{"id":664,"date":"1997-10-01T00:00:00","date_gmt":"1997-09-30T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/politique664\/"},"modified":"1997-10-01T00:00:00","modified_gmt":"1997-09-30T22:00:00","slug":"politique664","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=664","title":{"rendered":"Politique"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Voir aussi <\/p>\n<p>Dans l&#8217;actualit\u00e9 \u00e9ditoriale<strong> Comment les intellectuels envisagent-ils leurs rapports \u00e0 la politique ? Les participants * au d\u00e9bat organis\u00e9 par Regards \u00e0 la F\u00eate de l&#8217;Humanit\u00e9 (12, 13, 14 septembre-La Courneuve) ont dit leur attachement \u00e0 cette fonction traditionnelle des intellectuels de mise en coh\u00e9rence des connaissances et des savoirs, de critique. Passage oblig\u00e9: la r\u00e9bellion certes, mais plus difficile, l&#8217;acquiescement lucide et actif, ce que d&#8217;aucuns ont appel\u00e9 tout simplement, le &#8221; savoir dire oui &#8220;. Un parti pris qui supposait qu&#8217;on s&#8217;interroge \u00e9galement sur rupture ou non entre le monde intellectuel et la soci\u00e9t\u00e9. Un d\u00e9bat qui a donc tent\u00e9 de cerner &#8221; l&#8217;intellectuelle attitude &#8221; d&#8217;aujourd. <\/strong><\/p>\n<p>Vous consid\u00e9rez-vous comme intellectuel engag\u00e9 ?&#8221; A l&#8217;invitation de Jean-Charles Eleb, on a bien \u00e9videmment commenc\u00e9 par se pr\u00e9senter.&#8221; Le g\u00e9n\u00e9ral Pinochet ne parlait pas de dictature mais de d\u00e9mocratie prot\u00e9g\u00e9e &#8220;. Ricardo Montserrat, en quittant ce pays natal o\u00f9 il s&#8217;engage par la force des \u00e9v\u00e9nements, ne s&#8217;attendait pas \u00e0 trouver, au-del\u00e0 des oc\u00e9ans, en France, cette curieuse autre &#8221; d\u00e9mocratie prot\u00e9g\u00e9e o\u00f9 l&#8217;on est toujours trop jeune, trop femme, trop vieux &#8221; pour pouvoir vivre d\u00e9cemment. L&#8217;\u00e9criture devient un moyen d&#8217;expression mis \u00e0 la disposition de tous ceux qui veulent crier le &#8221; refus d&#8217;un revenu minimum d&#8217;inexistence &#8220;. Na\u00eetront les ateliers d&#8217;\u00e9criture qu&#8217;il anime partout en France et Zone mortuaire, publi\u00e9e chez Gallimard, r\u00e9alis\u00e9e avec quatorze ch\u00f4meurs, r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s pour le travail de cr\u00e9ation litt\u00e9raire qu&#8217;ils ont fourni&#8230;<\/p>\n<p> <strong> Le cr\u00e9ateur, le monde, la politique, l&#8217;engagement <\/strong><\/p>\n<p>On trouve toujours le monde et la politique sur son chemin. Et l&#8217;engagement.&#8221; M\u00eame Proust enferm\u00e9 dans sa chambre, exer\u00e7ant son scalpel sur le monde, est enti\u00e8rement engag\u00e9.&#8221; Jean-Fran\u00e7ois Kahn questionne l&#8217;auditoire, &#8221; \u00eatre intellectuel engag\u00e9 a-t-il vraiment un sens quand on est citoyen ? Comment pourrais-je faire la c\u00e9sure entre ce qui est en moi d&#8217;engag\u00e9 et ce qui est en moi d&#8217;intellectuel ? &#8221; Bertrand Tavernier, lui, troque &#8221; l&#8217;engagement &#8221; contre &#8221; la responsabilit\u00e9 &#8220;.&#8221; Quand on prend la plume, une cam\u00e9ra, on est forc\u00e9ment engag\u00e9. Je tiens ce point de vue de mon p\u00e8re qui a cr\u00e9\u00e9 \u00e0 Lyon, la revue Confluences, revue libre, pendant l&#8217;Occupation, et qui m&#8217;a enseign\u00e9 un certain nombre de choses. J&#8217;ai voulu \u00e0 mon tour t\u00e9moigner au sens o\u00f9 Zola disait des \u00e9crivains qu'&#8221; ils vivent indign\u00e9s &#8220;. Des cin\u00e9astes m&#8217;ont appris la responsabilit\u00e9. Je pense aux Raisins de la col\u00e8re, de John Ford. Cette forme d&#8217;engagement me vient aussi de la guerre d&#8217;Alg\u00e9rie et d&#8217;une partie de la presse fran\u00e7aise qui a fait preuve d&#8217;audace, ce fut le cas de l&#8217;Express, T\u00e9moignage Chr\u00e9tien. J&#8217;ai alors essay\u00e9 de vendre la Question de Henri Alleg. Je me suis frott\u00e9 \u00e0 la politique \u00e0 ce moment-l\u00e0 et cette exp\u00e9rience a influenc\u00e9 les films que j&#8217;ai pu r\u00e9aliser.&#8221;<\/p>\n<p> <strong> La n\u00e9cessit\u00e9 de comprendre et de faire comprendre  <\/strong><\/p>\n<p>Pour Jean-Paul Jouary, philosophe, communiste, la p\u00e9riode d\u00e9cisive fut celle de 68.&#8221; Comme professeur de philosophie, \u00e0 Saint-Denis, en zone sensible, loin de moi l&#8217;id\u00e9e d&#8217;enseigner une philosophie pour &#8221; engager &#8221; les \u00e9l\u00e8ves. Je consid\u00e8re mon engagement comme plus essentiel et plus durable lorsque j&#8217;entends contribuer \u00e0 ce que les jeunes que j&#8217;ai en face de moi aient le bonheur, le plaisir d&#8217;\u00eatre aid\u00e9s \u00e0 trouver des coh\u00e9rences qui n&#8217;apparaissent pas dans la vie quotidienne, afin de se situer diff\u00e9remment par rapport \u00e0 leur propre vie.&#8221; Le succ\u00e8s national et international du livre de Viviane Forrester tend \u00e0 prouver que le travail sur l&#8217;interpr\u00e9tation des mots et le sens des id\u00e9es peut rencontrer une autre curiosit\u00e9 que celle, initiale, de leur auteur. Pour la romanci\u00e8re qui s&#8217;est pench\u00e9e sur l&#8217;\u00e9conomie par n\u00e9cessit\u00e9 intellectuelle de comprendre et faire comprendre, &#8221; le succ\u00e8s de l&#8217;Horreur \u00e9conomique est un grand signe politique. Et j&#8217;ai toujours revendiqu\u00e9 l&#8217;\u00e9tiquette d&#8217;intellectuelle. Toute pens\u00e9e est bien \u00e9videmment dangereuse dans la mesure o\u00f9 elle est l&#8217;expression d&#8217;une capacit\u00e9 critique, le signe de la politique &#8220;.<\/p>\n<p> <strong> Expression de la r\u00e9volte devant l&#8217;inacceptable <\/strong><\/p>\n<p>Bernard Vasseur, membre du Bureau national du PCF, charg\u00e9 des &#8221; relations avec les intellectuels &#8220;, justement, n&#8217;a pu \u00e9chapper \u00e0 la boutade de Jean-Charles Eleb: &#8221; Ne vous sentez-vous pas un peu seul ? &#8220;, sur laquelle il ne s&#8217;attardera pas, au milieu des \u00e9clats de rire.&#8221; Il y a de bonnes raisons pour avoir aujourd&#8217;hui des d\u00e9bats intellectuels et citoyens: la premi\u00e8re, c&#8217;est la r\u00e9alit\u00e9, les d\u00e9chirures, le ch\u00f4mage, &#8221; l&#8217;horreur \u00e9conomique &#8220;, dirais-je pour aller vite. Or, il ne faut pas laisser ti\u00e9dir la r\u00e9volte devant l&#8217;inacceptable sous pr\u00e9texte qu&#8217;il devient quotidien. La seconde raison, c&#8217;est que derri\u00e8re les questions sociales classiques apparaissent des questions de soci\u00e9t\u00e9 qui touchent aux valeurs, \u00e0 la civilisation, comme notre capacit\u00e9 \u00e0 vivre ensemble. Ensuite, il y a ce fait incontournable, celui de la crise politique, voire des rapports aux partis politiques traditionnels: un Fran\u00e7ais sur deux ne se reconna\u00eet pas dans &#8221; l&#8217;offre &#8221; actuelle politique. Il faut donc changer quelque chose de profond dans la mani\u00e8re de penser et de faire de la politique. C&#8217;est d&#8217;ailleurs ce qu&#8217;ont dit les derniers mouvements sociaux. Enfin, l&#8217;activit\u00e9 d&#8217;une pens\u00e9e r\u00e9actionnaire qui se prend pour une pens\u00e9e unique et qui tend \u00e0 faire confondre modernit\u00e9 et r\u00e9gression ne peut que nous inciter, ensemble, \u00e0 nous mobiliser. Le r\u00f4le de la politique, le pouvoir des citoyens sont de toutes ces mani\u00e8res en question.&#8221; Crise du politique, crise du citoyen \u00e0 la nation, &#8221; une crise consid\u00e9rable grandit &#8220;, dit Jean-Fran\u00e7ois Kahn &#8221; une scission, entre le pays r\u00e9el et l&#8217;intelligentsia &#8220;. Cette appr\u00e9ciation fait l&#8217;objet d&#8217;un d\u00e9bat dans le d\u00e9bat.&#8221; Dans ce pays o\u00f9 existent des traditions de liens quasi organiques entre la politique et les intellectuels au sens o\u00f9 on l&#8217;entendait dans l&#8217;Antiquit\u00e9, il y a une cassure, une scission comme jamais. Une des raisons est que beaucoup d&#8217;intellectuels ont \u00e9t\u00e9 communistes mais, plus que dans d&#8217;autres pays, sont rest\u00e9s enferm\u00e9s dans l&#8217;utopie. S&#8217;est produit l&#8217;effondrement des pays socialistes et du communisme. Comme un choc en retour, ces intellectuels-l\u00e0 sont devenus les serviteurs du n\u00e9o-lib\u00e9ralisme, ils ont fa\u00e7onn\u00e9 la pens\u00e9e unique. Pour ne pas dire &#8221; \u00e7a s&#8217;est \u00e9croul\u00e9, parce que je me suis tromp\u00e9 dans ma fa\u00e7on de croire &#8220;, il faudrait convenir que c&#8217;est le fait de croire qui est condamnable ! Le seul fait de penser \u00e0 une alternative, le seul fait d&#8217;imaginer une autre soci\u00e9t\u00e9 est remis en cause. Et pour ne pas avoir \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 la question du peuple, &#8221; mais qu&#8217;\u00eates-vous devenus &#8220;, ces intellectuels-l\u00e0 d\u00e9cr\u00e8tent que le peuple est devenu sale et m\u00e9chant, d&#8217;o\u00f9 leur obsession du populisme. Evidemment, il ne peut y avoir que scission&#8230;&#8221; Bertrand Tavernier souhaite &#8221; nuancer &#8221; le terme de scission. Tout d&#8217;abord, explique-t-il, au XVIIIe si\u00e8cle, les rapports \u00e9taient difficiles et tr\u00e8s limit\u00e9s et nombre d&#8217;intellectuels se sont longtemps content\u00e9s de soutenir l&#8217;ordre existant quand ils n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9connect\u00e9s du peuple et de ses pr\u00e9occupations. Mais &#8221; c&#8217;est la gloire de la France que d&#8217;avoir eu de grands intellectuels qui ont su rattraper les actes honteux des dirigeants politiques. Pour la Bosnie, je ne trouve pas que les intellectuels fran\u00e7ais se soient si mal conduits&#8230; Dans l&#8217;affaire des sans-papiers, nous n&#8217;avons pas \u00e9t\u00e9 coup\u00e9s du peuple. Les 66 cin\u00e9astes qui ont lanc\u00e9 l&#8217;appel \u00e0 la d\u00e9sob\u00e9issance civique r\u00e9agissaient spontan\u00e9ment, en tant qu&#8217;intellectuels horrifi\u00e9s de ce qui se passait dans leur pays. Il y a eu 100 000 personnes dans la rue, appel\u00e9es par aucun parti politique, aucun syndicat. Qu&#8217;il y ait une coupure entre ceux qu&#8217;on appelle &#8221; les \u00e9lites &#8221; et la nation, c&#8217;est vrai et c&#8217;est terrifiant. Qu&#8217;il y ait une coupure entre les partis politiques et les gens, c&#8217;est encore vrai. Mais il y a des \u00e9crivains, des cin\u00e9astes, des po\u00e8tes, des cr\u00e9ateurs qui sont en contact avec le peuple. Et le livre de Viviane Forrester en a \u00e9t\u00e9 un exemple.&#8221; Pour Viviane Forrester, &#8221; Chaque vie compte. On ne peut exclure qui que ce soit de quoi que ce soit.&#8221; Et de fustiger &#8221; les fronti\u00e8res en b\u00e9ton pour les personnes alors que les capitaux circulent \u00e0 leur gr\u00e9 &#8220;. Fronti\u00e8res ? A son tour, Ricardo Montserrat ne &#8221; pense pas qu&#8217;il y ait coupure entre les intellectuels et le peuple &#8220;. C&#8217;est qu&#8217;aujourd&#8217;hui le monde est plus compliqu\u00e9 et qu'&#8221; il faut justement que les intellectuels aident \u00e0 rendre de la coh\u00e9rence \u00e0 ce qui para\u00eet ne plus en avoir &#8220;. Pour cela, il est possible de &#8221; mettre en commun les pratiques et les savoirs et inventer d&#8217;autres fa\u00e7ons de faire avec les gens &#8220;. Roland Castro, de sa place, expose sa figure d'&#8221; intellectuel fabricant &#8221; qui, plut\u00f4t que de rivaliser avec son voisin, accepterait de devenir &#8221; le meilleur dans l&#8217;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral &#8220;, \u00e9laborant des projets, se lib\u00e9rant de cette &#8221; indignation toute chr\u00e9tienne &#8221; d\u00e9j\u00e0 d\u00e9nonc\u00e9e comme st\u00e9rile par Ricardo Montserrat.<\/p>\n<p> <strong> Intelligentsia, une notion qui peut \u00eatre red\u00e9finie <\/strong><\/p>\n<p>Jean-Paul Jouary ne nie pas la &#8221; coupure &#8221; au sens &#8221; o\u00f9 il y a bien une division du travail qu&#8217;il serait d\u00e9magogique de ne pas reconna\u00eetre &#8220;. Mais, entre les deux, existent aujourd&#8217;hui &#8221; plusieurs types d&#8217;intellectuels qui ne se retournent pourtant pas lorsqu&#8217;on les interpelle alors qu&#8217;on conserve, en g\u00e9n\u00e9ral, une vision assez \u00e9troite de l&#8217;intellectuel qui agit sur les symboles, la transmission des savoirs, les informations &#8220;. Une coupure bien plus profonde aujourd&#8217;hui g\u00eane le d\u00e9veloppement humain, dans le travail, la citoyennet\u00e9. Font cruellement d\u00e9faut les outils th\u00e9oriques, esth\u00e9tiques, pour se situer, pour choisir, en connaissance de cause.&#8221; L&#8217;effort de mutation historique est \u00e0 op\u00e9rer \u00e0 tous les niveaux de la soci\u00e9t\u00e9 et les intellectuels doivent renoncer aux pr\u00e9tentions de &#8221; berger &#8221; pr\u00e9tendant d\u00e9finir pour le peuple, \u00e0 sa place, son propre avenir ! Il faut apprendre \u00e0 travailler sur la signification et les id\u00e9es qui naissent dans le mouvement populaire. La philosophie de Rousseau n&#8217;a-t-elle pas \u00e9t\u00e9 inspir\u00e9e par les r\u00e9voltes de paysans incultes alors que les intellectuels de l&#8217;\u00e9poque prot\u00e9geaient l&#8217;\u00e9tat des choses existant ? &#8221; Dans tous les partis politiques, un effort est \u00e0 fournir pour rompre avec l&#8217;intellectuel instrument de tribune, &#8221; l&#8217;intellectuel instrumentalis\u00e9 &#8220;.&#8221; Les intellectuels sp\u00e9cifiques produisent, ils n&#8217;imposent pas des id\u00e9es, ils offrent les moyens de mieux percevoir la coh\u00e9rence et les possibles. En tant que communiste, j&#8217;affirme que le travail n&#8217;est pas termin\u00e9 vis-\u00e0-vis de cette histoire-l\u00e0. Cependant, le mouvement de novembre-d\u00e9cembre, comme celui des sans-papiers, m&#8217;inclinent \u00e0 penser que des relations nouvelles s&#8217;instaurent entre le peuple et les intellectuels.&#8221;<\/p>\n<p> <strong> Bannir toute soumission, savoir se rebeller, apprendre \u00e0 dire oui <\/strong><\/p>\n<p>Le Parti communiste a effectivement \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s friand de ces th\u00e9orisations-l\u00e0 parce qu'&#8221; \u00e0 partir du moment o\u00f9 on avait une th\u00e9orie sur la classe ouvri\u00e8re, il fallait bien qu&#8217;on en ait une de ses alli\u00e9s&#8230; Il y avait donc \u00e0 ce chapitre, la paysannerie laborieuse et l&#8217;intelligentsia, ce qui provoquait malaises sur malaises, un certain nombre de personnes, ing\u00e9nieurs ou biblioth\u00e9caires, h\u00e9sitant \u00e0 se situer pour le coup comme intellectuels, encha\u00eene Bernard Vasseur. Demeure donc une implication subjective tr\u00e8s forte dans cette appellation. Mais l&#8217;intervention des intellectuels dans la vie politique constitue une originalit\u00e9 fran\u00e7aise. L&#8217;un des premiers \u00e0 l&#8217;avoir bien saisi, c&#8217;est Voltaire qui disait que si quelque chose peut arr\u00eater, chez les hommes, la rage du fanatisme, c&#8217;est la publicit\u00e9, au sens de &#8221; l&#8217;opinion publique &#8220;. Je crois en effet que l&#8217;intellectuel intervient quand, face au pouvoir, il y a un r\u00f4le croissant de l&#8217;opinion publique. Aujourd&#8217;hui, si le mot intellectuel est un peu pass\u00e9, un peu d\u00e9pass\u00e9, c&#8217;est parce que le public ne veut plus \u00eatre qu&#8217;une &#8221; opinion &#8220;, il veut \u00eatre acteur, force d&#8217;intervention. La dimension citoyenne prise par le d\u00e9bat est n\u00e9cessaire &#8220;. Jean-Fran\u00e7ois Kahn, int\u00e9grant les \u00e9l\u00e9ments de la discussion, parlera plut\u00f4t de &#8221; posture &#8220;, d'&#8221; attitude intellectuelle &#8220;, bannissant toute soumission, sachant se rebeller, apprenant \u00e9galement \u00e0 savoir dire oui: &#8221; Tout doit \u00eatre remis en question &#8220;, estime-t-il. Reste \u00e0 construire une pens\u00e9e th\u00e9orique contemporaine permettant d&#8217;ouvrir des perspectives, donnant \u00e0 voir d&#8217;autres visions du monde.&#8221;<\/p>\n<p>* Ont particip\u00e9 au d\u00e9bat: Jean-Fran\u00e7ois Kahn, directeur de Marianne, Ricardo Montserrat, \u00e9crivain, Viviane Forrester, \u00e9crivain, Bertrand Tavernier, cin\u00e9aste, Jean-Paul Jouary, philosophe, Bernard Vasseur, membre du Bureau national du PCF, Jean-Charles Eleb, producteur audiovisuel.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Voir aussi <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-664","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/664","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=664"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/664\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=664"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=664"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=664"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}