{"id":6613,"date":"2013-05-07T12:02:20","date_gmt":"2013-05-07T10:02:20","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/dans-l-atelier-de-miguel-gomes6613\/"},"modified":"2013-05-07T12:02:20","modified_gmt":"2013-05-07T10:02:20","slug":"dans-l-atelier-de-miguel-gomes6613","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=6613","title":{"rendered":"Dans l&#8217;atelier de Miguel Gomes"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"><em>\u00c0 l&#8217;occasion de la sortie en DVD du film &#8220;Tabou&#8221; de Miguel Gomez, nous vous proposons de rencontrer le cin\u00e9aste, son univers, ses inspirations, \u00e0 travers un article publi\u00e9 dans le trimestriel Regards (hiver 2012-2013). <\/em> <\/p>\n<p>O\u00f9 est l\u2019atelier du cin\u00e9aste\u2009? Chez lui face \u00e0 sa page blanche\u2009? Sur<br \/>\nle plateau de tournage\u2009? Devant le banc de montage\u2009? Ou partout o\u00f9 se porte son regard et s\u2019exprime sa vision du monde\u2009? Pour Miguel Gomes, cin\u00e9aste portugais en phase de reconnaissance internationale, il est aussi et peut-\u00eatre avant tout dans les rencontres qui jalonnent son quotidien et desquelles surgira (ou pas) un projet de film. R\u00e9cit d\u2019une journ\u00e9e singuli\u00e8re.<\/p>\n<p><strong>PARIS<br \/>\n<\/strong><br \/>\nRendez-vous avait \u00e9t\u00e9 pris du c\u00f4t\u00e9 du square du Temple, dans les bureaux de Chlo\u00e9 L. attach\u00e9e de presse de films singuliers. Le ciel \u00e9tait d\u00e9gag\u00e9, l\u2019air particuli\u00e8rement vif et les mouettes de Paris semblaient d\u00e9barqu\u00e9es tout droit de l\u2019embouchure du Tage. Peu de jours auparavant, on \u00e9tait tomb\u00e9 en admiration devant un film en noir et blanc, dot\u00e9 d\u2019une narration \u00e0 cheval sur deux \u00e9poques, tant\u00f4t parlant \u2013 mais pas trop \u2013 la langue de Pessoa, tant\u00f4t muet \u2013 quoique sonore. Un film avec un titre en forme de r\u00e9f\u00e9rence cin\u00e9phile\u2009: Tabou. Donc non pas le film iconique de Murnau inscrit au panth\u00e9on cin\u00e9matographique mondial, mais le troisi\u00e8me opus d\u2019un jeune et talentueux r\u00e9alisateur portugais, Miguel Gomes. Jeune parce qu\u2019\u00e0 peine plus \u00e2g\u00e9 que la d\u00e9mocratie lusitanienne, talentueux pour avoir en peu de temps exprim\u00e9 un style reconnaissable entre tous, empreint tout autant de gravit\u00e9 que de malice, jouant joyeusement avec les codes et les genres du cin\u00e9ma, les bandes images et les bandes sonores, comme l\u2019aurait fait un gamin avec un m\u00e9cano, un crayon ou un chapeau.<\/p>\n<p><strong>LISBON STORY<br \/>\n<\/strong><br \/>\nDepuis le concert de louanges suscit\u00e9 par la pr\u00e9sentation de son Tabou lors du dernier festival de Berlin, Miguel Gomes passe une grande partie de sa vie dans les avions. Son film ayant \u00e9t\u00e9 achet\u00e9 dans pr\u00e8s de 45 pays, de l\u2019Irlande \u00e0 l\u2019Australie en passant par le Japon, le cin\u00e9aste a endoss\u00e9 son costume de Vasco de Gama de la pellicule pour l\u2019accompagner jusqu\u2019au bout du monde. Il y a peu, il \u00e9tait \u00e0 Sao Paulo. Il y a moins de temps encore, \u00e0 La Roche-sur-Yon, une bourgade certes moins exotique que la capitale \u00e9conomique et culturelle du Br\u00e9sil, mais dot\u00e9e d\u2019un festival de cin\u00e9ma prometteur, quoiqu\u2019encore assez confidentiel. Entre deux voyages, Miguel Gomes fait escale chez lui, \u00e0 Lisbonne. Chaque fois plus inquiet de voir son pays subir les effets de plus en plus pernicieux de la politique d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 mise en place par le gouvernement lib\u00e9ral de Pedro Coelho, il pr\u00e9pare avec deux de ses collaborateurs un film qui racontera, en temps r\u00e9el, le Portugal en p\u00e9riode de crise. Un film ni documentaire ni fiction au sens strict, mais une sorte de conte des mille et une nuits qui sera tourn\u00e9 in vivo, au fil de l\u2019eau des histoires individuelles, de gens riches, de gens pauvres, de gens riches devenus pauvres\u2026<\/p>\n<p><strong>L\u2019ATELIER DU CIN\u00c9ASTE<br \/>\n<\/strong><br \/>\nMais pour l\u2019heure, Miguel est en promo. On le rencontre alors qu\u2019il termine son premier entretien de la journ\u00e9e. Nonchalant, le jeune homme de quarante ans salue avec  le m\u00eame flegme le critique qui attend son tour dans un canap\u00e9, le photographe qui vient d\u2019arriver pour un magazine culturel et le reporter avec lequel il vient d\u2019apprendre qu\u2019il va passer la journ\u00e9e\u2026 Pas plus \u00e9tonn\u00e9 que cela, Miguel. De fait, pour lui les rencontres sont toujours une bonne mani\u00e8re, voire une bonne mati\u00e8re pour du cin\u00e9ma \u00e0 venir. Il faut dire que lorsqu\u2019on l\u2019interroge<br \/>\nsur la gen\u00e8se de ses films, Miguel Gomes exprime son p\u00e9ch\u00e9 mignon, celui de la collection.\u2009: \u00ab\u202f\u00c7a me d\u00e9passe. Sans que je le sache je commence toujours par faire une collection\u2009: \u00e7a peut \u00eatre des histoires, des chansons, des images, des rencontres avec des gens qui vont devenir des personnages. Mais cette collection n\u2019a pas au d\u00e9part pour objectif de faire un film. J\u2019accumule et il y a un moment o\u00f9 les choses commencent \u00e0 avoir un rapport entre elles au point que je me dis que je peux peut-\u00eatre en faire un film.\u202f\u00bb  Et c\u2019est l\u00e0 que r\u00e9side la force cr\u00e9ative de Miguel Gomes.  \u00c0 partir de la vie ordinaire et d\u2019anecdotes rapport\u00e9es par une de ses parentes \u00e2g\u00e9es, Gomes a imagin\u00e9 une sorte de paradis perdu. Un eden que l\u2019ironie du metteur en sc\u00e8ne tient \u00e0 distance. En effet, derri\u00e8re les effets d\u2019une nostalgie enfantine, il s\u2019agit, dans Tabou, de brosser le portrait d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 et d\u2019un monde effondr\u00e9\u2009: celui de la soci\u00e9t\u00e9 coloniale portugaise \u00e0 l\u2019avant-veille de la R\u00e9volution des \u0153illets.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"460\" height=\"259\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/uxcUSv27aa8\" frameborder=\"0\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p><strong>CIN\u00c9MA ESCUDOS<br \/>\n<\/strong><br \/>\nDans le taxi qui nous emm\u00e8ne vers Belleville, Miguel Gomes sourit. Il vient d\u2019apprendre par sms qu\u2019au Portugal le secr\u00e9taire d\u2019\u00c9tat \u00e0 la culture vient de d\u00e9missionner. \u00ab\u202fComme il ne faisait rien, et qu\u2019il n\u2019avait aucun budget, \u00e7a ne va pas changer grand-chose.\u202f\u00bb Il faut dire que la situation du cin\u00e9ma portugais est particuli\u00e8re. \u00c9conomiquement le secteur est un nain. Mais cette taille ridicule l\u2019a toujours prot\u00e9g\u00e9 des pressions trop importantes des politiques. Dans ce syst\u00e8me minuscule, des auteurs comme Joao Cesar Monteiro, Pedro Costa et m\u00eame le patriarche Oliveira, qui, a 104 ans continue de tourner, ont pu r\u00e9aliser des films personnels, tr\u00e8s peu on\u00e9reux, encens\u00e9s hors du Portugal dans la plupart des festivals de cin\u00e9ma. Ironie\u2009: cette \u00e9quation d\u2019un faible engagement financier de l\u2019\u00c9tat et d\u2019une forte notori\u00e9t\u00e9 internationale pourrait bien caract\u00e9riser la libert\u00e9 dont Miguel Gomes a lui-m\u00eame b\u00e9n\u00e9fici\u00e9. Lorsqu\u2019autour d\u2019un savoureux poulet au combawa on l\u2019interroge sur ses d\u00e9buts, le cin\u00e9aste revient sur sa br\u00e8ve carri\u00e8re de critique de cin\u00e9ma dans les pages de Publico, le Lib\u00e9 lisbo\u00e8te. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, Gomes n\u2019a pas de probl\u00e8me \u00e0 placer dix-huit pages d\u2019analyse esth\u00e9tique sur Hana-Bi de Takeshi Kitano\u2009! Sans compter que Gomes n\u2019en fait qu\u2019\u00e0 sa t\u00eate. Fac\u00e9tieux, il raconte\u2009: \u00ab\u202fOn devait voter \u00e0 la r\u00e9daction pour savoir quel \u00e9tait le meilleur film de l\u2019ann\u00e9e, et c\u2019est moi qui devais r\u00e9colter les votes. Malheureusement, je suis tr\u00e8s mauvais en math\u00e9matiques, ce qui fait que La Com\u00e9die de Dieu, de Joao C\u00e9sar Monteiro, est arriv\u00e9 en t\u00eate, devant Crash de David Cronenberg\u2009!\u202f\u00bb Cela ne l\u2019emp\u00eache pas de se faire tancer plus d\u2019une fois par Paolo Branco, producteur ombrageux, qui lui reproche d\u2019\u00e9crire n\u2019importe quoi. \u00ab\u202fEn fait, j\u2019\u00e9tais tr\u00e8s s\u00e9v\u00e8re dans mes articles. Finalement, je crois que les membres de la commission ont financ\u00e9 mon premier film pour que j\u2019arr\u00eate d\u2019\u00eatre critique de cin\u00e9ma.\u202f\u00bb Aussit\u00f4t dit aussit\u00f4t fait. \u00ab\u202fDe toute fa\u00e7on \u00e0 ce moment-l\u00e0, le travail de critique a chang\u00e9. Tout ce qui int\u00e9ressait les patrons de presse c\u2019\u00e9tait de juger un film sur son nombre d\u2019entr\u00e9es en salle, alors\u2026\u202f\u00bb<\/p>\n<p><strong>BING BANG BOUM<br \/>\n<\/strong><br \/>\nAlors qu\u2019arrive l\u2019\u00e9quipe d\u2019une bo\u00eete de production travaillant pour la t\u00e9l\u00e9 publique, Miguel Gomes s\u2019\u00e9clipse une fois encore. Cigarette au bec, il arpente la rue pi\u00e9tonne et tombe sur \u00c9lo\u00efse, rencontr\u00e9e trois mois plus t\u00f4t \u00e0 Venise. Cette musicienne a particip\u00e9 au film de Bertrand Bonello, l\u2019Apollonide, au d\u00e9but duquel elle chantait. \u00ab\u202f\u00c7a, il faut que tu le marques dans ton reportage. Il n\u2019y a pas qu\u2019\u00e0 Lisbonne qu\u2019on peut retrouver des gens rencontr\u00e9s ailleurs. Est-ce que cela veut dire quelque chose\u2009? Je ne sais pas, mais c\u2019est le genre de petit \u00e9v\u00e8nement qui me pla\u00eet.\u202f\u00bb Dont acte. L\u2019aventure au coin de la rue, les carambolages de personnes et de personnages\u2026 Le cin\u00e9ma de Miguel Gomes semble coller \u00e0 l\u2019axiome \u00ab\u202fon aurait dit que\u2026\u202f\u00bb. Des collisions minuscules aux effets surprenants que Gomes organise aussi entre le son et l\u2019image de ses films. \u00ab\u202fLes sons, ce sont les paroles, la musique, les bruits. Comme mati\u00e8re, le son ne doit pas aller toujours avec l\u2019image. Depuis Godard c\u2019est une question presque d\u00e9pass\u00e9e. Moi, j\u2019utilise \u00e7a de mani\u00e8re ludique. Dans chaque film, j\u2019essaie d\u2019organiser ces \u00e9l\u00e9ments de mani\u00e8re diff\u00e9rente, d\u2019avoir des rapports diff\u00e9rents entre ces choses-l\u00e0.\u202f\u00bb<\/p>\n<p><strong>SILENCE ON TOURNE<br \/>\n<\/strong><br \/>\n\u00c0 ceci pr\u00e8s que le d\u00e9calage image\/son chez Godard consiste \u00e0 cr\u00e9er une situation dialectique, \u00e0 partir de laquelle peut surgir une d\u00e9lib\u00e9ration politique sur le monde repr\u00e9sent\u00e9. Chez Gomes, il s\u2019agit plus d\u2019un style, d\u2019une mani\u00e8re, d\u2019un geste po\u00e9tique. \u00ab\u202fJ\u2019envisage toujours le cin\u00e9ma comme quelque chose qui appartient au registre musical. C\u2019est pour cela que je choisis de mettre ou d\u2019enlever tel ou tel bruit de la bande-son. Pour renforcer le c\u00f4t\u00e9 musical. Si j\u2019enl\u00e8ve des sons c\u2019est aussi pour que le spectateur les entende dans sa t\u00eate alors qu\u2019ils ne sont pas sur la piste, qu\u2019ils ont \u00e9t\u00e9 effac\u00e9s.\u202f\u00bb Un effet qui peut s\u2019av\u00e9rer comique, comme dans ce Cher Mois d\u2019Ao\u00fbt, son deuxi\u00e8me film, \u00e0 la fin duquel une discussion s\u2019engage avec le r\u00e9alisateur du film et son ing\u00e9nieur du son qui n\u2019a cess\u00e9 d\u2019enregistrer des sons sans rapport avec la source de l\u2019image. Mais aussi dans Tabou, dont la seconde partie est enti\u00e8rement muette, bien que musicale et b\u00e9n\u00e9ficiant d\u2019une voix off. \u00ab\u202fDans certaines sc\u00e8nes, les acteurs faisaient semblant de parler en disant ce qui leur plaisait, ce qui fait de Tabou un film tr\u00e8s int\u00e9ressant pour le public sourd et muet qui peut lire sur les l\u00e8vres\u2026\u202f\u00bb<\/p>\n<p><strong>PROMO BOY<br \/>\n<\/strong><br \/>\nCette fa\u00e7on tr\u00e8s consciente de ne pas se prendre au s\u00e9rieux, Miguel Gomes la d\u00e9veloppe tout au long des entretiens qui rythment sa journ\u00e9e de promotion parisienne pour d\u00e9samorcer les tentatives d\u2019interpr\u00e9tations trop pesantes sur son film, et \u00e9vacuer les r\u00e9f\u00e9rences cin\u00e9philes trop pr\u00e9cises qui ne manquent jamais de surgir. \u00ab\u202fL\u2019\u00e9norme d\u00e9faut du cin\u00e9ma cin\u00e9phile, c\u2019est d\u2019\u00eatre un cin\u00e9ma de r\u00e9f\u00e9rences. Moi, neurologiquement, j\u2019ai une sorte d\u2019avantage parce que m\u00eame si j\u2019ai vu beaucoup de films, tout se m\u00e9lange dans ma t\u00eate. Je n\u2019arrive pas \u00e0 me souvenir d\u2019o\u00f9 sortent les sc\u00e8nes qui m\u2019ont marqu\u00e9.\u202f\u00bb Alors qu\u2019on lui demande si l\u2019\u00e9change avec les journalistes lui apporte quelque chose il conc\u00e8de\u2009: \u00ab\u202fJe ne me dis pas chouette je vais passer la journ\u00e9e \u00e0 faire des interviews, parfois je suis frustr\u00e9 de ne pas plus travailler sur mon nouveau projet. Mais il m\u2019arrive quand m\u00eame d\u2019apprendre apr\u00e8s des discussions avec les critiques, \u00e7a me permet de parler mieux<br \/>\nde mes films. Mais c\u2019est dur de renouveler l\u2019\u00e9nergie n\u00e9cessaire au discours sur le film. Je me demande parfois si ce n\u2019est pas plus simple de faire comme L\u00e9os Carax et de choisir de ne faire qu\u2019un seul entretien par internet.\u202f\u00bb<\/p>\n<p>Alors que la journ\u00e9e s\u2019ach\u00e8ve, on aimerait savoir o\u00f9 il en est de l\u2019\u00e9criture du sc\u00e9nario de son prochain film\u2009; on n\u2019en saura pas vraiment plus\u2009: \u00ab\u202fFaire un film, maintenant que le cin\u00e9ma est plein de technocrates et de bureaucrates, c\u2019est parler du concept du film. Mais moi sur le concept d\u2019un film je n\u2019ai rien \u00e0 dire. Les choses vivantes ne partent pas d\u2019un concept, d\u2019un th\u00e8me. Je ne suis pas dans l\u2019illustration. Je ne cherche pas \u00e0 ce que tout dans le film soit d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 l\u2019avance. Le sc\u00e9nario, c\u2019est seulement pour avoir un peu d\u2019argent. Apr\u00e8s pour faire un film, il faut le vivre, ce qui signifie que le film va changer au fur et mesure. Donc pas de concept pr\u00e9d\u00e9fini, pas de look, mais de la disponibilit\u00e9, les yeux et les oreilles ouverts pour essayer d\u2019attraper les \u00e9l\u00e9ments vivants.\u202f\u00bb Une le\u00e7on de cin\u00e9ma comme une le\u00e7on de vie. Et vice versa.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>\u00c0 l&#8217;occasion de la sortie en DVD du film &#8220;Tabou&#8221; de Miguel Gomez, nous vous proposons de rencontrer le cin\u00e9aste, son univers, ses inspirations, \u00e0 travers un article publi\u00e9 dans le trimestriel Regards (hiver 2012-2013). <\/em> <\/p>\n<p>O\u00f9 est l\u2019atelier du cin\u00e9aste\u2009? Chez lui face \u00e0 sa page blanche\u2009? Sur<br \/>\nle plateau de tournage\u2009? Devant le banc de montage\u2009? Ou partout o\u00f9 se porte son regard et s\u2019exprime sa vision du monde\u2009? Pour Miguel Gomes, cin\u00e9aste portugais en phase de reconnaissance internationale, il est aussi et peut-\u00eatre avant tout dans les rencontres qui jalonnent son quotidien et desquelles surgira (ou pas) un projet de film. R\u00e9cit d\u2019une journ\u00e9e singuli\u00e8re.<\/p>\n","protected":false},"author":643,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[],"class_list":["post-6613","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-culture"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6613","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/643"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=6613"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6613\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=6613"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=6613"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=6613"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}