{"id":5534,"date":"2012-09-18T11:58:00","date_gmt":"2012-09-18T09:58:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/kulturinfarkt-offensive-liberale5534\/"},"modified":"2023-06-23T23:11:56","modified_gmt":"2023-06-23T21:11:56","slug":"kulturinfarkt-offensive-liberale5534","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=5534","title":{"rendered":"Kulturinfarkt, offensive lib\u00e9rale"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Sortir la culture du champ institutionnel et la confier aux industries<br \/>\nculturelles \u2013 avec l\u2019aide de l\u2019\u00c9tat \u2013 pour en finir avec \u00ab l\u2019\u00e9litisme \u00bb<br \/>\net promouvoir la culture pour tous. L\u2019id\u00e9e n\u2019est pas neuve<br \/>\nmais elle fait son chemin. Analyse.<\/p>\n<p>Au mois d\u2019ao\u00fbt, une tribune dans <em>Le Monde<\/em> sign\u00e9e<br \/>\nde quatre acteurs germanophones de la culture<br \/>\nproposait, au titre d\u2019un renouveau salutaire des<br \/>\npolitiques culturelles, que la moiti\u00e9 des institutions culturelles<br \/>\nsoient ferm\u00e9es : \u00ab <em><a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/idees\/article\/2012\/08\/13\/diminuons-de-moitie-les-subventions-a-la-culture_1745689_3232.html\">Diminuons de moiti\u00e9 les subventions \u00e0<br \/>\nla culture<\/a>. <\/em> \u00bb On se souvient peut-\u00eatre que leur compatriote<br \/>\nHeiner M\u00fcller avait pr\u00e9conis\u00e9 un geste apparemment du m\u00eame<br \/>\nordre : que tous les th\u00e9\u00e2tres du monde ferment pendant un an.<br \/>\nManie germanique ? Non, car en v\u00e9rit\u00e9 les deux propositions<br \/>\nse tournent le dos : M\u00fcller proposait une exp\u00e9rience qui aurait<br \/>\n\u00e9t\u00e9 en mesure de nous enseigner, par le manque, la v\u00e9rit\u00e9 du<br \/>\nth\u00e9\u00e2tre ; ces quatre messieurs sont au contraire les promoteurs<br \/>\nd\u2019une politique explicitement ultra-lib\u00e9rale de la culture.<\/p>\n<p>Ainsi Pius Kn\u00fcsel, directeur de la fondation culturelle suisse<br \/>\nPro Helvetia, Stephan Opitz, fonctionnaire de la culture dans le<br \/>\nSchleswig-Holstein, Dieter Haselbach, consultant culturel, et<br \/>\nArmin Klein, professeur de management de la culture, ont-ils<br \/>\nd\u00e9velopp\u00e9 leurs constats et conseils dans un livre paru Outre-<br \/>\nRhin ce printemps, <em>Der Kulturinfarkt<\/em>, (<em>L\u2019Infarctus culturel,<br \/>\nKnaus<\/em>, 2012), qui depuis alimente une sorte de faux buzz,<br \/>\ncomme on se scandalise d\u2019un fait divers sexuel pour mieux<br \/>\ns\u2019en d\u00e9lecter. Il n\u2019y a en effet rien de r\u00e9ellement neuf dans cet<br \/>\nessai qui n\u2019ait \u00e9t\u00e9 d\u00e9j\u00e0 r\u00e9p\u00e9t\u00e9 en France et ailleurs, ni dans les<br \/>\ndits constats (la culture en tant que projet politique a \u00e9chou\u00e9),<br \/>\nni dans les pr\u00e9conisations (stoppons tout et \u00ab revenons \u00bb au<br \/>\nmarch\u00e9), ni dans la rh\u00e9torique (la culture ressortit \u00e0 la fois au<br \/>\nr\u00e9gime de la religion et au privil\u00e8ge de l\u2019Ancien R\u00e9gime). On<br \/>\nsoup\u00e7onnera donc qu\u2019apr\u00e8s le petit battage du printemps,<br \/>\ndans l\u2019effet de p\u00e9tard mal \u00e9teint de cette tribune estivale, il y a bien quelque chose de l\u2019ordre d\u2019une<br \/>\nd\u00e9mangeaison collective, une forme<br \/>\nde d\u00e9sir politique, qui nous oblige<br \/>\n\u00e0 r\u00e9agir. Reprenons donc quelques<br \/>\npoints du texte avant de se confronter<br \/>\n\u00e0 ses \u00e9l\u00e9ments fondateurs.<\/p>\n<p><strong>1<\/strong> \u00ab <em>[On] peut dire que l\u2019offre<br \/>\n[culturelle] existe maintenant.<br \/>\nLe nombre des institutions a<br \/>\npresque doubl\u00e9 depuis 1980. Cette<br \/>\npartie du programme est donc<br \/>\nr\u00e9alis\u00e9e.<br \/>\nSauf que \u00e7a coince au niveau de<br \/>\nla participation. Elle reste stable<br \/>\n\u00e0 environ 10 % de la population<br \/>\nqui fr\u00e9quente les spectacles<br \/>\nsubventi<\/em>onn\u00e9s de la grande<br \/>\nculture. \u00bb<br \/>\nSi les chiffres se ressemblent de part<br \/>\net d\u2019autre du Rhin, comme le disent<br \/>\ntous les lecteurs enthousiastes de la<br \/>\nchose, et sachant que le budget de<br \/>\nla culture en France ne d\u00e9passe pas<br \/>\n2 % du budget national, dans les<br \/>\ncalculs les plus gras, si donc 2 %<br \/>\ndu budget comblent 10 % de la<br \/>\npopulation, on peut parler de succ\u00e8s<br \/>\nincontestable ! Quel autre domaine public en fait autant ? Blague \u00e0 part, ce n\u2019est pas le constat<br \/>\nqui pose ici v\u00e9ritablement probl\u00e8me, mais la solution qu\u2019on<br \/>\nveut lui trouver : que la question de la fr\u00e9quentation se r\u00e9solve<br \/>\ndans une politique de satisfaction d\u2019une demande suppos\u00e9e<br \/>\ndu public, est la grande illusion qui sous-tend ce discours (j\u2019y<br \/>\nreviens en fin d\u2019article).<\/p>\n<p><strong>2<\/strong> \u00ab <em>L\u2019art est affranchi de la demande. Personne n\u2019est<br \/>\nhostile au succ\u00e8s mais il est d\u00e9plac\u00e9 de chercher \u00e0<br \/>\nl\u2019obtenir. <\/em> \u00bb Et : \u00ab <em>[Cela] fait longtemps que l\u2019Europe<br \/>\nest \u00e0 la tra\u00eene, largement d\u00e9pass\u00e9e par des continents<br \/>\nplus dynamiques. Nous avons en Europe toute une activit\u00e9<br \/>\nculturelle productive mais aucune industrie de la culture<br \/>\nproposant \u00e0 la mondialisation du march\u00e9 des \u00e9v\u00e9nements<br \/>\nesth\u00e9tiques int\u00e9ressants. <\/em> \u00bb<br \/>\nC\u2019est l\u00e0 la sempiternelle complainte, le tropisme am\u00e9ricaniste<br \/>\nque l\u2019on entend chez nous avec Fr\u00e9d\u00e9ric Martel par exemple,<br \/>\net qui consiste \u00e0 opposer une Europe \u00e9litiste \u00e9prise des<br \/>\nBeaux-Arts et des \u00c9tats-Unis d\u00e9mocratiques qui auraient mis<br \/>\nen oeuvre la v\u00e9rit\u00e9 de la culture populaire. Il s\u2019agit de faire de<br \/>\nl\u2019art une notion antid\u00e9mocratique. The Dark Knight rises, point<br \/>\nd\u2019accomplissement de la culture comme geste arch\u00e9typal<br \/>\nde la modernit\u00e9 politique : autant se pendre tout de suite au premier lampadaire. Cela s\u2019appelle<br \/>\ndu populisme culturel, c\u2019est une<br \/>\ndes nouvelles formes de l\u2019antiintellectualisme<br \/>\np\u00e9tainiste actuel,<br \/>\nque l\u2019on trouve pareillement \u00e0<br \/>\ndroite et \u00e0 l\u2019extr\u00eame gauche. (Que<br \/>\nnos bons auteurs se rassurent,<br \/>\nl\u2019institution th\u00e9\u00e2trale fran\u00e7aise<br \/>\nest parfaitement obnubil\u00e9e par la<br \/>\ncapacit\u00e9 au succ\u00e8s des productions<br \/>\nqu\u2019elle chaperonne.). <\/p>\n<p><strong>3<\/strong> \u00ab<em> [Leurs analyses] ont<br \/>\nconduit les auteurs \u00e0 la<br \/>\nconclusion qu\u2019une politique<br \/>\nculturelle orient\u00e9e vers l\u2019avenir<br \/>\ndoit s\u2019adapter \u00e0 une \u00e9poque<br \/>\npost-institutionnelle. Ce qu\u2019il<br \/>\nfaut, c\u2019est un engagement r\u00e9solu<br \/>\nde l\u2019\u00c9tat dans des domaines<br \/>\nqui se rapprochent de l\u2019objectif<br \/>\ninitial qui \u00e9tait celui de la culture<br \/>\npour tous (\u2026).<\/em> \u00bb<br \/>\nJ\u2019aime beaucoup cet extrait qui annonce la venue d\u2019une<br \/>\nnouvelle \u00e8re \u00ab post-institutionnelle \u00bb et qui, imm\u00e9diatement<br \/>\napr\u00e8s, exige une pr\u00e9sence renouvel\u00e9e de l\u2019\u00c9tat. L\u2019institution<br \/>\nn\u2019est pas n\u00e9cessairement de l\u2019ordre de l\u2019\u00c9tat, mais l\u2019\u00c9tat, c\u2019est<br \/>\nforc\u00e9ment de l\u2019institution\u2026 La lyrique lib\u00e9rale ne s\u2019encombre<br \/>\npas de coh\u00e9rence, c\u2019est tout son charme. C\u2019est exactement<br \/>\nla m\u00eame posture que celle de Bernard Murat, pr\u00e9sident du<br \/>\nSyndicat national des directeurs et tourneurs du th\u00e9\u00e2tre priv\u00e9,<br \/>\nqui bombe le torse virilement au nom d\u2019une ind\u00e9pendance \u00e0<br \/>\nl\u2019\u00e9gard des aides publiques, mais qui n\u2019en peste pas moins<br \/>\ncontre la faiblesse de sa subvention aupr\u00e8s du minist\u00e8re. En<br \/>\nfait, sous la contradiction ou la paresse intellectuelle, il y a<br \/>\nune v\u00e9rit\u00e9, c\u2019est qu\u2019en mati\u00e8re culturelle comme en d\u2019autres,<br \/>\nil ne saurait y avoir de \u00ab march\u00e9 \u00bb, de \u00ab libert\u00e9 \u00bb, voire de<br \/>\n\u00ab demande \u00bb sans instance r\u00e9gulatrice qui construise les<br \/>\nconditions de ces mots magiques dont la vulgate lib\u00e9rale<br \/>\nse gargarise, mais dont les r\u00e9alit\u00e9s sont bien concr\u00e8tes et<br \/>\nproduites par des politiques publiques. C\u2019est donc peut-\u00eatre<br \/>\nmoins un discours lib\u00e9ral fond\u00e9 sur un authentique \u00ab laisserfaire<br \/>\n\u00bb, qu\u2019un projet de politique n\u00e9olib\u00e9rale qui ne saurait<br \/>\nse passer d\u2019une forme de contr\u00f4le, voire de coercition. (On<br \/>\nlib\u00e9ralise le march\u00e9 du travail, mais \u00e0 grands renforts de CRS.<br \/>\n\u00e0 l\u2019occasion.) On repassera donc pour le post-institutionnel.<br \/>\nFondamentalement, deux fantasmes structurent ce discours,<br \/>\ncelui du march\u00e9 comme v\u00e9rit\u00e9 du social et celui du public<br \/>\ncomme v\u00e9rit\u00e9 de la culture. March\u00e9 et public qui sont en<br \/>\nfait les deux faces de la m\u00eame m\u00e9daille, celle du projet<br \/>\nn\u00e9olib\u00e9ral de la culture. D\u2019o\u00f9 l\u2019insistance des auteurs sur la<br \/>\ndemande au d\u00e9triment de l\u2019offre pour penser la question.<\/p>\n<p>Le paradoxe de ces notions est<br \/>\nqu\u2019elles sont pos\u00e9es dans les<br \/>\ndiscours qui s\u2019en r\u00e9clament comme<br \/>\ndes faits, des donn\u00e9es imm\u00e9diates<br \/>\nde l\u2019exp\u00e9rience, en somme comme<br \/>\ndes r\u00e9alit\u00e9s n\u00e9cessaires, alors<br \/>\nqu\u2019elles sont \u00e0 la fois des fictions<br \/>\net des constructions. Le march\u00e9<br \/>\ncomme espace de pure libert\u00e9 des<br \/>\nacteurs sociaux n\u2019a jamais exist\u00e9,<br \/>\nde la m\u00eame mani\u00e8re que le public<br \/>\nn\u2019existe pas a priori, il n\u2019y a pas de<br \/>\n\u00ab public \u00bb avant l\u2019existence d\u2019un<br \/>\nobjet culturel donn\u00e9 qui lui donne<br \/>\npr\u00e9cis\u00e9ment sa forme, ponctuelle,<br \/>\nal\u00e9atoire, impr\u00e9visible. Et cela vaut<br \/>\naussi pour le camembert et les<br \/>\nvoitures. Le marketing, n\u2019est-ce pas<br \/>\ncela ? L\u2019ensemble des techniques<br \/>\nqui font croire au consommateur<br \/>\nqu\u2019il \u00ab demande \u00bb le produit qu\u2019il<br \/>\nchoisit, alors que c\u2019est le produit<br \/>\nqui le d\u00e9signe et le capte. Se<br \/>\nfonder de l\u2019existence d\u2019un \u00ab public \u00bb<br \/>\npour penser la culture proc\u00e8de,<br \/>\nil faut le dire fermement, d\u2019une<br \/>\nforme de corruption intellectuelle<br \/>\n(et financi\u00e8re \u00e0 l\u2019occasion). Non, le<br \/>\npublic, qui est la pierre de touche<br \/>\nde la pens\u00e9e du spectacle actuel,<br \/>\net le march\u00e9, qui en est l\u2019exact<br \/>\nrevers \u00e0 peine plus g\u00ean\u00e9 dans le<br \/>\ndiscours culturel fran\u00e7ais, ne sont<br \/>\npas la v\u00e9rit\u00e9 de la culture, ni son<br \/>\nsubstrat incompressible sur lequel<br \/>\non tomberait n\u00e9cessairement<br \/>\nune fois balay\u00e9s les scories du<br \/>\nstalinisme et de l\u2019Ancien R\u00e9gime<br \/>\nr\u00e9unis, ils sont bien les outils<br \/>\nd\u2019un combat id\u00e9ologique qui (re)<br \/>\ntrouve, sur le terrain de la culture,<br \/>\nun espace privil\u00e9gi\u00e9 en ce d\u00e9but<br \/>\nde XXIe si\u00e8cle.<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-5534 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/09\/theatres-a5b.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/09\/theatres-a5b-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Kulturinfarkt, offensive lib\u00e9rale\" aria-describedby=\"gallery-1-16619\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-16619'>\n\t\t\t\tKulturinfarkt, offensive lib\u00e9rale\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/09\/theatreb-f83.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"122\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/09\/theatreb-f83-150x122.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"Kulturinfarkt, offensive lib\u00e9rale\" aria-describedby=\"gallery-1-16620\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-16620'>\n\t\t\t\tKulturinfarkt, offensive lib\u00e9rale\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sortir la culture du champ institutionnel et la confier aux industries<br \/>\nculturelles \u2013 avec l\u2019aide de l\u2019\u00c9tat \u2013 pour en finir avec \u00ab l\u2019\u00e9litisme \u00bb<br \/>\net promouvoir la culture pour tous. L\u2019id\u00e9e n\u2019est pas neuve<br \/>\nmais elle fait son chemin. 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