{"id":621,"date":"1997-07-01T00:00:00","date_gmt":"1997-06-30T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/en-route-vers-de-nouvelles621\/"},"modified":"1997-07-01T00:00:00","modified_gmt":"1997-06-30T22:00:00","slug":"en-route-vers-de-nouvelles621","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=621","title":{"rendered":"&#8230;en route vers de nouvelles aventures"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Napol\u00e9on par Kauffmann <\/p>\n<p>Je n&#8217;ai jamais \u00e9prouv\u00e9 d&#8217;inclination pour l&#8217;Empereur, \u00e9crit Jean-Paul Kauffmann. Il m&#8217;arrive de trouver suspect la fascination qu&#8217;il exerce chez certains contemporains.&#8221; Ce n&#8217;est donc pas Napol\u00e9on au fa\u00eete de sa gloire qui l&#8217;int\u00e9resse dans la Chambre noire de Longwood, mais Bonaparte face \u00e0 lui-m\u00eame: &#8221; Il n&#8217;est pire souffrance pour un d\u00e9tenu que de se rappeler les temps heureux &#8220;. On peut le croire&#8230; Il nous livre tout autant un r\u00e9cit de voyage qu&#8217;une enqu\u00eate sur les derniers jours de l&#8217;empereur \u00e0 Sainte-H\u00e9l\u00e8ne. C&#8217;est aussi un livre sur la m\u00e9lancolie et un huis clos policier, qui apporte la preuve que Napol\u00e9on a \u00e9t\u00e9 empoisonn\u00e9&#8230;par la nostalgie de son propre pass\u00e9. Ce livre a re\u00e7u le prix Roger Nimier et le prix Femina de l&#8217;essai.n<\/p>\n<p>Jean-Paul Kauffmann, la Chambre de Longwood, La Table ronde, 351 p., 120 F<\/p>\n<p> <strong> Sur la route de Cendrars <\/strong><\/p>\n<p>J&#8217;aimerais \u00e9viter une possible \u00e9quivoque &#8220;, \u00e9crit Olivier Rolin, dans Mon galurin gris: &#8221; je ne crois pas \u00eatre un &#8221; \u00e9crivain-voyageur &#8221; (je pr\u00e9f\u00e9rerais \u00e0 tout prendre, \u00eatre un gentleman-cambrioleur). Il n&#8217;y a pas plus de litt\u00e9rature de voyage, me semble-t-il, qu&#8217;il n&#8217;y a d&#8217;agence de litt\u00e9rature &#8220;. Il n&#8217;emp\u00eache, l&#8217;auteur aime Blaise Cendrars et il nous livre ici un &#8221; recueil d&#8217;impressions de voyage &#8220;, du d\u00e9troit de Magellan \u00e0 la Mer Rouge, de la Gironde \u00e0 Sa\u00efgon, des A\u00e7ores \u00e0 La Havane&#8230;n<\/p>\n<p>Olivier Rolin, Mon galurin gris: petites g\u00e9ographies, Seuil, 264 p., 120 F<\/p>\n<p> <strong> La R\u00e9union porte bien son nom <\/strong><\/p>\n<p>Daniel Vaxelaire est, avec Gilles Lapouge, l&#8217;un de nos (trop) rares \u00e9crivains \u00e0 s&#8217;inspirer d&#8217;aventures maritimes. Dans ces r\u00e9cits, le vent souffle, la mer est omnipr\u00e9sente, et les pirates font r\u00e9gner la terreur. Ce romancier vivant \u00e0 La R\u00e9union a entrepris, depuis l&#8217;Affranchi, les Mutins de la libert\u00e9, Grand-Port, et Cap Malheureux, tous publi\u00e9s chez Ph\u00e9bus, de nous raconter l&#8217;histoire de l&#8217;ancienne \u00eele Bourbon. Son dernier livre Bleu nuit, paru dans la nouvelle collection &#8221; Gulliver &#8221; (Flammarion), dirig\u00e9e par Michel Le Bris, est une r\u00e9flexion sur l&#8217;homme (cr\u00e9ole) dans ses rapports avec l&#8217;\u00e9sot\u00e9risme.n<\/p>\n<p>Daniel Vaxelaire, Bleu nuit, Flammarion\/Gulliver, 497 p., 130 F<\/p>\n<p> <strong> Un Viking au soleil <\/strong><\/p>\n<p>Consid\u00e9r\u00e9 comme la voix du Grand Nord, n\u00e9 en 1931, le Danois Jorn Riel a v\u00e9cu seize ans au Groenland avant de s&#8217;installer en Malaisie, o\u00f9 il vit actuellement. Il partage sa vie entre les voyages, l&#8217;\u00e9criture et l&#8217;ethnologie. C\u00e9l\u00e8bre dans son pays, nous devons aux \u00e9ditions Ga\u00efa de nous le faire d\u00e9couvrir en France. Heq et la Vierge froide et autres racontars. Son oeuvre compte une quarantaine de livres qui vont de la fiction au document historique.n<\/p>\n<p>Jorn Riel, la Vierge froide et autres racontars, traduit par Suzanne Juul et Bernard Saint Bonnet, 196 p., 119, et Heq, traduit par In\u00e8s Jorgensen, 284 p., 129 F. Ga\u00efa \u00e9ditions<\/p>\n<p> <strong> Humour anglais <\/strong><\/p>\n<p>Les fans de Redmon O&#8217;Hanlon, qui ont lu Au coeur de Born\u00e9o et Help !, peuvent se r\u00e9jouir: O&#8217;Hanlon au Congo est de la m\u00eame veine. Il s&#8217;agit une fois encore d&#8217;un r\u00e9cit de voyage rocambolesque, sur le ton de J\u00e9r\u00f4me K., revu par les Marx Brothers et Woody Allen&#8230; Cette fois-ci, notre aventurier malchanceux gagne le Lac T\u00e9l\u00e9, en Afrique, o\u00f9 vivrait un dinosaure qui ressemble fort au monstre du Loch Ness. L&#8217;ami Redmon \u00e9chappe de peu \u00e0 l&#8217;\u00e9treinte d&#8217;un gorille amoureux, et s&#8217;adapte aux moeurs \u00e9tranges des habitants de la for\u00eat: les pygm\u00e9es. Apr\u00e8s Born\u00e9o et l&#8217;Amazonie, notre Tintin anglais, en plus Tournesol, enqu\u00eate \u00e0 son rythme&#8230;flegmatique. Bien qu&#8217;\u00e9tant un amoureux fervent de la nature, les habitants de la for\u00eat semblent se liguer contre lui. Bref, tout ce qui vole, pique, mord, rampe, englue et d\u00e9vore, empoisonne son existence.n<\/p>\n<p>Redmon O&#8217;Hanlon, O&#8217;Hanlon au Congo, Flammarion\/Gulliver, 774 p., 130 F<\/p>\n<p> <strong> Lointaine Guyane <\/strong><\/p>\n<p>Nous sommes au temps du bagne de Saint-Laurent-du-Maroni. Pierre Le Vigan, m\u00e9decin, a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 aux travaux forc\u00e9s pour meurtre. Guillaume Tranchant, lui, collectionne les papillons. Quant \u00e0 Agn\u00e8s Gauthier, jeune col\u00e9opt\u00e9riste, elle est en mission&#8230; Ces trois personnages vont s&#8217;affronter dans la jungle amazonienne, o\u00f9 la nature est implacable.n<\/p>\n<p>Anne Vallayes, la M\u00e9moire du papillon, Flammarion \/ Gulliver, 213 p., 98 F<\/p>\n<p> <strong> L&#8217;errance amoureuse <\/strong><\/p>\n<p>Du sang, du sexe et de l&#8217;action !&#8230; Le sixi\u00e8me roman de Michel Host en \u00e9tonnera plus d&#8217;un. Roxane est en effet l&#8217;histoire d&#8217;une improbable rencontre, dans un train, entre Angelos et une demoiselle \u00e9trange qui pourrait \u00eatre sa fille. Leur escapade amoureuse frise le rapport sado-maso. Leur descente aux enfers s&#8217;annonce terrible. Direction le Sud, l&#8217;Espagne et ses exc\u00e8s: Arriba las manos ! (hauts les mains) hurlent les deux nouveaux Bonny and Clyde, rejoints par un autre couple \u00e0 la d\u00e9rive, compos\u00e9 de Le\u00efla et Carlos.&#8221; Ici se termine le r\u00e9cit. Je ne dirai pas la fin de l&#8217;histoire. La presse, les t\u00e9l\u00e9spectateurs ont, \u00e0 l&#8217;\u00e9poque, suffisamment relat\u00e9s les faits (&#8230;).&#8221; A suivre&#8230;n<\/p>\n<p>Michel Host, Roxane, Zulma, 136 p., 85 F<\/p>\n<p> <strong> La mer est \u00e0 prendre <\/strong><\/p>\n<p>Je journaliste Herv\u00e9 Hamon entreprend, dans son livre \u00e9crit \u00e0 la premi\u00e8re personne, de d\u00e9crire et faire partager son besoin de rivage, de mar\u00e9es, d&#8217;\u00eeles, de navigation, et de ports. Il nous invite \u00e0 voguer d&#8217;Ouessant aux brumes de Terre-Neuve, des icebergs du Groenland aux montagnes marines de Cr\u00eate.&#8221; Etre marin, c&#8217;est s&#8217;exercer \u00e0 partir &#8220;, dit-il. Partons, donc&#8230;n<\/p>\n<p>Herv\u00e9 Hamon, Besoin de mer, Seuil, 280 p., 110 F<\/p>\n<p>Michael Guinzburg, L&#8217;Irrempla\u00e7able Exp\u00e9rience de l&#8217;explosion de la t\u00eate, traduit par Daniel Lemoine.Gallimard-S\u00e9rie Noire, 328 p., 105 F<\/p>\n<p>Ray King, R\u00eaves p\u00e8lerins, traduit par Elisabeth Guinsbourg.Gallimard-S\u00e9rie Noire, 295 p.<\/p>\n<p>Ronald Levitsky, Cet amour qui tue, traduit par V\u00e9ra Osterman.Gallimard-S\u00e9rie Noire, 365 p..<\/p>\n<p>George P.Pelecanos, Le chien qui vendait des chaussures, traduit par Laeticia Devaux.Gallimard-S\u00e9rie Noire, 286 p.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Napol\u00e9on par Kauffmann <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-621","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/621","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=621"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/621\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=621"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=621"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=621"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}