{"id":73,"date":"1995-09-01T00:00:00","date_gmt":"1995-08-31T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/la-bombe-de-hiroshima-a-mururoa073\/"},"modified":"1995-09-01T00:00:00","modified_gmt":"1995-08-31T22:00:00","slug":"la-bombe-de-hiroshima-a-mururoa073","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=73","title":{"rendered":"La bombe, de Hiroshima \u00e0 Mururoa"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">  Au del\u00e0 des essais nucl\u00e9aires ou de leur simulation, c&#8217;est l&#8217;arme nucl\u00e9aire comme moyen de domination de quelques puissances qui est en jeu. Le d\u00e9bat s&#8217;intensifie aujourd&#8217;hui sur la l\u00e9gitimit\u00e9 de &#8221; l&#8217;arme du diable &#8220;. <\/p>\n<p>&#8221; Fallait-il Hiroshima ? &#8221; La question fait l&#8217;objet d&#8217;une \u00e9tude de Foreign Policy, revue am\u00e9ricaine de politique internationale (1). Cinquante ans apr\u00e8s, la controverse n&#8217;est pas close sur les v\u00e9ritables raisons du bombardement d&#8217;Hiroshima et de Nagasaki les 6 et 9 ao\u00fbt 1945 par les Etats-Unis. Ce qui est vu depuis comme une effroyable trag\u00e9die devrait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un crime contre l&#8217;humanit\u00e9 si cela n&#8217;avait \u00e9t\u00e9 justifi\u00e9 par la capitulation du Japon, donc par la fin des combats de la deuxi\u00e8me guerre mondiale. Selon l&#8217;historiographie officielle &#8211; aux Etats-Unis et en Europe &#8211; il s&#8217;agissait de pr\u00e9server des dizaines de milliers de vies humaines menac\u00e9es par la poursuite des combats et un \u00e9ventuel d\u00e9barquement.<\/p>\n<p>Cependant, d&#8217;apr\u00e8s les archives d\u00e9class\u00e9es et les t\u00e9moignages, les raisons r\u00e9elles de l&#8217;emploi de l&#8217;arme atomique ont \u00e9t\u00e9 tout autres. L&#8217;auteur de l&#8217;article cit\u00e9 conforte l&#8217;explication avanc\u00e9e depuis: &#8221; mettre fin \u00e0 la guerre avec le Japon avant que l&#8217;Union sovi\u00e9tique n&#8217;y participe a jou\u00e9 un r\u00f4le dans les intentions de ceux qui ont \u00e9t\u00e9 responsables de l&#8217;usage de la bombe atomique.&#8221; L&#8217;objectif n&#8217;est pas la paix et la capitulation sans conditions du Japon. Les autorit\u00e9s nippones y sont dispos\u00e9es avec pour seule condition le maintien de l&#8217;Empereur. Ce qui sera accord\u00e9. La d\u00e9cision de Truman est le premier acte annonciateur de la guerre froide, la d\u00e9monstration, face au monte entier et tout particuli\u00e8rement face \u00e0 l&#8217;URSS, de la supr\u00e9matie des Etats-Unis.<\/p>\n<p>Gar Alberovitz commente ainsi: &#8221; Poser des questions sur Hiroshima, c&#8217;est \u00e9mettre des doutes, selon certains, sur l&#8217;int\u00e9grit\u00e9 morale du pays (les Etats-Unis NDLR) et ses dirigeants. C&#8217;est aussi poser les questions les plus profondes sur la l\u00e9gitimit\u00e9 des armes nucl\u00e9aires en g\u00e9n\u00e9ral. Le refus permanent de l&#8217; Am\u00e9rique d&#8217;affronter les questions fondamentales sur Hiroshima peut bien \u00eatre \u00e0 la racine de l&#8217;assentiment tranquille qui a caract\u00e9ris\u00e9 tant d&#8217;autres dangereux d\u00e9veloppements dans l&#8217;\u00e8re qui a commenc\u00e9 en 1945.&#8221;<\/p>\n<p> <strong>  L&#8217;arme nucl\u00e9aire, de la dissuasion \u00e0 la domination  <\/strong><\/p>\n<p>Nous voici, cinquante ans apr\u00e8s, avec de semblables questions dans un d\u00e9bat relanc\u00e9 par la n\u00e9gociation sur le trait\u00e9 de non-prolif\u00e9ration nucl\u00e9aire (TNP) au printemps 1995 et la d\u00e9cision de Jacques Chirac de reprendre les essais dans le Pacifique, rompant le moratoire en vigueur depuis avril 1992. La principale raison invoqu\u00e9e r\u00e9side dans la mise au point des techniques de simulation avant la signature d&#8217;un trait\u00e9 d&#8217;interdiction totale des essais apr\u00e8s mai 1996.<\/p>\n<p>La pr\u00e9sentation centre le d\u00e9bat sur les cons\u00e9quences \u00e9cologiques des essais, posant comme un fait acquis la question de l&#8217;entretien et de la modernisation, de la qualification de nouvelles t\u00eates nucl\u00e9aires en laboratoire. C&#8217;\u00e9tait, rappelons-le, la position de Fran\u00e7ois Mitterrand qui la justifiait ainsi, le 5 mai 1994: &#8221; Il s&#8217;agit maintenant de d\u00e9velopper et d&#8217;obtenir une simulation compl\u00e8te qui permettra la mise au point des armes dont nous aurons besoin \u00e0 l&#8217;horizon 2010, sans nouveaux essais nucl\u00e9aires.&#8221; Il s&#8217;agit donc de tenir compte de la pression populaire en faveur de l&#8217;interdiction des essais, tout en poursuivant la veille et l&#8217;escalade technologique. Dix milliards de francs sont inscrits dans la loi de programmation militaire 1995-2000 pour la simulation. La co\u00fbt du laser megajoule de Bordeaux est \u00e9valu\u00e9 \u00e0 six milliards.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 des essais dans les lagons de Mururoa ou Fangataufa et de la mise au point de la simulation, l&#8217;enjeu est la p\u00e9rennisation de l&#8217;arme nucl\u00e9aire et sa modernisation, avec, en relation avec la signature du TNP en mai dernier, le maintien du monopole des puissances nucl\u00e9aires. Cela, dans des conditions absolument nouvelles par rapport aux d\u00e9cennies pass\u00e9es.<\/p>\n<p>Depuis son origine, la bombe atomique est associ\u00e9e \u00e0 l&#8217;affrontement Est-Ouest. On comprend que la disparition de l&#8217;Union sovi\u00e9tique ait d\u00e9samorc\u00e9 dans l&#8217;opinion certaines id\u00e9es qui avaient nourri le mouvement antinucl\u00e9aire. Pourtant, l&#8217;\u00e2pret\u00e9 de la confrontation entre les principales puissances nucl\u00e9aires, arc-bout\u00e9es sur leur monopole, et les autres pays, lors de la conf\u00e9rence de renouvellement du TNP, ont fait mieux appara\u00eetre cette arme comme un instrument exceptionnel de domination, dans un monde o\u00f9 la menace militaire est rel\u00e9gitim\u00e9e comme moyen de pr\u00e9server, voire de &#8221; r\u00e9tablir &#8221; la paix (2).<\/p>\n<p>La d\u00e9cision fran\u00e7aise n&#8217;est donc pas une erreur, mais un choix d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 affirmant au d\u00e9but du nouveau septennat, le primat de la force dans les relations internationales, et flattant les tendances s\u00e9curitaires d&#8217;une opinion inqui\u00e8te. C&#8217;est une conception de la s\u00e9curit\u00e9 fond\u00e9e sur la sup\u00e9riorit\u00e9 militaire, incluant l&#8217;arme nucl\u00e9aire: &#8221; La conclusion que l&#8217;on peut tirer quant au r\u00f4le de la dissuasion nucl\u00e9aire est que celle-ci est de plus en plus n\u00e9cessaire. Il n&#8217;y a pas d&#8217;exemple dans l&#8217;histoire o\u00f9 les peuples nombreux et mis\u00e9rables n&#8217;aient fini par agresser et par vaincre des peuples riches et nombreux &#8220;, explique froidement un membre de la commission de la D\u00e9fense nationale.<\/p>\n<p>La modernisation de l&#8217;armement nucl\u00e9aire s&#8217;inscrit en outre dans une adaptation de l&#8217;outil militaire marqu\u00e9e par la professionnalisation et par l&#8217;int\u00e9gration europ\u00e9enne.&#8221; L&#8217;Europe a besoin de se d\u00e9fendre &#8220;, indique Jacques Chirac \u00e0 Helmut Kohl pour justifier la reprise des essais. L&#8217;id\u00e9e avait \u00e9t\u00e9 prudemment avanc\u00e9e par Fran\u00e7ois Mitterrand en janvier 1992, puis par Jacques Delors. Alain Jupp\u00e9, alors ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res, \u00e9voquait, en janvier 1995, &#8221; au minimum une dissuasion concert\u00e9e avec nos principaux partenaires &#8221; dans la logique de la monnaie unique et de la politique commune. Un rapport pr\u00e9sent\u00e9 devant l&#8217;UEO (mai 1994) \u00e9voque carr\u00e9ment la &#8221; dissuasion europ\u00e9enne &#8220;. Jean-Marie Colombani s&#8217;en inqui\u00e8te (le Monde 15 juin 1995): &#8221; Comment, avec quels moyens, avec qui, doter l&#8217;Europe d&#8217;une d\u00e9fense dont la perspective ne peut \u00eatre que nucl\u00e9aire ? Quel r\u00f4le doit y jouer notre force de dissuasion ? M. Chirac est d\u00e9sormais charg\u00e9 de r\u00e9pondre \u00e0 ces questions. Or il vient de prendre une d\u00e9cision qui est de nature \u00e0 diviser l&#8217;Europe, et notamment \u00e0 m\u00e9contenter ceux qui la rejoignent (&#8230;) &#8221; C&#8217;est pr\u00e9cis\u00e9ment cette logique qui a \u00e9t\u00e9 mise en cause par la Conf\u00e9rence de renouvellement du TNP en mai dernier.<\/p>\n<p> <strong>  Les al\u00e9as d&#8217;une d\u00e9cision &#8221; irr\u00e9vocable &#8221;  <\/strong><\/p>\n<p>Un r\u00e9el embarras appara\u00eet dans l&#8217;argument &#8221; enrayer la prolif\u00e9ration&#8221;, avanc\u00e9 pour justifier la reprise des exp\u00e9riences. Pressentant la force des r\u00e9actions, Jacques Chirac a pr\u00e9sent\u00e9 sa d\u00e9cision comme &#8221; irr\u00e9vocable &#8220;. Le mouvement de protestation peut encore gagner en puissance, en France et sur le plan international. La question est bien de rendre le co\u00fbt politique de cette d\u00e9cision si \u00e9lev\u00e9 qu&#8217;elle devienne intenable. Un point a d&#8217;ores et d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9: la question du d\u00e9sarmement nucl\u00e9aire redevient un enjeu du d\u00e9bat politique. A travers la protestation contre la d\u00e9cision de Jacques Chirac, peut grandir encore un d\u00e9bat sur la l\u00e9gitimit\u00e9 de l&#8217;arme nucl\u00e9aire, et sur la s\u00e9curit\u00e9 de la France et la place de notre pays en Europe et dans le monde.<\/p>\n<p>Quand est engag\u00e9 le d\u00e9bat dans l&#8217;opinion, et entre forces politiques, sur des proposition pour une politique nouvelle, reconstruire des rep\u00e8res progressistes sur les questions de la paix, de la s\u00e9curit\u00e9 constitue un enjeu majeur. A cet \u00e9gard, le bilan critique des ann\u00e9es \u00e9coul\u00e9es &#8211; du discours au Bundestag de janvier 1983 sur les euromissiles jusqu&#8217;\u00e0 la guerre du Golfe, en passant par les lois de programmation militaire &#8211; est loin d&#8217;\u00eatre clos. En revanche, la d\u00e9cision du moratoire sur les essais en mai 1992 indique ce que peut \u00eatre une politique progressiste en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 internationale.<\/p>\n<p> <strong>  L&#8217;inefficacit\u00e9 des armes face aux pouss\u00e9es bellicistes  <\/strong><\/p>\n<p>Elle met en cause la place respective de la force et celle de la politique, dans les relations internationales. Le discours justifiant la guerre du Golfe, puis l&#8217;intervention en Somalie, les pouss\u00e9es bellicistes face au drame de l&#8217;ex-Yougoslavie, heurtent heureusement une approche plus raisonn\u00e9e, politique, de la solution des conflits, m\u00eame si elle appara\u00eet a priori comme moins efficace et imm\u00e9diate. Le discours de l&#8217;emploi de la force appuy\u00e9 sur une vision courte, aliment\u00e9e par le sentiment d&#8217;impuissance face \u00e0 la barbarie nationaliste (3), ou l&#8217;horreur de milliers d&#8217;\u00eatres humains affam\u00e9s, se heurte \u00e0 la complexit\u00e9 de la r\u00e9alit\u00e9, \u00e0 l&#8217;incapacit\u00e9 fondamentale de trouver dans les armes aujourd&#8217;hui la solution aux risques et aux probl\u00e8mes auxquels nous sommes confront\u00e9s.<\/p>\n<p>Avec l&#8217;opposition aux essais, le mouvement pour le d\u00e9sarmement nucl\u00e9aire reprend vigueur, trouve des racines nouvelles, en s&#8217;appuyant sur la comm\u00e9moration d&#8217;Hiroshima, sur le 50e anniversaire de l&#8217;ONU, sur les suites du TNP dans le monde, et en s&#8217;enrichissant des luttes qui opposent au co\u00fbt de la militarisation les priorit\u00e9s sociales. A l&#8217;\u00e9vidence, Jacques Chirac a sous-estim\u00e9 l&#8217;ampleur des r\u00e9actions \u00e0 sa d\u00e9cision, \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger mais aussi en France o\u00f9 pr\u00e8s de deux tiers des Fran\u00e7ais la r\u00e9prouvent. La force des prises de position comme la multitude des initiatives &#8211; m\u00eame en p\u00e9riode de vacances &#8211; t\u00e9moignent d&#8217;une grande capacit\u00e9 de r\u00e9sistance de l&#8217;opinion fran\u00e7aise que nul ne pourra ignorer.<\/p>\n<p>Le bombardement d&#8217;Hiroshima \u00e9tait-il n\u00e9cessaire ? L&#8217;arme atomique est-elle garante de la paix et de la s\u00e9curit\u00e9, ou au contraire une source permanente d&#8217;ins\u00e9curit\u00e9, de d\u00e9s\u00e9quilibres en s&#8217;opposant \u00e0 des relations \u00e9quitables entre Etats ? Au lendemain du d\u00e9bat sur le TNP, d&#8217;autres perspectives sont ouvertes qui inqui\u00e8tent la commission D\u00e9fense de l&#8217;Assembl\u00e9e: &#8221; L&#8217;avenir de la dissuasion nucl\u00e9aire exige qu&#8217;un grand effort de p\u00e9dagogie soit engag\u00e9 car nous allons entrer dans une p\u00e9riode o\u00f9, de bonne foi ou de mauvaise foi, un grand nombre de Fran\u00e7ais, m\u00eame des responsables importants, vont se poser la question dans un monde qui peut \u00eatre un monde d\u00e9nucl\u00e9aris\u00e9 demain: faut-il que la France continue cet effort ? Faut-il qu&#8217;elle continue \u00e0 ce doter de ces &#8221; armes du diable &#8221; ? &#8221;<\/p>\n<p>Le d\u00e9bat est devenu public avec le choc de la d\u00e9cision de Jacques Chirac et son retentissement international. Comme les autres puissances nucl\u00e9aires, la France n&#8217;\u00e9chappera pas \u00e0 une question aussi essentielle que celle de l&#8217;avenir et de la l\u00e9gitimit\u00e9 de cette &#8221; arme du diable &#8221;<\/p>\n<p>1. Gar Alberovitz, &#8221; Hiroshima: Historians reassess &#8220;, Foreign Policy, \u00e9t\u00e9 1995.<\/p>\n<p>2. Significative est la cr\u00e9ation par l&#8217;OTAN d&#8217;une commission copr\u00e9sid\u00e9e par la France et les Etats-Unis, charg\u00e9e de d\u00e9finir des mesures de &#8221; contre-prolif\u00e9ration &#8221; n&#8217;excluant pas l&#8217;usage de la force &#8221; de fa\u00e7on pr\u00e9ventive &#8220;.<\/p>\n<p>3. On notera la violence avec laquelle Jacques Julliard dans le Nouvel Observateur (20 juillet 1995) d\u00e9nonce les &#8221; intellos pacifistes, officiers luth\u00e9riens et sociaux-d\u00e9mocrates ramollis &#8221; en affirmant que &#8221; ce qui menace la civilisation, ce n&#8217;est pas la jactance belliciste, c&#8217;est la b\u00ealance pacifiste.Ce qui menace la paix de l&#8217;Europe et du monde, ce ne sont pas les va-t-en guerre, ce sont les part-en-couilles &#8220;.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>  Au del\u00e0 des essais nucl\u00e9aires ou de leur simulation, c&#8217;est l&#8217;arme nucl\u00e9aire comme moyen de domination de quelques puissances qui est en jeu. Le d\u00e9bat s&#8217;intensifie aujourd&#8217;hui sur la l\u00e9gitimit\u00e9 de &#8221; l&#8217;arme du diable &#8220;. <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-73","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/73","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=73"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/73\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=73"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=73"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=73"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}