{"id":605,"date":"1997-07-01T00:00:00","date_gmt":"1997-06-30T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/entretien-avec-thomas-king605\/"},"modified":"1997-07-01T00:00:00","modified_gmt":"1997-06-30T22:00:00","slug":"entretien-avec-thomas-king605","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=605","title":{"rendered":"Entretien avec Thomas King"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">\n<p><strong>  Bien que n\u00e9 aux USA en 1943, cet Indien d&#8217;origine cherokee est consid\u00e9r\u00e9 comme l&#8217;un des \u00e9crivains canadiens d&#8217;importance. Apr\u00e8s avoir beaucoup voyag\u00e9 et chang\u00e9 de boulot tous les deux mois, il s&#8217;est assagi (dixit l&#8217;auteur) pour \u00e9crire. Il a enseign\u00e9 la litt\u00e9rature indienne contemporaine dans l&#8217;Ouest (Alberta), puis aux Etats-Unis. Ce g\u00e9ant (1,95 m, 100 kg) est aujourd&#8217;hui professeur \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 de Toronto (Ontario) o\u00f9 il vit. Remarqu\u00e9 par Tony Hillerman, Medecine River a re\u00e7u un accueil enthousiaste de la critique et du public au Canada (son adaptation t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e a eu un large succ\u00e8s), et aux Etats-Unis. Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 traduit en cinq langues, dont le slovaque&#8230;ce qui l&#8217;amuse beaucoup. Son sens de l&#8217;humour lui a m\u00eame valu d&#8217;\u00eatre compar\u00e9 \u00e0 Woody Allen. Son second roman, Green Grass, paru en 1994 au Canada, n&#8217;est pas encore paru en France; il vient d&#8217;achever le troisi\u00e8me (Thruth and Bright water), \u00e0 para\u00eetre dans six mois. R\u00e9cemment invit\u00e9 par l&#8217;ambassade de France au Canada, il a refus\u00e9 de venir protestant contre les essais nucl\u00e9aires dans l&#8217;Oc\u00e9an Pacifique.n G. C. <\/strong><\/p>\n<p> <strong> Depuis quand \u00e9crivez-vous ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> Thomas King : <\/strong> Depuis que je suis amoureux. J&#8217;avais 38 ans. Pour s\u00e9duire ma femme (dont je connaissais la passion pour la litt\u00e9rature). J&#8217;ai d&#8217;abord pens\u00e9 lui faire la cuisine&#8230; Mais j&#8217;ai \u00e9crit un po\u00e8me. Elle m&#8217;a encourag\u00e9. J&#8217;ai alors \u00e9crit une nouvelle. Elle m&#8217;aimait de plus en plus. Je suis pass\u00e9 au roman, et on est toujours ensemble&#8230;<\/p>\n<p> <strong> Les personnages de votre roman jouent au basket, mais leur sport favori c&#8217;est l&#8217;humour&#8230; <\/strong><\/p>\n<p> <strong> T. K : <\/strong> J&#8217;\u00e9tais tr\u00e8s mauvais au basket. Malgr\u00e9 ma taille&#8230; En revanche, j&#8217;aime rire, \u00e7a aide \u00e0 faire passer la pilule. Je me consid\u00e8re comme un \u00e9crivain s\u00e9rieux usant de la com\u00e9die comme strat\u00e9gie pour faire passer un message. D&#8217;autres usent de la trag\u00e9die&#8230;<\/p>\n<p> <strong> Ce roman est-il autobiographique ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> T. K : <\/strong> Oui, j&#8217;ai voulu d\u00e9crire la vie des Indiens aujourd&#8217;hui. J&#8217;ai voulu raconter la vie associative, communautaire, tribale des Indiens du Canada. Je la connais bien. J&#8217;ai v\u00e9cu dans une famille pauvre. Ma m\u00e8re, abandonn\u00e9e par mon p\u00e8re alors que j&#8217;avais 5 ans, s&#8217;est occup\u00e9e de nous toute seule. Ma chance fut l&#8217;\u00e9ducation. L&#8217;\u00e9cole, puis l&#8217;universit\u00e9. J&#8217;ai eu de la chance: il y avait du boulot dans les ann\u00e9es 60. Les g\u00e9n\u00e9rations de mon p\u00e8re et de mon grand-p\u00e8re ont \u00e9t\u00e9 moins chanceuses. Mes enfants auront aussi des difficult\u00e9s.<\/p>\n<p>Medecine River, traduit de l&#8217;anglais par Hugues Leroy.Albin Michel (Terre Indienne), 254 p., 120 F<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bien que n\u00e9 aux USA en 1943, cet Indien d&#8217;origine cherokee est consid\u00e9r\u00e9 comme l&#8217;un des \u00e9crivains canadiens d&#8217;importance. Apr\u00e8s avoir beaucoup voyag\u00e9 et chang\u00e9 de boulot tous les deux mois, il s&#8217;est assagi (dixit l&#8217;auteur) pour \u00e9crire. Il a enseign\u00e9 la litt\u00e9rature indienne contemporaine dans l&#8217;Ouest (Alberta), puis aux Etats-Unis. 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