{"id":6912,"date":"2013-07-22T11:00:00","date_gmt":"2013-07-22T09:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/s-affranchir-des-schemas-anciens6912\/"},"modified":"2023-06-23T23:15:11","modified_gmt":"2023-06-23T21:15:11","slug":"s-affranchir-des-schemas-anciens6912","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=6912","title":{"rendered":"\u00abS&#8217;affranchir des sch\u00e9mas anciens\u00bb, par Guillaume Li\u00e9gard"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">La mont\u00e9e du FN, les \u00e9volutions des partis socialistes et sociaux d\u00e9mocrates, l\u2019\u00e9mergence de nouveaux mouvements populaire \u00e0 l\u2019\u00e9chelle internationale\u2026interrogent nos cadres politiques et questionnent la strat\u00e9gie d\u2019union de la gauche qui organise en profondeur la gauche fran\u00e7aise depuis 1965. Union de la gauche, break ou rupture ? Le d\u00e9bat doit s\u2019organiser. Dans le <a href=\"6874\">num\u00e9ro d\u2019\u00e9t\u00e9<\/a> de <em>Regards<\/em>, Jean-Luc M\u00e9lenchon livre sa vision. Ici, Guillaume Li\u00e9gard, membre de la Gauche anticapitaliste, nous donne son point de vue.<\/p>\n<p><em>\u00abL&#8217;avenir nous tourmente, le pass\u00e9 nous retient, c&#8217;est pour \u00e7a que le pr\u00e9sent nous \u00e9chappe\u00bb<\/em> Gustave Flaubert<\/p>\n<p>La crise que conna\u00eet l&#8217;Europe n&#8217;est pas une crise conjoncturelle. Elle est la double r\u00e9sultante d&#8217;une crise de la domination occidentale, en place depuis au moins le XIX\u00e8me si\u00e8cle, et d&#8217;une crise de suraccumulation du capital, non r\u00e9solue, depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 1970. Le capitalisme mondialis\u00e9 bouleverse non seulement la situation internationale mais aussi la texture m\u00eame de nos soci\u00e9t\u00e9s avec l&#8217;atomisation du salariat, l&#8217;explosion du pr\u00e9cariat et du ch\u00f4mage de masse, les effets d&#8217;une urbanisation g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e ou encore l&#8217;essor d&#8217;Internet. <\/p>\n<p>Pour une gauche de transformation, une strat\u00e9gie de conqu\u00eate du pouvoir suppose une articulation entre mobilisations sociales et victoires \u00e9lectorales. L&#8217;unit\u00e9 organique des opprim\u00e9s dans un seul parti ou front est un leurre, ce qui suppose le moment venu des alliances. Il en a toujours \u00e9t\u00e9 ainsi, y compris pour l&#8217;Octobre russe. Mais les forces pour une telle alliance ne sont pas encore constitu\u00e9es. <\/p>\n<p>La victoire d&#8217;une gauche, fid\u00e8le \u00e0 un projet d&#8217;\u00e9mancipation, doit prendre en compte trois \u00e9l\u00e9ments\u00a0: un changement de nature de la social-d\u00e9mocratie, une crise du mouvement ouvrier qui impose de repenser en profondeur notre projet et nos formes d&#8217;intervention, l&#8217;\u00e9mergence de nouveaux mouvements de masse. L&#8217;avenir ne sera pas la r\u00e9p\u00e9tition des sch\u00e9mas anciens.<\/p>\n<h2>Une social-d\u00e9mocratie actrice de la contre-r\u00e9forme lib\u00e9rale<\/h2>\n<p>Dans les rapports internes \u00e0 la gauche, le vieux clivage r\u00e9forme ou r\u00e9volution n&#8217;a plus lieu d&#8217;\u00eatre. Longtemps l&#8217;objectif \u2013 au moins affich\u00e9 \u2013  entre ces deux pans de la gauche est rest\u00e9 le m\u00eame, seuls les moyens divergeaient. La gauche de rupture  reprochait aux sociaux-d\u00e9mocrates le caract\u00e8re timor\u00e9 de leurs r\u00e9formes quand ces derniers opposaient leur r\u00e9alisme et leur capacit\u00e9 \u00e0 am\u00e9liorer concr\u00e8tement la vie du plus grand nombre. Or, aujourd&#8217;hui, les politiques men\u00e9es par les diff\u00e9rents partis socialistes europ\u00e9ens s&#8217;inscrivent pleinement dans le cadre de la contre-r\u00e9forme n\u00e9olib\u00e9rale, en accompagnant et anticipant les mutations exig\u00e9es par le capitalisme mondialis\u00e9. Les programmes sont d\u00e9sormais incompatibles, ce qui ruine fondamentalement toute strat\u00e9gie d&#8217;union de la gauche.<\/p>\n<p>La social-d\u00e9mocratie europ\u00e9enne est aujourd&#8217;hui un champ de ruine. Partout, l&#8217;affaiblissement, la perte de substance a pris d&#8217;effarantes proportions, m\u00eame pour les plus beaux fleurons comme le parti social-d\u00e9mocrate su\u00e9dois pass\u00e9 de 1,1 million d&#8217;adh\u00e9rents (pour un pays de moins de 10 millions d&#8217;habitants!) au milieu des ann\u00e9es 70 \u00e0 125 000 aujourd&#8217;hui. La politique traditionnelle de la social-d\u00e9mocratie, keyn\u00e9sienne, est sap\u00e9e par l&#8217;\u00e9volution du capitalisme.<\/p>\n<p>Le projet du Front de Gauche doit viser \u00e0 rassembler toutes celles et tous ceux qui n&#8217;ont pas renonc\u00e9 \u00e0 transformer cette soci\u00e9t\u00e9. Il ne fait gu\u00e8re de doute que, sur une telle perspective, coexisteront une aile plus radicale, un \u00ab\u00a0centre\u00a0\u00bb et un courant d&#8217;adaptation. Que ce dernier courant soit issu ou non de la tradition social-d\u00e9mocrate, nul ne peut le savoir. Que notre objectif soit de travailler les contradictions qui la traversent, c&#8217;est en revanche une certitude.<\/p>\n<h2>Une crise du mouvement ouvrier<\/h2>\n<p>La crise de la social-d\u00e9mocratie est un fait mais peut-on affirmer pour autant <em>\u00ab\u00a0qu&#8217;une autre gauche a commenc\u00e9 \u00e0 prendre la rel\u00e8ve\u00a0\u00bb<\/em>, comme l&#8217;affirme M\u00e9lenchon. Oui, des luttes de r\u00e9sistances, diverses, prot\u00e9iformes existent. Oui, Syriza perce, Izquierda Unida en Espagne s&#8217;affirme et le Front de Gauche a r\u00e9alis\u00e9 un beau r\u00e9sultat \u00e0 la pr\u00e9sidentielle. Mais devant l&#8217;ampleur des attaques, <em>\u00ab\u00a0le fait que la crise du n\u00e9olib\u00e9ralisme puisse se d\u00e9rouler de fa\u00e7on si \u00e9trangement pacifi\u00e9e, bien loin des \u00e2pres batailles qui avaient pr\u00e9sid\u00e9 \u00e0 son installation, t\u00e9moigne de fa\u00e7on d\u00e9concertante de l&#8217;\u00e9tendue de son triomphe\u00a0\u00bb<\/em> [[Susan Watkins, Editorial de la <em>New Left Review<\/em> (NLR II-61, janvier-f\u00e9vrier 2010) in Agone n\u00b049.]]. Les mobilisations sociales et les r\u00e9sultats \u00e9lectoraux ne sont pas \u00e0 la hauteur des attaques.<\/p>\n<p>Le courant communiste et toute la gauche de rupture n&#8217;\u00e9chappent pas \u00e0 la crise du mouvement ouvrier. Dans les quatre principales puissances \u00e9conomiques de l&#8217;Union Europ\u00e9enne (Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie), la gauche radicale n&#8217;appara\u00eet pas comme une alternative cr\u00e9dible, ni ne polarise la vie politique. La crise du mouvement syndical est un autre indicateur. Ajoutons l&#8217;\u00e9puisement d&#8217;une g\u00e9n\u00e9ration militante issue des ann\u00e9es 1968 qui, petit \u00e0 petit, part \u00e0 la retraite, sans qu&#8217;une rel\u00e8ve \u00e9quivalente trouve sa place. <\/p>\n<p>Il ne suffit pas de gagner des parts de march\u00e9 au sein de la gauche, car ce march\u00e9 se contracte. Le concept de gauche lui m\u00eame appara\u00eet obscurci car associ\u00e9, qu&#8217;on le veuille ou non, \u00e0 la politique du PS. Depuis plus de trente ans, les politiques des gouvernements de gauche comme de droite ont choisi le m\u00eame cap. Cela signifie que pour une fraction de plus en plus importante de la soci\u00e9t\u00e9, en gros les moins de quarante-cinq ans, ce brouillage id\u00e9ologique est leur seul v\u00e9cu politique. Le clivage gauche\/droite leur appara\u00eet moins op\u00e9rant. Les deux derni\u00e8res partielles, dans l&#8217;Oise et le Lot-et-Garonne, montrent qu&#8217;une fraction non n\u00e9gligeable de l&#8217;\u00e9lectorat PS vote FN au second tour. Nous sommes confront\u00e9s \u00e0 des probl\u00e8mes nouveaux qui appellent des r\u00e9ponses nouvelles. <\/p>\n<p>Pour d\u00e9gager une perspective majoritaire, il faut renouer les fils avec cette partie des cat\u00e9gories populaires qui a d\u00e9sert\u00e9 le camp de la gauche. Nous sommes donc confront\u00e9s \u00e0 une tension difficile. Il nous faut, d&#8217;un c\u00f4t\u00e9, travailler les nombreuses contradictions de l&#8217;\u00e9lectorat de la gauche gouvernementale, et, de l&#8217;autre, aller chercher celles et ceux qui ne se reconnaissent pas, ou plus, dans le camp de la gauche assimil\u00e9e \u00e0 des politiques aust\u00e9ritaires. <\/p>\n<h2>Laisser le mort, saisir le vif<\/h2>\n<p>L&#8217;union de la gauche est une strat\u00e9gie qui a permis aux partis sociaux-d\u00e9mocrates d&#8217;acc\u00e9der au pouvoir avec l&#8217;appui de courants plus radicaux. L&#8217;inverse ne s&#8217;est jamais produit. Et dans des p\u00e9riodes de forte radicalisation, devant la pouss\u00e9e des organisations voulant rompre avec le syst\u00e8me, les partis socialistes ont souvent fait le choix de rallier le camp d&#8217;en face. Face \u00e0 la mont\u00e9e du FN et la radicalisation d&#8217;une partie de l&#8217;UMP, la petite musique de l&#8217;unit\u00e9 de la gauche reprend corps. Elle doit \u00eatre sans faille, sans exclusive, d\u00e8s lors qu&#8217;il s&#8217;agit de combattre l&#8217;extr\u00eame droite.  Mais se placer \u00e0 la remorque du PS, au nom du moindre mal, n&#8217;est au final un rempart de rien. Notre ind\u00e9pendance vis-\u00e0-vis du PS est la condition sine qua non pour remettre en marche l&#8217;esp\u00e9rance, meilleure antidote au FN.<\/p>\n<p>Mais notre rapport au Parti socialiste ne fait pas une strat\u00e9gie. Une crise \u00e9conomique, m\u00eame lorsqu\u2019elle se traduit par des attaques d\u2019une grande brutalit\u00e9 et de profonds reculs sociaux, ne g\u00e9n\u00e8re pas de processus m\u00e9canique de radicalisation. Voil\u00e0 notre chantier.<br \/>\nL&#8217;apparition de luttes populaires \u00e0 travers toute la plan\u00e8te, de la Tunisie au Qu\u00e9bec, du Br\u00e9sil \u00e0 la Turquie, montre qu&#8217;une issue positive est possible. Il se produit une synchronisation des luttes car le syst\u00e8me craque de toute part. Sans sp\u00e9culer de fa\u00e7on messianique sur la port\u00e9e de ces luttes, une gauche de transformation sociale a plusieurs t\u00e2ches imm\u00e9diates. Pour les mener \u00e0 bien, elle doit se doter d&#8217;une strat\u00e9gie de prise de pouvoir, m\u00eame alg\u00e9brique et inachev\u00e9e. Il n&#8217;y aura pas de transformation de la soci\u00e9t\u00e9 sans l\u2019existence d\u2019un projet alternatif, d\u2019une  esp\u00e9rance collective instrument de la coh\u00e9sion des opprim\u00e9s. Cela ne veut \u00e9videmment pas dire que ce projet sera le principal ressort des mobilisations. C\u2019est en g\u00e9n\u00e9ral beaucoup plus simple que cela : le pain, la paix&#8230; Mais \u00e0 bien des \u00e9gards, le vide politique est aujourd\u2019hui un vide id\u00e9ologique. Le travail de r\u00e9appropriation d&#8217;un projet d&#8217;ensemble est en marche, notamment autour de la perspective \u00e9cosocialiste. Mais il serait pr\u00e9tentieux de dire que nous avons r\u00e9solu le d\u00e9fi programmatique du XXI\u00b0 si\u00e8cle, que ce travail est achev\u00e9 [[Quelques r\u00e9flexions sur les questions strat\u00e9giques : <a href=\"http:\/\/www.europe-solidaire.org\/spip.php?article20748\">www.europe-solidaire.org<\/a>. ]]. C&#8217;est un processus d&#8217;\u00e9laboration au long cours qui ne peut simplement se faire \u00e0 froid.<\/p>\n<p>La question des mobilisations sociales, celle de l&#8217;irruption des masses, est plus que jamais d\u00e9cisive. Il faut penser l&#8217;unit\u00e9 de la radicalit\u00e9 sociale, soci\u00e9tale et politique. Il existe certes une autonomie de la sph\u00e8re politique et il peut donc exister des discordances, des d\u00e9connexions entre situation sociale et r\u00e9sultats \u00e9lectoraux mais seulement dans une certaine mesure. Et lutter ne suffit pas, il faut aussi pouvoir gagner, m\u00eame un peu. Il ne s&#8217;agit donc pas de l&#8217;attente eschatologique des grandes mobilisations populaires qui font le charme de l&#8217;extr\u00eame-gauche et qui rel\u00e8vent d&#8217;<em>En attendant Godot<\/em>. Etre capable d\u2019intervenir sur les fronts sociaux est d\u00e9sormais une t\u00e2che majeure pour le Front de gauche. Sans se tromper sur son r\u00f4le, il ne s\u2019agit pas de chapeauter ou de prendre la t\u00eate de quoique ce soit (ou de le croire), mais d\u2019\u00eatre un acteur avec d\u2019autres des mobilisations \u00e0 venir. Sans hi\u00e9rarchie et sans instrumentalisation. Ces \u00e9l\u00e9ments doivent nourrir une r\u00e9flexion pour produire les r\u00e9f\u00e9rences, un corpus de propositions coh\u00e9rentes et articul\u00e9es qui ne tombent pas dans le maximalisme revendicatif. Mais il faut rompre avec la division des t\u00e2ches entre mouvements sociaux et mouvements politiques si pr\u00e9gnante dans ce pays. <\/p>\n<p>Les coordonn\u00e9es de la situation europ\u00e9enne, en particulier dans la zone euro, imposent une r\u00e9ponse \u00e0 cette \u00e9chelle par la construction d&#8217;un bloc de gauches anticrises. Les rebondissements \u00e0 venir, le d\u00e9veloppement des mobilisations dans le sud de l&#8217;Europe n\u00e9cessitent des r\u00e9ponses coordonn\u00e9es. En France, cela signifie oeuvrer au renforcement et au d\u00e9veloppement du Front de gauche. La transformation de celui-ci en nouveau parti ne se proclame pas. L\u2019id\u00e9e d\u2019un parti large, unifi\u00e9 autour d\u2019une m\u00eame vision du\u00a0monde, est pr\u00e9matur\u00e9e. Sans irruption d\u2019un mouvement de masse produisant de nouvelles exp\u00e9riences, sans une grande question politique susceptible d\u2019homog\u00e9n\u00e9iser, ce qui l\u2019emportera \u00e0 court\/moyen terme, c\u2019est une pluralit\u00e9 des visions politiques. Cette diversit\u00e9 doit \u00eatre comprise comme une richesse. Il n&#8217;y aura pas de nouveau d\u00e9veloppement du FdG sans une approche ouverte de sa construction qui doit d\u00e9passer le cadre d&#8217;un simple cartel. L&#8217;\u00e9quilibre entre le respect des forces et courants existants d&#8217;une part et la capacit\u00e9 \u00e0 agr\u00e9ger de nouveaux secteurs organis\u00e9s ou non n&#8217;a rien d&#8217;\u00e9vident. Les formes et les modalit\u00e9s d&#8217;\u00e9largissement et d&#8217;appropriation populaire du FdG sont sans doute \u00e0 inventer.<\/p>\n<p>Mais porter le meilleur des traditions du mouvement ouvrier ne suffira pas. Un mouvement d&#8217;ensemble fera \u00e9merger du neuf comme par exemple le mouvement des Indign\u00e9s en Espagne. La jonction possible entre une partie de ce mouvement et la Gauche Unie dans ce pays est un champ strat\u00e9gique prometteur et trace une alternative tourn\u00e9e vers l&#8217;avenir. Il est difficile de pr\u00e9voir les contours que prendrait un tel mouvement en France, mais, \u00e0 la chaleur des mobilisations, \u00e9mergeront aussi des formes politiques nouvelles. C&#8217;est dans la capacit\u00e9 \u00e0 saisir en dynamique la situation politique, dans notre volont\u00e9 de laisser le mort pour saisir le vif que nous pourrons \u00eatre des candidats l\u00e9gitimes au pouvoir. Il ne s&#8217;agit pas de nier les difficult\u00e9s d&#8217;un tel projet, mais mener les batailles nouvelles avec les strat\u00e9gies d&#8217;hier, c&#8217;est r\u00e9inventer la ligne Maginot. L&#8217;urgence sociale, politique et \u00e9cologique nous impose d&#8217;autres ambitions. <div id='gallery-1' class='gallery galleryid-6912 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/debat_slider-2-d25.png'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/debat_slider-2-d25-150x150.png\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"debat_slider-2.png\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La mont\u00e9e du FN, les \u00e9volutions des partis socialistes et sociaux d\u00e9mocrates, l\u2019\u00e9mergence de nouveaux mouvements populaire \u00e0 l\u2019\u00e9chelle internationale\u2026interrogent nos cadres politiques et questionnent la strat\u00e9gie d\u2019union de la gauche qui organise en profondeur la gauche fran\u00e7aise depuis 1965. 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