{"id":585,"date":"1997-07-01T00:00:00","date_gmt":"1997-06-30T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/guyane585\/"},"modified":"1997-07-01T00:00:00","modified_gmt":"1997-06-30T22:00:00","slug":"guyane585","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=585","title":{"rendered":"GUYANE"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Seul territoire d&#8217;Am\u00e9rique du Sud o\u00f9 l&#8217;Europe garde son emprise, plus de cinq cents ans apr\u00e8s Christophe Colomb. Seul d\u00e9partement fran\u00e7ais d&#8217;outre-mer qui ne soit pas une \u00eele. Histoire de &#8221; peuplement &#8220;. <\/p>\n<p>A Cayenne, o\u00f9 s&#8217;est install\u00e9e 70% de la population guyanaise, pr\u00e8s de la moiti\u00e9 de celle-ci (40%) travaille dans les administrations surcharg\u00e9es d&#8217;employ\u00e9s qui re\u00e7oivent la prime de vie ch\u00e8re (plus 40%) distribu\u00e9e \u00e0 tous les fonctionnaires. L&#8217;ambiance de la rue principale, Charles-de-Gaulle, ressemble au centre de Noum\u00e9a ou de Pointe-\u00e0-Pitre. Ici, on trouve tous les produits du march\u00e9 cher: grande confection m\u00e9tropolitaine, bijouteries, parfumeries, et tous les petits d\u00e9taillants chinois. Mais \u00e0 deux pas, une masse de travailleurs sans emploi: les &#8221; jobeurs &#8220;, qui louent leurs bras, leur temps, pour une t\u00e2che, un travail pr\u00e9caire, \u00e0 l&#8217;heure, \u00e0 la journ\u00e9e, \u00e0 la mission. Tout d\u00e9pend du patron. C&#8217;est une sorte de travail au noir pratiqu\u00e9 par des Br\u00e9siliens, Surinamiens ou Ha\u00eftiens. Il en est m\u00eame de Georgetown, venus de la Guyana anglaise. Les Ha\u00eftiens, de 40 000 \u00e0 50 000, sont les plus nombreux. Install\u00e9s dans les bidonvilles de Cayenne, ils constituent une population ancienne en voie d&#8217;int\u00e9gration m\u00eame si 60% sont encore &#8221; clandestins &#8220;.<\/p>\n<p>Dans le bidonville de R\u00e9mire-Montjoly, C\u00e9sar-Christophe nous parle en cr\u00e9ole ha\u00eftien saupoudr\u00e9 de quelques bribes de bon fran\u00e7ais, et de termes locaux: &#8221; Ici, c&#8217;est comme cit\u00e9 Soleil \u00e0 Port-au-Prince, mais on gagne de l&#8217;argent; De temps en temps, les affaires marchent.&#8221; Ils sont jardiniers, cuisiniers, hommes de m\u00e9nage, tailleurs et coiffeurs. Les maladies s&#8217;entassent, avec la mis\u00e8re les risques de chol\u00e9ra sont certains, et le sida galope. Les Ha\u00eftiens sont les plus touch\u00e9s; sur 400 cas diagnostiqu\u00e9s, 12% concernent les autres populations immigr\u00e9s. S&#8217;agissant du d\u00e9partement le plus touch\u00e9 par ce fl\u00e9au, l&#8217;ensemble des Guyanais expriment une immense prise de conscience du probl\u00e8me et lutte contre tous les d\u00e9rapages &#8221; ethniques &#8221; qui condamneraient telle ou telle communaut\u00e9. De plus en plus, les religieux et les religieuses prennent m\u00eame des positions ouvertes et conseillent les pr\u00e9servatifs, se d\u00e9marquant ainsi de l&#8217;Eglise officielle devant la menace de 1 000 cas de sida d&#8217;ici l&#8217;an 2000.<\/p>\n<p>Cette immigration ha\u00eftienne est \u00e0 la fois \u00e9conomique et politique: Ha\u00efti \u00e9tant le pays le plus pauvre de l&#8217;Am\u00e9rique latine et le plus menac\u00e9 de coups d&#8217;Etat militaires. L&#8217;immigration surinamienne est essentiellement politique puisque compos\u00e9e de deux tiers de r\u00e9fugi\u00e9s, les &#8221; bush negroes &#8221; (Noirs retourn\u00e9s \u00e0 la vie sauvage des for\u00eats) ayant travers\u00e9 le Maroni pour fuir les combats qui opposent, depuis 1986, les Jungle Commandos de Ronny Brunswijk aux forces arm\u00e9es du lieutenant-colonel Bouterse. L&#8217;ensemble de ces Surinamiens sont d\u00e9plac\u00e9s sous tutelle du HCR (Haut commissariat aux r\u00e9fugi\u00e9s des Nations unies). L&#8217;immigration la plus probl\u00e9matique reste celle des Br\u00e9siliens, en permanence de passage, qui font baisser fortement les salaires. Dans le contexte local, certains Surinamiens acceptent de travailler pour 50 F par jour, dans les rizi\u00e8res o\u00f9 les journ\u00e9es atteignent jusqu&#8217;\u00e0 14 \u00e0 17 heures de travail. Les Br\u00e9siliens viennent pour le gros oeuvre du BTP. Ils n&#8217;ont rien \u00e0 perdre quand ils sont pris, ils sont reconduits &#8221; gratuitement &#8221; \u00e0 la fronti\u00e8re et repartent en g\u00e9n\u00e9ral avec 2 000 \u00e0 3 000 francs en poche: dix mois de salaire au Br\u00e9sil ! Puis, ils essaient de revenir \u00e0 nouveau.&#8221; C&#8217;est \u00e7a notre vie &#8220;, sourit Baltazar, un Garimpeiro du Nord-Est qui traverse tous les trois mois le large fleuve Oyapock pour travailler \u00e0 Kourou. Il avoue avec une na\u00efvet\u00e9 d\u00e9concertante que &#8221; d&#8217;autres ont la vie plus facile, ils traitent avec la coca\u00efne: en deux jours tout est r\u00e9gl\u00e9 &#8220;. On raconte ici que la prison de Kourou est remplie \u00e0 300% et que 20% des prisonniers seraient des dealers de drogues dures.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 guyanaise est un v\u00e9ritable puzzle de populations: les Am\u00e9rindiens seraient entre 3 500 et 6 000. Premiers habitants, ils appartiennent \u00e0 six groupes: les Galibi, Arawaks et Palikour sur le littoral, les Emerillons, Wayanpis et Wayanas en amont des grands fleuves. Les Bushinengs, descendants des esclaves noirs en fuite (les Marrons), vivent des deux c\u00f4t\u00e9s du fleuve Maroni. Eux-m\u00eames sont compos\u00e9s de diff\u00e9rents groupes ethniques, regroupant 3 500 personnes. La question am\u00e9rindienne guyanaise donne \u00e0 ce territoire fran\u00e7ais ses caract\u00e9ristiques les plus complexes. Oui, il y a toujours et encore des Indiens en Guyane, des Indiens qui ne sont plus cantonn\u00e9s ni fig\u00e9s dans une image de livres d&#8217;ethnologie ou d&#8217;anthropologie. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 directement administr\u00e9s par un repr\u00e9sentant de l&#8217;Etat \u00e0 partir de 1930, dans des territoires conc\u00e9d\u00e9s, ils vivent aujourd&#8217;hui avec moins d&#8217;isolement, gr\u00e2ce \u00e0 la loi de 1968 qui a supprim\u00e9 le statut sp\u00e9cial de territoires prot\u00e9g\u00e9s. Les d\u00e9placements se font plus facilement, certains Am\u00e9rindiens choisissent de se m\u00ealer aux populations diverses et viennent dans les villes et sur la c\u00f4te. Ils cherchent \u00e0 cohabiter plus qu&#8217;\u00e0 s&#8217;int\u00e9grer&#8230; Pour preuve la discussion que provoque par exemple dans leurs communaut\u00e9s l&#8217;utilisation du statut de &#8221; RMIstes &#8220;.<\/p>\n<p> <strong> La soci\u00e9t\u00e9 guyanaise, un v\u00e9ritable puzzle de populations <\/strong><\/p>\n<p>Andr\u00e9 Cognat, ethnologue de terrain sur le haut Maroni, dans le village d&#8217;Antecuma-Pata, pense avec v\u00e9h\u00e9mence et ferveur que &#8221; cela ne peut int\u00e9grer les Indiens que dans l&#8217;assistanat et le ch\u00f4mage, les mettant en danger d&#8217;une v\u00e9ritable marginalit\u00e9, puisque arrach\u00e9s \u00e0 leur environnement \u00e9conomique naturel &#8220;. Le probl\u00e8me reste entier, il est \u00e9vident qu&#8217;une fois lev\u00e9 le statut sp\u00e9cial de 1930, le probl\u00e8me des populations autochtones reste pos\u00e9 et doit appara\u00eetre publiquement et politiquement.&#8221; Nous devons \u00eatre capables d&#8217;imposer et de construire un mode de vie qui s&#8217;ajuste \u00e0 nos traditions avec des solutions propres \u00e0 nos besoins et ne pas oublier que nous sommes sur nos terres &#8220;, d\u00e9clarait d&#8217;ailleurs Maurice Tiouka qui d\u00e9fend avec passion la cause autochtone.<\/p>\n<p>La population &#8221; cr\u00e9ole &#8220;, donc m\u00e9tiss\u00e9e, descendant de l&#8217;\u00e9poque esclavagiste, a \u00e9t\u00e9 longtemps le groupe dominant. Depuis 1970 il devient de plus en plus minoritaire, ce qui provoque en son sein inqui\u00e9tude et malaise politique. Entre 1980 et 1990, les Blancs m\u00e9tropolitains sont arriv\u00e9s en masse, 25% de France, le reste des Antilles fran\u00e7aises, et des Dom-Tom. Ils sont 30 000 sur les 160 000 habitants. Mais la Guyane s&#8217;est faite et se fait encore de nos jours avec des populations affluentes du monde entier: \u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle, les Chinois de la province de Z\u00e9-Zhiang, de Taiwan, de Hong-Kong, et m\u00eame de Malaisie, vinrent dans le pays, formant une communaut\u00e9 tr\u00e8s ferm\u00e9e, qui tient le petit et le grand commerce. Ils seraient entre 4 000 et 5 000. Arriv\u00e8rent d\u00e8s 1977 des r\u00e9fugi\u00e9s laotiens, des Hmongs, qui vivent \u00e0 Cacao, et alimentent Cayenne pour tous ses besoins en cultures vivri\u00e8res. L&#8217;ensemble pourrait \u00eatre nomm\u00e9e population officielle g\u00e9n\u00e9rale, qui se r\u00e9partit sur le territoire jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;or\u00e9e de la for\u00eat vierge tropicale. Mais une r\u00e9alit\u00e9 plus cruelle s&#8217;impose: ce territoire, qui n&#8217;a jamais eu de produit d&#8217;attraction comme le sucre ou les \u00e9pices aux Antilles, vit des in\u00e9galit\u00e9s sociales terrifiantes.<\/p>\n<p>Le territoire, depuis la loi de la d\u00e9partementalisation de 1948, fonctionne comme une entit\u00e9 avec les Antilles (Guadeloupe et Martinique) alors qu&#8217;il s&#8217;agit l\u00e0 d&#8217;un espace d&#8217;outre-mer, enclav\u00e9 en Am\u00e9rique amazonienne, dont la r\u00e9alit\u00e9 g\u00e9ographique et humaine ajoute \u00e0 sa complexit\u00e9 politique. Ce qu&#8217;on n&#8217;arrive pas toujours \u00e0 bien appr\u00e9hender en France.<\/p>\n<p>Dans cet ensemble, s&#8217;ins\u00e8re la communaut\u00e9 indienne am\u00e9rindienne. Lorsqu&#8217;arriv\u00e8rent les premiers Europ\u00e9ens, ils sont 30 000, puis 25 000 au XVIIIe si\u00e8cle et seulement 9 000 aujourd&#8217;hui. Prot\u00e9g\u00e9s par leur statut sp\u00e9cial de 1930, ils ont longtemps v\u00e9cu sous le droit coutumier. Cependant, des contradictions se font jour. Certains pr\u00e9conisent l&#8217;int\u00e9gration par la scolarisation traditionnelle europ\u00e9enne, d&#8217;autres pr\u00e9f\u00e8rent le maintien dans leurs r\u00e8gles d&#8217;apprentissage. Ils subissent de plus en plus l&#8217;\u00e9conomie de march\u00e9 qui rompt avec leur cadre traditionnel. Il n&#8217;est pas \u00e9vident pour eux de passer de la for\u00eat dans les villes o\u00f9 ils rencontrent le ch\u00f4mage, les maladies et souvent l&#8217;alcoolisme en m\u00eame temps que l&#8217;assistance par le RMI. Aujourd&#8217;hui, la r\u00e9alit\u00e9 am\u00e9rindienne surgit dans ce contexte. Mais les Am\u00e9rindiens guyanais partagent aussi la prise de conscience commune \u00e0 tout le continent am\u00e9ricain, du Nord au Sud. En 1984 est n\u00e9e l&#8217;EPWWAG (nom des 6 ethnies pr\u00e9sentes sur le territoire). Ils r\u00e9clamaient d\u00e9j\u00e0 au gouvernement fran\u00e7ais la reconnaissance de la nation indienne, et posaient le probl\u00e8me de la possession des terres. En Guyane existe une multitude de minorit\u00e9s, qui coexistent sans s&#8217;int\u00e9grer, sans se souder, fonctionnant comme des mondes parall\u00e8les, sans projet f\u00e9d\u00e9rateur !<\/p>\n<p> <strong> La crise lyc\u00e9enne, un cri d&#8217;alarme saisi par les responsables politiques <\/strong><\/p>\n<p>Dans cette confusion locale et m\u00e9tropolitaine, les \u00e9v\u00e9nements de plusieurs nuits d&#8217;\u00e9meutes \u00e0 Cayenne, en novembre dernier, reviennent \u00e0 leur mesure face \u00e0 l&#8217;immensit\u00e9 du probl\u00e8me politique et humain du territoire. La crise surgie du lyc\u00e9e F\u00e9lix Ebou\u00e9 de Cayenne est un sympt\u00f4me de l&#8217;absence totale de la reconnaissance de la Guyane dans ses besoins et ses sp\u00e9cificit\u00e9s. Car, si ce lyc\u00e9e ne poss\u00e8de &#8221; pas de cantine, pas de salle ouverte entre 13 et 15 H, pas de ventilateurs sous une chaleur de 40\u00b0C, et pas de mat\u00e9riel informatique et technologique &#8220;, l&#8217;ensemble de la Guyane manque de tout: d&#8217;emplois pour la population locale, de v\u00e9ritable projet d&#8217;int\u00e9gration et d&#8217;interaction des populations. Aucune politique de pr\u00e9vention sp\u00e9cifique n&#8217;est mise sur pied. Certains nous disent avec rage que la France pourrait avoir des ambitions qui am\u00e9lioreraient la vie des Guyanais: &#8221; Pourquoi penser seulement \u00e9conomie spatiale, ne peut-on pas cr\u00e9er de v\u00e9ritables instituts de formation, des universit\u00e9s, des centres d&#8217;exploitation agronomiques, qui attireraient des \u00e9tudiants, des techniciens, des commer\u00e7ants latino-am\u00e9ricains et nord-am\u00e9ricains, et des centres de formation professionnelle ? &#8221; D&#8217;apr\u00e8s les responsables locaux, il faut en Guyane un v\u00e9ritable plan d&#8217;urgence qui commence par la cr\u00e9ation d&#8217;une acad\u00e9mie guyanaise, avec un rectorat guyanais et surtout un plan de formation et d&#8217;int\u00e9gration des jeunes (50% de la population a moins de 25 ans).<\/p>\n<p>Apr\u00e8s cette crise lyc\u00e9enne qui a maintenu un mois de gr\u00e8ve, et qui a fait bouger la m\u00e9tropole, le probl\u00e8me reste entier. Ce petit cri d&#8217;alarme vient d&#8217;\u00eatre saisi aussi par les responsables politiques locaux, qu&#8217;ils soient r\u00e9gionalistes ou ind\u00e9pendantistes: ils ont compris leur responsabilit\u00e9 dans l&#8217;absence d&#8217;un v\u00e9ritable projet territorial d&#8217;int\u00e9gration \u00e0 soumettre et \u00e0 revendiquer aupr\u00e8s de l&#8217;Etat fran\u00e7ais. Les communistes locaux et les ind\u00e9pendantistes ont manifest\u00e9 une grande solidarit\u00e9 avec la jeunesse guyanaise et les parents d&#8217;\u00e9l\u00e8ves, enclenchant des gr\u00e8ves sectorielles dans la construction et les usines. Plus timides, les socialistes se maintiennent dans la peur des d\u00e9rapages, et des heurts entre communaut\u00e9s qui d\u00e9j\u00e0 se manifestent. Cependant, Karam, pr\u00e9sident du Conseil g\u00e9n\u00e9ral, a d\u00e9clar\u00e9 publiquement: &#8221; Si \u00e7a tourne mal, il ne faut pas compter sur nous pour venir jouer les pompiers&#8230;&#8221;<\/p>\n<p> <strong> Tr\u00e8s loin du qualificatif de &#8221; vitrine spatiale de l&#8217;Europe &#8221; <\/strong><\/p>\n<p>C&#8217;est bien comme des &#8221; pompiers &#8221; que la population guyanaise ressent sa classe politique dans son ensemble. Les jeunes sont tr\u00e8s loin des axes de d\u00e9veloppement qui font de la Guyane &#8221; la vitrine spatiale de l&#8217;Europe &#8221; quand ce n&#8217;est pas une &#8221; r\u00e9serve de flore, de faune et d&#8217;humains &#8221; comme le disent certains fonctionnaires venus pour la construction du grand barrage de l&#8217;EDF. La jeunesse de Guyane, les futurs responsables ont un sentiment rebelle m\u00eal\u00e9 \u00e0 une profonde revendication du respect de leur territoire. A Paris, il serait grave de cons\u00e9quences de voir la crise de novembre comme une simple question lyc\u00e9enne. Les Guyanais ont pris conscience qu&#8217;ils vivaient dans un d\u00e9partement sacrifi\u00e9, et que des revendications lyc\u00e9ennes ressortait toute la question du d\u00e9partement et de son d\u00e9veloppement, mais aussi de sa gestion politique, \u00e0 entendre la foule: &#8221; Il est fini le temps des colonies.&#8221; L&#8217;Union des travailleurs de la Guyane (UTG) renforce depuis novembre ses r\u00e9unions sur le terrain, une concertation se met en place entre les \u00e9lus locaux socialistes et communistes. Un jeune lyc\u00e9en indique: &#8221; Les luttes vont continuer, rien ne s&#8217;est arrang\u00e9, peut-\u00eatre l&#8217;id\u00e9e que les Guyanais doivent se d\u00e9finir ensemble et cela peut prendre du temps&#8230;&#8221;<\/p>\n<p>* Professeur d&#8217;\u00e9conomie politique \u00e0 l&#8217;Institut d&#8217;\u00e9conomie politique europ\u00e9en de Br\u00eame.Il participait aux Assises pour un nouveau plein-emploi, tenues le 21 juin \u00e0 Paris \u00e0 l&#8217;initiative de &#8221; l&#8217;Appel des \u00e9conomistes pour sortir de la pens\u00e9e unique &#8220;.<\/p>\n<p>1. Conf\u00e9rences de presse simultan\u00e9es tenues le 27 mai 1997.On peut se procurer le texte anglais aupr\u00e8s de Li\u00eam Hoang Ngoc, n\u00b0 fax et tel: 01 43 55 09 36<\/p>\n<p>2. Voir Regards n\u00b0 20 p.11, &#8221; Quand les \u00e9conomistes se d\u00e9font de la pens\u00e9e unique &#8220;: d\u00e9bat entre Liem Hoang Ngoc et Michel Manaille.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Seul territoire d&#8217;Am\u00e9rique du Sud o\u00f9 l&#8217;Europe garde son emprise, plus de cinq cents ans apr\u00e8s Christophe Colomb. Seul d\u00e9partement fran\u00e7ais d&#8217;outre-mer qui ne soit pas une \u00eele. Histoire de &#8221; peuplement &#8220;. <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-585","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/585","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=585"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/585\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=585"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=585"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=585"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}