{"id":6568,"date":"2013-04-30T17:02:00","date_gmt":"2013-04-30T15:02:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/choucha-secteur-e-les-damnes-du6568\/"},"modified":"2023-06-23T23:14:18","modified_gmt":"2023-06-23T21:14:18","slug":"choucha-secteur-e-les-damnes-du6568","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=6568","title":{"rendered":"Choucha, secteur E, les damn\u00e9s du d\u00e9sert"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Dans le sud tunisien, le camp de Choucha va fermer. Ouvert au printemps 2011 pour accueillir des r\u00e9fugi\u00e9s en provenance de Libye, il contient encore des centaines de migrants sans solutions. Dans ce bout de d\u00e9sert, s&#8217;\u00e9bauche aussi un sch\u00e9ma d&#8217;externalisation de la gestion des flux migratoires. Reportage.<\/p>\n<p>Dans deux mois tout juste, le 30 juin, entre 200 et 300 migrants vont se retrouver abandonn\u00e9s sans recours, quelque part entre la ville tunisienne de Ben Guerdane et le poste-fronti\u00e8re avec la Libye de Ras Jdir, \u00e0 la lisi\u00e8re du Sahara. \u00ab<em>Qu&#8217;est ce qu&#8217;on va faire? Posez cette question au HCR.<\/em>\u00bb Le regard sombre, assis sous son \u00abbunker\u00bb bricol\u00e9 en \u00e9paisse toile de tente sigl\u00e9e UNHCR, Fr\u00e9d\u00e9ric ne perd plus de temps \u00e0 r\u00e9pondre aux journalistes. Des plumitifs, depuis deux ans, il en a vu \u00ab<em>des milliers<\/em>\u00bb et se dit \u00ab<em>fatigu\u00e9<\/em>\u00bb de raconter son histoire. Il fait partie des d\u00e9bout\u00e9s du secteur E, essentiellement subsahariens, qui attendent avec angoisse la fermeture annonc\u00e9e du camp de Choucha.  <\/p>\n<p>Ce camp de r\u00e9fugi\u00e9s a \u00e9t\u00e9 ouvert dans le sud tunisien par le Haut commissariat des Nations unies pour les R\u00e9fugi\u00e9s (UNHCR) en f\u00e9vrier 2011, suite au conflit libyen. Trois autres avaient \u00e9t\u00e9 mis en place dans la m\u00eame zone, ils sont aujourd&#8217;hui ferm\u00e9s. Apr\u00e8s le d\u00e9clenchement, en mars 2011, des op\u00e9rations militaires occidentales en Libye, ce sont essentiellement des travailleurs migrants install\u00e9s en Libye qui ont transit\u00e9 par Choucha. Beaucoup d&#8217;entre eux, originaires d&#8217;Afrique subsaharienne, accus\u00e9s d&#8217;\u00eatre des \u00abmercenaires\u00bb de Kaddhafi n&#8217;ont d\u00fb leur salut qu&#8217;\u00e0 cette fuite. \u00ab<em>Au total, on estime qu&#8217;environ 120 nationalit\u00e9s sont pass\u00e9es dans ce camp<\/em>, d\u00e9nombre Fran\u00e7ois Kernin, du service de l&#8217;information de l&#8217;UNHCR. <em>Au maximum, Choucha a accueilli 18.000 personnes en m\u00eame temps. Quelques pays, notamment asiatiques comme le Bangladesh par exemple, ont rapidement organis\u00e9 le rapatriement de leurs ressortissants. Dans le m\u00eame temps, le Haut commissaire Antonio Guterres a fait une d\u00e9marche exceptionnelle en plaidant aupr\u00e8s de grandes nations occidentales afin qu&#8217;elles accueillent des migrants en tant que r\u00e9fugi\u00e9s.<\/em>\u00bb Voil\u00e0 pour les \u00e9l\u00e9ments de communication officielle. Ils sont d\u00e9livr\u00e9s \u00e0 l&#8217;abri de la temp\u00eate de sable qui balaie le camp, dans un container &#8211; type algeco &#8211; du compound accueillant les personnels onusiens, plant\u00e9 dans le d\u00e9sert en bordure de la route filant \u00e0 Ras Jdir. <\/p>\n<h2>R\u00e9fugi\u00e9s et d\u00e9bout\u00e9s<\/h2>\n<p>On peut estimer \u00e0 environ 200.000 le nombre de personnes en provenance de Libye qui ont transit\u00e9 par les camps install\u00e9s en Tunisie depuis le printemps 2011. Parmi eux, des libyens g\u00e9n\u00e9ralement suffisamment argent\u00e9s pour s&#8217;exiler ou s&#8217;installer dans d&#8217;autres villes du pays. Des migrants &#8211; d\u00e9sormais clandestins en Europe ou ailleurs, repartis dans leur r\u00e9gion d&#8217;origine ou&#8230; noy\u00e9s en M\u00e9diterran\u00e9e &#8211; qui ont disparu des radars. Et des demandeurs d&#8217;asile qui, comme toujours dans ces situations, n&#8217;ont pas tous eu la m\u00eame fortune. <\/p>\n<p>Pour eux, trois situations possibles: leur demande a \u00e9t\u00e9 accept\u00e9e et ils sont ou vont \u00eatre accueillis comme r\u00e9fugi\u00e9s dans un pays \u00ab<em>bon client<\/em>\u00bb  du HCR (Etats-Unis, Norv\u00e8ge, Su\u00e8de&#8230;); leur demande a \u00e9t\u00e9 accept\u00e9e, ils ont le statut de r\u00e9fugi\u00e9s mais aucun pays n&#8217;est pr\u00eat \u00e0 les accueillir, ils doivent \u00eatre \u00abint\u00e9gr\u00e9s\u00bb en Tunisie; leur demande a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e \u00e0 deux reprises, apr\u00e8s un passage en appel: ce sont les d\u00e9bout\u00e9s et leur sort ne rel\u00e8ve plus du HCR.<\/p>\n<p>Deux ans apr\u00e8s l&#8217;ouverture de Choucha et \u00e0 quelque semaines de sa fermeture c&#8217;est autour de ces deux derni\u00e8res cat\u00e9gories qu&#8217;enfle la pol\u00e9mique. Environ 900 personnes survivent aujourd&#8217;hui dans le camp: 700 r\u00e9fugi\u00e9s statutaires divis\u00e9s entre ceux (environ 400) qui partent tous les jours au compte-goutte dans les pays d&#8217;accueil et ceux (environ 300) cens\u00e9s \u00eatre int\u00e9gr\u00e9s en Tunisie, perspective qu&#8217;ils refusent pour la plupart; et 200 d\u00e9bout\u00e9s (222 selon le HCR) r\u00e9l\u00e9gu\u00e9s dans le secteur E de Choucha,  une zone situ\u00e9e hors des limites du camp, lui-m\u00eame s\u00e9curis\u00e9 par l&#8217;arm\u00e9e tunisienne, et o\u00f9 ils n&#8217;ont plus acc\u00e8s, depuis octobre dernier, qu&#8217;\u00e0 l&#8217;eau potable, quand elle n&#8217;est pas coup\u00e9e.<\/p>\n<p>Pour ces derniers, la solution est critique. Fr\u00e9d\u00e9ric et Hamidou sont ivoiriens, Ibrahim tchadien, deux nationalit\u00e9s tr\u00e8s repr\u00e9sent\u00e9es parmi les d\u00e9bout\u00e9s du secteur E. Assis sous la tente, une repr\u00e9sentation de la Vierge Marie accroch\u00e9e au mur et un matelas au sol pour seul mobilier, ils ne voient aucune issue. \u00ab<em>\u00c7a fait plus de deux ans qu&#8217;on est ici, dans ce camp. L&#8217;\u00e9lectricit\u00e9 est coup\u00e9e, l&#8217;eau potable aussi r\u00e9guli\u00e8rement On a aucune perspective de sortie. Vous croyez qu&#8217;on peut vivre comme \u00e7a?  Qu&#8217;est ce qu&#8217;ils veulent faire de nous? Ils esp\u00e8rent qu&#8217;on va dispara\u00eetre dans le d\u00e9sert? Quoi qu&#8217;il arrive et quoi qu&#8217;ils fassent, on luttera pour nos droits et on ne se laissera pas faire<\/em>\u00bb. Le \u00abils\u00bb auquel se r\u00e9f\u00e8re Fr\u00e9d\u00e9ric, tout en d\u00e9sespoir et rage contenus, d\u00e9signe \u00e0 la fois les Autorit\u00e9s tunisiennes, le HCR et l&#8217;Organisation internationale pour les migrations (OIM) &#8211; agence intergouvernementale bas\u00e9e \u00e0 Gen\u00e8ve mais ne relevant pas des Nations unies. L&#8217;OIM propose aux d\u00e9bout\u00e9s de rentrer dans leur pays d&#8217;origine avec un billet d&#8217;avion et quelques centaines de dollars US. Ce dont ils ne veulent pas entendre parler.<\/p>\n<p>Pour Oliver Tringham du South Devon multicultural forum, une Ong britannique active sur place,  il est \u00e9vident que \u00ab<em>une grande majorit\u00e9 ont de bonnes raisons de ne pas vouloir rentrer chez eux<\/em>\u00bb. \u00ab<em>Ils en sont \u00e0 rebricoler des tentes \u00e0 peu pr\u00e8s acceptables avec des bouts de toiles<\/em>, ajoute-t-il. <em>Le HCR n&#8217;entend pas ces gens et ne tient pas compte de leur r\u00e9alit\u00e9. Il ne leur donne plus ni nourriture ni travail depuis octobre mais augmente la pression pour le retour. La somme qu&#8217;on leur proposait pour rentrer chez eux est pass\u00e9e de 700 \u00e0 1500 ou 2000 dollars. Malgr\u00e9 cela, aucun n&#8217;accepte de rentrer, la plupart craignent des pers\u00e9cutions.<\/em>\u00bb<br \/>\nCharg\u00e9e de l&#8217;information publique de l&#8217;UNHCR pour la zone Afrique du Nord, Dalia Al Achi, si elle juge que l&#8217;\u00ab<em>on peut comprendre leur crainte<\/em>\u00bb assure que l&#8217;agence se livre \u00e0 des \u00ab <em>&#8220;reality checks&#8221;, c&#8217;est \u00e0 dire que l&#8217;on enqu\u00eate dans les pays d&#8217;origine pour voir si effectivement leur retour les mettrait en danger. Nous tenons compte de nos entretiens avec les demandeurs mais aussi des faits  recueillis sur le terrain o\u00f9 les situations peuvent changer rapidement. Ce qui \u00e9tait vrai quelques ann\u00e9es auparavant ne l&#8217;est pas forc\u00e9ment encore aujourd&#8217;hui.<\/em>\u00bb<\/p>\n<p>Pourtant, pour Hamidou, Ibrahim et Fr\u00e9d\u00e9ric, une chose est s\u00fbre: tout plut\u00f4t qu&#8217;un retour en C\u00f4te d&#8217;Ivoire ou au Tchad. Arriv\u00e9s \u00e0 Choucha le 1er mars 2011, fuyant Tripoli o\u00f9 il \u00e9tait tapissier depuis 2008, Hamidou a eu connaissance du rejet d\u00e9finitif de sa demande d&#8217;asile en janvier 2012. Pourquoi n&#8217;a-t-il pas tent\u00e9 une fuite individuelle depuis ? \u00ab<em>Parce qu&#8217;il faut de l&#8217;argent pour partir<\/em>, tranche-t-il. <em>Pour Lampedusa, c&#8217;est 1000 Dinars tunisiens (DT) minimum (500 \u20ac). Tu les donnes, tu monte dans le bateau et tu fais ta pri\u00e8re.<\/em> \u00bb La question ne s&#8217;est pas pos\u00e9e pour lui. Comme ses camarades, depuis des mois, il parvient tant bien que mal \u00e0 \u00ab<em>manger une fois par jour<\/em>\u00bb. A coup de petits exp\u00e9dients d&#8217;Ong et de quelques heures de travail \u00e0 Ben Guerdane pay\u00e9es 10 DT la journ\u00e9e, auxquels il faut retrancher 3 DT de transport aller-retour.<\/p>\n<h2>Quand les faiseurs de guerre se d\u00e9faussent<\/h2>\n<p>\u00ab<em>Que vont devenir ces gens le 30 juin? C&#8217;est une bonne question&#8230;<\/em> soupire Oliver. <em>La seule strat\u00e9gie du HCR, c&#8217;est soit de les renvoyer chez eux, soit de les faire partir en Libye, soit&#8230; d&#8217;en faire des clandestins en partance pour Lampedusa. Nous sommes en train de n\u00e9gocier avec le gouvernement tunisien pour d\u00e9velopper un programme d&#8217;int\u00e9gration dans le pays. C&#8217;est tr\u00e8s compliqu\u00e9 et le statut juridique de d\u00e9bout\u00e9s pose de s\u00e9rieux probl\u00e8mes mais on a espoir malgr\u00e9 tout de parvenir \u00e0 quelque chose<\/em>\u00bb.<\/p>\n<p>Autres \u00abr\u00e9fugi\u00e9s probl\u00e8matiques\u00bb, ceux qui ont le statut mais qui, priv\u00e9s de pays d&#8217;accueil, sont destin\u00e9s \u00e0 \u00eatre int\u00e9gr\u00e9s en Tunisie. Ces derniers mois, ils ont multipli\u00e9 les sit-in, gr\u00e8ves de la faim etc. pour <a href=\"http:\/\/www.webdo.tn\/2013\/04\/04\/refugies-de-choucha-en-greve-de-la-faim-plutot-la-mort-que-labsence-de-dignite\/\">se faire entendre<\/a>, profitant notamment de la tribune offerte par le FSM qui s&#8217;est tenu dans la capitale fin mars. Refusant \u00ab<em>l&#8217;injuste programme d&#8217;int\u00e9gration que leur imposera automatiquement la Tunisie<\/em>\u00bb, inquiets de devoir subir \u00e0 nouveau les discriminations d\u00e9j\u00e0 \u00e9prouv\u00e9es dans la r\u00e9gion, ils souhaitent \u00eatre eux aussi accueillis dans un pays tiers. Las&#8230; Pour favoriser leur int\u00e9gration en Tunisie, l&#8217;Allemagne a d\u00e9bours\u00e9 600.000 Euros au grand bonheur de l&#8217;UNHCR qui dit savoir comment elle va utiliser cette somme: formation professionnelle, cours de langues, soutien \u00e0 la cr\u00e9ation de micro-entreprises et soutien \u00e0 la recherche d&#8217;emploi pour favoriser \u00abl&#8217;int\u00e9gration\u00bb de ces r\u00e9fugi\u00e9s en Tunisie. S\u00e9duisant sur le papier, mais \u00e0 la limite de l&#8217;aberration dans le r\u00e9el: le governorat de Medenine o\u00f9 se trouve Ben Guerdane et Choucha est celui qui compte le plus grand nombre de dipl\u00f4m\u00e9s ch\u00f4meurs en Tunisie&#8230;<\/p>\n<p>Qu&#8217;importe. Pour Dalia Al Achi, \u00ab<em>la Tunisie est aujourd&#8217;hui en train de chercher sa voie et dit vouloir se pr\u00e9occuper des Droits de l&#8217;Homme. De fait, les pays d&#8217;Afrique du Nord sont en passe de devenir des pays d&#8217;accueil pour les r\u00e9fugi\u00e9s, pas seulement des pays de transit. On peut chercher de nouveaux pays qui offrent un espace de protection. La Tunisie qui pr\u00e9voit un article sur le Droit d&#8217;asile dans sa nouvelle Constitution, en fait partie<\/em>.\u00bb<\/p>\n<p>Une posture que d\u00e9nonce Hassan Boubakri, professeur \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 de Sousse et pr\u00e9sident du Centre de Tunis pour la Migration et l&#8217;Asile (CeTuMa): \u00ab <em>Notre position est que le camp de Choucha est une cons\u00e9quence du conflit libyen<\/em>, rappelle-t-il. <em>C&#8217;est donc l&#8217;Otan qui aurait du prendre en charge les victimes, en l&#8217;occurrence les r\u00e9fugi\u00e9s, de cette guerre. Et ce n&#8217;est pas \u00e0 la Tunisie d&#8217;assumer l&#8217;apr\u00e8s-fermeture du camp. Qu&#8217;on s&#8217;entende bien: nous sommes favorable \u00e0 ce que la Tunisie adopte une loi d&#8217;asile dans sa nouvelle constitution, et on veut que notre pays assume ses responsabilit\u00e9 dans la r\u00e9gion mais on ne veut pas \u00eatre pris pour des cons! Ce camp de Choucha est symbolique car il r\u00e9sume l&#8217;incapacit\u00e9 des pays occidentaux \u00e0 assumer leurs responsabilit\u00e9s post-conflit et il donne \u00e0 voir le processus d&#8217;externalisation, en cours, de gestion des flux migratoires.\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Dans deux mois, Choucha fermera. En attendant, Hamidou et ses amis dont certains, selon lui \u00ab<em>ont des troubles psychologiques depuis le temps qu&#8217;on est l\u00e0&#8230;<\/em>\u00bb survivent sous les tentes. Ils ont appris \u00e0 s&#8217;accommoder des temp\u00eates de sables fr\u00e9quentes, \u00e0 rester \u00e0 l&#8217;\u00e9cart d&#8217;une population locale qui se m\u00e9fie d&#8217;eux, \u00e0 se r\u00e9jouir d&#8217;un caf\u00e9 au lait sirot\u00e9 en regardant un match de ligue des champions dans la cabane qui sert de \u00abcaf\u00e9 social\u00bb \u00e0 l&#8217;entr\u00e9e du camp et \u00e0&#8230; ne pas trop placer d&#8217;espoir en l&#8217;avenir. Dans le compound de l&#8217;UNHCR, juste derri\u00e8re, on avance le chiffre de 80 % de r\u00e9ponse positive pour assurer que, \u00e0 Choucha, l&#8217;agence de l&#8217;Onu a \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement g\u00e9n\u00e9reuse dans l&#8217;octroi du statut de r\u00e9fugi\u00e9s. Et on repart tous les jours vers 15h 30 en 4\/4 au centre de Zarzis pour respecter les strictes \u00ab<em>consignes de s\u00e9curit\u00e9<\/em>\u00bb. Laissant les damn\u00e9s du camp \u00e0 leur d\u00e9sert sans lendemain.<\/p>\n<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-6568 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/04\/selecta_choucha_web003-2-14c.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/04\/selecta_choucha_web003-2-14c-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"selecta_choucha_web003-2.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le sud tunisien, le camp de Choucha va fermer. Ouvert au printemps 2011 pour accueillir des r\u00e9fugi\u00e9s en provenance de Libye, il contient encore des centaines de migrants sans solutions. 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