{"id":6582,"date":"2013-05-23T10:00:00","date_gmt":"2013-05-23T08:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/mike-kelley-au-centre-pompidou6582\/"},"modified":"2013-05-23T10:00:00","modified_gmt":"2013-05-23T08:00:00","slug":"mike-kelley-au-centre-pompidou6582","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=6582","title":{"rendered":"Mike Kelley"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">au Centre Pompidou<\/p>\n<p><strong>A Paris, le Centre Pompidou rend hommage \u00e0 l&#8217;artiste am\u00e9ricain Mike Kelley, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en janvier 2012, \u00e0 57 ans. Une centaine d\u2019\u0153uvres, dat\u00e9es de 1974 \u00e0 2011 , donnent pour la premi\u00e8re fois en France une vue d&#8217;ensemble de cette \u0153uvre complexe, prot\u00e9iforme et d\u00e9rangeante, puisant tout \u00e0 la fois dans la culture savante et dans la culture populaire.<\/strong><\/p>\n<p>Le parcours de l\u2019exposition au Centre Pompidou s\u2019articule autour des temps forts de la production de l\u2019artiste. Les grandes installations, telle The Poetics Project (avec Tony Oursler), 1977-1997, sont confront\u00e9es \u00e0 des ensembles de travaux plus intimistes, en particulier sur papier, issus de collections europ\u00e9ennes et am\u00e9ricaines. Des premi\u00e8res performances r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 CalArts, la c\u00e9l\u00e8bre \u00e9cole d\u2019art de Los Angeles, \u00e0 l\u2019\u0153uvre graphique d\u2019une richesse \u00e9tonnante et aux dispositifs spectaculaires dans lesquels l\u2019artiste recourt \u00e0 toutes les techniques (vid\u00e9o, photographie, objets h\u00e9t\u00e9roclites&#8230;), le travail \u00e9rudit et teint\u00e9 d\u2019irr\u00e9v\u00e9rence de Mike Kelley se d\u00e9ploie dans un parcours visuel et sonore saisissant.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" frameborder=\"0\" width=\"460\" height=\"258\" src=\"http:\/\/www.dailymotion.com\/embed\/video\/xzfbdd\"><\/iframe><br clear=\"all\"><\/p>\n<p>L\u2019exposition s\u2019ouvre sur les premi\u00e8res performances de la seconde moiti\u00e9 des ann\u00e9es 1970, r\u00e9alis\u00e9es du temps des \u00e9tudes de l\u2019artiste \u00e0 CalArts, et dans lesquelles l\u2019humour et la dimension sonore sont omnipr\u00e9sents. Cet int\u00e9r\u00eat pour le son et la culture musicale populaire se retrouve avec l\u2019\u00e9vocation du groupe punk rock que Mike Kelley fonde avec Tony Oursler en 1977, The Poetics, dont l\u2019histoire, rest\u00e9e confidentielle, est remise en perspective dans une magistrale installation pr\u00e9sent\u00e9e initialement \u00e0 la Documenta X de Cassel en 1997 puis acquise par le Centre Pompidou. <\/p>\n<p>La r\u00e9habilitation des histoires \u00ab mineures \u00bb est l\u2019un des th\u00e8mes essentiels du travail de Mike Kelley. Une importante section de l\u2019exposition est consacr\u00e9e \u00e0 ce qui rendra Mike Kelley c\u00e9l\u00e8bre &#8211; non sans un parfum de scandale \u2013 au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990 : la s\u00e9rie d\u2019\u0153uvres intitul\u00e9e Half a Man. Elle comprend de grands dessins de parties du corps (poumons, intestins, cerveaux&#8230;) associ\u00e9s \u00e0 des dessins de sacs poubelles ou de poup\u00e9es de chiffons, ainsi que des petits tapis tricot\u00e9s, au sol, mettant en sc\u00e8ne animaux en peluche trouv\u00e9s ou poup\u00e9es rembourr\u00e9es faites main. Mike Kelley y fait dialoguer les registres psychologiques et artistiques, le r\u00e9gressif et la critique du minimalisme.<\/p>\n<p>Une autre section s\u2019articule autour du th\u00e8me de l\u2019\u00e9ducation, avec en particulier Educational Complex, gigantesque maquette blanche constitu\u00e9e de la somme des \u00e9tablissements scolaires qui ont jalonn\u00e9 la vie de Mike Kelley. Les parties lisses, o\u00f9 l\u2019architecture n\u2019est pas d\u00e9taill\u00e9e, correspondent aux zones que la m\u00e9moire n\u2019a pas su restituer, sympt\u00f4me, selon l\u2019artiste, de l\u2019occurrence d\u2019un traumatisme.<\/p>\n<p>La question de la m\u00e9moire refoul\u00e9e et la cr\u00e9ation de souvenirs \u00e9cran innerve tout un pan du propos de Mike Kelley, depuis cette \u0153uvre majeure jusqu\u2019aux installations du corpus Day is Done, fictions cr\u00e9\u00e9es \u00e0 partir d\u2019images d\u2019activit\u00e9s extra-scolaires de lyc\u00e9ens ou d\u2019\u00e9tudiants, telles les f\u00eates d\u00e9guis\u00e9es ou autres rituels comp\u00e9titifs hors norme. Le parcours s\u2019ach\u00e8ve sur une salle consacr\u00e9e \u00e0 un ensemble autour de la s\u00e9rie Kandors, inspir\u00e9e par la ville mythique de Superman. Mike Kelley a d\u00e9clin\u00e9 les repr\u00e9sentations multiples de la cit\u00e9 fictive sous d\u2019innombrables formes, depuis les grandes installations lumineuses jusqu\u2019aux microcosmes color\u00e9s.<\/p>\n<p>du 2 mai 2013 au 5 ao\u00fbt 2013<br \/>\nde 11h00 \u00e0 21h00<br \/>\n13\u20ac \/ 10\u20ac<br \/>\nGalerie sud &#8211; <a href=\"http:\/\/www.centrepompidou.fr\/cpv\/ressource.action?param.id=FR_R-b097f66b97c8e0781dc124b363688e3&#038;param.idSource=FR_E-15be1644d86d5f3bf9a715561475a9\">Centre Pompidou<\/a>, Paris.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>au Centre Pompidou<\/p>\n","protected":false},"author":643,"featured_media":18269,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[111],"tags":[444],"class_list":["post-6582","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-nos-selections","tag-exposition"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6582","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/643"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=6582"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6582\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/18269"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=6582"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=6582"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=6582"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}