{"id":635,"date":"1997-09-01T00:00:00","date_gmt":"1997-08-31T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/l-art-sous-le-soleil-au-bord-de-l635\/"},"modified":"1997-09-01T00:00:00","modified_gmt":"1997-08-31T22:00:00","slug":"l-art-sous-le-soleil-au-bord-de-l635","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=635","title":{"rendered":"L&#8217;art sous le soleil au bord de l&#8217;eau"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Voir aussi <\/p>\n<p>A S\u00e8te, des artistes contemporains dans le paysage<strong> L&#8217;ensemble des mus\u00e9es des Alpes-Maritimes se sont joints pour mettre sur pied une exposition en 13 villes et 28 lieux: &#8221; C\u00f4te d&#8217;Azur et modernit\u00e9 &#8220;. Ample sujet o\u00f9, avec la peinture et la sculpture, on trouve l&#8217;architecture, la litt\u00e9rature, le cin\u00e9ma, la musique, la mode&#8230;et Matisse, Picasso, Bonnard, Chagall, Lartigue&#8230; <\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;originalit\u00e9 premi\u00e8re de cet ensemble d&#8217;expositions r\u00e9side dans l&#8217;apport de chaque conservateur, du choix d&#8217;un th\u00e8me, \u00e9vitant ainsi une monotone lin\u00e9arit\u00e9, \u00e9clipsant en partie les limites contestables de la g\u00e9ographie, de la p\u00e9riode et surtout de la d\u00e9finition m\u00eame de la modernit\u00e9. Si les vingt-huit lieux mobilis\u00e9s permettent de couvrir l&#8217;\u00e9ventail des domaines artistiques et de retrouver la myriade d&#8217;artistes influenc\u00e9s par cette r\u00e9gion, soit en vill\u00e9giature, soit \u00e0 l&#8217;occasion de longs s\u00e9jours, on doit signaler quelques arr\u00eats obligatoires. Le triangle Mouans-Sartoux\/Grasse\/Biot est de ceux-l\u00e0. Dans la premi\u00e8re ville, \u00e0 l&#8217;Espace d&#8217;art concret, l&#8217;exposition &#8221; Miroir cass\u00e9 &#8221; d\u00e9passe le cadre de la th\u00e9matique g\u00e9n\u00e9rale. Gottfried Honnegger, initiateur de cette pr\u00e9sentation, qui d\u00e9finit l&#8217;art comme &#8221; miroir d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 &#8220;, met en garde: &#8221; Si le miroir est cass\u00e9, la soci\u00e9t\u00e9 perd son image, la soci\u00e9t\u00e9 tombe dans le n\u00e9ant, dans le vide &#8220;. Une salle enti\u00e8re est consacr\u00e9e \u00e0 l&#8217; &#8221; Entartete Kunst &#8220;, l&#8217;art d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9 selon la d\u00e9finition nazie. On y trouve des reproductions d&#8217;oeuvres de Rolfs, Kandinsky, Klee, Kirchner, Nolde, Chagall&#8230; Le choix de Honnegger est clair, il l&#8217;\u00e9crit dans le catalogue: &#8221; A Toulon et \u00e0 Orange, chez nous en France et \u00e0 peu pr\u00e8s dans tous les pays europ\u00e9ens, le nationalisme, une nouvelle forme de fascisme, s&#8217;installe (&#8230;) On est bien en train, \u00e0 nouveau, de casser le miroir.&#8221; Pour preuve de r\u00e9sistance artistique pendant la guerre, au moins par la continuation d&#8217;un r\u00eave, il pr\u00e9sente les travaux de Sophie Taeuber, Jean Arp, Sonia Delaunay et Alberto Magnelli. Si le mus\u00e9e de Grasse offre une vision historique de ce groupe, on se rendra sans tarder dans le majestueux mus\u00e9e Fernand-L\u00e9ger, o\u00f9 le conservateur Brigitte Hedel-Samson s&#8217;est appliqu\u00e9e \u00e0 d\u00e9cliner &#8221; Eloge de la fuite &#8221; autour de ces quatre artistes, augment\u00e9 des travaux de Mansouroff, Vantongerloo et Lepien.<\/p>\n<p> <strong> La fuite comme point de convergence <\/strong><\/p>\n<p>La fuite devant la b\u00eate immonde bien s\u00fbr, mais la fuite aussi comme point de convergence des droits \u00e0 l&#8217;infini, de croisement de recherches abstraites. A Antibes, Maurice Fr\u00e9churet s&#8217;est attach\u00e9 &#8221; A l&#8217;\u00e9preuve de la lumi\u00e8re &#8220;. De Signac \u00e0 de Sta\u00ebl, plus d&#8217;un demi-si\u00e8cle nous contemple fait de d\u00e9couvertes, d&#8217;\u00e9blouissement mais aussi d&#8217;aveuglement et d&#8217;ombre. Le soleil, source de vie, peut pousser au suicide&#8230; Picasso, en son mus\u00e9e, est l\u00e0 aupr\u00e8s de Matisse. Ces deux &#8221; monstres &#8221; ont eu \u00e0 affronter l&#8217;exc\u00e8s de chromatisme, le couperet des couleurs azur\u00e9ennes qui ne se sont jamais donn\u00e9es librement, pas enti\u00e8rement. Il revenait au Mus\u00e9e d&#8217;art moderne et d&#8217;art contemporain de Nice, dont la collection permanente renferme des tr\u00e9sors des groupes Nouveaux R\u00e9alistes et Fluxus, de donner \u00e0 voir un ensemble d&#8217;oeuvres s&#8217;\u00e9tendant &#8221; Des Modernes aux Avant-Gardes &#8220;. Picabia, Duchamp, Man Ray, Masson, Picasso, Matisse, Dubuffet, Raysse, Arman, Klein sont aux cimaises pour tenter de mettre en lumi\u00e8re des &#8221; filiations quelquefois t\u00e9nues, parfois \u00e9videntes, entre des cr\u00e9ateurs de g\u00e9n\u00e9rations \u00e9loign\u00e9es, des connivences \u00e9mouvantes aussi &#8220;. De son c\u00f4t\u00e9, le mus\u00e9e Matisse se penche sur &#8221; Le mythe m\u00e9diterran\u00e9en &#8221; pour en extirper &#8211; \u00e0 travers Matisse, Bonnard, Braque, Pignon, Roussel et bien d&#8217;autres &#8211; les \u00e9l\u00e9ments de transformation de leur<\/p>\n<p> <strong> La plupart des expositions se terminent courant octobre. Rens.04 92 07 73 71. Une carte mus\u00e9es a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9e (T\u00e9l.04 93 42 33 25). Catalogue richement document\u00e9.296 p. Edition RMN 350 F. Signalons la publication d&#8217;un document, Petite ballade illustr\u00e9e, \u00e0 l&#8217;usage des scolaires et r\u00e9alis\u00e9 par des enseignants et les \u00e9quipes des mus\u00e9es. L&#8217;art originaire <\/strong><\/p>\n<p><strong> A S\u00e8te, des artistes contemporains dans le paysage <\/strong><\/p>\n<p>Rien ne serait pareil si S\u00e8te n&#8217;existait pas. Le Centre d&#8217;art contemporain de S\u00e8te est issu d&#8217;un projet d&#8217;ateliers d&#8217;artistes men\u00e9 depuis plusieurs ann\u00e9es par No\u00eblle Tissier, une militante de l&#8217;art contemporain qui a su g\u00e9rer un cadre pr\u00e9cis: trois artistes boursiers sont invit\u00e9s en r\u00e9sidence pendant trois mois dans le cadre d&#8217;une petite \u00e9cole des Beaux-Arts, la Villa Saint-Clair. Ensuite se fait la rencontre des artistes, confront\u00e9s \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 ouverte sur la ville et sur le monde. C&#8217;est tout l&#8217;art de ce lieu magique et de cette ville que de r\u00e9v\u00e9ler des rencontres, permettre des confrontations, sortir les artistes de l&#8217;isolement. L&#8217;attention et le suivi priment et cela se sent dans l&#8217;exposition &#8221; Du construit, du paysage &#8221; qui est propos\u00e9 jusqu&#8217;au 12 octobre, car s&#8217;y instaure un v\u00e9ritable dialogue entre les oeuvres. Aucun artiste n&#8217;essaye de se prot\u00e9ger et l&#8217;on parcourt l&#8217;exposition, allant de rebondissements en rebondissements. L\u00e0, une \u00e9trange pr\u00e9sentation de Didier Marcel sur une moquette &#8221; too much &#8221; qui allie d&#8217;\u00e9normes pierres d\u00e9pos\u00e9es sur le moelleux de la moquette avec de petites vitrines fragiles, telles de micro-architectures de verre. Philippe Ramette at\u00e8le son N\u00e9cessaire \u00e0 d\u00e9placer \u00e0 l&#8217;une des parois du centre et rejoue cette sculpture, pr\u00e9sent\u00e9e en tant que N\u00e9cessaire \u00e0 d\u00e9placer les montagnes, dans le sens d&#8217;un harnais auquel on peut s&#8217;arrimer. Puis, le chemin s&#8217;enfonce dans les paysages virtuels et glac\u00e9s de Yanagi Miwa et dans les photographies de paysages de Joachim Mogarra. A l&#8217;\u00e9tage, on survole un paysage enneig\u00e9 de Bertrand Lamarche, sc\u00e8ne nocturne anim\u00e9e par le souffle lumineux d&#8217;une turbine. On passe des subtilit\u00e9s po\u00e9tiques aux changements d&#8217;\u00e9chelle jusqu&#8217;\u00e0 se retrouver devant un moniteur t\u00e9l\u00e9 o\u00f9 Didier Bay passe, gr\u00e2ce \u00e0 un montage habile, du paysage h\u00e9ro\u00efque du peintre romantique allemand Gaspar Friedrich \u00e0 celui du far-west ramass\u00e9 sous l&#8217;\u00e9gide du cow-boy Malboro. C&#8217;est un autre montage que nous envoie en pleine figure Franck Scurti avec sa vid\u00e9o Chicago flipper sur grand \u00e9cran. Des \u00eatres humains marchent, apparemment civilis\u00e9s, costumes, chaussures &#8221; nickel &#8220;, souplesse des d\u00e9marches, le quartier d&#8217;affaires de Chicago o\u00f9 le spectateur cherche \u00e0 se frayer un chemin avec une r\u00e8gle du jeu qui conditionne l&#8217;approche, celle du flipper. Entre m\u00e9taphore et r\u00e9alisme d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 de &#8221; killers &#8220;, l&#8217;exposition tourne autour d&#8217;un paysage o\u00f9 artistes japonais et fran\u00e7ais, sans parler du d\u00e9lirant Sigurdur Arni Sigurdsson, se renvoient la balle. Jacques Julien, par exemple, ma\u00eetre \u00e8s sport, en rajoute, plantant de dr\u00f4les et \u00e9tranges herbivores qui ne sont autres que des paniers de baskets, sortes de sculptures mutantes qui d\u00e9veloppent une vie communautaire. Une exposition dont le r\u00e9sultat est \u00e0 la hauteur d&#8217;un v\u00e9ritable engagement pour le travail des artistes. L. G.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Voir aussi <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[288],"class_list":["post-635","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web","tag-spectacle-vivant"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/635","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=635"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/635\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=635"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=635"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=635"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}