l&#8217;ins\u00e9curit\u00e9.&#8221; Il s&#8217;agit aussi d&#8217;inventer une \u00e9cole des parents; de cr\u00e9er de petits groupes, &#8221; comme \u00e0 Marseille, au Havre, \u00e0 Pierrefitte, o\u00f9, en quelques mois, la situation s&#8217;est nettement am\u00e9lior\u00e9e, \u00e0 partir de discussions collectives avec des parents qui s&#8217;impliquent, parce que l&#8217;\u00e9ducation des enfants influence directement la vie du quartier.&#8221; Il r\u00e9clame aussi une v\u00e9ritable politique d&#8217;aide scolaire, m\u00e9dicale, psychique, une pr\u00e9vention qui passe par les coll\u00e8ges.<\/p>\n<p>Le maire de la Courneuve lance un plan d&#8217;action (encadr\u00e9) et consid\u00e8re &#8221; les emplois-jeunes comme une piste. Les \u00e9lus s&#8217;y engagent pour en faire un p\u00f4le d&#8217;attraction dans les cit\u00e9s. Si 100 \u00e0 200 jeunes y ont acc\u00e8s, une perspective s&#8217;ouvrira pour eux et fonctionnera comme un mod\u00e8le pour les autres. Nous nous trouvons dans une situation de reconstruction. L&#8217;adh\u00e9sion entre les jeunes et les institutions \u00e9tant ce qu&#8217;elle est, les \u00e9lus prennent la responsabilit\u00e9 de leur faire signe.&#8221;<\/p>\n<p><strong> &#8220;Reprendre le terrain&#8221; \u00e0 La Courneuve <\/strong><\/p>\n<p>La municipalit\u00e9 de la Courneuve s&#8217;active \u00e0 poursuivre la r\u00e9novation de la cit\u00e9 des 4000. La barre Renoir, 360 logements dont 284 occup\u00e9s, sera d\u00e9molie. Pr\u00e9vue depuis douze ans, pr\u00e9par\u00e9e par enqu\u00eates aupr\u00e8s des locataires, l&#8217;op\u00e9ration est annonc\u00e9e en 1996 :<\/p>\n<p>&#8221; La salle a applaudi, raconte le maire. Les 300 familles concern\u00e9es seront toutes relog\u00e9es au premier semestre 1999. C&#8217;est le pari. D\u00e9j\u00e0, 100 relogements sont propos\u00e9s et 30 r\u00e9alis\u00e9s. Le r\u00e9am\u00e9nagement du quartier s&#8217;op\u00e8re avec des groupes d&#8217;habitants-relais, associ\u00e9s \u00e0 toutes les actions. A &#8221; Renoir &#8220;, les r\u00e9unions par cages d&#8217;escalier permettent aux gens de prendre la parole. L&#8217;op\u00e9ration co\u00fbte, certes, mais la population se l&#8217;approprie car elle y voit un espoir de reconstruire.&#8221;<\/p>\n<p>Une r\u00e9flexion g\u00e9n\u00e9rale sur la s\u00e9curit\u00e9, appuy\u00e9e sur un audit et destin\u00e9e \u00e0 toute la ville, accompagne la r\u00e9novation. Les trafics de drogue et la d\u00e9linquance relevant de la police, qui a besoin de plus de moyens, la ville s&#8217;engage, elle, dans un sch\u00e9ma directeur qui part du constat que les associations et les services publics [l&#8217;\u00e9cole (1), les cr\u00e8ches, la Caisse d&#8217;allocations familiales, la sant\u00e9, les transports&#8230;] sont pr\u00e9sents et actifs dans les 4000. La cit\u00e9 n&#8217;est pas isol\u00e9e. Mais le travail se fait trop souvent sans concertation, ce qui nuit \u00e0 sa coh\u00e9rence. La ville d\u00e9cide d&#8217;en favoriser l&#8217;efficacit\u00e9 en se positionnant en partenaire de tous ces services. Le club pr\u00e9vention-\u00e9ducation-insertion, qu&#8217;elle finance avec le Conseil g\u00e9n\u00e9ral, le service d&#8217;accueil aux victimes&#8230;verront augmenter leurs moyens.<\/p>\n<p>Les \u00e9lus veulent &#8221; mettre du monde dans la rue et que \u00e7a se voit &#8220;: m\u00e9diateurs sociaux et animateurs de rue auront \u00e0 leur disposition des structures ouvertes, o\u00f9 ils pourront accueillir des jeunes sans inscription.<\/p>\n<p>L&#8217;action en direction des familles consiste \u00e0 r\u00e9instaurer des r\u00e8gles, par exemple en raccompagnant chez eux les petits dehors tard le soir. Une structure accueillera les parents, une &#8221; porte ouverte&#8221;, un lieu qui les aide \u00e0 se r\u00e9ins\u00e9rer dans le jeu social.&#8221; La suspension des allocations assassine les parents et condamne encore plus les enfants, explique Gilles Poux. En revanche, si les allocations sont mises sous tutelle, elles restent la propri\u00e9t\u00e9 familiale et les acteurs sociaux les utilisent, pour r\u00e9gler certaines dettes par exemple. Cette exp\u00e9rience a \u00e9t\u00e9 salutaire \u00e0 plus d&#8217;une famille, les repla\u00e7ant dans une dynamique sociale, leur donnant un nouveau souffle.&#8221; n J. V.<\/p>\n<p>1. Les trois coll\u00e8ges de la Courneuve, class\u00e9s en ZEP, regroupent les \u00e9l\u00e8ves de toute la ville. Il n&#8217;y a pas de coll\u00e8ge pour les 4000. Ce d\u00e9coupage \u00e9tudi\u00e9 a pr\u00e9serv\u00e9 une qualit\u00e9 de fonctionnement et d&#8217;enseignement, qui permet aux \u00e9l\u00e8ves de suivre une scolarit\u00e9 normale, et qui tient, au prix de nombreux efforts.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Voir aussi <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-747","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/747","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=747"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/747\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=747"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=747"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=747"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}