{"id":5531,"date":"2012-09-16T11:56:00","date_gmt":"2012-09-16T09:56:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/de-beaux-salauds-de-pologne5531\/"},"modified":"2023-06-23T23:11:55","modified_gmt":"2023-06-23T21:11:55","slug":"de-beaux-salauds-de-pologne5531","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=5531","title":{"rendered":"De (beaux) salauds de Pologne"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Hasard des sorties cin\u00e9ma, <em>La Dette<\/em>, et <em>Fear of Falling<\/em>,<br \/>\ndeux premiers films polonais, explorent le m\u00eame th\u00e8me,<br \/>\ncelui des relations intimes entre un fils et son p\u00e8re. Deux<br \/>\ntrames narratives similaires, aux traitements esth\u00e9tiques<br \/>\ncompl\u00e9mentaires, desquelles surgissent les fant\u00f4mes<br \/>\ndes ann\u00e9es noires de la Pologne rouge. Salutairement<br \/>\nd\u00e9rangeants.<\/p>\n<h2>\u00c0 l\u2019Est du nouveau<\/h2>\n<p>Il faut tout d\u2019abord reconna\u00eetre que la Pologne, depuis la<br \/>\ndisparition de Krysztof Kieslowski, semblait quelque peu<br \/>\nsortie des \u00e9crans radars du cin\u00e9ma d\u2019auteur. Car malgr\u00e9<br \/>\nle formidable et r\u00e9cent retour derri\u00e8re la cam\u00e9ra de Jerzy<br \/>\nSkolimowski avec ses deux films cr\u00e9pusculaires (<em>Quatre jours<br \/>\navec Anna<\/em> en 2008 et <em>Essential Killing<\/em> en 2010), avouons<br \/>\nici que les derni\u00e8res r\u00e9alisations historico-patriotiques<br \/>\nd\u2019Andrzej Wajda (<em>Pan Tadeusz<\/em>, en 2000, <em>Katyn<\/em> en 2007)<br \/>\nnous avaient laiss\u00e9s, nous cin\u00e9philes (et hommes), de<br \/>\nmarbre\u2026 Ainsi, la d\u00e9couverte concomitante de deux jeunes<br \/>\nr\u00e9alisateurs d\u2019une quarantaine d\u2019ann\u00e9es, Rafael Lewandowski<br \/>\net Bartosz Konopka, et de leurs premiers longs m\u00e9trages<br \/>\nde fiction, <em>La Dette<\/em> et <em>Fear of Falling<\/em>, s\u2019av\u00e8re d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0<br \/>\ncomme une (ou deux) bonne(s) nouvelle(s) pour le cin\u00e9ma<br \/>\npolonais et europ\u00e9en.<\/p>\n<h2>Du documentaire \u00e0 la fiction<\/h2>\n<p>N\u00e9 en 1969 d\u2019une m\u00e8re fran\u00e7aise et d\u2019un p\u00e8re polonais, Rafael Lewandowski, bien que dipl\u00f4m\u00e9 en r\u00e9alisation \u00e0<br \/>\nla F\u00e9mis, commence sa carri\u00e8re dans le documentaire en<br \/>\nFrance et Pologne. En 2005, \u00e0 l\u2019occasion des 25 ans de<br \/>\nSolidarnosc, il r\u00e9alise le portrait de quatre enfants d\u2019anciens<br \/>\nmilitants du c\u00e9l\u00e8bre mouvement syndical, quatre trentenaires<br \/>\nn\u2019ayant conserv\u00e9 finalement que tr\u00e8s peu de souvenirs de la Pologne plac\u00e9e sous le r\u00e9gime de l\u2019\u00e9tat de guerre. Un<br \/>\nconstat qui devient vite la principale source d\u2019inspiration de<br \/>\n<em>La Dette<\/em>. \u00c0 cette \u00e9poque (2007), les deux fr\u00e8res jumeaux<br \/>\nLech et Jaroslaw Kaczynski, \u00e9lus de la droite r\u00e9actionnaire<br \/>\nalors au pouvoir \u00e0 Varsovie, d\u00e9cident de renforcer la loi dite<br \/>\nde \u00ab lustration \u00bb vot\u00e9e dix ans auparavant, qui fait obligation,<br \/>\npour environ 700 000 Polonais, de d\u00e9clarer ouvertement leur<br \/>\ncollaboration avec le r\u00e9gime policier-bureaucratique en place<br \/>\nde 1945 \u00e0 1989, que cette collaboration ait \u00e9t\u00e9 volontaire<br \/>\nou contrainte. Pendant que la Pologne se divise sur cette<br \/>\nnouvelle l\u00e9gislation, Rafael Lewandowski, lui, met la derni\u00e8re<br \/>\nmain au sc\u00e9nario de <em>La Dette<\/em>. Soit Pawel, jeune polonais, dont<br \/>\nle p\u00e8re, Zygmunt, ancien mineur, meneur de gr\u00e8ve, et h\u00e9ros de<br \/>\nla lutte syndicale de Solidarnosc, se voit accus\u00e9 d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 la<br \/>\ntaupe de la police politique. Par ricochet la responsabilit\u00e9 du<br \/>\npaternel est aussi engag\u00e9e dans l\u2019assassinat au d\u00e9but des<br \/>\nann\u00e9es 1980 de sept mineurs gr\u00e9vistes par la milice.<\/p>\n<p>Pour autant, Rafael Lewandowski pr\u00e9sente un portrait<br \/>\naussi juste que possible, c\u2019est-\u00e0-dire documentaris\u00e9, de<br \/>\nla Pologne contemporaine. Ainsi, loin de l\u2019id\u00e9ologie de la<br \/>\nr\u00e9ussite financi\u00e8re d\u2019un pays d\u00e9sormais int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 l\u2019Union<br \/>\neurop\u00e9enne, les personnages principaux du film sont avant<br \/>\ntout des pr\u00e9caires, nomades \u00e9conomiques, effectuant chaque<br \/>\nsemaine le trajet vers le nord de la France afin d\u2019alimenter<br \/>\nles commerces de v\u00eatements vendus au poids de Varsovie.<br \/>\nDe (beaux) salauds<br \/>\nde Pologne<br \/>\nAvec, ici comme l\u00e0-bas, le m\u00eame<br \/>\nciel bas, la m\u00eame obscurit\u00e9 pour<br \/>\n\u00e9clairer leur travail quotidien. Sur<br \/>\nplace, difficile alors de distinguer<br \/>\nce qui a chang\u00e9 en 30 ans. Certes,<br \/>\nla jeunesse polonaise du film r\u00eave<br \/>\nd\u2019automobiles allemandes, mais<br \/>\nsans se leurrer pour autant sur la<br \/>\ndifficult\u00e9 \u00e0 s\u2019en payer une. Quant<br \/>\n\u00e0 la bureaucratie terne de l\u2019\u00e9poque<br \/>\no\u00f9 le g\u00e9n\u00e9ral Jaruselski contr\u00f4lait<br \/>\nle pays, Rafael Lewandowski nous<br \/>\nsugg\u00e8re ironiquement que malgr\u00e9<br \/>\nle changement de r\u00e9gime, il s\u2019agirait<br \/>\nd\u2019un invariant national. De fait, sa<br \/>\nvision du Solidarnosc d\u2019aujourd\u2019hui<br \/>\nressemble \u00e0 celle d\u2019une<br \/>\norganisation d\u2019anciens combattants<br \/>\net\/ou de jeunes apparatchiks,<br \/>\ncompl\u00e8tement fossilis\u00e9e\u2026<\/p>\n<h2>Pologne ann\u00e9e z\u00e9ro ?<\/h2>\n<p>Cette repr\u00e9sentation \u00ab non<br \/>\nenchant\u00e9e \u00bb de la Pologne<br \/>\nd\u2019aujourd\u2019hui, Bartosz Konopka, en livre en version plus sombre encore. Dans <em>Fear of Falling<\/em>,<br \/>\ncet ancien documentariste, pass\u00e9 par l\u2019\u00e9cole de cin\u00e9ma de<br \/>\nKieslowski, s\u2019attache aux relations tendues entre un autre<br \/>\nfils, Tomek, journaliste vedette d\u2019une cha\u00eene de t\u00e9l\u00e9, ic\u00f4ne<br \/>\nparfaite de la r\u00e9ussite professionnelle selon les canons de<br \/>\nl\u2019Europe lib\u00e9rale, et son p\u00e8re, cette fois-ci psychotique.<br \/>\nSi le sous-texte \u00ab politique \u00bb n\u2019est pas affirm\u00e9 en tant que<br \/>\ntel, parmi les fant\u00f4mes qui hantent le paternel \u00e0 la d\u00e9rive<br \/>\nse trouvent en bonne place \u00ab <em>ces salauds de rouges<\/em> \u00bb. Il<br \/>\nfaut dire aussi que la vision que Bartosz Konopka donne<br \/>\nde l\u2019institution psychiatrique, dans laquelle les s\u00e9jours du<br \/>\np\u00e8re sont r\u00e9guliers, fait atrocement penser \u00e0 une prison<br \/>\nbureaucratique, semi-autoritaire et kafka\u00efenne, avec une<br \/>\ninfirmi\u00e8re-commissaire du peuple patibulaire mais presque\u2026<br \/>\nComme si, l\u00e0 aussi, rien n\u2019avait v\u00e9ritablement chang\u00e9.<br \/>\nIci, encore plus que dans le film de Rafael Lewandoski,<br \/>\nle pays semble d\u00e9sert, rythm\u00e9 \u00e7a et l\u00e0 par les silhouettes<br \/>\nspectrales des chevalets de mines \u00e0 l\u2019abandon. L\u00e0 encore,<br \/>\non retrouve le motif visuel des autoroutes flambant neuves,<br \/>\nd\u00e9sertes, traits d\u2019union (europ\u00e9enne) depuis les immeubles<br \/>\n\u00ab socialistes \u00bb jusqu\u2019aux r\u00e9sidences \u00ab lib\u00e9rales \u00bb. D\u2019un<br \/>\nterrain vague \u00e0 un autre\u2026 Dans un cas comme dans l\u2019autre,<br \/>\non remarque l\u2019utilisation d\u2019images super 8 sur lesquelles<br \/>\nappara\u00eet \u00e0 chaque fois le m\u00eame trio idyllique papa-mamanfiston<br \/>\navec moustaches patriarcales et pull jacquard tr\u00e8s<br \/>\n\u00ab pays fr\u00e8res \u00bb de la fin des ann\u00e9es 1970, sans que cela soit<br \/>\nper\u00e7u comme une facilit\u00e9. Plut\u00f4t une nostalgie paradoxale,<br \/>\nune \u00ab ostalgie \u00bb finalement.<\/p>\n<h2>Filiations<\/h2>\n<p>Le sentiment qui domine alors c\u2019est celui d\u2019assister,<br \/>\n40 ans apr\u00e8s le processus de remise en question des<br \/>\np\u00e8res allemands de la Seconde Guerre mondiale par une<br \/>\ng\u00e9n\u00e9ration de jeunes cin\u00e9astes (Rainer Fassbinder, Wim<br \/>\nWenders, Volker Schl\u00f6ndorff) des ann\u00e9es 1960\/1970, \u00e0 la<br \/>\nm\u00eame exigence salutaire de la part de cin\u00e9astes voisins,<br \/>\ncousins polonais, \u00e0 interroger la g\u00e9n\u00e9ration pr\u00e9c\u00e9dente ainsi<br \/>\nque son histoire officielle (les m\u00e9chants communistes vs les<br \/>\nbons syndicalistes de Solidarnosc). Pour Mark Edwards,<br \/>\nle producteur fran\u00e7ais de Rafael Lewandowski c\u2019est aussi<br \/>\ndu c\u00f4t\u00e9 de Costa Gavras et de ses deux monuments<br \/>\npolitiques Z et L\u2019Aveu que l\u2019on peut aussi aller chercher une<br \/>\nfiliation cin\u00e9matographique\u2026 En tout \u00e9tat de cause ce qui domine dans l\u2019un et l\u2019autre film, ce qui fonde leurs qualit\u00e9s<br \/>\nintrins\u00e8ques, c\u2019est l\u2019absolue n\u00e9cessit\u00e9e pour chacun des<br \/>\nr\u00e9alisateurs de mettre en images et en sons ce portrait<br \/>\ninvisible de la Pologne d\u2019aujourd\u2019hui.<\/p>\n<h2>Formes<\/h2>\n<p>Parfois exp\u00e9rimental dans son traitement visuel et sonore,<br \/>\n<em>Fear of Falling<\/em> de Bartosz Konopka para\u00eetra \u00e0 la fois plus<br \/>\nradical et peut \u00eatre plus s\u00e9duisant que celui de La Dette,<br \/>\nde facture plus classique. Pour autant, et par-del\u00e0 ce qui<br \/>\nvient d\u2019\u00eatre dit, le film de Rafael Lewandowski captive aussi<br \/>\npar son attention port\u00e9e \u00e0 une Pologne m\u00e9connue, celle de<br \/>\nla diaspora install\u00e9e en dans le Nord et le Pas-de-Calais,<br \/>\nprincipalement depuis la fin des ann\u00e9es 1920, la \u00ab Polonia \u00bb<br \/>\nfran\u00e7aise. C\u2019est l\u00e0-bas, c\u2019est-\u00e0-dire ici, que Zygmunt, le p\u00e8re<br \/>\nmis en cause, vient se r\u00e9fugier, au sein de cette communaut\u00e9<br \/>\nqui tout au long des ann\u00e9es 1980 mobilisa les siens de<br \/>\nfa\u00e7on presque autoritaire en faveur de Solidarnosc. Alors<br \/>\nque l\u2019on pensait l\u2019assimilation des Polonais de France totale<br \/>\ndepuis deux g\u00e9n\u00e9rations, Rafael Lewandowski donne \u00e0 voir<br \/>\nla survivance d\u2019un folklore d\u00e9suet,<br \/>\nanachronique. Tandis que Rafael<br \/>\nLewandowski se demande s\u2019il est<br \/>\npossible de racheter une faute<br \/>\nsans en commettre une autre et<br \/>\nque reviennent alors \u00e0 la m\u00e9moire<br \/>\ndu spectateur certaines images du<br \/>\nd\u00e9calogue de Kryzstof Kieslowski,<br \/>\nBartrosz Konopka choisit in fine<br \/>\nd\u2019offrir une \u00e9chapp\u00e9e belle \u00e0<br \/>\nses protagonistes afin de leur<br \/>\npermettre de vaincre cette peur<br \/>\nde la chute, cette<em> fear of falling<\/em><br \/>\nqui manifestement, d\u2019un film \u00e0<br \/>\nl\u2019autre, hante une bonne part<br \/>\nde l\u2019inconscient polonais. Dans<br \/>\nles deux cas, le r\u00e9sultat m\u00e9rite<br \/>\namplement d\u2019en \u00eatre l\u2019amical<br \/>\nt\u00e9moin et le spectateur bienveillant.<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-5531 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/09\/kretb-b7e.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"122\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2012\/09\/kretb-b7e-150x122.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"De (beaux) salauds de Pologne\" aria-describedby=\"gallery-1-16611\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<figcaption class='wp-caption-text gallery-caption' id='gallery-1-16611'>\n\t\t\t\tDe (beaux) salauds de Pologne\n\t\t\t\t<\/figcaption><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Hasard des sorties cin\u00e9ma, <em>La Dette<\/em>, et <em>Fear of Falling<\/em>,<br \/>\ndeux premiers films polonais, explorent le m\u00eame th\u00e8me,<br \/>\ncelui des relations intimes entre un fils et son p\u00e8re. Deux<br \/>\ntrames narratives similaires, aux traitements esth\u00e9tiques<br \/>\ncompl\u00e9mentaires, desquelles surgissent les fant\u00f4mes<br \/>\ndes ann\u00e9es noires de la Pologne rouge. Salutairement<br \/>\nd\u00e9rangeants.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":16611,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[299],"class_list":["post-5531","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archives-web","tag-cinema"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5531","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5531"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5531\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/16611"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5531"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5531"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5531"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}