{"id":744,"date":"1997-12-01T00:00:00","date_gmt":"1997-11-30T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/alain-finkielkraut-la-politique744\/"},"modified":"1997-12-01T00:00:00","modified_gmt":"1997-11-30T23:00:00","slug":"alain-finkielkraut-la-politique744","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=744","title":{"rendered":"Alain Finkielkraut: &#8220;La politique est un risque \u00e0 courir &#8220;"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Entretien avec Alain Finkielkraut <\/p>\n<p><strong> Alain Finkielkraut aime apporter une note dissonnante au concert des a priori et enrichir le d\u00e9bat public de ses interventions sur des sujets aussi divers que le proc\u00e8s Papon, la Bosnie, les r\u00e9seaux p\u00e9dophiles. <\/strong><\/p>\n<p> <strong> R\u00e9agir sur des faits d&#8217;actualit\u00e9, prendre position sur la guerre en ex-Yougoslavie, le sionisme, la p\u00e9dophilie, est-ce votre fa\u00e7on de mener votre combat d&#8217;intellectuel ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> Alain Finkielkraut : <\/strong> A vrai dire, cela ne proc\u00e8de pas d&#8217;un choix. Je n&#8217;ai pas choisi de devenir \u00e9crivain, de devenir philosophe.les choses chez moi proc\u00e8dent moins d&#8217;une d\u00e9cision que de la force m\u00eame des \u00e9v\u00e9nements. Il y a des \u00e9v\u00e9nements qui me forcent \u00e0 penser, qu&#8217;il s&#8217;agisse de la guerre en Yougoslavie, d&#8217;une campagne contre la p\u00e9dophilie, ou m\u00eame de la mort de la princesse de Galles. Je r\u00e9fl\u00e9chis, je me sens en porte-\u00e0-faux avec l&#8217;opinion ou ceux qui la font et je me dis qu&#8217;il faut intervenir. Proust \u00e9crivait: &#8221; Les id\u00e9es sont des succ\u00e9dan\u00e9s des chagrins.&#8221; Je pourrais m&#8217;approprier cette citation dans la mesure o\u00f9, en \u00e9crivant, je ne me sens pas capable de poursuivre une recherche pure d\u00e9li\u00e9e de toute \u00e9motion. Je pense en r\u00e9action \u00e0 un certain nombre d&#8217;\u00e9v\u00e9nements, eux-m\u00eames en rapport avec l&#8217;actualit\u00e9.<\/p>\n<p> <strong> Et si vous n&#8217;aviez pas \u00e9t\u00e9 l&#8217;homme public que vous \u00eates ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> A. F.: <\/strong> Si je n&#8217;avais pas \u00e9t\u00e9 \u00e9crivain, si je n&#8217;avais pas eu la possibilit\u00e9 de m&#8217;exprimer publiquement, je l&#8217;aurais fait avec mes amis. Le monde ne devient humain, nous dit Hannah Arendt, qu&#8217;\u00e0 travers le dialogue. Qu&#8217;est-ce que l&#8217;amiti\u00e9 sinon le lieu o\u00f9 les id\u00e9es peuvent se formuler ? J&#8217;ai besoin, pour vivre, de ces moments o\u00f9 on r\u00e9fl\u00e9chit le monde \u00e0 plusieurs. Tant que nous pr\u00e9serverons l&#8217;amiti\u00e9 au sens que Hannah Arendt a h\u00e9rit\u00e9 des Grecs, alors je crois qu&#8217;il y aura un tissu pour la d\u00e9mocratie. Je n&#8217;ai pas une vision purement sentimentale, acosmique de l&#8217;amiti\u00e9, elle ne s&#8217;exerce pas uniquement sur le registre de la confidence.<\/p>\n<p>Et puis ce qu&#8217;il y a de beau dans l&#8217;amiti\u00e9 et que l&#8217;\u00e9criture ne permet pas, c&#8217;est l&#8217;exp\u00e9rimentation. L&#8217;amiti\u00e9, c&#8217;est l&#8217;espace de la pens\u00e9e exp\u00e9rimentale. Vous dites quelque chose que vous ne pensez pas tout \u00e0 fait, vous exag\u00e9rez, pour voir o\u00f9 l&#8217;id\u00e9e vous m\u00e8ne, mais, d\u00e8s lors que vous baignez dans ce climat de complicit\u00e9, on ne vous en tient pas rigueur. On pense \u00e0 plusieurs et en toute libert\u00e9: c&#8217;est ainsi qu&#8217;on peut penser vraiment. Quand on \u00e9crit, il faut que la pens\u00e9e soit d\u00e9j\u00e0 aboutie et elle ne peut plus \u00eatre exp\u00e9rimentale. Pour savoir \u00e0 quoi vous en tenir, l&#8217;espace de l&#8217;amiti\u00e9 est absolument indispensable.<\/p>\n<p> <strong> Que dire du d\u00e9sarroi dans lequel les citoyens que nous sommes se retrouvent quand il faut trancher sur des questions qui font r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 des savoirs tr\u00e8s sp\u00e9cialis\u00e9s ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> A. F.: <\/strong> On est toujours confront\u00e9 \u00e0 ce probl\u00e8me. Raymond Aron disait: &#8221; La d\u00e9mocratie, c&#8217;est un gouvernement de sp\u00e9cialistes dirig\u00e9 par des amateurs &#8220;. Rares sont les g\u00e9n\u00e9raux ministres de la D\u00e9fense, ou les ministres de la Sant\u00e9 m\u00e9decins.<\/p>\n<p>La politique devrait \u00eatre une r\u00e9flexion sur le &#8221; bien commun &#8220;, comme disaient les Anciens, sur la vie collective, sur ses finalit\u00e9s, sur son sens. Simplement, il y a une difficult\u00e9 aujourd&#8217;hui qui tient \u00e0 la place grandissante prise par l&#8217;\u00e9conomie. Nous voici, nous autres, citoyens, sollicit\u00e9s de donner notre avis sur le devenir, par exemple, de notre monnaie. Question extr\u00eamement technique et nous nous retrouvons face \u00e0 des gens qui, avec la m\u00eame force de conviction, nous disent que l&#8217;euro va cr\u00e9er des emplois et que l&#8217;euro va d\u00e9truire des emplois. Sur ce sujet, je ne peux que faire part de ma tr\u00e8s grande perplexit\u00e9. Pourquoi donnerais-je raison aux uns plut\u00f4t qu&#8217;aux autres ? Les communistes sont tr\u00e8s hostiles \u00e0 l&#8217;Euro parce qu&#8217;ils veulent prot\u00e9ger l&#8217;emploi mais des gens disent qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;autre moyen pour le relancer que de cr\u00e9er une monnaie europ\u00e9enne. Faut-il \u00eatre gouverneur de la Banque de France pour prendre position ? C&#8217;est notre avenir mat\u00e9riel qui est en jeu, c&#8217;est notre travail, le travail de nos enfants. Nous sommes \u00e0 la fois intimement concern\u00e9s et intellectuellement d\u00e9munis.<\/p>\n<p>Les m\u00e9dias ont sans doute une certaine responsabilit\u00e9. Dans une \u00e9poque comme la n\u00f4tre, il faudrait que soient organis\u00e9es les conditions d&#8217;un v\u00e9ritable d\u00e9bat d\u00e9mocratique. Or, l&#8217;id\u00e9e que nous nous faisons de la d\u00e9mocratie aujourd&#8217;hui rend malheureusement impossible ce d\u00e9bat. Je ne voudrais pas stigmatiser purement et simplement les m\u00e9dias et leurs exigences commerciales, c&#8217;est trop facile, mais&#8230;<\/p>\n<p>Il y a un mot qui est tr\u00e8s \u00e0 la mode, c&#8217;est le mot &#8221; citoyen &#8220;, ex-substantif devenu une sorte d&#8217;adjectif &#8221; \u00e0 tout faire &#8220;. Lorsque Michel Field est transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 TF1 pour remplacer Anne Sinclair, Etienne Mougeotte nous dit qu&#8217;il s&#8217;agit pour lui de r\u00e9aliser une \u00e9mission &#8221; interactive et citoyenne &#8220;. Et c&#8217;est effectivement la tendance du jour. Qu&#8217;est-ce qui s&#8217;y passe: on prend un sujet de soci\u00e9t\u00e9, on r\u00e9unit 60 \u00e0 70 personnes repr\u00e9sentatives de la soci\u00e9t\u00e9 civile et on organise une \u00e9mission. Or cette inflation, cette ivresse citoyenne s&#8217;inscrivent dans la grande dynamique de l&#8217;\u00e9galit\u00e9. Au nom de quoi certains professionnels de la politique ou de la parole monopoliseraient-ils le d\u00e9bat ? Le bon sens est la chose du monde la mieux partag\u00e9e, la d\u00e9mocratie, comme l&#8217;a dit Tocqueville, c&#8217;est le cart\u00e9sianisme devenu mentalit\u00e9 qui se r\u00e9pand dans la soci\u00e9t\u00e9 tout enti\u00e8re. Alors pourquoi ne pas donner la parole \u00e0 tout le monde ? Pourquoi ne pas permettre au premier venu d&#8217;interpeller l&#8217;homme politique ? D\u00e8s lors, les m\u00e9dias deviennent la nouvelle agora.<\/p>\n<p>Ce mouvement en apparence d\u00e9mocratique, inscrit dans la dynamique \u00e9galitaire, est en fait extr\u00eamement dangereux pour la d\u00e9mocratie. Vous me dites: &#8221; Il y a des questions de plus en plus difficiles qui se posent &#8220;. Pr\u00e9cis\u00e9ment, pour permettre aux citoyens que nous sommes d&#8217;y r\u00e9pondre, il ne faut pas organiser des d\u00e9bats de tout le monde avec tout le monde, mais faire surgir la vraie contradiction. Au lieu de cette interactivit\u00e9 d\u00e9magogique, il faut mettre face \u00e0 face des interlocuteurs qui permettent \u00e0 chacun de se faire une id\u00e9e et les gens continueront la discussion chez eux, \u00e0 partir de ce qu&#8217;ils ont entendu.<\/p>\n<p>Il existe aujourd&#8217;hui un v\u00e9ritable app\u00e9tit pour la probl\u00e9matisation et toute cette esp\u00e8ce de bla-bla citoyen, au lieu de satisfaire ce d\u00e9sir, risque, au nom du droit de libre opinion, d&#8217;emp\u00eacher que les opinions se forment.<\/p>\n<p>On pourrait r\u00e9pondre \u00e0 la difficult\u00e9 de ce temps, \u00e0 ce d\u00e9fi. Mais je crois que cet \u00e9galitarisme citoyen, tout en brandissant l&#8217;\u00e9tendard d\u00e9mocratique, est en train de st\u00e9riliser la d\u00e9mocratie.<\/p>\n<p> <strong> Il y a un an, vous parliez dans l&#8217;Humanit\u00e9 perdue de cette g\u00e9n\u00e9ration humanitaire qui &#8221; n&#8217;aime pas vraiment les hommes mais aime s&#8217;occuper d&#8217;eux &#8220;. Et vous d\u00e9nonciez cette morale de l&#8217;extr\u00eame urgence qui est une morale de l&#8217;extr\u00eame confort. L&#8217;action humanitaire ne cesse de montrer ses limites. Participe-t-elle malgr\u00e9 elle d&#8217;un cynisme politique ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> A. F.: <\/strong>J&#8217;ai \u00e9crit l&#8217;Humanit\u00e9 perdue dans le contexte de la guerre en ex-Yougoslavie et de l&#8217;indiff\u00e9rence vaguement condescendante qu&#8217;elle suscitait dans nos pays. J&#8217;ai cru constater pendant cette guerre les ravages d&#8217;une m\u00e9moire oublieuse o\u00f9 les le\u00e7ons tir\u00e9es du XXe si\u00e8cle ne sont pas \u00e0 la mesure de ce que ce si\u00e8cle a \u00e9t\u00e9. C&#8217;est dans le cadre de cette interrogation que j&#8217;ai \u00e9t\u00e9 amen\u00e9 \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la grande \u00e9pop\u00e9e humanitaire. Il serait stupide de m\u00e9conna\u00eetre la grandeur de l&#8217;activit\u00e9 humanitaire et je partage ce mouvement de r\u00e9volte contre l&#8217;id\u00e9alisme cynique des philosophies de l&#8217;Histoire. Les cr\u00e9ateurs de l&#8217;action humanitaire moderne sont tous d&#8217;anciens militants qui en ont eu assez de la dialectique, assez d&#8217;opposer le subjectif \u00e0 l&#8217;objectif, assez de sacrifier des classes ou des peuples aux n\u00e9cessit\u00e9s de l&#8217;histoire.<\/p>\n<p>Avoir milit\u00e9, c&#8217;est avoir \u00e9t\u00e9 confront\u00e9 un jour ou l&#8217;autre \u00e0 la fameuse formule: &#8221; On ne fait pas d&#8217;omelette sans casser des oeufs.&#8221; Tout \u00e0 coup, les gens ont dit: assez d&#8217;omelettes ! L&#8217;humanitaire, c&#8217;est la grande r\u00e9volte des oeufs. Une vie humaine a une valeur inconditionnelle. L&#8217;id\u00e9e de dignit\u00e9 est formul\u00e9e par Kant: &#8221; Aucun \u00eatre humain ne peut \u00eatre trait\u00e9 seulement comme moyen mais toujours comme fin.&#8221; Or, l&#8217;id\u00e9e de progr\u00e8s transforme en moyen les individus, elle r\u00e9cuse la dignit\u00e9 ontologique de l&#8217;\u00eatre humain.<\/p>\n<p>Il y a une contradiction qui a explos\u00e9 au XXe si\u00e8cle et l&#8217;humanitaire, c&#8217;est le refus de ce jeu. L&#8217;article premier de la morale humanitaire est cette si belle formule de Levinas: &#8221; La justification de la douleur de mon prochain est le commencement de toute immoralit\u00e9.&#8221; Ce mouvement de r\u00e9volte \u00e9thique contre la logique de l&#8217;histoire est parfaitement l\u00e9gitime.<\/p>\n<p>Mais l&#8217;humanitaire, ce n&#8217;est pas que cela. Rappelons cette phrase de Kouchner quand la guerre fait rage en Croatie et qu&#8217;il se rend sur les lieux: &#8221; Qu&#8217;ils soient Serbes, qu&#8217;ils soient Croates, peu importe, ce qui importe c&#8217;est leur souffrance.&#8221;<\/p>\n<p>J&#8217;ai vu les d\u00e9g\u00e2ts de cette phrase en Croatie. Comment pouvait-il parler ainsi ? Ceux qui souffraient \u00e9taient insult\u00e9s par des propos qui r\u00e9cusaient la r\u00e9alit\u00e9 de leur \u00eatre et le sens de leur douleur. Ils n&#8217;\u00e9taient plus que des corps interchangeables. L&#8217;action humanitaire a ceci de terrible qu&#8217;elle r\u00e9duit les \u00eatre humains \u00e0 des exemplaires, des sp\u00e9cimens de la nature humaine.<\/p>\n<p>L&#8217;id\u00e9e humanitaire a sa noblesse mais elle ne peut pas tenir lieu d&#8217;engagement politique parce que, comme le dit Hannah Arendt, &#8221; la politique repose sur un fait: la pluralit\u00e9 humaine &#8220;. Elle ne cesse de r\u00e9p\u00e9ter cette phrase \u00e0 la fois \u00e9vidente et \u00e9nigmatique: &#8221; Ce n&#8217;est pas l&#8217;homme qui habite la Terre, ce sont les hommes dans leur pluralit\u00e9 infinie &#8220;. Or l&#8217;exigence de la politique, c&#8217;est de transformer le monde en s\u00e9jour humain, ou de cr\u00e9er un monde pour cette pluralit\u00e9.<\/p>\n<p>Traitant de la communaut\u00e9 et de la r\u00e9ciprocit\u00e9 d&#8217;\u00eatres diff\u00e9rents, la politique est confront\u00e9e \u00e0 la pluralit\u00e9 humaine; la compassion et l&#8217;intervention charitable ont \u00e0 faire, pour leur part, \u00e0 l&#8217;esp\u00e8ce humaine: corps sans contextes, les hommes dont s&#8217;occupe l&#8217;humanitaire ne sont qu&#8217;une r\u00e9p\u00e9tition du m\u00eame.<\/p>\n<p>Ce qu&#8217;on peut reprocher \u00e0 l&#8217;id\u00e9ologie avec laquelle l&#8217;assistance sans fronti\u00e8res a voulu rompre, c&#8217;est la certitude d&#8217;agir en toute connaissance de cause, puisque l&#8217;histoire y est un objet de science et qu&#8217;on en poss\u00e8de les lois. Parler \u00e0 la fois au nom de la science et au nom de la mis\u00e8re: c&#8217;\u00e9tait le dogmatisme terrifiant de l&#8217;infaillibilit\u00e9 militante. Or, quand l&#8217;action humanitaire choisit de ne s&#8217;int\u00e9resser qu&#8217;aux malheurs de l&#8217;esp\u00e8ce, elle reconduit cette posture d&#8217;infaillibilit\u00e9. On parle \u00e0 la fois au nom de la v\u00e9rit\u00e9 et au nom de la mis\u00e8re. C&#8217;\u00e9tait \u00e7a le dogmatisme terrifiant de la radicalit\u00e9 militante.<\/p>\n<p>Quand l&#8217;action humanitaire choisit de ne s&#8217;int\u00e9resser qu&#8217;aux malheurs de l&#8217;esp\u00e8ce, elle perp\u00e9tue cette nostalgie de l&#8217;infaillibilit\u00e9. On a \u00e9t\u00e9 tellement d\u00e9\u00e7u par tant de causes trahies qu&#8217;on ne veut plus miser que sur les victimes.<\/p>\n<p>Mais n&#8217;oublions pas que la politique est un risque \u00e0 courir. L&#8217;action est de l&#8217;ordre du pari, elle n&#8217;est pas de l&#8217;ordre de la connaissance. Si on ne veut pas prendre ce risque, qui est aussi risque d&#8217;erreur, alors on va tabler sur la victime qui, elle au moins, ne ment pas.n<\/p>\n<p>1. Le premier cr\u00e2ne fut d\u00e9couvert par des carriers en 1770 et d\u00e9crit par Cuvier sous le nom de &#8221; Mosasaure &#8220;.Dans l&#8217;Empreinte des dinosaures (collection Opus, Editions Odile Jacob, 365 p., 70 F) Philippe Taquet, professeur de pal\u00e9ontologie au Museum national d&#8217;histoire naturelle, pr\u00e9sente en forme de r\u00e9cit de voyages son itin\u00e9raire personnel \u00e0 la recherche des dinosaures.Les deux derniers chapitres \u00e9largissent le point de vue \u00e0 une histoire des id\u00e9es &#8221; de Maastricht \u00e0 l&#8217;Europe des dinosaures &#8221; et au d\u00e9bat actuel sur l&#8217;extinction.<\/p>\n<p>2. .L&#8217;Ere des reptiles: une guerre tribale de Ricardo Delgado, publi\u00e9 par Dark Horse France,1995.<\/p>\n<p>3. Trois essais sur la th\u00e9orie de la sexualit\u00e9, Sigmund Freud, \u00e9ditions Gallimard, Paris, 1962.<\/p>\n<p>4. Pour discuter cette hypoth\u00e8se et bien d&#8217;autres concernant les dinosaures, les chercheurs du Museum national d&#8217;histoire naturelle organisent des tables rondes pendant les vacances de la Toussaint et des visites guid\u00e9es (payantes) tous les samedis \u00e0 14 h 30 du 8 novembre au 31 d\u00e9cembre.<\/p>\n<p>5. Le Monde perdu de Michael Crichton, \u00e9ditions Robert Laffont, 395 p., 139 F.Les dinosaures de Jurassic Park I ont surv\u00e9cu dans une \u00eele, certains protagonistes humains remettent \u00e7a.Avec pour v\u00e9hicule &#8221; le Challenger&#8221;, en hommage sans doute au professeur Challenger, h\u00e9ros du roman le Monde perdu de Sir Arthur Conan Doyle (Livre de Poche, Hachette Jeunesse) \u00e9crit au d\u00e9but du si\u00e8cle, dont s&#8217;est librement inspir\u00e9 le best-seller actuel.Au lieu d&#8217;une \u00eele, il s&#8217;agit d&#8217;une partie inaccessible de l&#8217;Amazonie o\u00f9 des animaux pr\u00e9historiques ont surv\u00e9cu.Mais on y retrouve la m\u00eame fascination et le m\u00eame jeu trouble entre r\u00e9alit\u00e9 et fiction, entre cach\u00e9 et d\u00e9couvert: &#8221; En suivant les empreintes nous avions franchi un \u00e9cran de buissons et d&#8217;arbres.Dans une clairi\u00e8re au-del\u00e0, se tenaient cinq cr\u00e9atures extraordinaires que je n&#8217;avais jamais vues.&#8221;<\/p>\n<p>6. Gon de Tanaka dans la collection Manga aux \u00e9ditions Casterman, 1995.<\/p>\n<p>7. Jean-Fran\u00e7ois Tarnowski dans la revue Positif (d\u00e9cembre 1993) rattache les pr\u00e9dateurs de Jurassic Park au \u00e7a, &#8221; l&#8217;instance la plus sauvage de la psych\u00e9 &#8220;.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Entretien avec Alain Finkielkraut <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-744","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/744","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=744"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/744\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=744"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=744"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=744"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}